Evolutions du dispositif de surveillance de la qualité de l’air

Le dispositif de surveillance est perfectible dans sa précision et sa représentativité. Les stations de mesures fournissent des valeurs précises des niveaux de polluants à l’endroit de leur implantation, mais ne peuvent être multipliées pour des raisons de coût, avec une couverture du territoire qui peut être incomplète. En revanche la modélisation à partir des données des émissions peut fournir une cartographie fine de la pollution, qui reste sujette aux imperfections des modèles qu’il faut valider avec des mesures. Il y a donc des besoins d’amélioration des modèles, ainsi que des connaissances relatives aux émissions. L’hiérarchisation des efforts dépend logiquement des difficultés observées, c’est-à-dire des dépassements persistants (voir la synthèse pour l’Ile-de-France ci-contre)

Si une bonne cartographie de la pollution sur le territoire est nécessaire, il persiste la question de l’exposition des personnes, qui séjournent plus ou moins longtemps à un endroit donné, qui se déplacent d’un lieu à l’autre avec des moyens différents. De nouvelles études sont sans cesse nécessaires, relatives à un lieu, des modes de déplacements, des populations (selon la profession ou tenant compte de la vulnérabilité).

La documentation des niveaux des polluants non réglementés (par exemple pesticides, dioxines) et la veille au sujet des polluants émergents constituent d’autres efforts permanents.

Dans ce cours nous n’avons pas aborder la surveillance de l’air intérieur qui représente une problématique totalement différente et multiforme. Certains milieux intérieurs commence à être étudiés. C’est par exemple le cas du Métro parisien où les concentrations en particules peuvent être élevées. Quelques initiatives concernant les lieux accueillant des populations vulnérables, notamment les écoles et les crèches, sont à noter. Le domaine est en pleine évolution.

Compte tenu de l’urgence de la lutte contre le changement climatique et les liens entre émissions de polluants et gaz à effets de serre, la surveillance devrait être appelée à jouer un rôle dans la gestion transversale air-énergie-climat. Bien sûr la surveillance de la qualité de l’air s’organise à une échelle plus réduite, mais la recherche des synergies est indispensable. Dans l’état actuel des choses, des effets antagonistes ont été soulevés : primes favorisant les petits véhicules diesel non équipés avec des filtres à particules, chauffage au bois émetteur de particules, agrocarburants... Ces exemples montrent comment des mesures pour diminuer les émissions de CO2 peuvent contribuer à l’augmentation de la pollution.

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