Etats mentaux, états corporels : la place du stress

Nous avons vu à quel point, les perceptions, les états mentaux et les réponses corporelles sont liées. Nous avons parlé de pulsions/instincts (inconscients) et d’émotions (conscientes). Le haut degré d’intégration est accompli au travers de ce que l’on appelle : Le système du stress. Souvent absent des manuels de physiologie, qui insistent sur les systèmes classiques, ex. respiratoire, digestif, cardiovasculaire, endocrinien, reproductif..., le système du stress est indispensable à notre survie. Il permet de mettre en œuvre, ce continuum entre la perception : d’une agression, d’un danger ; les réactions instinctives : peur, colère ; les états corporels appropriés et reconnaissables, afin d’élaborer les stratégies de protection nécessaires, qui vont aussi mobilisé les acquis de notre expérience.

Le stress provoque des premières décharges de neuromédiateurs ou neuropeptides dans le cerveau, puis interviendront toute une série de stimulations en cascade : via le système nerveux autonome (qui agit p.ex. sur le système cardiovasculaire), via les nerfs qui connectent le système musculaire (modification du tonus), enfin via la circulation pour toucher le système endocrinien (ex. thyroïde, ou surrénale). Un autre système est également affecté. Il s’agit du système immunitaire, dans la mesure où celui-ci assure nos défenses contre une catégorie particulière de prédateurs microscopiques, les virus, bactéries et parasites, qui nous attaquent de l’intérieur. Tous ces effets modifient les paramètres corporels, qui s’écartent de leurs valeurs normales, définissant l’équilibre homéostatique. C’est la raison pour laquelle, nous qualifions d’ensemble de ces forces qui perturbent l’équilibre, de charge allostatique. La capacité de régulation de notre organisme va alors s’exercer, pour rétablir l’état normal.

L’ensemble de ces réactions, les émotions qui vont avec et les apprentissages qui en résultent, viennent enrichir notre répertoire d’identification des environnements défavorables et des dangers potentiels qui y résident. En clair, difficile de subsister sans stress. Mais, nos mécanismes homéostatiques permettent le rétablissement [1]. L’expérience s’inscrit dans la mémoire et, la prochaine fois que des circonstances analogues seront rencontrées, nous seront mieux y faire face. Si j’ai insisté ci-dessus sur les situations d’agressions liées à l’environnement, il est évident que les mêmes principes s’appliquent dans la recherche d’opportunités, de situations favorables, associées alors à des émotions positives. La nature des émotions (positives ou négatives), influera sur la capacité de rappel et sa mémorisation.

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Notes

[1Nous verrons au 3ème semestre ce qui se passe quand les mécanismes de régulation sont dépassés

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