Quelques données historiques

Le Bangladesh est situé dans le delta plat et bas formé par la confluence du Gange et du Brahmapoutre. La plus grande partie du Bangladesh est à moins de 12 mètres au-dessus du niveau de la mer5 et environ 10% du territoire est situé en dessous du niveau de la mer6. 80 % des précipitations tombent pendant les cinq mois de la mousson (de juin à octobre), alors que 20 % seulement des terres sont protégées des inondations et équipées de drainage et d’irrigation.

En raison de l’extrême densité de la population du Bangladesh et de l’absence d’infrastructures sanitaires, les eaux superficielles sont perpétuellement polluées. Les affections diarrhéiques provoquées par les pollutions longtemps été la cause principale de la diffusion des maladies et d’une forte mortalité infantile précoce. La réaction du gouvernement, alors que le Bangladesh était encore le Pakistan oriental, a consisté à installer des puits à tubes de faible profondeur (de simples conduits plongeant dans les couches d’eau souterraines et équipés de pompes manuelles).

Après la guerre d’indépendance et la famine qui s’ensuivit en 1971, des agences d’aide internationales (l’UNICEF, la Banque mondiale, le Programme de développement des Nations Unies) et des acteurs privés unirent leurs efforts. Depuis cette époque, plusieurs millions de puits tubés puisent l’eau dans les nappes phréatiques peu profondes et les pompes manuelles sont devenues aux yeux des habitants pauvres des régions rurales les icônes d’une vie meilleure. Les rapports de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont établi que les puits tubés ont permis de réduire de moitié la mortalité des nouveau-nés et des enfants au cours des 40 dernières années.

Triste ironie du sort, ceci amena à la découverte de fortes concentrations d’arsenic naturel dans les nappes phréatiques. La pollution par les métaux lourds n’était pas prise en compte au Bangladesh avant que n’apparaissent dans les années 80 des signes d’arsenicose dans l’Etat indien voisin du Bengale de l’Ouest. La contamination de puits par l’arsenic fut confirmée pour la première fois au Bangladesh en 1993, mais ce n’est qu’en 2000 que le premier programme de tests complet fut mené à bien, lorsque le Centre britannique d’études géologiques sonda un échantillon de 3’500 puits répartis sur l’ensemble du territoire.

Les résultats étaient effrayants. Parmi les 6 à 11 millions de puits tubés (ceux de moins de 150 mètres de profondeur) que compte le Bangladesh, 1,5 millions au moins furent jugés fortement pollués, avec des concentrations dépassant l’indice national pour l’eau potable de 50 parties par milliard. Quelque 35 millions de personnes seraient exposées à des taux dépassant l’indice national et 57 millions de personnes sont exposées à des concentrations d’arsenic supérieures à l’indice retenu par l’OMS de 10 parties par milliard.

2 Messages de forum

  • Quelques données historiques 26 juin 2011 17:56

    Bonjour,
    En parcourant le TD, on trouve les données historiques, le bilan sanitaire catastrophique et le document joint. Mais quel est le travail demandé dans le cadre de ce TD ? Merci

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    • Quelques données historiques 26 juin 2011 18:03, par Yorghos Remvikos

      Ce TD a été réalisé en présentiel. Un intervenant, qui a travaillé sur l’étude autour d’une usine de potabilisation de l’eau qui a connu un échec de commercialisation, est venu exposer la situation. Une synthèse doit être produite.

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