Le cycle de l’eau sous l’influence du changement climatique

Le cycle de l’eau repose sur un schéma général constant. Il s’agit d’un cycle fermé, entraîné par l’énergie du soleil. Bien évidemment il varie en fonction des conditions rencontrées localement. Le terme local peut englober des territoires plus ou moins étendus, aux conditions climatiques, géomorphologiques et d’occupation humaines variées.

Le cycle est déjà malmené aujourd’hui, avec des conséquences évidentes en termes de désertification, mais aussi d’atteinte des ressources halieutiques et l’érosion de la biodiversité (entre autres). Dans un contexte de changement global du climat, il nous faut aussi envisager une aggravation des impacts sur le déroulement du cycle de l’eau et pour différentes régions du monde. L’état de la ressource, sur le plan quantitatif d’abord (raréfaction), mais aussi qualitatif (contamination, salinisation) dans le sens de sa vulnérabilité, doit être évalué de manière prospective. L’accès à la ressource sera affecté, comme certaines interactions avec des phénomènes naturels, qui peuvent augmenter la fréquence des désastres majeures (notamment les inondations).

Actuellement, des tendances se dégagent dans les travaux scientifiques sur les conséquences du changement global. Les émissions vers l’atmosphère continueront à modifier les flux radiatifs et la température, ainsi que l’évaporation et les précipitations, affectant directement la ressource en eau. L’Agence européenne de l’environnement prévoit que les risques d’inondation, d’érosion et de disparition des terres humides augmenteront considérablement dans presque toute l’Europe. Les scénarios prévoient aussi des modifications saisonnières, avec augmentation des précipitations hivernales et de sécheresse estivale, d’où une augmentation en saison humide des ruissellements et du drainage.

En zone de montagnes, malgré l’augmentation des précipitations, l’augmentation simultanée de la température de l’air provoque une réduction du stockage hivernal (particulièrement en zone de moyenne montagne). La diminution des précipitations estivales, ainsi que l’augmentation de la température de l’air, aggravent le déficit hydrique des sols, ce qui entraîne une désaturation plus précoce et des étiages plus sévères en automne. Enfin, de nombreux glaciers auront disparus d’ici 2100.

Outre l’urgence évidente pour atténuer les effets du changement climatique, l’adaptation à ce changement pour prévenir, autant que faire se peut, les conséquences sur les populations qui subiraient les impacts sur la ressource en eau, doivent être au cœur de l’action publique.

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Voir en ligne : Le site de l’UNESCO sur le Programme mondial pour l’évaluation de la ressource en eau

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