Eau potable et risques sanitaires, de la ressource au consommateur

En dehors des prélèvements directs dans la nature, où seul l’état de la ressource pose d’éventuels risques sanitaires, le réseau de distribution comporte des étapes, incluant des processus physiques ou chimiques (potabilisation), des matériaux (p. ex. les tuyaux de distribution), voire d’autres processus plus complexes qui peuvent occasionner une contamination. Citons par exemple colles et soudures au contact de l’eau, qui peuvent donner naissance au passage de substances néfastes dans l’eau de consommation.

Le but de ce cours est d’apporter une vision globale de la chaîne et l’étendu des responsabilités d’une autorité sanitaire en la matière. Ceci nécessite plusieurs compétences spécialisées et concerne à la fois la santé humaine et la santé animale. Au travers de cet exemple on peut également comprendre une fois de plus le principe de l’articulation entre textes chapeau, comme la directive cadre sur l’eau et d’autres qui régissent les usages particuliers. Bien sûr ici nous ne traitons pas de l’amont, c’est-à-dire de tout ce qui est censé protéger la ressource des activités humaines (cf. la section sur les pressions).

2 Messages de forum

  • J’ai lu dans la présentation de l’ANSES la référence au Codex Alimentarius. Ma réflexion est un peu à part du thème spécifique eau potable, je vous prie de m’en excuser, mais cela concerne le thème de la sécurité alimentaire dans le cadre du commerce international, sujet qui m’interpelle à bien des niveaux.
    Sur le site du Codex, il est expliqué que face à l’explosion du commerce des denrées alimentaires et à la montée des préoccupations sanitaires liées aux produits, le Codex a pour objectif de mieux cadrer les pratiques et offrir en quelque sorte une liste positive de produits "conformes" et donc une garantie aux consommateurs. Sans rentrer dans le débat de l’évaluation des produits en elle-même, pensez-vous qu’une telle mesure, en apparence orientée vers la protection des consommateurs, peut dans le même temps nuire à la biodiversité alimentaire ? Je pense par exemple à des petits producteurs de semences traditionnelles, si celles-ci ne sont pas codifiées, à terme le semencier risque-t-il d’être hors la loi ?

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    • Eau potable et risques sanitaires, de la ressource au consommateur 21 novembre 2013 15:32, par Yorghos Remvikos

      Disons que l’approche de la sécurité alimentaire n’aide pas. Un produit industriel normé, peut être affiché comme sûre sur le plan sanitaire. Pour autant, est-ce que sa valeur nutritive est optimale ? Ce n’est pas la préoccupation première de la sécurité alimentaire.

      La question des semences est différentes. Les semenciers fournissent des hybrides F1, donc stériles. Du coup, l’agriculteur ne peut garder une partie de la récolte pour semer l’année suivante. Ceci s’apparente à un système de dépendance, qui n’est pas très "durable". La logique industrielle est particulière, mais je n’ai pas de réponse au niveau réglementaire. C’est un sujet que les agriculteurs devraient porter (quand ils ne se préoccupent pas des subventions de la PAC).

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