La distinction entre qualité de l’air extérieur et intérieur

Si nous souhaitons considérer la totalité des expositions à des polluants dans l’air ambiant, il nous faut tenir compte de l’ensemble des milieux de vie dans lesquels chaque individu est susceptible de séjourner pendant une durée significative. Bien que nous observons des variations considérables entre individus, occupation (en fonction de l’âge ou de la profession), mais aussi régions géographiques, in fine nous passons la plus grande partie de notre temps dans des espaces plus ou moins clos (domicile, lieu de travail, locaux commerciaux...) [1]. Du fait de ces espaces à l’intérieur de bâtiments (de quelque usage que ce soit) il nous faut distinguer l’air intérieur qui possède des caractéristiques et une dynamique propre.

Pour faire la part entre air intérieur et extérieur, il faut étudier les sources spécifiques et la dynamique des polluants, c’est-à-dire les facteurs qui influencent les transferts de l’un à l’autre (voir par exemple la base de données Pandore accessible par le lien en bas de page). De cette manière nous pouvons établir s’il faut prendre des mesures spécifiques en différentes circonstances et du système de surveillance approprié. Un exemple de transfert est illustré sur la figure qui présente les concentrations de NO2, un indicateur de pollution dû au trafic, en fonction de l’éloignement de l’axe routier principal, à l’extérieur et à l’intérieur des bâtiments. Ici il n’est pas question des sources d’allergènes et autres facteurs biologiques (acariens et moisissures par exemple).

Nous ne pouvons ici procéder à un examen exhaustif des différentes situations. Nous prendrons donc que quelques exemples. Certaines sources de pollution sont spécifiques. Ainsi, les émissions associées à l’ameublement, les produits d’entretien et de décoration sont propres à l’air intérieur. Le formaldéhyde, émis principalement par tout élément de mobilier en bois aggloméré et les autres COV émis par les peintures, solvants et autres produits courants, sont les meilleurs exemples. Par contre, pour ce qui concerne les particules (PM), si l’apport atmosphérique est majoritaire, il existe aussi des sources intérieures, liées aux modes de cuisson ou à l’utilisation de bois de chauffage. Les PM s’infiltrent dans les espaces clos par les ouvertures et l’aération, les ratios de concentration étant influencés principalement par le taux de renouvellement de l’air intérieur. L’utilisation du bois de chauffage a des impacts sur l’air extérieur en milieu rural et sur l’air intérieur (comparaison en fonction des périodes d’utilisation ou non des appareils - document accessible ci-contre).

Pour les difficultés soulevées par les échanges entre air intérieur et extérieur, voir aussi . Enfin, rappelons que nous ne disposons pas de valeurs de référence pour les concentrations en polluants de l’air intérieur. Des démarches ont été initiées pour établir des valeurs guides pour quelques substances considérées prioritaires ().

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Voir en ligne : Une base de données sur les polluants de l’air intérieur

Notes

[1A titre indicatif, en situation de climat tempéré, un individu passe en moyenne 85% de son temps en espace clos

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