Cours introductif du 2/10/2020

La première partie est dédiée à l’évolution de ce qui fait santé, de l’antiquité à nos jours. Ce n’est pas un cours d’histoire, mais bien un examen critique du sens changeant, associée aux évolutions non seulement des connaissances, mais aussi des conceptions politiques et sociales, qui ne doivent pas être vues comme produits d’une volonté particulière (la logique qui veut que les grands hommes font l’histoire). Il faut aussi retenir que chaque fois qu’une nouvelle compréhension de ce qui fait santé a été adoptée, ceci a eu des conséquences sur l’organisation des services de santé, mais aussi sur ses finalités affichées. Ainsi, le modèle biomédical qui est aujourd’hui dominant, tend à confiner la santé au systèmes de soins, soit une santé comme absence de maladies ou d’infirmité, alors que l’OMS affiche une santé comme complet bien-être, qui n’a jamais été défini.
La seconde partie cherche à montrer les conceptions de ce qui pourrait faire bien-être, en examinant certaines contributions de la pensée humaine à travers les âges. Elle cherche à montrer que si le droit au bien-être peut être universel, le contenu de ce bien-être est nécessairement pluriel.
La dernière partie questionne la notion d’environnement, devenue une cible de l’action seulement à partir de la deuxième moitié du XXème siècle. Or, cet environnement, traité comme un chose, nous empêche de comprendre qu’aucune espèce vivante ne peut être étudiée en dehors du milieu qui lui permet de survivre. Le milieu contient l’ensemble du vivant et permet l’ensemble des interactions ou relations d’interdépendance, entre humains, humains et non humains, ou encore avec le substrat de la vie.

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