Eaux et occupation du sol : l’exemple français

Les paysages ruraux dominent le territoire français. Ils occupent 95% du territoire avec 59% de terres agricoles, 26% de forêts et 10% de milieux semi-naturels, de zones humides et de milieux aquatiques. Ils ont des fonctions importantes tant au niveau de la protection des ressources naturelles, de la production agricole que du maintien du niveau de vie de la population. Le paysage français est donc dominé par l’agriculture, les forêts et la nature bien qu’il laisse de plus en plus place aux paysages urbains. En effet, les paysages urbains ont fortement progressé pendant que les autres ont régressé [1]. Ils occupent actuellement environ 5% du territoire français.

Les prairies et les zones agricole hétérogènes diminuent en raison de construction d’habitations et d’infrastructures. Pourtant, au-delà d’un aspect purement esthétique, elles sont nécessaires pour la protection des sols contre l’érosion, la rétention des eaux de ruissellement, la préservation contre les pollutions diffuses et l’installation d’habitats pour la faune et la flore. L’artificialisation des ces zones engendre des risques d’érosion et d’inondation et est aussi une source d’augmentation des pollutions diffuses des eaux.
La protection de la forêt ainsi que des milieux semi-naturels est indispensable pour le réseau hydrographique et pour la fonction de rétention des eaux de ces zones. L’abandon des forêts comporte des risques tels que la déstructuration territoriale ou l’aggravation des feux de forêts.
L’étalement urbain concerne une grande partie de la population française pourtant concentrée sur la partie la plus petite du territoire. L’artificialisation du territoire augmente de plus en plus à mesure que les grandes agglomérations et communes moins importantes sont reliées entre elles par des infrastructures de transports et que le phénomène de périurbanisation s’agrandit. Certaines régions sont plus touchées que d’autres comme le bassin parisien ou le littoral méditerranéen. Dans ces zones, le retour à l’état naturel est quasiment impossible et de nombreuses fonctions sont, par conséquent, compromises : le maintien de la biodiversité, la qualité des paysages et la préservation des cours d’eau, zones humides et espaces littoraux. De plus, l’imperméabilisation du sol accentue les risques d’inondations lors des grandes crues.

L’occupation du sol et l’impact sur la ressource en eau est un problème, aujourd‘hui, non négligeable. La pression d’urbanisation est forte et résulte des constructions d’habitats et d’infrastructures ainsi que des activités agricoles.

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Notes

[1Une étude publiée par le Ministère de l’alimentation en juillet 2010 indique que 236 hectares de terres agricoles sont perdus par jour, au profit de l’urbanisation, des infrastructures routières et les autres formes d’artificialisation (parkings, mines, carrières, etc.)

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