La modification de la morphologie des cours d’eau

Les cours d’eau ont subi de nombreuses modifications morphologiques liées aux activités humaines. Cette détérioration a des conséquences importantes sur les milieux aquatiques car elle déstabilise le fonctionnement naturel. C’est l’un des principaux obstacles au bon état écologique fixé par la directive cadre de l’eau.

Il existe trois types d’aménagements artificiels qui vient perturber le milieu en diminuant la qualité et la diversité des habitats :
- les modifications du bassin versant
- la rectification des cours d’eau (accélération de l’écoulement)
- la construction de barrages (ralentissement de l’écoulement)
Les barrages sont aujourd’hui utilisés à des fins diverses et donc entre autre pour la production d’énergie. L’eau emmagasiné dans le barrage fait tourner une turbine qui entraîne un générateur. C’est ainsi que le courant est produit.
Bien que cette électricité produite fait partie des énergies dites propres, les effets négatifs sur la qualité de l’environnement ne sont pas négligeables.

Afin de minimiser les impacts de ces barrages une obligation de résultat par rapport à l’état écologique et des espèces vivantes dans les milieux aquatiques est fixée. Selon le code de l’environnement, les barrages doivent assurer la préservation, la circulation et la reproduction des espèces vivantes dans le milieu. Des structures adaptées permettent aux poissons de franchir les barrages par l’intermédiaire de différents systèmes tels que des échelles, des ascenseurs ou des passes à poissons. Les barrages sont contraints, de plus en plus, de répondre aux problématiques environnementales qu’ils engendrent. Enfin, toute nouvelle construction ou renouvellement de barrage doit obtenir une autorisation après avoir inventorié et mesuré les avantages socio-économiques par rapport aux impacts environnementaux.

La rectification des cours d’eau, citée plus eau, en plus de l’accélération de l’écoulement à d’autres conséquences :
- La fréquente rupture de la continuité écologique entre les berges et le cours d’eau (voir hydrosystème fluvial), le cours d’eau étant plus assimilé à un canal ;
- La suppression des méandres modifie les zones d’expansion des crues, avec finalement un effet aggravant sur les inondations.

La préservation du tracé (ou le retour au tracé ancien) est inscrite dans les politiques actuelles et est compatible avec la notion de services de l’environnement de l’écosystème fluvial (équilibres des écosystèmes, capacité épuratoire amélioré).

Poser une question

info portfolio

JPEG - 266.3 ko
SPIP3  Mise à jour : le 20 novembre 2018 | Chartes | Mentions légales | A propos