Commentaires sur l’étude de Hepworth et col

L’ensemble des commentaires sont des critiques classiques d’études épidémiologiques. Il s’agit d’identifications de sources possibles de biais ainsi que de facteurs de confusion qui n’ont pas été pris en compte dans l’étude. Nous en citons que quelques exemples, assortis, le cas échéant, de commentaires.

  1. Seulement 51% des cas et 45% des témoins ont réellement participé à l’étude. Ce taux est tellement faible que l’on peut se demander pouquoi l’étude a été publiée. En tout cas la faible participation diminue fortement la crédibilité des conclusions.
  2. L’utilisation du téléphone portable est lié à la classe sociale. Par exemple il a été rapporté au Royaume Uni que 48% des classes les plus riches utilisent un téléphone portable contre 36% pour les moins aisés. Ceci constitue un facteur de confusion car les classes les plus aisées sont sur-représentées parmi les témoins de l’étude. Une autre façon d’exprimer le biais serait que les témoins qui n’ont pas été incluent dans l’étude font un usage moindre du téléphone portable.
  3. Les sujets du groupe témoin ont été défini comme non-utilisateurs ou utilisateurs non-réguliers. Ceci ne tenait pas compte d’autres sources d’exposition (téléphones sans fil par exemple).
  4. L’utilisation régulière de téléphone portable a été définie comme une fois par semaine sur au moins six mois. Le seuil est tellement faible que personne n’imaginerait déceler un risque dans ces conditions.

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