Les rayonnements ionisants

Les rayonnements [1]

L’homme est exposé aux rayonnements depuis son apparition sur terre. Il est, par exemple, exposé aux rayonnements solaires, c’est-à-dire à la lumière visible provenant du Soleil, laquelle s’accompagne de rayonnements invisibles connus sous le nom de rayonnements ultraviolets et infrarouges. Ces rayonnements sont des ondes électromagnétiques comme le sont aussi les ondes radio, les rayons X et les rayons gamma. L’homme est également exposé à d’autres rayonnements invisibles qui proviennent de l’espace et du Soleil, connus sous le nom de rayonnement cosmique. Ces rayonnements de très grande énergie (ondes et particules) sont capables de traverser d’épaisses couches de roches.
Les éléments radioactifs présents dans notre environnement émettent des rayonnements alpha, bêta et gamma. Les rayonnements gamma sont des ondes électromagnétiques tandis que les rayonnements alpha et bêta sont des particules qui sont respectivement un noyau d’hélium et un électron.
L’activité d’un élément radioactif, c’est-à-dire le nombre de désintégrations par seconde dans une certaine masse de cet élément, est mesurée en becquerels. Parmi les rayonnements particulaires existent aussi les neutrons. Certains sont ionisants.

Un rayonnement ionisant est un rayonnement qui produit des ionisations dans la matière qu’il traverse. Pour les rayons ionisants, il y a beaucoup d’usages pratiques, mais ces rayons sont aussi dangereux pour la santé humaine.

Les rayonnements ionisants regroupent :
- les rayonnements d’origine cosmique ;
- les ondes les plus énergétiques du spectre électromagnétique ;

  • les rayons X : produits par un faisceau d’électrons envoyé sur une cible métallique. Ces électrons, en interagissant avec les électrons des atomes du métal, les font changer de niveau d’énergie et émettre des rayons X ;
  • Les rayons gamma sont émis par des atomes radioactifs lors de leur désintégration ;
  • les rayonnements alpha, bêta plus et bêta moins (particules émises par des atomes radioactifs lors de leur désintégration) ;

Ils ont un pouvoir pénétrant variable en fonction de leur nature et leur énergie. Leurs effets seront examinés dans la page suivante.
Pour apprécier à leur juste valeur les risques liés aux rayonnements ionisants (voir aussi le cours sur les aggresseurs environnementaux), il est nécessaire de regarder l’exposition naturelle de l’homme à laquelle il a toujours été soumis. Tous les organismes vivants y sont adaptés et semblent capables de corriger, jusqu’à un certain degré, les dégâts dus à l’irradiation.

En France, l’exposition annuelle de l’homme aux rayonnements ionisants est d’environ deux millisieverts [2]. En plus de cette radioactivité naturelle, nous sommes exposés à des rayonnements provenant de sources artificielles. Ces rayonnements sont du même type que ceux émis par des sources naturelles et leurs effets sur de la matière vivante sont, à dose égale, identiques. Ce sont essentiellement les radiographies médicales ou dentaires.

La méconnaissance ou l’imprudence ont conduit parfois à des expositions accidentelles aux conséquences graves. C’est ainsi qu’en 1987 un appareil de radiothérapie, contenant une source de césium 137, abandonné dans une clinique désaffectée, à Goiânia (Goiás), au Brésil, a entraîné la contamination et l’irradiation de dizaines de personnes non informées, dont quatre sont mortes dans les six semaines qui ont suivi l’accident.

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P.-S.

- Dose annuelle reçue en France : 2 mSv/an/personne
- Limite autorisée pour la population, en France : 5 mSv/an/personne
- Limite autorisée pour les personnels exposés, en France : 50 mSv/an/personne

Notes

[1texte issu de wikipedia

[2Le sievert (symbole : Sv) est l’unité dérivée d’équivalent de dose du système international (SI), soit un gray (joule par kilogramme)

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