Urbanisme et obésité

L’activité physique, quelques éléments historiques et quelques chiffres comparatifs

Quand on examine les choix qui s’offrent à nous aujourd’hui, même si l’on s’est fixé un cap (Souvent on est appelés à rechercher des solutions sans se mettre au préalable d’accord sur le problème), on néglige l’étude des trajectoires, pourtant permettant de mieux situer le problème courant. L’OMS nous dit aujourd’hui que la sédentarité est devenu un vrai problème, mais par rapport à quelle norme, quelle évolution des modes de vie ?
Sur le tableau de Van Gogh (figure n° 2), nous assistons à une scène courante de la fin du XIXème siècle (Van Gogh est mort en 1890). Dans la Grèce de mon enfance, j’assistait aux mêmes images, dans les années 1960. Or, la mécanisation et l’évolution des modes de vie, comme le montrent les graphiques de la figure n° 3, ont fait baissé et le temps consacré à des activités physiques (facteur 10) et l’énergie dépensée (facteur 2). Cette réduction s’est étalée sur tout au plus 250 ans. L’adaptation des corps ne peut se faire naturellement en un laps de temps si court et, si j’ajoutais le fait que nos prises caloriques ont aussi augmenté sur la même période, nous commençons à imaginer les conséquences, je dirais normales, de cette évolution que l’on nomme parfois progrès.
Je ne suis pas un adepte du retour à la chandelle, mais je me donne l’obligation d’alerter sur les conséquences de ce changement radical de modes de vie, que nous ne pouvons négliger.
Il ne sert pas à grand chose de revenir aux injonctions ou aux bonnes informations diffusées auprès des citoyens pour que tout change. Le citoyen est la cible de messages contradictoires, qui peuvent se suivre à l’heure de grande écoute sur la télévision : un message sur l’alimentation saine peut être suivi d’une publicité alléchante pour le tout nouveau 4X4 de telle ou telle marque.
Néanmoins, nous ne pouvons faire abstraction de la qualité de nos arguments sanitaires et des bénéfices escomptés des changements de nos modes de vie, en termes de santé. Une expertise collective de l’INSERM mettait en avant, dès 2008, les multiples bénéfices de l’activité physique :
- Bénéfices pour la santé à tous les âges ;
- Réduction de la mortalité et amélioration de la qualité de vie déclarée ;
- Effets bénéfiques sur la santé mentale, avec une réduction de 30% de la dépression ;
- Contribution au traitement de maladies chroniques, hypertension et certains cancers...
Sur la dernière partie de la figure 3, il y a aussi la comparaison entre différentes activités et les dépenses énergétiques correspondantes.

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