Usines d’incinération d’ordures ménagères : risques et acceptabilité

Il n’y a pas de corrigé type pour cette note de synthèse. Un bilan sera fait à la fin du cycle, avec un compte-rendu commenté qui sera mis en ligne.

Les différentes ressources qui vous sont offertes dans le cadre de ce TD constituent un ensemble disparate. Elles sont néanmoins représentatives d’un domaine parfois conflictuel, comme en témoignent les péripéties du dossier du projet d’incinérateur à Fos s/mer.

Vous avez aussi sûremment connaissance d’autres conflits analogues. Par ailleurs, dans la présentation des données scientifiques de l’équipe de Besançon, il est mentionnée les difficultés méthodologiques pour établir de façon indiscutable le lien entre exposition et cancers (en particulier relatives à la modélisation).

Essayez de tirer des conclusions sur ces différences (en quelques lignes-une page maximum), en particulier entre la référence au syndrome NIMBY et les résultats de l’enquête de la D4E. Bien entendu, il faut tenir compte des articles sur l’incinérateur de Besançon et du document de l’InVS qui offre une présentation assez complète du problème des dioxines.

112 Messages de forum

  • On peut caractériser les différences de problématique entre les cas présentés de la manière suivante :
    - à Besançon, un incinérateur existant, peut-être ancien et donc éventuellement plus polluant, dont les impacts sanitaires sont mis en évidence (au moins sur une partie de la zone testée, où le modèle des retombées a été validé), aucune précision n’étant donnée sur son acceptation par les riverains ;
    - à Fos-sur-Mer, un projet d’UIOM, dans une zone déja soumise à des niveaux de pollution élevés, où une forte mobilisation des riverains contre le projet, soutenue par les élus locaux, a pris une dimension politico-judiciaire,
    - l’enquête menée par le Ministère de l’environnement, dans une zone décrite comme "péri-urbaine et peu conflictuelle", révèle que la présence d’un incinérateur, performant en terme de maîtrise des rejets polluants, est plutôt bien accepté par les riverains.

    Le syndrome NIMBY semble donc s’exprimer essentiellement dans un contexte de projet d’implantation, une structure déja existante semblant mieux tolérée avec le temps. Plusieurs remarques peuvent tempérer ces conclusions :
    - l’enquête de la D4E ne prend en compte que l’avis des gens résidant toujours autour de l’incinérateur, certains riverains ayant pu choisir de quitter cette zone, entrainant ainsi une possible décote immobilière qu’il est important de mesurer dans le cadre d’une évaluation des coûts engendrés par la présence de l’incinérateur,
    - il aurait été intéressant de mener le même genre d’enquête (type D4E) à Fos-sur-Mer, pour préciser le degré de connaissances des nuisances potentielles par les opposants,
    - on peut faire le parallèle entre la situation à Fos-sur-Mer et celle de Champlan, où, dans une zone déja fortement dotée en installations polluantes, un projet de plus peut faire "déborder le vase",
    - la perception plutôt favorable telle qu’elle est décrite dans l’enquête de la D4E serait probablement altérée si les impacts sanitaires mis en évidence par les scientifiques à Besançon étaient confirmés et portés à la connaissance du grand public.

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  • Ce TD propose un travail de réflexion sur l’impact des incinérateurs d’ordures ménagères, leur acceptabilité sociale en distinguant le cas de l’implantation d’un nouvel équipement par rapport à l’acceptation qu’ont les riverains d’une installation déjà construite, et la problématique de la toxicité des dioxines.

    Le thème des déchets est particulièrement sensible dans nos sociétés de consommation effrénée : il représente un aspect incontournable, la conséquence de nombreux actes quotidiens, mais que beaucoup de personnes ne veulent pas voir. Le syndrome du NIMBY (not in my back yard) s’exprime pleinement à ce sujet. En effet, si tous s’accordent à dire qu’il est important de traiter les déchets (ex : Entressen), personne n’a envie d’avoir une installation derrière chez soi (ex Fos sur Mer)... l’image des déchets c’est ce que l’on ne veut plus, qui ne sert plus, qui est sale... les déchets dévalorisent notre cadre de vie.

    Force est de constater que pour la majorité des nouveaux projets, le choix de l’implantation est davantage dû aux aspects politiques et économiques qu’aux considérations sanitaires et sociales, et que le syndrome du nimby existe également chez les décideurs. Cela peut parfois être à l’origine d’injustices environnementales.

    Les incinérateurs sont accusés de poser des problèmes en terme de qualité du paysage, car l’impact visuel notamment quand il y a des fumées est important (ex : Ivry) bien que sur les nouveaux équipements il soit particulièrement soigné (ex : Issy les Moulineau). Cependant, ils engendrent immanquablement du trafic, éventuellement des odeurs, et des rejets dont on ne connaît pas bien les conséquences.

    Pourtant, un incinérateur aux normes peut ne pas représenter beaucoup de nuisances (cf étude économique de la D4E) voire même être bénéfique pour les populations voisines (chauffage urbain). L’acceptation d’un équipement déjà construit est un choix de vie pour les riverains (ceux qui ne supportent pas l’incinérateur sont partis, ceux qui s’installent vivent avec), et les études sur les riverains peuvent donc être biaisées car seuls restent ceux qui ont une sensibilité moindre...
    A Entressen, la décharge ouverte est une aberration environnementale et l’incinérateur une solution. Cependant, dans ce secteur déjà lourdement industrialisé, les populations ne souhaitent pas l’implantation de ce nouvel équipement, ne percevant que les aspects négatifs pour leur commune.

    Dans ce type de situation (implantation d’un nouvel équipement), les populations avancent souvent en premier lieu l’aspect sanitaire. Pour les incinérateurs, on pense immédiatement aux dioxines et à Gilly sur Isère… mais l’impact des faibles doses pour les dioxines est encore peu documenté, et finalement les « experts » ne peuvent que donner quelques recommandations de bon sens dans certains cas très particuliers, comme à Besançon (voir le document questions /réponses de l’InVS et de l’AFSSA).

    Mais ailleurs, de quelle information disposent les « riverains » (ou plutôt les personnes sous le panache de la grosse centaine d’incinérateurs en fonction en France) ? Et pour les populations qui habitent dans la zone de rejet d’anciens incinérateurs aujourd’hui fermés ?
    Certes il existe des Commissions Locales d’Informations (CLI) et des enquêtes publiques… mais l’on peut s’interroger sur l’efficacité d’un tel système de communication.

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  • Les différentes informations apportées par les articles de ce TD font apparaitre un certain nombre de paramètres :

    - le syndrome NIMBY indique un refus de voir s’installer une UIOM à proximité de chez soi. Une méconnaissance des nuisances générées par ces usines peut expliquer ce syndrôme car l’on peut voir aisément dans le rapport de la D4E que la population riveraine des UIOM semble relativement sereine par rapport à ces nuisances qu’elle côtoient tous les jours.
    On peut en conclure que plus la population sera "éloignée" des usines d’incinération et plus elle craindra de les voir se rapprocher.
    D’où l’importance capitale de la communication fiable et transparente sur les nuisances générées par ces structures et leurs potentiels effets sur la santé pour gagner la confiance de futurs riverains.

    - Venons-en justement à cette communication et à ces effets. On met le doigt sur les difficultés d’avoir des informations fiables, on a pu voir les difficultés de modélisation dans l’article de Besançon. Comment faire passer une information sereine quand on sait que les études épidémiologiques, toxicologiques, les modélisation de diffusion... sont cernées par un certain nombre d’incertitudes. Les modélisations nécessitent d’être vérifiées, les études épidémiologiques sont peu nombreuses et les extrapolations toxicologiques sont parfois difficiles... compliqué donc de trouver des informations scientifiquement fiables et "présentables" à d’une population paniquée par la méconnaissance du sujet.

    - Vient se greffer le problème politique. Le syndrome du NIMBY est souvent complété par celui du NIMEY ("pas l’année de mon élection"). Certains acteurs politiques auront du mal à approuver une décision - parfois pourtant nécessaire à une gestion de déchets ménagers de plus en plus compliquée- qui ne recueille pas un avis positif de la population, de peur de ternir une image politique et de diminuer leurs chances de continuer leurs vies politiques. D’où des combats politiques où on perd parfois de vue les réels enjeux de l’implantation d’une UIOM, en terme de protection de l’environnement (faciliter ou débloquer une gestion de déchets ménagers saturée) et en terme de protection des populations (entendre et répondre aux inquiétudes légitimes d’une population face à l’implantation d’une structure industrielle lourde et productrice d’un certains nombre de nuisances).

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  • Les résultats de l’enquête de la direction des études économiques et de l’évaluation environnemental D4E, montre qu’avec la mise en application des nouvelles directives européennes, les riverains acceptent de plus en plus les UIOM et trouvent même d’ailleurs que les incinérateurs peuvent générer des avantages. Ils sont par conséquent plus enclin à refuser une compensation pour les nuisances , refusent de financer la fermeture d’une UIOM et/ou accepter un dédommagement pour une installation d’incinérateur à proximité de leur maison. Par contre, les personnes âgées de plus de 50ans soit des personnes qui ont connu ou ont eu des échos de la catastrophe de Seveso sont les plus réticentes à une installation d’une UIOM et sont les plus sujettes au syndrome NIMBY.
    Les anti-incinérateurs du projet incinérateur à Fos s/mer sont beaucoup plus inquiètes du fait de la qualité de l’air atmosphérique dont les études ont démontré que la qualité est parfois en deçà des normes européennes.

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  • La France est le pays qui compte le plus d’usine d’incinération d’ordures ménagères. Ces usines sont en général les principales sources d’émissions de dioxines résultant principalement des procédés faisant intervenir de fortes températures. La mise en place d’une usine d’incinération d’ordures ménagères est souvent l’apanage du pouvoir publique dans le cadre d’une mise en place de PLU. Ce dernier peut être contesté par la population locale comme le cas du projet d’installation d’incinérateur à Fos s/mer.
    La mauvaise image que portent les usines d’incinérations d’ordures ménagères reste toujours encrée dans le point de vue de la population. Cette image s’explique par les risques que peuvent engendrées l’incinérateur surtout au niveau sanitaire. Les études rétrospectives menées par les équipes de Besançon suite au développement de la maladie de lymphome malin non hodgkinien en témoignent l’image des incinérateurs. De ce fait, le syndrome de NIMBY résume l’mage négative que portent les UIOM or si l’on considère une indemnisation de la population par rapport à la présence d’une UIOM, l’image peut changer
    En résumé, entre risque et acceptabilité de la mise en place d’un incinérateur, les questions coûts et avantages entrent toujours en relation pour définir l’image que rapporte l’incinérateur au niveau de la population.

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  • Une source majeure de pollution émise par les usines d’incinération d’ordures ménagères (UIOM) est l’émission de dioxines. Celles-ci sont émises lors de la combustion des déchets et libérées dans l’atmosphère avec les fumées. Elles peuvent donc être transportées sur de longues distances, avant de retomber sur les sols. Après leur dépôt, elles restent essentiellement accumulées dans les 10 premiers centimètres des sols. Leur élimination est lente puisque leur demi-vie est supérieure à 10 ans. Lors des cultures, peu de dioxine sont transférée du sol vers les végétaux. Les principales voies de contaminations de l’homme sont liées au dépôt atmosphérique sur les végétaux et via la chaine alimentaire lorsque l’usine est encore en activité soit, sur du long terme, par les végétaux souillés par la terre. Les dioxines étant lipophiles l’accumulation se fait principalement dans le lait.
    Les émissions totales de dioxines ont été réduites par 4 ces dernières années. De nombreux incinérateurs ont été mis aux normes en traitant les fumées émises. Selon le rapport de l’INVS, dans l’état actuel des connaissances, les UIOM respectant les normes semblent avoir un impact très faible sur la santé. Cependant il n’existe pas de contrôle continu des émissions de dioxines à la sortie des incinérateurs. Même si le rapport indique que les études ne permettent pas de démontrer une association entre une exposition environnementale liée aux nouvelles générations d’incinérateurs et une pathologie, il met l’accent sur l’absence de contrôle permanent, surtout sur les petites installations, et sur les émissions d’autres polluants.
    Des travaux ont été menés sur les rejets de l’incinérateur de Besançon car une étude épidémiologique a révélée une augmentation significative des lymphomes non hodgkiniens à proximité de cet incinérateur. Une modélisation a été réalisée pour étudier la corrélation avec l’exposition liée à l’incinérateur. La modélisation de la diffusion du panache de la cheminée montre que le risque de développer le lymphome non hodgkiniens est plus élevé dans la zone la plus exposée confortant l’association entre la survenue des cancers et l’exposition environnementale. De même, la contamination des zones fortement exposées a été confortée par une teneur en dioxine beaucoup plus élevée dans des œufs provenant de la zone sous le panache de la fumée que dans des œufs provenant de la zone moins exposée. Ces études montrent la difficulté à mettre en liaison la survenue d’une pathologie et une exposition environnementale.
    On peut comprendre dans ce cas, les conflits qui opposent les partisans de l’incinération pour éliminer les déchets d’une agglomération comme ceux de la ville de Marseille par exemple et les riverains du projet d’incinération à Fos-sur-mer.
    L’analyse économique décrit bien le ressentiment des populations face à l’incinération. Le consentement à payer (CAP) est élevé pour déplacer un projet d’installation d’une nouvelle usine d’incinération loin de son domicile ce qui exprime bien le syndrome NIMBY (not in my back yard). En revanche le consentement à payer pour fermer un UIOM existant déjà à proximité est beaucoup plus faible. Cette étude révèle d’autres aspects de l’anxiété produite par les UIOM, à savoir que les habitants les plus éloignés pensent que l’UIOM génère plus de naissances que les personnes plus proches. De même ceux qui sont à proximité et qui connaissent bien l’incinérateur pensent qu’il est moins nocif pour la santé que les personnes éloignée qui le connaissent mal.
    En conclusion, Les UIOM ont par le passé conduit à des nuisances et à des pollutions en particulier par les dioxines ayant encore des effets sur du long terme. Même si la réglementation a conduit à une amélioration des émissions de dioxines, les UIOM ont mauvaise réputation et les riverains des projets d’installation sont souvent opposés au projet. Avec la difficulté à mettre en évidence l’impact environnementale des dioxines, l’inquiétude peut aussi porter sur un mauvais contrôle des incinérateurs générant des accidents ou encore sur la contamination par d’autres polluants.

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  • Les grandes conclusions qui se dégagent des différentes études de cas sont les suivantes :

    - Dans toute étude il est important d’associer les cibles primaires que sont les riverains des sites à toutes les phases du processus d’étude.

    - Qu’une plate forme de dialogue permanent sous développer afin de donner des reponses aux préoccupations des riverains des sites incriminés.

    - Que le protocole de recherche prenne en compte les les préoccupations des populations riveraines.

    - Que l’effet cocktail des nuisance soit considérer afin de répondre aux inquiétudes des populations.

    - Les populations résidents près des sites perçoivent mieux les nuisances que celles qui habitent loin des structures incriminées(Syndromle de NIMBY.

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  • Par le terme « dioxines », on désigne les polychlorodibenzo-p-dioxines (PCDD) et les polychlorodibenzofuranes (PCDF) qui appartiennent à la famille des hydrocarbures aromatiques polycycliques chlorés. Il existe un très grand nombre de formes chimiques (ou « congénères ») dont la plus toxique (la 2, 3, 7,8 TCDD, appelée également « dioxine Seveso »), est considérée depuis 1997 par le Centre International de Recherche contre le Cancer (OMS) comme une substance cancérigène pour l’homme.
    Les émissions de polychlorodibenzo-dioxines (PCDDs) résultent principalement d’activités industrielles, notamment de procédés faisant intervenir de fortes températures tels que l’incinération de déchets (ménagers, industriels, médicaux), la production de chaleur, les procédés métallurgiques. Elles sont également présentes dans les foyers, la fumée et les suies des cheminées résidentielles
    Bien que la 2, 3, 7,8-TCDD a été reconnue comme cancérigène, l’implication des PCDD en tant que facteur causal dans le développement de cancers bien définis reste toujours controversée .l’accident de Seveso a mis les dioxines sur le devant de la scène.
    Des travaux scientifiques ont été menés autour de l’usine d’incinération d’ordures ménagères de Besançon, confortant l’hypothèse d’une association entre l’exposition environnementale à la dioxine émise par l’activité ancienne de l’usine et la survenue d’une forme de cancer du système lymphatique (lymphome malin non hodgkinien). Néanmoins la voie de contamination potentielle pour les riverains reste à ce jour inconnue.
    Une autre étude a été réalisée par la Direction des études économiques et de l’évaluation environnementale (D4E) du ministère chargé de l’environnement qui vient de publier une étude intitulée « Consentement local à payer et localisation d’un incinérateur. » Son objectif : évaluer les nuisances ressenties par la population du fait de l’existence d’un incinérateur.
    « Plus l’incinérateur est loin et moins les gens le connaissent, et surestime l’importance des nuisances. »Et le syndrome du Nimby (« Not in my backyard ») -littéralement « pas dans mon jardin »- plane sur tout projet d’implantation d’une nouvelle UIOM (usine d’incinération d’ordure ménagère).
    L’évaluation économique montre l’importance, du point de vue économique, du syndrome NIMBY : on est prêt à payer bien davantage pour éviter de subir des nuisances, que pour supprimer des nuisances déjà subies.
    Les habitants de Fos-sur-Mer ont mené une bataille judiciaire contre les autorités locales pour s’opposer à l’installation d’un incinérateur d’ordure ménagère sur la zone industrialo-portuaire.
    Force est de constater aujourd’hui que tout nouveau projet d’implantation d’équipement se trouve confronté à des réactions fortes de la population et de ses élus, et ce en dépit des assurances de conformité aux normes les plus exigeantes en la matière.
    .

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  • L’exemple de l’étude sur l’incinérateur de Besançon montre la difficulté à valider le modèle de dispersion des polluants mis en oeuvre pour la zone Sud Ouest : si l’on confronte le modèle aux mesures, cela ne correspond pas, à la différence de la zone Nord-Est. Il est donc difficile d’établir clairement et de façon fiable le lien entre l’exposition et les cas de cancers détectés dans cette zone.
    D’une façon générale, le lien entre la pollution dûe aux incinérateurs et les pathologies développées est difficile à établir.

    De plus, les incinérateurs ont énormément évolué en terme de technologies de traitement des fumées , de lavage des fumées, d’efficacité de combustion ce qui a pour conséquence que s’ils respectent es normes en vigueur, les incinérateurs actuels sont nettement moins polluants qu’il y a 20 ou 30 ans...

    Or des cas tels celui de Gilly sur Isère montrant une exposition aux dioxines, y compris dans le lait maternel par exemple, a alerté et inquiété la population. Les doses mesurées étaient bien supérieures aux doses en zones non exposées.
    On connaît la nocivité des dioxines, on a plus de mal à établir les doses dangereuses.
    Différents problèmes autour d’anciens incinérateurs ont contribué à ce qu’ils aient mauvaise presse.
    La conséquence est que la population se méfie des incinérateurs et leur attribue une certaine nocivité, elle perçoit un risque sanitaire.
    Il existe bien des cas de pathologies voire de malformations plus importantes à proximité de certains incinérateurs installés de longue date, ou d’anciens incinérateurs pas aux normes.
    On peut penser qu’il y a une corrélation entre les deux.

    Du coup, l’installation d’un nouvel incinérateur, même moderne, n’est pas forcément bien perçue, ce que montre l’analyse économique du D4E qui évalue entre 310 000 et 420 000 euros le coût des nuisances perçues par la proximité avec un incinérateur ou encore le coût de l’acceptation d’un incinérateur près de chez soi...
    Ce qui frappe quand même dans les résultats de cette étude économique est que ceux qui acceptent le mieux la présence de l’incinérateur sont ses voisins les plus proches...bien que théoriquement plus exposés au panache de fumées. Cela est peut-être à rapprocher du fait qu’ils ont eu une meilleure connaissance ou une meilleure information que les autres quant aux effets de l’incinérateur.

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  • L’incinération consiste un des moyens pour se débarrasser des ordures. Cependant, selon les études menées sur Besançon, la population vivant près d’un incinérateur sont plus sujet aux rejets de dioxines qui sont de possibles sources de cancers malins. L’étude menée sur Fos s/mer montre aussi cette inquiétude que la population ressent face à la mise en place d’un UIOM dans les environs. La connaissance globale des impacts sanitaires des dioxines est invraisemblablement une des raisons de cette inquiétude poussant la population à quitter leur habitation (syndrome NIMBY).
    Cependant, les études de la Direction des études économiques et de l’évaluation environnementale (D4E) prouvent que la mise en place d’un UIOM n’est pas l’unique source du syndrome NIMBY. En effet, il a été prouvé que l’imagination de la population dans la surestimation des risques qu’ils encourent joue aussi un rôle important dans le déménagement de la population. L’une des conclusions de l’étude suggère que le manque d’informations/connaissance de la population le pousse a surestimé l’importance des nuisances. Toujours selon cette étude, seuls 26% de sondés estiment que les UIOM polluent l’air et peuvent être dangereuses pour la santé. Le rapport de l’INVS renforce l’étude D4E en confirmant que les UIOM respectant les normes semblent avoir un impact très faible sur la santé.

    En bref, la contradiction sur ces études montre une fois de plus que les résultats font face à des difficultés d’extrapolation. Les dioxines rejettes par les incinérateurs sont sources de cancer mais le degré d’exposition n’a pas été cité dans les études (Besançon, InVS). Aussi, les études menées sur les incinérateurs concernent-elles les modèles d’incinérateurs anciens plus polluants ou les derniers modèles actuellement considérés « aux normes ». Finalement, une étude approfondie sur les autres nuisances (métaux lourds, hydrocarbures, poussières...) rejettes par les incinérateurs devraient être faite afin de ne pas focaliser sur les dioxines.

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  • Le syndrome NIMBY est présent sur le site des enquêtes malgré tout. La différence résulte dans le contraste entre la perception du risque des UIOM par les populations et leur désir de voir installer près de chez eux ou pas ce type d’usine. En effet, les enquêtes ont montré que les personnes les moins exposées sont celles qui redoutent plus des conséquences et refuseraient une éventuelle installation d’une usine. Alors que les personnes les plus exposées, qui subissent les conséquences des dioxines sont effectivement inconscientes du danger qu’ils courent en vivant à proximité.

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  • Il est mentionné que ce n’est pas sur des données réelles, mais sur une modélisation que l’étude épidémiologique avait été menée.Ceci pouvait faire douter du lien établi entre cancer et exposition. Heureusement, les résultats de l’enquête.

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  • les différents textes soumis à notre analyse, font tous ressortir le syndrome NIMBY dans la mesure où les populations riveraines d’une installation ( dans ce contexte, un incinérateur d’ordures ménagères) ou d’un projet d’installation, s’y opposent pour des raisons éthiques, ou par le principe de précaution. ce syndrome, n’oppose généralement pas de raison scientifique, et présente des contradictions lors de l’enquête de la D4E qui révèle que les populations qui se plaignent du potentiel danger que représente l’incinérateur, sont ceux qui en sont le plus éloigné, ce qui prouve que les craintes ne sont pas toujours fondées et sont généralement motivées par d’autres raison que celle évoquée.

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  • Pincipales conclusions sur la dioxine


    Concernant les études scientifiques :
    *On retient que la preuve scientifique est suffisamment établies que la dioxine est a un effet cancérigène pour des niveaux donnés d’exposition.
    *Des études récentes montrent que pour des exposition à faible dose, il exite un risque de cancer.
    *Le risque d’effets sanitaires suite à l’exposition aux dioxines est avéré.
    *Les expositions constitutent les principales sources d’émissions de dioxines.


    Concernant l’acceptabilité des communautés
    *Les habitants se sont toujours opposés aux projets d’implantation de toutes sources de nuisances.
    Le cas de la ville de Champlan et de l’étude de D4E en sont une parfaite illustration.

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  • Les différentes ressources qui nous ont été offerte dans le cadre de ce TD, nous ont permis de bien comprendre le cadre parfois conflictuel du risque et acceptabilité.

    Si dans la plus part des cas ils existent des méthodes qui tendent de répondre aux différentes inquiétudes des populations, des insuffisances énormes, notamment dans la quantification des effets des impacts sur la santé sont malheureusement encore observées. c’est le cas des toxines au niveau desquelles nous constatons un manque d’information en ce qui concerne la dose-réponse de certaines substances toxiques. Heureusement l’impact de l’environnement sur la santé peut être appréhendé à différentes échelles, à travers différentes matrices, au cours desquelles il faut mesurer, modéliser, simuler, établir de nombreux paramètres et cela constitue un grand défit que les chercheurs tendent de résoudre à chaque étude présentant de nouvelles caractéristiques. Cependant avec des modélisations qui bien qu’efficace rencontre également quelques difficultés notamment par rapport à la topographie complexe de certaines régions, à cela s’ajoute la perception des nuisances par les populations qui est fonction d’un certains nombre de facteurs desquels dépendent également leurs acceptabilité à subir ces nuisances..
    . Ainsi à travers les différentes études qui sont menées ont à pu mettre au point des méthodes qui parviennent tant bien que mal à produire de bons résultats, qui ont permis de définir des VTR pour de nombreuses substances toxiques, les voies de contaminations les plus fréquentes et surtout l’élaboration d’un certains nombres de base de donnée.
    Cependant des manquements sont encore à déplorer dans la définition des paramètres toxicologiques relatifs aux expositions à faible dose, la mésestimation de l’exposition qui peut conduire à une mauvaise interprétation du risque de survenu d’une pathologie donné par rapport à une exposition donnée.
    Les recherches épidémiologiques sont en plus d’une très grande aide, elles permettent d’introduire dans les études des paramètres nouveaux en tenant compte des différentes interactions qui peuvent existées avec l’environnement.

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  • Le passé immédiat a révélé un fonctionnement erratique de nombreux
    incinérateurs dont beaucoup ont été fermés mais dont les effets ne sont pas stoppés
    avec leur disparition ou leur rénovation. Ces incinérateurs mis en accusation pour
    leur taux élevé de dioxines émises, le manque de transparence de leur
    fonctionnement, le manque d’écoute des responsables locaux à l’égard des
    populations, le manque d’information scientifique de la part des autorités
    compétentes, n’ont pu que développer des peurs alimentées par une médiatisation
    alarmiste sur ce thème6.
    Parmi les nombreux griefs attachés aux incinérateurs, il en est un sur lequel
    se sont particulièrement cristallisées les positions, il s’agit de l’émission de polluants
    au premier rang desquels est citée la dioxine.
    Mais pour le moment, il n’y a pas de lien évident entre la génération actuelle
    des incinérateurs et les effets sur la santé. Des effets négatifs ont cependant été
    observés au niveau des populations riveraines d’anciens incinérateurs et de zones
    industrielles. Selon une revue des connaissances actuelles sur le sujet, réalisée par
    l’INVS, « les études épidémiologiques conduites ne permettent pas de trancher en
    matière d’effets et de risques encourus par les populations résidant autour de ces
    installations. Les quelques augmentations du risque de pathologies, cancéreuses ounon, qui ont pu être mises en évidence, demeurent modérées et ne peuvent être
    attribuées de façon certaine aux émissions d’un incinérateur ».
    Les arguments mis en avant par les collectivités locales, syndicats intercommunaux,
    experts, etc… sont de deux ordres : élimination des déchets à 90 % ; et
    de façon plus marginale, production d’énergie moins polluante que d’autres sources
    à l’exception du gaz et alimentation de réseaux de chaleur
    Un climat de suspicion généralisé tant à l’égard des responsables politiques
    que des entreprises privées qui exploitent les sites ne peut trouver d’issue que dans
    la concertation en amont et au long du projet et par une information permanente sur
    le fonctionnement des sites.
    D’où l’importance stratégique d’une information des populations locales à la
    fois au niveau du fonctionnement de l’usine mais aussi des résultats réguliers des
    mesures effectuées par un organisme indépendant. Ceci peut entraîner des
    investissements complémentaires de mesures des émissions à différentes distances
    du site, faites par des organismes indépendants et crédibles.

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  • Le problème des dioxines reste très controversé du fait de la difficulté qu’il y a pour certains à interpréter ou faire comprendre ses résultats. Le Syndrome de NIMBY naît seulement par mesure de précaution, chacun ne voulant pas subir les effets ultérieurs d’une éventuelle pollution dans son voisinage. Les populations ne cherchent souvent pas à comprendre s’il y aurait un impact sur la santé, mais s’opposent seulement ; surprise est de constater que beaucoup refusent de financer son transfert d’une région à une autre. Les raisons ici ne semblent donc pas scientifiques. Les populations refusent l’implantation des incinérateurs, réclament le déplacement ou la fermeture des décharges à ciel ouvert. En somme, il est difficile pour la préfecture ou l’état de bien s’entendre avec la population, car la population refuse souvent certaines décisions même scientifiquement fondées croyant tout simplement que les décideurs ne se soucient pas de leur état de santé. Il serait tout de même intéressant pour les décideurs de conduire des études très crédibles, avec toutes les parties, afin qu’une certaine quantité de suspicions soit levée ; aussi faudrait-il que les études soient financées par l’état et non des entreprises qui ont toujours une influence directe ou indirecte sur les scientifiques.En résumé il faudrait prendre en compte les points suivants dans les études :
    - associer les différentes parties lors de tout projet d’implantation ou de recherche ;
    - discuter des méthodes avec les différentes parties y compris les représentants des populations ;
    - tenir compte des aspirations des populations ;
    - éviter l’influence que les financeurs influencent les résultats.
    - Mener des études crédibles.
    Quoique les populations aient souvent des attentes pas très exprimées, ceci pourrait au moins apaiser en partie leurs préoccupations et lever les barrières de contestation.

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  • Les populations applique le syndrome du NIMBY, car elle on souvent peur de l’inconnu. En effet les incinérateurs sont souvent qualifiés comme des installations qui entraînent beaucoup de nuisances et affectant la sante des populations riveraines. Par ailleurs, les personnes qui ne vivent pas à proximité immédiate d’un UIOM pensent qu’il génère plus de nuisances que ce que perçoivent les riverains proches.
    Pourtant les résultats des études montrent que le risque le contraire. En effet, les chiffres de l’enquête, effectuée dans un « site péri-urbain et peu conflictuel, avec une installation moderne qui a anticipé les nouvelles normes européennes », révèle que l’incinération est considérée comme moderne et efficace (71%), bien intégrée dans l’environnement quotidien (64% estiment qu’elle ne dévalorise pas le quartier, 62% qu’elle ne gâche pas le paysage). Une infirme partie de la population interrogée (26%) trouvent qu’elle pollue l’air et peut être dangereuse pour la santé.
    En analysant les consentements à revoir pour compenser les nuisances et ceux à revoir pour une délocalisation de l’incinérateur, on peut dire que la faiblesse des coûts des consentements à recevoir s’explique par une appréciation faibles des nuisances. Par ailleurs s’il refuse de financer la délocalisation, c’est que cela ne constitue pas une nécessité pour la plus part.
    Mais il faut souligner que opinion peuvent changer selon les catégories socioprofessionnelles et l’âge. On notera que les agriculteurs, les artisans et les commerçants, les ouvriers et les employés demandent un dédommagement plus important que les cadres supérieurs et les personnes de plus de 50 ans sont prêtes à payer davantage que les autres, la moyenne s’établissant entre 40 et 54 euros par ménage et par an.
    Il fout souligner que la présence d’un incinérateur peut entraîner des risque sanitaire comme en atteste l’étud sur « les rejets de l’incinérateur de Besançon et la survenue de lymphomes non-hodgkiniens » qui montre que « le nouvelle d’analyse démontre que le risque de développer un lymphome malin non hodgkinien est 2,5 fois plus élevé pour les habitants de la zone la plus exposée que pour ceux de la zone la moins exposée. Cette étude conforte donc l’hypothèse d’une association entre l’exposition environnementale à la dioxine et la survenue de lymphomes malins non hodgkiniens ».

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  • L’incineration est un mode de traitement des dechets qui peut engendrer des impacts negatifs sur la santé humaine et sur l’environnement.C’est pour cela que son instalation souleve beaucoup d’amagame .
    Les opposants de l’installation de l’incineration de FOS-SUR -Mer ont allés jusqu’à tenir la justice pour s’opposer l’implantation de l’usine Plusiuers autorités d’etats ont ete impliqués dans cette affaire .
    Mais la force de cette lutte est 97,80 de la population ont non à ce pojet d’incineration.Une decision serait difficile à prendre par la justice à cause de le strategie des opposants.Par contre dans une autre article où les incinerations sont dejà installées .Le seule moyen etait de respecter les normes de rejets atmospheriques .D’autre il fallait un dédommagement pour compenser les nuisances subies à cause de l’incinerateur.Un probleme socio economique se posait les classes moyennes demandées plus que les cadres superieurs .Les pernonnes agées sont toujours plus exigentes cela est du à leur fragilité et leur vulnerabilité par rapport à la pollution. Une majorité de la population voit que les incineration générent des avantages (en matière de traitement et de contrôle des ordures, d’énergie et d’économie)
    L’aspect sanitaire et environnemental doit etre pris en compte malgres l’ignorance de certains personnes vivant à coté des incinerateurs

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  • dans l’étude des rejets de l’incinérateur sur la santé , nous sommes confrontés à des difficultés pour établir un lien statistique fort entre l’exposition et l’apparition des cancers. nous constatons dans l’étude économique (D4E) que 80% des riverains ont des connaissances insuffisantes de l’impact des incinérateurs sur l’environnement et la santé. cette méconnaissance influence leurs comportements en terme de consentement à payer. la conséquence de cet état de chose est remarquable quand 71% de personnes interrogées refusent de payer pour la fermeture ou le déplacement de l’incinérateur. puisque l’homme a tendance à surestimer les pertes, le coût du dédommagement reste donc élever. des difficultés résident aussi dans l’interprétation des résultats en terme de risque comme c’est le cas dans l’étude sur l’incinérateur de Besançon. afin de rendre les résultats scientifiques valides , il a été établi un modèle de diffusion atmosphérique des émissions de dioxine à proximité de l’incinérateur en tenant compte de la topographie du paysage environnant, la nature des sols, la direction des vents dominants , le flux et la concentration des polluants. cette modélisation n’est donc pas fondée sur des données réelles. il faut donc montrer la justesse et la pertinence de cette méthode afin de validés les résultats qu’on obtient. la topographie du paysage a joué un rôle très important dans la diffusion atmosphérique des dioxines car le nord Est caractérisé par une topographie assez simple est la zone la plus contaminée ; et le risque de développer un lymphome malin non hodgkinien est 2.5 fois plus grand que dans d’autres zones. en plus de la contamination directe (inhalation, contact cutané), l’ alimentation( voie indirecte) constitue la source principale de contamination de la population générale. pour s’assurer de la cohérence biologique des hypothèses scientifiques( apparition du cancer) des dosages des composés constituants la dioxine sont réalisés sur des œufs de poules provenant dans la région Nord Est de l’usine. ce dosage montre la contamination des œufs supérieur à la teneur maximale tolérée. il y a donc nécessite ici d’évalué le risque sanitaire par rapport à la contamination des œufs . donc une évaluation complète des rejets d’incinérateur , on doit tenir compte des contaminations directes et indirectes . la modélisation des expositions, les multiples voies d’expositions , le manque de connaissance sur les incinérateurs et leur impact (riverains) sont des difficultés à surmonter afin d’établir un lien de causalité fort entre l’exposition et l’apparition de cancer de même que l’évaluation de son coût externe.

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  • Réponse :
    1. Contexte
    Il est clair aujourd’hui que des dioxines sont nocifs à l’être humain. Les dioxines constituées d’un mélange de molécule portant 2, 3 jusqu’à 8 atomes de chlore sont les plus dangereuses (toxiques). Les caractéristiques biochimiques des dioxines leur confèrent la tendance à s’accumuler le long des chaînes alimentaires pour arriver finalement jusqu’à l’homme. Leurs voies de contamination sont diverses :
     orale dans la plupart des cas ;
     par voie respiratoire et cutanée dans d’autres cas.
    L’incinération des déchets alimentaires et les usines sont les principales causes de la création des dioxines.
    2. La part de responsabilité des dioxines dans la survenue des cancers
    Si la nocivité des dioxines est connue, il n’a pas encore été dégagé leur responsabilité dans la survenue de cancer pour des expositions à faibles doses environnementales.
    Toutefois, des études ont déjà montré la présence de plusieurs cas de cancer non Hodgkiniens aux alentours de l’incinération de Besançon.
    En plus, il a été démontré que le risque de développer un lymphome malin non hodgkinien est 2,5 fois plus élevé pour les habitants de la zone la plus exposée que pour ceux de la zone la moins exposée.
    3. Les conflits (les opposants à l’incinérateur)
    La population qui s’oppose à la construction des incinérateurs d’ordures ménagères tout près d’eux, à Fos-Sur-Mer a déjà saisi la cour pour l’annulation de la requête introduite par la communauté urbaine de Marseille.
    Ce dossier démontre clairement la démarche forcée de l’Etat, puisque la population se lamente en disant qu’elle n’est pas écoutée. Selon l’avocat des riverains, on devra épuiser toutes les démarches françaises puis européennes. Par conséquent, des manifestations au siège du Parlement européen sont prévues pour pouvoir porter leur voie plus haute.
    4. Conclusion
    L’incinération qui est parmi les grands producteurs des dioxines est un des modes de traitement des déchets les plus utilisés en France. L’exposition aux dioxines entraîne des risques de développement des cancers, bien que cela ne soit pas prouvé pour l’exposition à de faibles doses. L’incinération est aujourd’hui un mode de traitement fortement contesté, et se heurte à une résistance locale (syndrome de NIMBY). Internaliser les externalités est un des moyens pour limiter les pressions environnementales.

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  • Les documents présentés dans ce TD (mais également à travers ceux des cours et autres TDs), montrent bien la complexité de la représentation sociale du risque et des intérêts contradictoires des parties prenantes, en particulier les populations exposées.
    Cela pose les particularités de la problématique complexe de l’exposition des populations nécessitant une évaluation intégrée pour déterminer :
    -  Les impacts et relations disposant de preuves, en particulier scientifiques, tangibles,
    -  Des relations plus complexes et incertaines nécessitant jugements d’experts,
    -  Les domaines où le manque de connaissances est clairement identifié et dont il faudrait tenir compte dès le départ.

    L’évaluation des risques ne dépend en effet pas uniquement de la demande politique, mais également d’une certaine demande sociale qu’il ne faut pas négliger dans l’évaluation des risques sanitaires. Cela se traduit par une implication de plus en plus présente des parties prenantes dans les processus décisionnels de mise en œuvre d’équipements lourds, potentiellement polluants.
    D’où l’émergence d’études sociologiques décortiquant les ressorts de la représentation du risque et étudiant les caractéristiques des populations concernées (âge, sexe, catégories socioprofessionnelles, proximité des éventuelles sources de pollution).
    Ces études se révèlent utiles pour d’une part évaluer les nuisances perçues, mais également pour des évaluations économiques avec l’estimation du consentement à payer des populations vivant à proximité des équipements (UIOM, par exemple).

    Les UIOM et les ICPE posent des questions multiples et parfois contradictoires de la part des parties prenantes : des inquiétudes pour la santé bien légitimes, et dans le même temps des craintes d’ordre économique, telles que la perte d’emploi (si l’équipement est déplacé plus loin) ou la dépréciation immobilière.
    Au vu de ces éléments, la formulation de la problématique de santé publique devrait être une étape préalable à toute installation d’un équipement potentiellement polluant, et devrait reposer sur l’analyse du contexte social, des attentes (sanitaires ou non) des parties prenantes et de leur perception du risque au même titre que l’analyse des données toxicologiques ou environnementales.

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  • Cet ensemble d’analyse illustre bien les difficultés des etudes à etablir de façon precise les liens de causalité entre une exposition et une pathologie donnée. Des difficultés methologiques sont souvent signalés au niveau de ces types d’etude à l’intar des etudes ménées à St Cyr mais une attention particulière doit être accordée à la la communication et à l’implication des acteurs concernés par ces differentes expositions. Ces elements prises en compte ont permis l’acceptabilité des resultats des etudes menées à champlan par la population d’où la succès du cas Champlanais malgre sa complexite ( effet cocktail). En effet la syndrome Nimby est presque une reaction instinctive à toute suspicion de danger par une population et ce phenomene a été le declic de la revendication des champlanais face à la vocation de l’installation d’une nouvelle UIOM.

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  • L’exposition aux dioxine est très difficile à estimer.
    Il est établi que 90 à 95 % de l’exposition est d’origine alimentaire : l’exposition dans ce cas n’est pas liée au lieu de résidence mais à la provenance de la nourriture consommée. L’exposition dans ce cas ne peut être estimée que par des biomarqueurs : le lait maternel (mais cela restreint la population étudiée) ou dosage sanguins qui sont difficiles à réaliser (nécessite du matéreil sophistiqué et une quantité importante de sang).
    D’autre part, une étude autour de l’incinérateur de Besançon a montré une plus forte probabilité de développer un certain type de cancer pour les riverains les plus exposés aux fumées des incinérateurs, mais dans ce cas, la voie d’exposition n’a pas pu être établie.

    La perception des nuisances des incinérateurs par la population est particulièrement subjective : puisque ce sont les personnes qui ne vivent pas à coté d’une telle usine qui les redoutent le plus. Celui apparait dans l’étude de D4E et est confirmé par la polémique de Fos sur Mer : personne ne veut d’une usine d’incinération à proximité de chez lui, mais les riverains ne se plaignent quasiment d’aucune nuisance.

    Les craintes sont liées à la proximité physique de l’usine et de ses fumées (qui sont perceptibles) mais ne semble pas liées à la dioxine potentiellement contenue dans l’alimentation (qui n’est pas perceptible).

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  • La problématique des liens entre les expositions et les effets sanitaires sont toujours bien présents car les perceptions varient d’un milieu à l’autre.
    Dans les cas qui ont été présentés, il ressort la différent de positions des populations sur les effets réels des substances toxiques sur la santé.
    L’étude de Besançon montre clairement la difficulté des experts à prouver la corrélation entre les substances rejetées et leurs effets sur la santé.
    L’avantage dans ces études, on reconnait l’apparition de problème sanitaire dans les zones ou la population est exposée et cela en fonction de l’importance de cette exposition. Malheureusement les rejets atmosphériques sont confrontés à des aléas du milieu récepteur d’ou la complexité d’établissement du lien entre les concentrations des dioxines dans les milieux biologiques et les effets de santé. Cette étude montre également que le risque n’est pas unique pour une population vivant au alentour des sources d’exposition car à travers les aliments les populations habitant dans des milieux très éloignés sont exposées.
    L’étude sur le « consentement local à payer et localisation d’un incinérateur » montre la divergence de perception des populations sur les impacts sanitaires des installations nuisibles.
    La population dans sa majorité ont la perception qu’un incinérateur est une source polluante qui peut affecter leur santé contrairement à la population riveraine qui le plus souvent ne partage pas ce point de vue tout simplement parce qu’elle n’arrive pas à percevoir l’impact sanitaire de sa zone et les rejets de l’unité puisque le lien de causalité n’est pas établi.
    Dans l’absence de données claires sur les effets sanitaires des rejets toxiques des incinérateurs, la consultation publique est toujours recommandée pour l’acceptation sociale du projet mais également l’intégration de mesures de précautions pour la préservation de la santé des populations.

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  • Conclusion de tous les raports sur la DIOXINE
    La dioxine est la 2,3,7,8 - tétrachlorodibenzodioxine (TCDD).
    Le nom "dioxine" sert également à désigner toute une famille de composés structurellement et chimiquement apparentés, les polychlorodibenzodioxines (PCDD), les polychlorodibenzofuranes (PCDF) et certains polychlorobiphényles (PCB). On a identifié environ 419 types de composés apparentés à la dioxine, dont 30 seulement sont considérés comme ayant une toxicité importante, la TCDD étant la plus toxique
    Les dioxines sont des résidus essentiellement formés lors des combustions, industrielles ou naturelles, qui se retrouvent donc dans l’environnement et, de ce fait, dans la chaîne alimentaire.
    Par exemple les dioxines peuvent provenir de gaz d’échappement de voitures, de la combustion de bois, de lait, de viande, de boisson, de cigarettes, ... Mais si l’on considère la quantité de dioxine libérée dans l’environnement, les incinérateurs de déchets sont les plus grands coupables, la combustion y étant incomplète.
    Les dioxines n’ont jamais été produites intentionnellement, leur formation est par conséquent

    involontaire et résulte principalement de l’activité humaine, notamment dans :

    - Tous les processus de combustion dans lesquels on retrouve du chlore : l’incinération

    des déchets (ménagers, hospitaliers, industriels), la métallurgie et la sidérurgie (agglomération

    de minerai de fer, production d’acier, etc.), les cimenteries, la combustion industrielle

    et résidentielle de bois et de charbon, la circulation routière et même les cigarettes.

    - L’industrie de la papeterie et du blanchiment de la pâte à papier.

    - L’industrie chimique fabriquant des composés chlorés (pesticides, herbicides, etc.).

    - Les émissions des moteurs automobiles.

    Actuellement, les principales sources d’émission des dioxines sont l’incinération des déchets et la

    métallurgie.

    En effet, les questionnaires ont permis de démontrer que les personnes qui ne vivent pas à proximité immédiate d’un UIOM pensent qu’il génère plus de nuisances que ce que perçoivent les riverains proches. De même, les personnes qui connaissent l’incinérateur, car ils habitent à côté, sont moins nombreuses à penser qu’il est dangereux pour la santé que ceux qui ne le connaissent pas. Un véritable plaidoyer qui ne manquera pas de faire réagir les opposants à l’incinération...
    Dans le Monde plusieurs institutions militent pour la sensibilisation , la protection de le santé et de l’environnement contre cette substance.
    Leur objectif étant d’évaluer les nuisances ressenties par la population du fait de l’existence d’un incinérateur.
    En effet la France possède en effet le plus grand parc d’incinérateurs d’ordures ménagères de l’Union européenne toutes capacités confondues (128 usines d’incinération des ordures ménagères -UIOM- en mars 2004), rationalisé et officiellement sécurisé par de récentes évolutions réglementaires. Malgré tout, le syndrome du Nimby (« Not in my backyard ») -littéralement « pas dans mon jardin »- plane sur tout projet d’implantation d’une nouvelle UIOM. De même, les personnes qui connaissent l’incinérateur, car ils habitent à côté, sont moins nombreuses à penser qu’il est dangereux pour la santé que ceux qui ne le connaissent pas. Un véritable plaidoyer qui ne manquera pas de faire réagir les opposants à l’incinération...
    Le 17 mai, les opposants à l’incinérateur de Fos-sur-Mer ont connu leur première victoire judiciaire. Mais l’affaire est loin d’être terminée, de nombreux autres recours ayant été introduits par les opposants comme par la préfecture.
    Une étude de février 2006 d’Airfobep [2], l’association de surveillance de la qualité de l’air de l’étang de Berre et de l’ouest des Bouches-du-Rhône, montre des dépassements réguliers des valeurs réglementaires pour le dioxyde de soufre (SO2), les particules PM-10, l’ozone (O3) et le benzène. A ces arguments, la préfecture oppose celui de « l’intérêt général » : « Il faut fermer la décharge d’Entressen, la plus grande à ciel ouvert d’Europe », rappelle-t-on à la préfecture.
    La dioxine doit être au cœur de tout les débats et l’intérêt sur la santé et l’environnement doit surplomber les intérêts économique voir industriels

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  • Les résultats de l’enquête de la direction des études économiques et de l’évaluation environnemental D4E, montre qu’avec la mise en application des nouvelles directives européennes, les riverains acceptent de plus en plus les UIOM et trouvent même d’ailleurs que les incinérateurs peuvent générer des avantages. Ils sont par conséquent plus entrain de refuser une compensation pour les nuisances , refusent de financer la fermeture d’une UIOM et/ou accepter un dédommagement pour une installation d’incinérateur à proximité de leur maison. Par contre, les personnes âgées de plus de 50ans soit des personnes qui ont connu ou ont eu des échos de la catastrophe de Seveso sont les plus réticentes à une installation d’une UIOM et sont les plus sujettes au syndrome NIMBY. Les anti-incinérateurs du projet incinérateur à Fos s/mer sont beaucoup plus inquiètes du fait de la qualité de l’air atmosphérique dont les études ont démontré que la qualité est parfois en deçà des normes européennes.

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  • L’évaluation des risques liés à la contamination de l’environnement et de l’alimentation de
    l’homme par les dioxines et les PCBs est un exercice difficile de par la nature même de l’élément
    d’exposition constitué de mélanges de composés chlorés pouvant contenir des quantités variables des 75 congénères possibles appartenant à la famille des PCDDs (Polychloro-dibenzo-dioxines) et des 135 congénères possibles appartenant à la famille des PCDFs (Polychloro-dibenzo-furanes) et de 209 congénères possibles de la famille des PCBs. Ces mélanges de composés sont présents dans l’environnement à l’état de traces, c’est-à-dire de l’ordre du ng ou du pg/g. Ceci pose à la fois des problèmes analytiques (seuils de détection et de quantification) et toxicologiques (estimation des effets à faible dose par extrapolation des effets à forte dose).

    L’étude ménée à Besançon n’est pas en mesure de monter le caractère causal des relations observées, mais n’empêche elle croit leur plausibilité. Le mélange de dioxines utilisé comme indicateur pour modéliser la dispersion dans l’atmosphère et les retombées au sol des substances émises par les incinérateurs et les résultats obtenus ne peuvent pas être attribués à ces pulluants ni à une voie d’exposition.

    Usines d’incinération d’ordures ménagères présentent des risques certes. Mais comme nous l’avons vu dans les TD, appartenance socio-économique de même que le sexe et l’âge demeure un problème méthodologique. Il existe un groupe d’individus demande un dédommagement pour compenser les nuisances subies, un autre groupe 65% refusent le projet de déplacement 71% refusent de financer l’opération de fermeture de l’incinérateur. La distance de même que la connaissance de l’incinérateur constitue aussi un problème méthodologique ; les personnes qui vivent )à côté sont moins nombreux à penser qu’il est dangereux pour la santé.

    Dans certains localités on rencontre des opposants de l’incinérateur cas du projet d’incinérateur à Fos s/mer. Ainsi des conflits peuvent survenir.

    L

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  • Le dossier des UIOM et des dioxines illustrent bien les problèmes liés à la perception du risque, au rôle des différentes parties prenantes et à la place délicate des scientifiques. Ces difficultés sont d’autant plus fortes qu’on observe ici des effets à long terme et une action à faible dose.

    Les études menées à Besançon semblent démontrer un lien entre la proximité d’un UIOM et l’apparition de cancers du type lymphome non-hodgkiniens. L’étude épidémiologique menée entre 1980 et 1995 apparaît confortée par l’étude réalisée sur les oeufs de poule, qui montrent des concentrations supérieures aux seuils autorisés dans les zones les plus exposées.

    Cependant, de multiples incertitudes pèsent sur ces résultats :
    -  le calcul de l’exposition a été obtenu par modélisation et non à partir de données réelles
    -  la voie de contamination potentielle des riverains reste incertaine (inhalation, alimentation, ...) et le mode d’action de la substance
    -  le risque à plus forte dose est connu (cas Seveso, exposition professionnelle), mais il est difficile d’extrapoler sur la population avoisinnant un UIOM.

    Face à un risque complexe, les interprétations et les réactions s’avèrent variées.

    Le message de l’INVS se veut à la fois objectif et rassurant. Il prend acte de la présence de dioxines dans les aliments et des risques pour la santé mais insiste sur les améliorations intervenues dans les process de combustion des incinérateurs. Il tente de répondre à des interrogations de la vie courante (puis-je boire l’eau courante ? ramasser des champignons de la région ? etc.) et de simplifier l’accès de la population aux données scientifiques actuelles.

    La D4E, à travers le calcul du consentement à payer, revient sur la perception différente du risque par les habitants. Il devient en effet de plus en plus difficile d’installer un UIOM sur le territoire du fait du phénomène NIMBY. On observe en effet dans ce cas une collision entre les élus locaux, les habitants et les associations environnementales. Ce phénomène est aggravé pour les populations vivant sur un territoire déjà fortement pollué (Fos-sur-mer). Au sein même des pouvoirs publics, on observe une scission entre les élus locaux (qui défendent leurs concitoyens et leur place) et les représentants de l’Etat (préfet, ministères et ses représentants comme a D4E) qui doivent assurer des obligations nationales (traitement des déchets ménagers).

    Au final, l’acceptabilité de ce type d’installations recule, sans lien avec le risque avéré. Ainsi l’InVS rapporte qu’au total, les émissions de dioxines, toutes sources confondues, ont été divisées par 4 depuis dix ans. Face à des citoyens plus sensibilisés à ces questions, la réflexion se déplace vers les solutions alternatives aux UIOM. 

    Le doute reste entier , les effets liés à la multi-exposition aux différentes substances toxiques émises par les UIOM comme les PCB ou le CO restent mal connus et continuent d’entretenir l’anxiété des populations.

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  • Problème méthodologiques :
     Un model statistique puissant pour établir une association statistique forte,
     Manque d’outils pour s’assurer que l’exposition a précédé la survenue de la maladie,
     Manque de cohérence entre les différentes études, pour différents types de cancers
     Voie d’exposition : Multiple voies d’entrée (inhalation, contact, ou par alimentation). Il existe des paramètres influent sur la concentration des dioxines dans chaque milieu (géographique, climat, période d’année, régime alimentaire spéciale qui exclu l’œufs,…).
     La présence d’autre molécules ou d’autre sources de nuisance (ex. électromagnétique) ayant aussi un rôle dans le développement d’un cancer va surestimer les effets enregistres lie a un seul facteur de risque.
     Pour le développement de cancer, il existe une période de latence avant l’apparition de symptômes de cancer, des enquêtes vis des outils moléculaires ou/et génétiques peuvent aider a résoudre ce genre d’obstacle dan la future, pour définir les groupes en risque.
     Manque de registre de cancer dans un pays ou un région.

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  • Conclusions de cette étude :
    Le lien entre l’exposition aux dioxines et le développement de cancer est établi de façon indiscutable. Mais en ce qui concerne l’exposition à la dioxine issue des rejets dans l’atmosphère de fines particules, il convient de prendre en compte des aspects fondamentaux notamment l’aspect caractéristique des chéminées, la direction du vent de même que l’état physiologique de l’exposé y compris la durée d’exposition qui rendent difficile la modélisation. L’intoxication à la dioxine se réalisant dans le temps (en moyenne au bout d’une vingtaine d’année), il est souvent bien difficile d’établir une corrélation entre la survenue d’effets cancérigènes chez un exposé et l’emetteur de polluants ayant été à la base de l’intoxication de l’exposé.
    Cette insuffisance de preuves crée bien souvent des controverses. Des études menées par la D4E ont permis effectivement de trouver que les risques sont 2,5 fois plus élevés dans la zone la plus exposée. Cependant les détracteurs se sont servis plutôt de l’ignorance de la population en la matière puisque 4/5 des populations ignorent les dangers liés aux activités d’un l’incinérateur selon l’étude de Besançon.
    En résumé:Une campagne de sensibilisation et d’information autour des sites pollués doit toujours prendre en compte la participation effective des populations riveraines des sites aux séances d’information et d’évaluation des risques environnementaux. La mise en pratique de la méthode MARP (Méthode Accélérée de Recherche Participative) du grand public aux activités de l’usine permettra de traiter toutes les questions de fonds et permettra d’éclairer les lanternes des uns et des autres sur les risques de survenus de cancers.

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  • L’incinération est un des modes de traitement de déchets les plus utilisés en
    France. Pourtant, elle est également l’un des plus contestés. Une étude qualitative
    auprès d’experts du domaine montre que l’incinération souffre d’un lourd passif. Des
    incinérateurs mis en accusation pour leur taux élevé de dioxines émises et le manque de transparence de leur fonctionnement, ont contribué à développer des peurs alimentées par une médiatisation alarmiste.

    Une augmentation significative de l’incidence des lymphomes malins non hodgkiniens aux alentours de l’incinérateur (étude conforte donc l’hypothèse d’une association entre l’exposition environnementale à la dioxine et la survenue de lymphomes malins non hodgkiniens : impact potentiel de l’usine de Besançon sur la survenue de lymphomes malins non hodgkiniens)

    Des difficultés ont apparu : de nombreux paramètres influents sur la circulation des molécules dans l’air, comparaison des concentrations réelles de dioxines dans les sols.
    La principale source connue d’exposition des volailles aux dioxines, sauf contamination accidentelle de l’alimentation, est l’ingestion de terre contaminée. Cette contamination pourrait par ailleurs être aggravée par certaines pratiques d’élevage.
    Les perceptions du risque et son expression :
    • Perception et attitudes vis à vis de l’environnement 65 % le qualifient de bon, voire d’excellent
    • 53 % des personnes interrogées effectuent des gestes de préservation ou d’amélioration de leur environnement (tri des déchets est l’activité la plus pratiquée 67 % toujours ou souvent)
    • Perception de la problématique de la gestion des ordures ménagères et de leur traitement 70 % de la totalité des interviewés déclarent spontanément savoir ce que les ordures ménagères deviennent : l’incinération est cité par 57 % des répondants, la gestion des déchets est bien ressentie par la population interrogée : elle y voit bien plus de retombées positives (80 %)
    • Perception de la fonction d’un incinérateur : un incinérateur sert à brûler les ordures et les déchets (90 % des réponses), C’est aussi un équipement bien accepté : 57 % des personnes interrogées estiment qu’un incinérateur améliore la qualité de l’environnement, un incinérateur est avant tout reconnu comme un « mal nécessaire »et gênant mais est également reconnu comme étant un équipement moderne et efficace bien intégré dans l’environnement quotidien
    • Avantages d’un incinérateur : 2 personnes sur 3 pensent qu’un incinérateur peut générer des avantages et un impact sur la valeur immobilière de la région.
    • Nuisances (autres que sanitaires) : les fumées dégagées par le site arrivent en tête avec, suivi des odeurs autour du site, puis les odeurs des chargements. La nuisance considérée comme la plus intense par les interviewés est le bruit de l’incinérateur
    L’enquête réalisée montre un climat plutôt serein et positif vis-à-vis de l’incinération. Bien que perçu comme un « mal nécessaire » par près des trois-quarts de la population riveraine,
    L’effet de la distance et de la connaissance de l’incinérateur apparaît crucial : plus l’incinérateur est loin et moins les gens le connaissent, plus l’imaginaire prend le pas pour caractériser l’importance de ces nuisances, ce qui conduit le plus souvent à surévaluer leur nocivité et gravité.
    Les différentes modélisations économétriques ont également mis en évidence l’effet de la distance. Le consentement à recevoir ou consentement à payer diminue jusqu’à une certaine distance au delà de laquelle il ré-augmente.
    Sur le plan méthodologique, les questions fermées se sont avérées moins sujettes aux comportements opportunistes et donc plus fiables pour l’estimation du coût externe. L’écart classique entre CAR et CAP a également été observé : l’écart très significatif entre les deux valeurs de CAP montre l’importance, d’un point de vue économique, du syndrome NIMBY : on est prêt à payer bien davantage (plus de trois fois plus) pour éviter de subir des nuisances, que pour supprimer des nuisances que l’on subit déjà.

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  • Tout d’abord, pour réaliser la comparaison entre exposition et cancers, il est nécessaire de connaître parfaitement les caractéristiques de l’exposition. Or, de nombreux paramètres influencent celle-ci (flux et concentration des polluants, topographie du paysage environnant, nature des sols...). Ils sont donc pris en compte pour construire des modèles de diffusion de la dioxine. Comme pour le cas de Besançon, ce n’est donc pas sur des données réelles, mais sur une modélisation que l’étude épidémiologique a été menée. De plus ce modèle est basé sur une hypothèse, qu’aucune autre source de dioxine ne vient interférer le mode d’exposition étudié (atmosphérique ici). L’exposition étant difficile à modéliser, le lien entre exposition et cancers, c’est à dire l’estimation du risque, est difficile à estimer.
    De plus, l’incinération est un des modes de traitement de déchets les plus utilisés mais les plus contestés en France. Tout nouveau projet d’implantation d’équipement se trouve confronté à des réactions fortes de la population et de ses élus, et ce en dépit des assurances de conformité aux normes les plus exigeantes en la matière. Le manque de transparence des taux de dioxines émises et du fonctionnement des incinérateurs a donc provoqué le développement de peurs alimentées par une médiatisation alarmiste. On constate donc une désinformation de la population sur la réalité de leur exposition aux dioxines à proximité d’un incinérateur moderne, respectant les normes en vigueur.
    Enfin, le syndrome du Nimby plane sur tout projet d’implantation d’une nouvelle usine d’incinération. L’étude sur les nuisances ressenties par la population du fait de l’existence d’un incinérateur et sa capacité à accepter l’implantation d’une telle installation montre un écart très significatif entre CAR et CAP. Cet écart montre l’importance, du point de vue économique, du syndrome NIMBY : on est prêt à payer bien davantage pour éviter de subir des nuisances, que pour supprimer des nuisances déjà subies.
    Mais la population n’est pas « touchée » de la même manière par le syndrôme NIMBY : En effet, le risque sanitaire perçu et les effets de la distance divergent : les personnes qui ne vivent pas à proximité immédiate d’un incinérateur pensent qu’il génère plus de nuisances que ce que perçoivent les riverains proches. De même, les personnes qui connaissent l’incinérateur, car ils habitent à côté, sont moins nombreuses à penser qu’il est dangereux pour la santé que ceux qui ne le connaissent pas. En effet, les personnes les plus proches de l’incinérateur sont les mieux renseignées. Elles ont donc une approche plus rationnelle, moins soumise « aux croyances » et réagissent beaucoup moins selon le syndrôme Nimby.

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  • Le syndrome NIMBY est manifeste lorsque des populations marginalisées et discriminées sont poussées à émigrer dans d’autres lieux : SDFs, réfugiés, toxicomanes, prisonniers, etc. Par ailleurs, une mobilisation de type NIMBY s’organise souvent dès qu’une administration ou une entreprise annonce la construction d’une autoroute, d’un aéroport, d’un centre d’enfouissement, d’une antenne radioélectrique, d’un incinérateur de déchets, d’une ligne à haute tension, etc. Dans tous les cas, des arguments sociaux ou écologiques peuvent être avancés par les NIMBY, mais ils ne sont pas crédibles s’il ne s’agit que de déplacer le problème ailleurs. La difficulté réside souvent dans la preuve irrefutable de la dangérosité du projet contesté. C’est le cas avec les péripéties vécues dans l’affaire des incinérateurs de Fos s/mer. Par ailleurs, des preuves irrefutables peuvent être apportées quant à cette dangérosité, à l’exemple du developpement des procédures sur l’incinérateur de Besançon et le risque de developper des lynphomes. l’importance in fine reside dans la possibilité pour une entreprise une fois installée de pouvoir auto évaluer son incidence environnementale, en quelque sorte l’impact de son systeme de management environnemental.

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  • - les ouvriers conscients des risques réclamment des dédommagements en raison de leur proximité chronique avec le facteur de risque
    - les populations ont des connaissances divergentes sur les effets sanitaires d’UIOM
    - les habitants proches sont plus impactés par les nuisances

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  • L’incinération est aujourd’hui un mode de traitement fortement contesté. Tout projet d’implantation d’usine d’incinération d’ordures ménagères (UIOM) se heurte à de fortes résistances locales qualifié de syndrome NIMBY. Cet acronyme est censé traduire l’attitude d’opposition d’une population locale vis-à-vis d’un projet lorsque celui-ci est susceptible d’entrainer certaines nuisances ou modifications, réelles ou supposées du cadre de vie. Cependant, l’enquête de la D4E révèle que les ménages sont prêtes à accepter le risque s’ils sont dédommagés (dédommagement moyen compris entre 68 et 85 €/ménage/an) et inversement, les ménages sont en moyenne prêts à contribuer entre 40 et 54 €/an, s’ils ont en échange l’assurance de la disparition des nuisances par fermeture de l’incinérateur. Cette contribution monte à 135 – 175 € s’il s’agit de déplacer un projet d’implantation initialement prévu à proximité. L’écart très significatif entre ces deux capacités à payer montre l’importance, du point de vue économique, du syndrome NIMBY : on est prêt à payer bien davantage pour éviter de subir des nuisances, que pour supprimer des nuisances déjà subies.

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  • Bien que la 2,3,7,8-TCDD a été reconnue comme cancérigène par l’IARC dès 1997, l’implication des PCDD en tant que facteur causal dans le développement de cancers bien définis reste toujours controversée. Si la nocivité des dioxines, et notamment de la TCDD (considérée comme cancérigène par l’OMS depuis 1997) n’est plus à discuter, preuve n’a pas encore été faite de leur responsabilité dans la survenue de cancers pour des expositions à faibles doses environnementales « Plus l’incinérateur est loin et moins les gens le connaissent, plus l’imaginaire prend le pas en surestimant l’importance des nuisances« Plus l’incinérateur est loin et moins les gens le connaissent, plus l’imaginaire prend le pas en surestimant l’importance des nuisancesLa cour administrative de Marseille a annulé le jugement du tribunal administratif de la ville qui avait suspendu, le 28 février dernier, une délibération du Syndicat d’agglomération nouvelle Ouest Provence modifiant le plan local d’urbanisme (PLU) du territoire regroupant les communes de l’ouest de l’étang de Berre (Bouches-du-RhôneC’est une première victoire des opposants à l’incinérateur sur la zone portuaire de Fos-sur-Mer, après leur défaite, en avril, concernant leur référé-liberté

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  • Selon les résultats de l’enquête, l’effet NIMBY est causé par plusieurs aspects :

    La décision du projet d’implantation d’une nouvelle UIOM n’était pas prise par les habitants mais par le gouvernement central. Dans ce cadre, les avantages concernant le développement ne sont pas si forts. Si la décision était prise par les riverains ou par le gouvernement local, ou si les riverains faisaient parti à la décision, il n’y aurait pas si de plaintes. Un effet du syndrome NIMBY est que les populations locales pensent qu’ils devraient avoir le choix final et que tout projet affectant la population locale doit clairement bénéficient eux-mêmes, plutôt que des administrations centrales.

    L’information de la population aux alentours de l’incinérateur est très importante. Les citoyens doivent connaitre les avantages et les désavantages avant de prendre des décisions. La connaissance des nuisances et des normes pourrait aider à la diminution de l’effet NIMBY chez les riverains. D’autre part, ces citoyens ont de fortes objections qui doivent être prises en considération par le gouvernement. Leurs questions concernant leur santé et leur qualité de vie doivent être répondues.

    Si une "motivation" financière existe, les riverains "voient" plus d’avantages que des désavantages. Leur décision semble d’être motivée par l’argent offert et non par la protection de leur santé et leur environnement. Ce dernier est montré aussi par le deuxième scénario : Ils refusent de payer pour le déplacement de l’incinérateur.

    Le syndrome NIMBY est plus fort chez la population à distance qui ne connaît pas l’incinérateur et qui suppose qu’il y aurait des nuisances que chez la population qui vit à proximité.

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  • En analysant les deux cas, l’incinérateur de Besançon et celui de Marseille on ne peut que s’étonné devant l’analogie entre ces deux cas et beaucoup d’autre même dans d’autre pays. D’abord la relation entre exposition et la survenue d’un état pathologique ne peut pas être clairement défini et cela grâce à la disparité des effets. C’est cette faille là dans l’évaluation des risques sanitaires de la dioxine qui laisse les autorités local et nationale dans l’incapacité de prendre des décisions concernant la mise en place ou la fermeture d’une usine d’incinération des ordures ménagères. En comparant les deux situations à Besançon et à Marseille, on constate l’hostilité des marseillais a l’implantation d’une UIOM. Tandis que les habitants de Besançon acceptent l’incinérateur même en connaissant les risques sanitaires. Ce qui nous laisse penser que les marseillais on une réaction illogique, disproportionnée et en plus paranoïaque face a l’UIOM. Cela est due à la méconnaissance des marseillais en ce qui concerne les incinérateurs, leurs fonctionnements. Et enfin dans le cas de Besançon, on remarque que le consentement a payer des habitants pour la fermeture d’une UIOM est très inferieur au consentement a recevoir pour l’installation d’un incinérateur dans la localité. Ce qui corrobore d’autres études ou on constate toujours que le CAP est inferieur au CAR.

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  • Ces études montrent les différents contextes de la problématique autour des dioxines en France, avec quelques exemples enrichissants pour la compréhension de la problématique concernant la santé et l’environnement. Même si l’objectif ultime est le bénéfice sanitaire de la population générale, ils diffèrent dans son développement, dû probablement aux objectifs distincts se trouvant à l’origine de la démarche d’analyse :
    Du coté des chercheurs, un souci scientifique de compréhension des risques d’une exposition environnemental aux dioxines pour la population, autour d’incinérateur. Programme multi-étape et transdisciplinaire démontre une relation entre l’exposition et la survenu d’un type de cancer du système lymphatique.
    Du coté des habitant, un souci de protection et un sentiment de peur et colère, les emmènent à s’opposer à l’installation des nouvelles UIOM car ils considèrent subir déjà suffisamment de nuisances à cause de la zone industriel et portuaire proche. Réaction vraisemblable au cas du rassemblement de la commune de Champlan : « la nuisance de trop ».
    De point de vue des autorités, concertant d’une part, cherchant à minimiser la possibilité d’entraves futures contre l’installation des nouvelles UIOM, grâce au renouvellement ou l’acquisition de technologie de pointe dans les UIOM, anticipant l’endurcissement des valeurs limites de rejets et connaissant les soucis des habitat proche de la zone d’aménagement de l’unité. Et d’une autre, défiant et en conflit interne car chaque instance (local, régionale, départementale) veux faire respecter les intérêts de ses administrés, pas toujours similaires.
    L’information doit être un instrument de gestion et non un argument de force. Les préoccupations de la population doivent être prises en compte, mais garder distance des extrêmes. Une population qui veux être écoutée mais qui ne veux pas entendre des raisons, comme une tortue cachée dans sa carapace s’isolant de l’extérieur où il y a les réponses (syndrome de Nimby) est toute aussi négligente qu’une autre instigatrice utilisant des moyennes de pression pour forcer une décision quelque conque lui favorisant.
    Les études doivent se dérouler bien que d’une façon participative, de manière indépendante pour garder son objectivité. La prise de partie précipitée empêche toute bon démarche à bien se finir. Au contraire, tirer des conclusions sur un sujet encore remplie d’incertitudes, ne pourra qu’empirer les situations conflictuels conflits menant à un procès de concertation long, couteux et probablement sans issue.

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  • Le syndrome de NIMBY qui signifie littéralement « pas dans mon jardin », qui généralement s’oppose à toute implantation d’une usine d’incinération d’ordures ménagère est fortement défendu et récurent. Les populations pensent que plus l’incinérateur est loin et moins les gens le connaissent, plus l’imaginaire prend le pas pour caractériser l’importance de ces nuisances, ce qui conduit le plus souvent à surévaluer leur nocivité et gravité. Ce syndrome s’oppose aux résultats de l’enquête de la D4E ; car de cette enquête, il en ressort que 70 % des riverains reconnaissent l’amélioration du traitement des ordures ménagères, qui est, dans l’ensemble, bien ressenti par la population, 80 % y voient même des retombées positives. L’incinérateur est considéré comme moderne et efficace (71 %).

    La population qui s’oppose à la construction des incinérateurs d’ordures ménagères tout près d’eux, à Fos-Sur-Mer a déjà saisi la cour pour l’annulation de la requête introduite par la communauté urbaine de Marseille. Ce dossier démontre clairement la démarche forcée de l’Etat, puisque la population se lamente en disant qu’elle n’est pas écoutée. Selon l’avocat des riverains, on devra épuiser toutes les démarches françaises puis européennes. Par conséquent, des manifestations au siège du Parlement européen sont prévues pour pouvoir porter leur voie plus haute

    On peu donc comprendre que des conflits surviennent, concernant l’implantation des incinérateurs dans la mise en accusation pour leur taux élevé de dioxines émises et le manque de transparence de leur fonctionnement.

    Il se pose ici un problème parce qu’en même temps il faut détruire les ordures ménagères et en même temps leur destruction par incinération produit des composés toxiques. Il faudrait sensibiliser les populations concernant les avantage des ces usines et en même temps s’assurer que les usine implanter respecte les normes d’émission et prenne des mesure afin d’atténuer les nuisances causer par cette dernière (mauvaise odeur, dédommagement, pollution de l’air…). L’incinération est aujourd’hui un mode de traitement fortement contesté, et se heurte à une résistance locale (syndrome de NIMBY). Internaliser les externalités est un des moyens pour limiter les pressions environnementales.

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  • Les Conclusions tirées sont :
    Le risque des installations est lie aux expériences d’accidents du passé (Seveso), aux installations anciennes plus polluantes et aux pathologies développées par les populations vivant à proximité des UIOM, quoique le lien entre l’exposition et ces pathologies ne puisse se faire avec certitude.
    La perception du risque est liée plutôt a la fumée, nuisance visible qui s’identifie comme la source d’émissions des dioxines. Dans ce contexte, l’apparence des installations et leur intégration dans le contexte environnemental joue un role primordial.
    Les réactions contre les UIOM sont plus intenses dans les régions industrielles souffrant déjà d’une exposition à des sources de pollution.
    De l’autre coté une partie de la population accepte les UNIOM comme mal nécessaire. L’acceptation de la population est relative à la connaissance de leur fonctionnement et de leur contribution dans la production d’électricité et de chauffage. L’utilisation de technologies nouvelles et la mise en œuvre de normes plus sévères favorisent l’acceptation sociale.

    Le manque de données scientifiques contribue à l’incrimination des UIOM. Seules les normes imposées peuvent sécuriser la population.

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  • Les incinérateurs ont une triste popularité historique en France. Les populations les connaissent plus par leur pollution que dans le bienfait sur le traitement des ordures. Malgré les progrès technologiques qui ont permis de minimiser les risques de pollution par les incinérateurs,les populations sont restées statiques dans leurs répresentations des incinérateurs.
    Ceci est d’autant vrai que les populations éloignées des incinérateurs ont une perception de dangérosité de ceux-ci au point de s’opposer à toute tentative d’installation d’usines dans leurs communes (NIMBY).
    Ces différences de perceptions relancent la prestigieuse idée de participation communautaire et de communication de proximité dans la conception et la réalisation des projets de porté communautaire.

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  • Les perceptions des risques sanitaires des facteurs environnementaux sur la population sont très diverses. D’un côté, il y a celle qui est plutôt influencée par les idées péjoratives reçues sur la pollution environnementale tel le cas des gens habitant loin de l’incinérateur moderne de l’enquête D4E. Ne connaissant même pas l’incinérateur et les véritables nuisances produites, leur imaginaire surestime largement la nocivité et dangerosité de celui-ci. Cette attitude pourrait être également un effet de la médiatisation qui a été alarmante au sujet des incinérateurs.
    D’un autre côté, une population avertie, en parfaite connaissance de la source de pollution et des mesures de gestion qui ont déjà été faites (cas de l’incinérateur moderne déjà mis aux normes), semble accepter son existence dans leur environnement, dont une partie apprécie même les avantages reçus.
    Il y a également ce comportement de « NIMBY » qui exclue de leur environnement les sources de pollution auto jugées dangereuses et que cette population est prête à payer elle-même pour cette exclusion. Paradoxalement, cette population est prête à payer moins pour ôter cette source de pollution dans leur environnement et est prête à recevoir des compensations pour les nuisances reçues. Ainsi, elle accepte tout de même d’intégrer la source de pollution en moyennant des avantages relatifs à leur vie. Ceci est également constaté pour les Champlanais qui veulent continuer à vivre dans leur commune multiexposée avec la qualité de vie dont ils bénéficient.
    En revanche, certaines études ont établi l’association entre une exposition chronique à faible dose du facteur environnemental sur les risques sanitaires (dioxines de l’incinérateur de Besançon et les lymphomes malins non-hodgkiniens). Ceci rassure de la légitimité des comportements « NIMBY » et des craintes ancrées des installations classées. Aussi, la nécessité des études concernant surtout les expositions chroniques aux faibles doses de facteurs suspectés dangereux s’avère incontournable.
    Par ailleurs, des documents destinés au public comme celui qu’a fait l’InVS sur les dioxines qui est informatif, préventif des risques sur les effets sanitaires des dioxines sont tout à fait utiles pour rassurer la population afin que la présence des sources de pollution puisse être acceptée et que les mesures de gestion des risques acquises et bien appliquées. La mise à disposition de tels documents officiels au public contribuerait à élargir à la fois la vision des défenseurs de l’environnement et de l’Etat concernant la pollution environnementale. En effet, les défenseurs opposent une bataille à l’Etat qui exerce des pressions pour l’implantation des installations classées (cas du projet d’incinérateur à Fos-sur-Mer).

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  • Si la relation entre certaines substances toxiques et l’apparition de maladies en l’occurence le cancer chez des populations données demeure encore objet de plusieurs controverses et etudes,la prise en compte des differents avis et opinions des individus exposés aux differentes nuisances constitue de plus en plus des sujets houleux de débat qui peuvent retentir sur les décisions publiques liées à l’instauration de certaines mesures ou sites.
    Les differences existantes puisent leurs sources dans un premier temps,des interets personnels et institutionnels.En effet,les retombées ne sont pas à considererer d’une facon unique mais le cote personnelle est à priveligier et à etudier de proximité.Si nous nous referons aux differents documents traités dans le cadre de ce TD,nous constatons que des oppositions et des frustrations peuvent se créent entre les riverains et les autorités ou une acceptation presque générale peut etre constatée.Dans un second temps,il ne faut pas éliminer le cote qualitatif qui necessite à mon avis plus d’approfondissement surtout en ce qui concerne la perception du risque.Il s’agit d’une notion tres large é laquelle nul ne peut donner une reponse unique et categorique.Plusieurs facteurs se mettent en jeu dans ces considerations,notement l’age,le sexe,le niveau socio-economique,l’état matrimonial,le niveau d’education,la proximité,l’etat de santé,l’origine,... et qui peuvent etre à l’origine de la non tolerence des nuisibles (Syndrome NIMBY).Il s’agit d’une relativité qui mérite d’etre approchée en profondeur.

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  • La gestion des ordures ménagères est de nos jours un grand casse-tête pour les dirigeants. L’incinération de ses ordures dans certaines normes définies est aujourd’hui la solution efficace trouvée. Mais il s’avère que les fumées issues de cette incinération rejetée dans l’air contiennent des substances appelées dioxines qui sont très toxique pour l’homme selon les études de l’OMS en 1997.
    Une étude sur l’incinérateur de Besançon a révélée qu’il est à l’origine du cancer lymphomes malins non hodgkiniens et plusieurs d’autres pathologies. Les voies d’exposition sont d’ordre directe (par inhalation) et indirecte (par ingestion). Cette dernière a été prouvée grâce aux expériences sur les œufs de poules tout en sachant que leur seul moyen d’exposition est le picotement du sol. Les résultats de ces études montrent une zonation de concentration de dioxine : de plus à moins concentré en s’éloignant de l’usine. Mais l’on lors d’une étude sociale, on constate que les habitants les plus proches sont plus indifférents aux nuisances et impacts sanitaires que les habitants éloignés même si personne n’est prêt à accepter un nouveau projet de construction d’incinérateur dans son jardin.
    Il est alors à remarquer que le vrai problème se trouvent autour des impacts sanitaires liés à la mauvaise gestion des ordures et ceux causés par les incinérateurs. C’est ce qui est à la base du désaccord entre les anti-incinérateurs sur le projet d’installation d’incinérateur à la zone portuaire de Fos-sur-Mer, une zone déjà très polluées par des activités industrielles, et les décideurs politiques.
    Même si jusqu’à présent le lien entre les dioxines et les pathologies avérées ne sont pas très clair, il est quand même utile de tenir compte des résultats de ces différentes études pour éviter au maximum les facteurs de risques et la multi exposition des populations à ces facteurs.

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  • Depuis le développement industriel, la préoccupation principale des personnes a été d’améliorer de mieux en mieux les techniques de production afin d’augmenter le profit. Ce profit est basé sur le revenu que peut avoir à la fin du mois le producteur ou le travailleur.
    Les questions environnementales liées à la santé publique sont les plus récentes, elles concernent l’impact des pollutions industrielles sur les ressources environnementales (par exemple la pollution de l’eau par les pesticides, la pollution de l’air par des incinérateurs d’ordures ménagères, la pollution du sol, l’intoxication des végétaux réduisant la biodiversité etc).
    Depuis l’après-guerre, les grandes infrastructures (routes, voies ferrées, barrages, centrales nucléaires) ont été construites sous la bannière d’un intérêt général qui paraissait tellement évident que sa définition ne sortait jamais du cercle restreint des élites administratives. On s’attachait beaucoup trop à bénéficier de telles infrastructures sans y penser aux conséquences sur l’environnement et sur la santé de l’homme. Dès qu’une technique nouvelle était connue, tous les élus se bagarraient pour l’avoir et faire profiter ses citoyens, d’où le lien très fort entre les élites administratives et les aménageurs. Mais un bouleversement de ce système est en train de se faire depuis que la science s’intéresse aux problèmes environnementaux (malgré qu’ils soient diversifiés et plein d’imprécisions).
    Les enquêtes d’utilité publique, jadis simple formalité, sont aujourd’hui investies par les populations locales. Avec la décentralisation, les élus locaux ont de plus en plus tendance à « lâcher » les aménageurs (EDF, SNCF, entreprises du bâtiment, industrie chimique) pour s’allier aux populations locales, car ils sont tenus pour responsables de la politique d’aménagement. Autre manifestation du changement en cours : l’apparition d’un « marché » des nuisances collectives. A partir de là, on y voit des manifestations contre des projets à utilité publique un peu partout dans les pays développés même, si par exemple ces manifestants ne connaissent pas l’effet que peut causer ce projet. Comme on l’a vu par exemple, 80 % des personnes interviewés ne pouvaient pas donner un effet de la nuisance de l’incinérateur à Besançon. Mais ces manifestations des populations locales sont importantes du fait qu’elles sont une forme d’alerte aux institutions décisionnelles (cas de Fos-sur-Mer). Cet effet appelé ’’syndrome Nimby’’, (’’not in my backyard’’ en anglais pour ’’pas dans mon jardin’’ et implicitement ’’dans celui du voisin si vous voulez’’ est une interprétation du phénomène d’opposition des riverains à tout projet nuisible.
    Cependant, combattre le pouvoir économique du lobby industriel qui s’intéresse de très peu à la nuisance des riverains (bruit) et à la pollution de l’environnement reste toujours d’actualité où, des normes plus strictes sont imposés par le pouvoir étatique.
    Pour adopter une démarche plus raisonnable, il est impératif que les riverains soient bien informés des installations des projets, les enjeux couverts et surtout savoir que le risque zéro n’existe pas car il faudrait produire, travailleur pour conserver voir augmenter une croissance économique tout en respectant des normes de rejet pour l’environnement (Scientifiques-décideurs publique) et une certaine équité sociale (d’où la création d’un espace économique durable).

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  • L’enquête de la D4E menée par le Ministère de l’écologie et du développement durable, dans une zone décrite comme "péri-urbaine et peu conflictuelle", révèle que la présence d’un incinérateur, performant en terme de maîtrise des rejets polluants, est plutôt bien accepté par les riverains.
    L’étude économique révèle un écart très significatif entre le CAP moyen pour fermer l’incinérateur et le CAP moyen pour déplacer un projet d’implantation initialement prévu. Ceci montre d’un point de vue économique, du syndrome NIMBY : on est prêt à payer bien davantage (plus de trois fois plus) pour éviter de subir des nuisances, que pour supprimer des nuisances que l’on subit déjà. les habitants les plus éloignés pensent que l’UIOM génère plus de naissances que les personnes plus proches. De même ceux qui sont à proximité et qui connaissent bien l’incinérateur pensent qu’il est moins nocif pour la santé que les personnes éloignée qui le connaissent mal
    à Fos-sur-Mer, un projet d’UIOM, dans une zone déja soumise à des niveaux de pollution élevés, où une forte mobilisation des riverains contre le projet, soutenue par les élus locaux, a pris une dimension politico-judiciaire, il aurait été intéressant de mener le même genre d’enquête (type D4E) à Fos-sur-Mer, pour préciser le degré de connaissances des nuisances potentielles par les opposants, car l’observation des conflits montre que la logique du débat public peut prendre beaucoup de temps – elle doit donc être anticipée. D’où l’importance capitale de la communication fiable et transparente sur les nuisances générées par ces structures et leurs potentiels effets sur la santé pour gagner la confiance de futurs riverains (entendre et répondre aux inquiétudes légitimes d’une population face à l’implantation d’une structure industrielle lourde et productrice d’un certains nombre de nuisances)..
    La perception plutôt favorable telle qu’elle est décrite dans l’enquête de la D4E serait probablement altérée si les impacts sanitaires mis en évidence par les scientifiques à Besançon étaient confirmés et portés à la connaissance du grand public.

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  • Dans la société de consommation actuelle, les déchets sont de plus en plus importants et de types de plus en plus complexes. Ces déchets doivent être gérés correctement afin d’éviter ou de réduire les nuisances et les atteintes sur la santé de l’homme.
    Il existe actuellement en France deux techniques principales pour traiter les déchets :
    - les décharges (citons ici le cas d’ENTRESSEN où les ordures s’entassaient à plus de 60 mètres de hauteur, rappelons que l’incinérateur de Fos a été créé afin de faire disparaître cette décharge à ciel ouvert, qui avait pour fonction de recueillir les déchets de la ville de Marseille). Ces décharges entrainent, outre des nuisances olfactives, une pollution des sols et par conséquent une contamination de l’eau et des produits consommables irrigués par cette eau contaminée.
    - les UIOM (Unité d’incinération d’ordures ménagères), c’est le mode de traitement des déchets le plus utilisé en France (environ 130 incinérateurs en France actuellement).
    L’incinération va produire à son tour des déchets, notamment les dioxines et les furanes qui sont suspectés pour leur potentiel cancérigène et tératogène. Les dioxines rejetées dans l’atmosphère retombent sur les végétaux et sur l’eau puis se retrouvent dans toute la chaine alimentaire.
    Les effets des dioxines sur l’organisme humain ne sont ni directs ni immédiats, de plus leur nocivité est aggravée par le fait qu’elles ne sont pas dégradables dans la nature.
    Aujourd’hui tout le monde sait que les incinérateurs produisent des dioxines et autres produits toxiques, d’où plusieurs réactions et questions des citoyens qui sont confrontés à l’installation d’un incinérateur dans leur environnement proche :
    - Actuellement il n’y a pas, à proprement dit, de risque mesurable entre une population habitant prés d’un incinérateur et les autres, mais cela ne veut pas dire qu’il n’en n’existe pas.
    Une étude sur les rejets de l’incinérateur de Besançon a montré l’augmentation du risque de développer un lymphome non-hodgkinien pour les personnes résidant à proximité d’un incinérateur. Mais il s’agit d’une étude isolée dont les résultats doivent être confirmés par de nouvelles études épidémiologiques. Cependant, cela contribue à maintenir la crainte des populations déjà sensibilisées.
    - Les nouveaux incinérateurs d’ordures ménagères émettent moins de dioxines mais dans un même temps, il en faut extrêmement peu pour avoir des conséquences sur l’homme. En effet, les résidus de dioxine existent à des teneurs très faibles, de l’ordre du picogramme dans tous les produits d’origine animale, à des taux plus ou moins élevés.
    Une exposition régulière à des concentrations très faibles sur une longue durée est jugée comme une situation à risque.
    - La part d’inconnue est également extrêmement préoccupante. En effet, les scientifiques n’ont pas encore analysé la totalité des substances (de l’ordre du millier) qui s’échappent d’un incinérateur.
    En effet, face à l’hétérogénéité de nos déchets, personne ne connaît ou n’a pu évaluer les interactions possibles entre les différents composants incinérés.
    Tout ceci entraine chez le citoyen, des craintes et une grande méfiance envers les UIOM, d’où la naissance en France depuis quelques années, de forts mouvements d’opposition à l’installation d’incinérateurs, ces mouvements invoquent les risques sanitaires et environnementaux.
    L’image de l’incinérateur est mauvaise.
    Une étude a été réalisée par D4E sur « le Consentement local à payer et localisation d’un incinérateur ». Tout d’abord, cette étude ne va évaluer que les nuisances (cad les désagréments locaux tels que le bruit, les odeurs ou le trafic) ressenties par la population. L’étude contingente en question ne porte en aucun cas sur la pollution atmosphérique et ses risques pour la santé.
    Face à la contestation, cette étude va mettre en avant deux éléments importants :
    - le refus des citoyens reposerait sur le syndrome de NIMBY : « pas dans mon jardin, dans celui du voisin si vous voulez ». Selon cette interprétation, les riverains s’opposeraient catégoriquement à tout projet pouvant engendrer des nuisances ou représenter une menace pour leur environnement.
    Le syndrome NIMBY désigne l’attitude des personnes qui veulent tirer profit des avantages d’une technologie moderne, mais qui refusent de subir dans leur environnement les nuisances qui en découlent. Les NIMBY essaient alors de transférer ces nuisances à d’autres membres de la société, ce qu’ils parviennent parfois à faire s’ils disposent d’un plus grand poids économique ou politique. Le résultat, c’est une concentration des industries polluantes et des nuisances dans les zones économiquement faibles, c’est le cas par exemple de Fos sur Mer ou de CHAMPLAN.
    En définitif, nous pouvons dire que le syndrome de NIMBY se manifeste lorsque les intérêts particuliers s’opposent à l’intérêt général. Jusqu’à il y a quelques années, les grandes infrastructures (routes, voies ferrées, barrages, centrales nucléaires, incinérateurs…) étaient construites en vue de l’intérêt général et ces projets n’étaient jamais contestés par la population locale. Il serait bon de s’interroger sur ce changement d’attitude.
    De plus, avec la décentralisation des pouvoirs, les élus locaux s’allient aux populations locales, car ils sont tenus pour responsables de la politique d’aménagement mais également de tout ce qui se passe sur leur territoire.
    La mise en avant du syndrome de NIMBY est celle des aménageurs. Les citoyens s’opposent à un projet tout en reconnaissant sa validité et la nécessité de sa construction, il faut juste le « construire ailleurs », ils ne proposent pas de solution en échange.
    - La deuxième idée de ce rapport est que « tout a un prix » et cette étude se propose d’évaluer économiquement les nuisances ressenties par les riverains.
    Les aménageurs vont alors mettre en place plusieurs stratagèmes pour parvenir à leurs fins, ils vont instaurer des débats publics afin d’aboutir à une négociation mais également proposer des compensations financières pour pallier aux nuisances.

    En conclusion, il est important de constater que ce syndrome de NIMBY se généralise et qu’il ne se limite plus à des installations jugées très polluantes ou très dangereuses, il concerne également maintenant les parcs éoliens, les prisons,… Ceci traduit la perte de confiance de la population à l’égard des décideurs politiques ou économiques et à l’égard des experts scientifiques. Des craintes apparaissent. Dans le cas de l’incinérateur, le rapport sur les « 65 questions réponses sur les incinérateurs et les dioxines » publié par l’INVS tente de remédier à cela en apportant des réponses simples et claires pour le citoyen soucieux de s’informer.

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  • Le traitement des déchets par l’incinération a Crée un risque peut être qualifié d’émergent. L’émission des dioxines par les usines d’incinération à donner lieu des problèmes de type sanitaire et même environnemental. La méconnaissance ou l’ignorance des nuisances générées par ces usines à causé la propagation des problématiques sanitaire dommageable pour l’ensemble des riverains qui vivre a la proximité des usines même plus loin. La diffusion du panache de la cheminée dans l’air et influencé par différente paramètres : la forme et la taille de la cheminée, les flux et la concentration des polluants, la direction des vents dominants, la topographie du paysage environnant, la nature des sols.
    La Direction des études économiques et de l’évaluation environnementale (D4E) a confirme par leur étude que l’évaluation des nuisances ressenties par la population du fait de l’existence d’un incinérateur. « Plus l’incinérateur est loin et moins les gens le connaissent, plus l’imaginaire prend le pas en surestimant l’importance des nuisances ». La communication des résultats des recherches des effets nocifs des incinérateurs ont manifeste l’émergence des organismes de défense contre ces incinérateurs pour obligé les autorités de trouvé des solutions fiable et de mettre le doit sur la problématique. Mais on constate que de certains acteurs politiques auront du mal à approuver une décision jugé nécessaire à une gestion de telle risque.

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  • Les incinérateurs font peur car n’ont pas bonne image c’est le syndrome de NIMBY. les incinérateurs sont responsables de l’exposition au dioxine.Même s’il n y’a aucune preuve de la responsabilité de dioxine dans dans la survenue des cancers les études menées, même si la modélisation n’a pas été facile à mettre en place, les associations ont été établies entre l’exposition au dioxine provenant des incinérateurs et l’augmentation des lymphomes malins non Hodgkinien.Les enquêtes menées pour cette crainte d’incinérateurs à reveler que la grande majorité des riverains d’incinérateurs ne se font pas de souci sur leur santé par rapport aux incinérateurs.Les riverains ne perçoivent pas le risque de même manière et ils n’ont pas tous la même vulnérabilité.C’est plus ceux qui vivent loin des incinérateurs qui ne connaissent pas les incinéraeurs qui surestiment dans leur imaginaire l’importance des nuisances.En plus il y a des intérêts économiques car certains imaginent que l’ installation un incinérateur dans la zone degradera la valeur de l’immobilier d’où le procès d’intention en vu de protéger non pas l’environnement mais les intérêt économique représenté par l’immobilier,une bonne image de la commune.Car les incinérateurs construits sont faits aux normes européennes.Une bonne communication s’impose et une étude d’impact sanitaires avant l’installation d’incinérateur est nécessaire pour convaincre tous les parties prenantes et améliorer ainsi l’image d’incinérateurs.

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  • Pour établir le lien entre exposition aux dioxines et la manifestation du cancer, plusieurs études ont été utilisées :
    - Etude cas-témoin : milieu naturel-milieu anthropisé
    - Etude toxicologique pour le cas de lymphome humain
    - Etude épidémiologique sur l’alimentation qui a démontré la présence de dioxine de façon irréfutable dans les œufs
    Mais aucune des études n’a pu déterminer avec exactitude la causalité de dioxine dans la manifestation du cancer.
    Le syndrome NIMBY n’est pas forcement lié aux résultats des études menées, mais plutôt un état de rejet psychologique de déchet par une population donné. D’où la réaction les opposants à l’installation d’une nouvelle usine d’incinérateur. La population pense que le site d’installation est déjà pollué et qu’une nouvelle installation ne pourra que polluer d’avantage la zone. Dans ce cas, même si les études ont été réalisées pour chaque installation de façon isolée, il est important et même recommandé de faire une étude qui prend en compte l’effet cumulatif des toutes les installations dans la zone.

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  • Les différences sont la résultante des sensibilités et des points de vue des uns et des autres. Mêmes les intérêts peuvent entrer en jeu, pour influencer les résultats des études faites dans le sens de prouver l’impacts des usines d’incinérations des ordures ménagères sur la santé des communautés.
    L’hypothèse selon laquelle il y a une association entre l’exposition environnementale à la dioxine et la survenue de lymphomes malins non hodgkiniens est indéniable.
    L’exposition des communautés peut continuer malgré la prénces d’UIOM lorsque ces usines échapent aux normes de construction et de fonctionnement

    Des campagnes de sensibilisation et de médiatisation sont très indispensables pour informer les communauté sur l’importance des UIOM avant de les construire, et leur montrer avec des données à l’appui comment ils seront protégées contre d’éventuelles expositions issues de la présence de ces usines dans leur localités.
    On a vu à mainte reprise que ceux qui ont des intérêts à proteger essayent par tout moyen pour obscurcir tout danger dont leur infrastructure ferait l’objet sans considérer l’impact sanitaire et environnemental issu de telles infrastructures, il faudrait alors qu’il y ait un organe de régulation mandaté par le pouvoir public pour concilier les uns et les autres pour l’intérêt de tout le monde

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  • les sociétés de consommations sont tournée vers la production massive de déchets et produits inutiles qui a pour conséquent le développemnet de nombre croissant d’usine d’incinération d’ordures ménagères ,la FRANCE compte le nombre le plus important d’UIOM ce qui a mobilisé des centaines d’opposants et associations à dénoncer les risques encourus par les populations habitant à proximité des incinérateurs, et à tirer la sonnette d’alarme sur les risques de cancer (dioxine).
    la production des déchets est passée au double depuis 40 ans avec 360 kilos de déchets par an et par habitant, soit environ 1kg par jour et par personne.
    Cette masse considérable de déchets pose de nombreux problèmes, du fait de sa croissance constante (1 à 2% par an et par habitant), des difficultés de son traitement en aval et de la production toujours plus importante en amont de biens de consommation.
    En effet, la gestion des déchets coûte cher aux collectivités, pollue l’environnement et peut avoir des conséquences graves sur la santé des riverains.

    un plan d’action a été definit par ministère de l’Ecologie et du Développement durable (MEDD) ayant pour objectif de stabiliser la production des déchets à l’horizon 2008.l’ADEME
    a pris le pas par le lancement de la première grande campagne de prévention des déchets "Réduisons vite nos déchets, ça déborde" ,visant également à sensibiliser les consommateurs sur les pratiques simples et efficaces qui diminuent au quotidien la production de déchets.

    si la population démontre clairement son adhésion aux actions préventives et campagnes de sensibilsation on constate une mobilisation des riverains et associations face à l’arrivée de tout projet d’implantation d’une nouvelle UIOM. ,le Nimby « pas dans mon jardin » exprime clairement ce rejet par les habitants. on constate une réticence et des mouvements de contestation face aux nouvelles installations des UIOM les anciennes sont acceptés par les habitants.

    l’étude meneé par le ministère chargé de l’environnement a été surprenante puisqu’elle a démontré que les opposants qui ne vivent pas à proximité immédiate d’un UIOM développent des angoisses et des craintes plus que les riverains qui habitent à proximté des incinérateurs et le connaissent.

    la contibution des études dans l’incrimination des UIOM laisse plusieurs points d’interrogation en prenant pour exemple le cas de BESANCON .
    dans les études réalisés ont porté sur :l’alimentation,l’analyse qui démontre que le risque de développer un lymphome malin non hodgkinien est 2,5 fois plus élevé pour les habitants de la zone la plus exposée que pour ceux de la zone la moins exposée,la prise en compte des diffusions atmosphérique ,des émissions de dioxine selon la topographie du paysage environnant, la nature des sols, la direction des vents dominants , le flux et la concentration des polluants. les études n’arrivent pas à mettre en évidence le lien entre la pathologie et l’ exposition environnementale.

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  • Les risques et acceptabilité liés aux usines d’incinération d’ordures ménagéres (UIOM) sont traités dans ce TD sous différentes angles. En effet la considération du risque sanitaire lié aux UIOM fait référence aux difficultés méthodologique qui apparaissent lors d’évalution du risque (article sur l’IUOM de Besançon) et la considération de son acceptabilité est plus ou moins révélateur (enquête de la D4E).
    La conclusion de l’enquête de la D4E est trés significatif :
    " Plus l’incinérateur est loin et moins les gens le connaissent, plus l’imaginaire prend le pas en surestimant l’importance des nuisances."
    Plus l’incinérateur est loin plus les gens se sentent non seulement rassurés mais également sécurisés. Les connaissances directes que les gens ont des incinérateurs, entre autres les odeurs ainsi que les nuisances (sonores et visuelles) occasionnés découlent du syndrome NIMBY ( Not In My Backard). Personnes ne souhaitent avoir à côté de chez soi une IUOM ne serait-ce que par les impacts négatives qu’elles engendreraient dans leurs quotidien. C’est une réaction sociologiquement comprise et accepté d’où l’enquête de la D4E qui vise à s’interroger sur cette même question en considération d’aspects beaucoup plus esthétiquse, modernes et réglementaires de nouveaux UIOM. Les résultats de l’enquête prouvent qu’en réalité les connaissances et l’imaginaires que les gens peuvent avoir jouent un rôle trés importants.
    Fournir à la population de amples connaissances sur les risques qu’occasionnent un incinérateur facilitent la considération et l’acceptation qu’ils vont en faire.
    La plaquette des 65 questions-réponses réalisée par l’INVS est un trés bel outil d’information pour la population qui souhaite de plus en plus savoir quels sont tout les risques auxquels ils sont exposés et surtout quels effets cela peut avoir sur leur santé. Donc le syndrôme NIMBY peut être atténuer par l’apport de la connaissance au pubique. La conclusion de la D4E est assez significatif à ce sujet. De plus le cas du projet d’incinérateur à Fos s/mer aurait peut être pu se faire accepter par la poppulation, si ce projet avait suivit une bonne procédure d’avis de la population c’est à dire de mise à leur disposition d’argument positive sur les impacts de ce nouveau projet. Autrement dit, le refus de ce projet par les habitants est tout à fait compréhensible. Il ya un effet de multi-exposition à différents risques (tel qu’à Champlan), la moindre des choses de la part de la Préfecture aurait été d’impliquer et de rassurer la population en leur apportant des informations trés précises sur ce projet. L’enquête de la D4E est probante : la population a été intérrogé en considération d’un UIOM moderne, esthétique et respectant les réglementations. Dans ce cadre, même ceux qui la subissent ne s’en aperçoivent même plus et demande un faible dédommagement. Donc tout est question d’implication de la population qui souffrent immaquablement du syndrôme de NIMBY est qui ne demande qu’à être informé, rassuré et impliqué dans ce qui peut mettre en danger leur région, leur vie , leur santé.

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  • Il faut noter en premier lieu, que l’étude D4E, et le cas de Fos sur Mer se base en grande partie voire totalement sur le ressenti de la population, ce qui est donc globalement subjectif. Cela peut se rapporter au cas de multi-exposition de la commune de Champlan qui présentait différents types de ressentis, souvent influencés par le projet de vie de chaque individu. Cette notion de subjectivité a un rôle important dans le cadre des incinérateurs et des effets des dioxines.
    A la différence du cas de Besançon, qui se base sur une étude épidémiologique et des échantillons de sols et des tests sur des denrées alimentaires locales.

    La méconnaissance des tenants et des aboutissants d’un projet d’usine d’incinération par la population amène au phénomène NIMBY. A savoir, moins je connais, plus j’ai peur et donc moins je le veux près de chez moi. Ceci même si la personne sera usager de l’installation en question.

    L’ancienneté de l’installation ou sa mise aux normes fait également une grande différence, en effet dans le cadre de l’étude D4E, l’installation est aux normes et anticipe d’ailleurs sur les futures normes. La population se sent alors plus sécurisée que si l’installation est plus ancienne.

    Le lieu d’installation est également important. Le cadre de l’étude effectuée par D4E, étant un « site péri-urbain et peu conflictuel, avec une installation moderne qui a anticipé les nouvelles normes européennes », c’est une différence notable avec le cas de Fos s/mer, dans lequel le projet s’intègrerait dans une zone industrielle et portuaire qui est déjà soumis à de multiples pollutions.

    La communication avec la population est primordiale, et ce dès le début du projet, qu’il s’agisse d’une installation ou d’une mise aux normes. C’est un des écueils du dossier de Fos s/ mer (enquête publique).

    Il faut que les peurs des populations puissent être entendues et surtout trouvent des réponses, ne pas laisser sans information. En communiquant, avec les riverains des installations ou futures installations, les peurs ressenties pourraient être atténuées, et les solutions de réduction de l’exposition (si exposition il y a)présentées.

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  • Dans un projet tel que l’implantation d’équipement d’incinération des déchets, les autorités et porteurs de projets se retrouvent confrontés à des problématiques de différents ordres.

    Il y a tout d’abord une réalité environnementale : les UIOM émettent de nombreux polluants dans l’atmosphère, et le cas particulier des dioxines indique qu’elles peuvent polluer les sols environnants et contaminer la chaîne alimentaire. Pourtant d’un autre côté, l’accumulation des déchets mis en décharge pose également des problèmes d’ordre environnemental et sanitaire. On a tenté d’y répondre par le biais de l’incinération, technique désormais encadrée par des normes strictes en matière de limitation de la pollution. Malgré cela, les UIOM ont souvent mauvaise réputation et le débat reste entier, notamment au travers des points suivants :

    1) Des accidents comme celui de Seveso ont révélé le pouvoir fortement cancérigène des dioxines, en particulier de la 2,3,7,8-TCDD. Malgré de nombreuses études épidémiologiques et expérimentales, tous les congénères ne sont pas reconnus comme cancérigène au même titre que la dioxine Seveso.

    2) Concernant les effets à faibles doses, les résultats sont encore plus controversés mais des études comme celle de Besançon suggèrent une corrélation entre exposition environnementale à la dioxine et la survenue de cancers. Cette étude a nécessité le développement d’un modèle pour la diffusion atmosphérique des polluants puis la validation de ce modèle en le comparant aux concentrations réelles de dioxines dans les sols. Toutefois pour les dioxines il existe un vrai problème dans l’établissement de la relation entre exposition et pathologie : la principale voie d’exposition est la voie digestive et suppose donc d’estimer le paramètre origine et la nature des denrées alimentaires consommées, donnée individuelle extrêmement variable et difficile à appréhender.

    3) Par ailleurs, l’étude D4E rappelle qu’autour de la question des incinérateurs, on retrouve la notion de nuisance ressentie par la population locale. Globalement, il existe une forte réticence vis à vis de ces installations, alimentée par les épisodes de pollution, le manque de transparence sur les émissions de nombreuses UIOM et une médiatisation alarmiste du sujet. Or on observe que ces réticences sont d’autant plus fortes que l’incinérateur est loin. C’est aussi ce que traduit le phénomène NIMBY, lorsque des riverains refusent de subir les nuisances possibles associées à une installation. Dans le cadre de l’étude D4E, cette perception de nuisance a été monétarisée afin de déterminer la somme que les riverains pourraient accepter en dédommagement des nuisances subies à cause de l’incinérateur.

    4) Etant donnés le manque de consensus autour des risques à long terme d’une exposition aux dioxines et la complexité des enjeux et des intérêts des différents acteurs il est essentiel dans le cadre de projets en lien avec l’ouverture et la gestion d’UIOM de jouer la carte d’une approche démocratique et transparente. Fos –sur-Mer en est un contre-exemple, où la méfiance et les tensions ont été cristallisées car un projet d’implantation d’UIOM a pu avancer malgré l’opposition largement partagée par les riverains.

    Ces différents points illustrent la nécessité d’une approche participative et citoyenne de la gestion du risque sanitaire. Il en va d’une meilleure acceptabilité de ce type de projet. Enfin, on peut également réfléchir de manière encore plus globale au problème autour des dioxines en réfléchissant par exemple à la réduction des émissions de polluants en amont, via une réduction de la quantité et de la dangerosité des déchets, en reconsidérant nos modes de consommation. C’est d’ailleurs un des axes mis en avant par la D4E pour améliorer les performances des UIOM et réduire l’exposition des populations. L’éducation et la responsabilisation du consommateur, pourraient contribuer à atténuer le phénomène NIMBY du fait d’une meilleure compréhension du cycle de vie des produits et les implications de chaque acteur tout au long de la chaîne.

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  • Le cas de Besançon est proche de celui de Champlan, dans la mesure où dans les deux cas, il s’agit d’un signal environnemental, sauf que dans les cas de Champlan il n’y a pas de cas particulier de pathologie avérée due aux nuisances, aucune étude n’a démontré un excès de risque sanitaire particulier .Par contre, dans le cas de Besançon, les riverains attribuaient la survenue des lymphomes non Hodgkiniens aux rejets de Dioxines.

    A côté, le NIMBY illustre bien l’influence de la composante psychosociale car à Champlan , pour la majorité des riverains , les avantages que leur offrent la commune suffisent à compenser les nuisances à s’y adapter et même à les ignorer, bien qu’ils ne soient toujours pas près à accepter une nouvelle source de nuisances (un nouve incinérateur).Pour Besançon, les riverains seraient près à percevoir des indemnités pour ignorer les méfaits des incinérateurs bien que des études aient prouvé une présence de lymphomes malins non Hodgkiniens un peu plus élevé dans les zones les plus exposées.

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  • Les résultats obtenus par les scientifiques de l’équipe de Besançon prouvent que la survenue de lymphome mali non hodgkinien est probablement imputable aux dioxines. Cette incertitude est liée aux difficultés qu’ont rencontrées les scientifiques de l’équipe de Besançon dans les méthodes de modélisation pour établir de manière plus plausible la relation entre exposition aux dioxines et la survenue du cancer malin non hodgkinien.

    Cette étude des scientifiques de l’équipe de Besançon marque le début du syndrome de NIMBY, où personne ne veut que les incinérateurs soient proches d’elle. C’est le cas par exemple des habitants de Fos-sur-Mer, les anti incinérateurs qui pensent que leur ville est suffisamment trop exposée aux multiples pollutions ( la pollution atmosphérique du fait de la présence du port) pour encore abriter l’usine d’incinération du département. Ils réclament la démocratie participative du fait n’avoir pas été écoutés dans la conception du projet et rejettent les résultats des enquêtes menées par la préfecture avant l’installation de l’usine.

    Par ailleurs, les études menées par la D4E montrent une situation ambigüe. En effet, si l’on se base sur les résultats obtenus par les scientifiques de l’équipe de Besançon, les personnes qui sont proches des usines d’incinération devraient être les plus exposées et donc ceux qui doivent plus se plaindre de l’installation des UIOM, opter pour leur déplacement et exiger des dédommagements de la part des autorités centrales. Paradoxalement, les résultats des études de la D4E nous amènent à une situation préoccupante où les habitants les plus proches des UIOM sont les moins plaignants en termes de nuisances et de dédommagement (à part quelque personnes de la basse classe) et reconnaissent les avantages des UIOM pour l’aménagement ou la salubrité de leur environnement immédiat. Mais contrairement à ceux-ci, les populations qui sont un peu plus loin des UIOM imaginent le pire et pensent être exposées à un grand risque malgré qu’ils n’enregistrent aucune nuisance de la part des UIOM.

    De ces différentes études, il ressort que la perception des risques sanitaires liés aux usines d’incinérateur des ordures ménagères est relative et reste jusque là un peu imaginaire. Cette situation est la cause de l’incertitude des différentes études menées pour lier la survenue du cancer et l’exposition aux dioxines générées par les UIOM. Des études supplémentaires méritent d’être poursuivies pour déterminer avec beaucoup de certitude la relation entre la survenue du cancer et l’exposition aux dioxines, afin que les populations soient suffisamment éclairées et sensibilisées sur les atouts des UIOM

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  • les UIOM constituent des solutions à la problématique des déchets solides. Ainsi elles permettent une élimination des décharges sauvages qui constituent une source de nuisance avec des odeurs nauséabondes, et de prolifération d’agents pathogènes. Mais l’application des normes européennes, les anciennes usines par la quantité de polluants qu’elles émettent dont les dioxines ont provoqué le développement de plusieurs pathologies, le plus souvent des cancers au sein des populations riveraines.c’est pourquoi les nouvelles installations ont hérités cette image négative de ces anciennes usines et se heurtent à la psychose des populations des populations généralement soutenu par les élus qui se heurtent souvent aux autorités administratives. le droit d’implantation est octroyé à la suite d’étude de risques d’impacts sanitaires qui n’ont pas encore pu en mettre un lieu entre les faibles doses dioxines et le développement des cancers. cependant on pourrait attribuer cette méfiance des populations à tout nouveau projet d’implantation dune UIOM couramment qualifié de syndrome de NIMBY, à une méconnaissance des normes en vigueur et les process d’élimination de ces ordures. Puisque la plupart des riverains les plus plus proches de ces sites sont contre leurs déménagement et affirment n’est pas être gênés par ces activités.
    Mais vu le caractère persistant et bioaccumulables des dioxines ainsi que leurs potentialités de se fixer sur les colloïdes du sol et les effets possibles à long terme, ne devrait-on prendre au sérieux la réticence de certains riverains ?

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  • les différents articles traitent de la problématique de la perception des risques de pollution aux dioxines liés aux UIOM chacun à sa manière mais qui sont complémentaires pour la compréhension et la gestion des risques réels ou supposés.
    - les études de Besaçon abordent le problème du point de vue épidémiologique et mettent en évidence une corrélation entre proximité aux UIOM et contamination aux dioxines puis apparition de cancers. La modélisation de la distribution géographique des cas de cancers s’est revélé topographie dépendante et pas concluante sur tous les sites géographiques. Il a aussi été mis en évidence une contamination des oeufs produits dans les élevages à proximité des incinérateurs, ce qui exposerait les consommateurs à une intoxication alimentaire mais cette exposition n’a pas été mésurée pour les oeufs.
    l’aspect social de la problématique de la proximité aux UIOM est mis en évidence par l’étude du D4E à travers la perception et l’acceptabilité du risque lié aux UIOM par les riverains. Elle a été fondée sur le symdrome de nimby et a confirmé le fait que la perception du risque dépend de la connaissance qu’on en a qui elle à son tour dépendant de la proximité au site d’émission. L’acceptabilité se mésure par le consentement à contribuer à éloigner l’UIOM. 
    Il aurait été intéressant d’effectuer le même type d’étude à FOS-SUR-MER, théâtre d’une bataille juridique sur l’implantation d’un incinérateur.

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  • Les grandes conclusions qui se dégagent des différentes études de cas sont les suivantes :
    Dans toute étude il est important d’associer les cibles primaires que sont les riverains des sites à toutes les phases du processus d’étude.
    Qu’une plate forme de dialogue permanent sous développer afin de donner des reponses aux préoccupations des riverains des sites incriminés.
    Que le protocole de recherche prenne en compte les les préoccupations des populations riveraines.
    Que l’effet cocktail des nuisance soit considérer afin de répondre aux inquiétudes des populations.
    Les populations résidents près des sites perçoivent mieux les nuisances que celles qui habitent loin des structures incriminées(Syndromle de NIMBY.

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  • Parmi les pratiques qui peuvent être une solution pour éviter l’accumulation de ces déchets partout dans le monde les UIOM peuvent être une alternative. Pour autant, à l’instar de ce qui se passait à Fos/mer faisant l’objet de controverses à n’en plus finir, de l’enquête effectuée par leD4E qui est en contradiction au syndrome de NIMBY ( 2 personnes sur 3 ne trouvent pas d’inconvénient à l’implantation d’une UIOM ) et l’étude effectuée au Besançon sur une UIOM qui peut être sujette à de critiques malgré la preuve à peu prêt certaine de lien d’association entre cancer et UIOM on est emmené de trancher si c’est vraiment la voie préférentielle.
    En effet, les points de vue divergent presque toujours entre la population « victime » des installations et du pouvoir public qui sert « l’intérêt général ». Sans revenir sur ce qui se passait à Fos/mer qui souffre surtout d’une insuffisance d’information sur l’incinérateur à mettre en place et d’une inquiétude plus ou moins justifiée de la population liée à une possible superposition de polluants dans la zone d’implantation, on peut affirmer que les incinérateurs sont sans danger si entourés de mesures de précautions plus ou moins précises.
    En effet, des études montrent que même pour les travailleurs de ces usines qui bien que n’y sont présents qu’environ 40 h/ sem., il n’y a pas surplus de cas suspects de cancers liés au UIOM. En outre, seule la dioxine de Seveso est considérée comme cancérigène par l’OMS, et que l’exposition à faible dose (la plupart des expositions environnementales) ne sont pas si nocifs qu’on ne l’y pense.
    Parmi les mesures de précautions, le cas de Besançon peut servir de leçon, ainsi on peut aménager les PLU pour construire les lieux d’habitations dans les zones de plus faibles expositions (ici partie sud-ouest), ou choisir le panache du cheminée vers les zones moins habitées, des pratiques d’élevages et de consommation prudentes (éloigner les volailles des zones de forte exposition,dans notre cas là où on a récolté l’échantillon d’œuf en 1 et 3 et niveau de pollution de sol moins élevé), consommation de volaille issue de ces zones espacée,
    lavage bien suffisante des fruits et légumes supposés issus de la zone d’exposition).
    Malgré tout, minimiser les dangers liés aux dioxines serait d’une imprudence flagrante, mais comme on est dans une société de risque comme le disait Ulrich Bech dans son livre « une autre voie de modernité » il est du devoir des décideurs de prendre les mesures appropriés (actions immédiates et/ou actions référées) en fonction des signaux de dangers issus de la population et des scientifiques, de veiller à ce que les incinérateurs respectent les normes les plus récentes en vigueurs, et de ne pas hésiter à recourir à d’autres moyens de traitements de déchets moins risqués (encouragement des compostages individuels par exemples) si les situations les permettent.
    En tout état de causes, il faut toujours avoir à l’œil que presque tous les problèmes environnementaux actuels tournent autour des effets à long terme, dioxine compris, donc il est surtout du devoir de la science de fournir des données les plus fiables en matière de gestion de risque et pour le cas particulier de la dioxine son dosage dans le lipide sanguin peut-être une issue salutaire pour améliorer le problème de design toujours attribué à ces évaluations d’expositions au dioxine à l’échelle de la population.

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  • En vu de limiter la multiplication des décharges d’ordures ménagères à ciel ouvert, pouvant diffuser vers plusieurs cibles et entraîner des risques sanitaires de grande envergure, les UIOM sont proposées comme solution de rechange. Mais cette alternative n’est pas toujours bien accueilli au sein des populations et même par certaines organisations de défense de l’environnement (opposants à l’incinérateur). La revue des écrits d’une part à Fos/mer fait l’objet de controverses interminables (la crainte de voir un cumul de polluant) entre riverains et pouvoirs publics. Il ya également la menace du syndrome de NIMBY qui est permanent(Les populations pensent que plus l’incinérateur est loin et moins les gens le connaissent, plus l’imaginaire prend le pas pour surestimer coté l’importance de ces nuisances), ce qui peut nécessiter de gros investissements si l’on veut, la contourner par d’autre mesures incitatives.Les facteurs de motivation ressortent dans l’enquête diligentée par la D4E et montre au contraire un attrait des populations pour la construction d’UIOM qui peut générer des avantages. Or l’étude effectuée au Besançon sur une UIOM mener avec difficultés méthodologiques pour établir de façon indiscutable le lien entre exposition et cancers dans la modélisation des paramètres à conclu à une association entre l’exposition à la dioxine et la survenue de lymphomes malins non hodgkiniens. À travers ces études nous voyons le poids des riverains (populations) dans ma mise en place de ce type de projet. Ceci pose la problématique de l’information et de l’implication des populations qui subissent très souvent l’action des pouvoirs publics dans la réalisation d’UIOM. Les populations ont le droit d’être véritablement informées sur les risques sanitaires et impliquées à la gestion de ses risques sans faux fuyants car il ya certainement des risques à long terme liés à la dioxine.

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  • Selon l’étude la Direction des études économiques et de l’évaluation environnementale (D4E) du ministère chargé de l’environnement intitulée "Consentement local à payer et localisation d’un incinérateur" les nuisances sont d’une part une acceptation sociale. On remarque que plus l’incinérateur est loin et moins les gens le connaissent, plus l’imaginaire prend le pas en surestimant l’importance des nuisances. Ce qui montre donc que les incinérateurs sont accusés souvent à tort par certains riverains. le syndrome du Nimby hante tout projet d’implantation d’une nouvelle UIOM. Dans ce cadre, le ministère chargé de l’environnement a décidé de quantifier monétairement les nuisances perçues par les riverains d’une infrastructure d’incinération. On notera que les agriculteurs, les artisans et les commerçants, les ouvriers et les employés demandent un dédommagement plus important que les cadres supérieurs. Ce sont eux les anti incinérateurs. De même, quand on propose aux gens de payer pour fermer l’incinérateur et le déplacer à 40 kilomètres, le personnes de plus de 50 ans sont prêtes à payer davantage que les autres, la moyenne s’établissant entre 40 et 54 euros par ménage et par an. Les femmes sont surtout les plus exigeantes.Les débats sont ouverts entre l’administration publique et l’intercommunalité à propos des risques et acceptabilité de l’implantation des incinérateurs des ordures ménagères.

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  • Ici on cherche à travailler sur l’impact des incinérateurs d’ordures ménagères le fais qu’ils soient accepté par les populations par comparaison de nouvelles implantations à celle déjà existante.

    Le syndrome NIMBY ( not in my back Yard) signifiant " pas dans mon arrière cour" indique le refus de la population de voir s’installer une unité d’incinération d’ordures ménagère UIOM à proximité de chez soi.
    Ce syndrome peut s’expliquer par la non connaissance des nuisances générées par ces installations, mais aussi par la pollutions visuelle qu’elle peut engendrer, les fumées, les cheminées etc. De nos jours nous avons la même chose au niveau des éoliennes.

    Le rapport D4E nous montre que la population proche des UIOM semble ne pas trop se poser de questions et être relativement tranquillisé par rapport aux nuisances qu’ils ont tous les jours.A contrario la population peut également voir les bénéfices des UIOM dans le cadre de la production de chauffage (chauffage des groupes scolaires, piscines etc...) ce qui permet d’un coté de traité les déchets mais également de réaliser de économies lors de la production de chauffage domestique.
    Les UIOM anciennes posent éventuellement des problèmes de mise aux normes (filtrations des fumées et dépollutions de celles-ci) mais la population vivant sur ces sites ont fait le choix soit d’y rester soit de s’accommoder des contraintes éventuelles, sinon ils ont déménagés.
    L’implantation des UIOM est principalement lié a des aspects politico - économique plutôt que sanitaire.

    On peut conclure également que plus la population est éloignée des UIOM, plus elle va en avoir peur de les voir "s’approcher".
    Dans le cadre d’une nouvelle implantation il est très important d’avoir une très bonne communication, fiable, clair et transparente sur les nuisances qu’une telle installation génère, ainsi que les éventuels effets sur la santé.

    Dans le cadre de la communication il est difficile d’avoir d’avoir des informations réellement fiables, on peut le voir dans le cadre de l’UIOM de Besançon avec des difficultés de modélisation.
    Une question se pose comment peut -on faire passer des informations de façon tranquillisante quand on sait que les études épidémiologiques, toxicologiques, les modélisations etc. sont entourées d’incertitudes.
    Pour une bonne modélisations il ne faut pas oublier des paramètres volontairement ou non ceci demande plusieurs vérifications, les études épidémiologiques demande du temps et ns sont pas si nombreuses, tandis que les études toxicologiques sont souvent des extrapolations de l’animal a l’homme avec un certains nombre d’incertitudes.
    Il est difficile de trouver des informations présentable à la population sans les effrayer .

    Enfin on peut parler aussi d’un problème politique, des politiques n’approuveront pas l’implantation d’une telle usine dans le but d’élections proche et de poursuivre aisément leur carrière politique même si la gestions des déchets est très importante. De se fait on peut voir que la sphère personnel des politiques peut être mise bien plus en avant que le coté "protection de l’environnement" et protections des populations. Il est bien plus préférable d’avoir des UIOM plutôt que des décharges sauvages ou non comme on a pu le constater en Afrique mais aussi en France comme a Marseille.

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  • Les cas particuliers qui se sont succéder en France ont donnés naissances à des préoccupations croissantes de la population vis-à-vis des risques environnementaux. Ce qui fait que l’anxiété de la population se montre dès lors qu’on parle d’infrastructures lourdes comme l’UIOM ou le STEP. Le projet d’incinération à Fos sur-Mer a marqué le syndrome de NIMBY de la population.On ne cherche pas à savoir ou à contre-balancer les effets de ce projet au localité, tout simplement on refuse car un cas était dangereux à Besançon pour l’émission des Dioxines.Quant on explique les avantage que le projet apportera certaines personnes changes d’avis pour un dédommagement financière.
    L’enquête de D4E a conclu que « Plus l’incinérateur est loin et moins les gens le connaissent, plus l’imaginaire prend le pas en surestimant l’importance des nuisances. »Dans les zones où se situent les UIOM, les gens reconnaissent leur utilité et sentent moins de nuisance tandis que les gens qui connaissent peu ou pas un UIOM, considère beaucoup plus de dangerosité.

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  • Le problème des incinérateurs des déchets représente une thématique assez discutée, soit du point de vue de l’exposition des populations à des substances toxiques, comme les dioxines, soit pour l’impact social et psychologique que telles infrastructures constituent. Le syndrome du NIMBY (not in my back yard) représente toutes les incertitudes des riverains qui n’acceptent pas que les incinérateurs soient localisés dans les alentours de leur habitat. Il en ressorte aussi une problématique d’information et confiance au regard des pouvoir publiques.
    La communication avec les riverains est fondamentale pour gagner leur confiance par rapport aux nuisances que la nouvelle structure pourra provoquer. Du point de vue politique, il y a souvent des conflits d’intérêt et la responsabilité de l’élu d’installer ou non l’UIOM.
    Dans l’exemple de l’étude réalisée par la D4E, la plupart de la population a déclaré que l’UIOM construit dans la zone est considéré comme une installation moderne, qui n’a pas eu un fort impact sur le paysage, mais, au contraire, bien intégré dans l’environnement quotidien. Le 80% des riverains estime que l’UIOM ne pose aucun problème en terme de nuisance ; une partie minoritaire lamente des gènes, tels que les fumées, les odeurs sur le site et ceux dérivants de la présence des camions, et aussi du bruit. Les riverains qui vivent à proximité de l’UIOM et que le connaissent bien, ont mieux accepté sa présence par rapport à ceux qui vivent loin. La perception du risque résulte très différente.
    Les soucis par rapport aux UIOM dérivent surtout des dioxines, qui sont lipophiles et s’accumulent long la chaine alimentaire (comme dans l’étude sur les œufs de poule), mais qui contaminent aussi le sol.
    Il n’existe pas un contrôle continu de la quantité de dioxines émise par un incinérateur, surtout par rapport à ceux de petites dimensions et aussi par rapport aux autres polluants. Si on hypothèse une multi-exposition, il est encore plus problématique de calculer l’apport de chaque polluant aux éventuels effets sur la santé.
    Dans le rapport de l’INVS et AFSSA il est mentionné que, pour les incinérateurs modernes, l’impact sur la santé est minimal, mais il est aussi très difficile de le démontrer.
    Par exemple, dans le cas de l’incinérateur de Besançon, l’étude épidémiologique a révélé une augmentation significative des lymphomes non hodgkiniens à proximité de l’UIOM et la modélisation réalisée a permis de confirmer cette hypothèse. Cependant, les résultats ont été obtenus à partir d’une modélisation et non des données réelles.
    On peut conclure qu’il est très difficile d’estimer les conséquences réelles de la présence des UIOM et du rejet des polluants, surtout pour des phénomènes de toxicité chronique, qui est évaluée dans le temps à des petites doses. Cependant l’amélioration des incinérateurs, il faut considérer la multi-exposition à différentes polluant émis. Même si les nouveaux incinérateurs sont présentées comme fiables et à impact environnemental minimal, il faut toujours considérer l’environnement dans sa signification plus large et donc, aussi par rapport au ressenti des riverains et aux implications qui en dérivent.

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  • L’évaluation des nuisances ressenties par la population du fait de l’existence d’un incinérateur s’est effectuée sur un site péri-urbain et peu conflictuel, avec une installation moderne ayant anticipé les nouvelles normes européennes. Cette étude estime le coût total annuel des nuisances liées à un incinérateur est compris entre 311000 et 420000 euros. Les questionnaires ont permis de démontrer que les personnes qui ne vivent pas à proximité immédiate d’une UIOM pensent qu’il génère plus de nuisances que ce que perçoivent les riverains proches. De même, les personnes qui habitent à côté l’incinérateur, sont moins nombreuses à penser qu’il est dangereux pour la santé. Cependant, l’étude sur l’exposition aux rejets aériens de dioxines de l’usine bisontine d’incinération d’ordures ménagères ont 2,5 fois plus de risque de développer un lymphome malin non hodgkinien pour les habitants de la zone la plus exposée que pour ceux de la zone la moins exposée. Cette étude conforte donc l’hypothèse d’une association entre l’exposition environnementale à la dioxine et la survenue de lymphomes malins non hodgkiniens. L’étude de Besançon décèle de son côté la contamination des sols à travers la présence de dioxine (avec des valeurs parfois supérieurs aux normes européennes) dans les œufs issue des élevages familiaux de la zone. Cependant, la zone la plus exposée aux retombées de dioxines (située au Nord-Est de l’usine), est urbaine contrairement a celle de l’étude sur le syndrome Nymbi.

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  • La France est le pays qui compte le plus d’usine d’incinération d’ordures ménagères dans l’union Européenne. Ces usines sont en général les principales sources d’émissions de dioxines résultant principalement des procédés faisant intervenir de fortes températures. La mise en place d’une usine d’incinération d’ordures ménagères est souvent l’apanage des pouvoirs publiques dans le cadre d’une mise en place de PLU. Ce dernier peut être contesté par la population locale comme le cas du projet d’installation d’incinérateur à Fos s/mer. La mauvaise image que portent les usines d’incinérations d’ordures ménagères reste toujours encrée dans le point de vue de la population. La connaissance globale des impacts sanitaires des dioxines est invraisemblablement une des raisons de cette inquiétude poussant la population à quitter leur habitation (syndrome NIMBY). Cette image s’explique par les risques que peuvent engendrées l’incinérateur surtout au niveau sanitaire. Néanmoins, les résultats de l’enquête de la direction des études économiques et de l’évaluation environnemental D4E, montre qu’avec la mise en application des nouvelles directives européennes, les riverains acceptent de plus en plus les UIOM et trouvent même d’ailleurs que les incinérateurs peuvent générer des avantages.

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  • Les dioxines n’ont jamais été produites intentionnellement, leur formation est par conséquent involontaire et résulte principalement de l’activité humaine. Actuellement, les principales sources d’émission des dioxines sont l’incinération des déchets et la métallurgie. Ces deux sources seraient à l’origine d’au moins 50% des émissions en France. Parmi les usines d’incinération, ce sont les usines d’incinération d’ordures ménagères (UIOM) qui émettent le plus de dioxines.

    Les dioxines émises peuvent être transportées sur de longues distances avant de retomber à la surface des sols et des milieux aquatiques. Les polluants émis lors de l’incinération des déchets vont entrer au contact de l’homme selon des voies variées : digestive (ingestion de sol et de poussières en suspension, aliments produits localement, eau), respiratoire (inhalation de poussières ou de gaz) ou cutanée (contact de la peau avec du sol ou de la poussière). La plupart des études montrent que l’exposition humaine s’effectue à près de 95% par l’alimentation, principalement d’origine animale.

    Si on se réfère aux résultats de l’analyse épidémiologique (TD) réalisée par une équipe de l’université de Franche dont l’objectif était l’étude de l’impact potentiel de l’usine de Besançon sur la survenue de lymphomes malins non hodgkiniens. On constate qu’il existe un risque très élevé pour les habitants qui vivent à proximité de l’UIOM de développer un lymphome malin non hodgkinien. Cependant, la période de réalisation de cette étude qui s’étale entre 1980 – 1995 nous permet de déduire qu’à cette époque il s’agissait de pratique d’incinération non encore contrôlée en France.

    En effet, ce n’est qu’a partir des années 90 que la France s’est dotée d’une réglementation qui fixe les conditions et les moyens pour limiter les émissions de dioxines (notamment en matière de conditions de combustion, de traitement des gaz issus de l’incinération qui doivent être portés à 850°C pendant 2 secondes). L’application de ce texte a entraîné une diminution importante des émissions de dioxines.

    Malgré les progrès réalisés par la France en matière d’UIOM, l’installation de ce type d’usine dans une commune donnée suscite toujours des réactions de refus et de rejet de la part de la population et de quelques décideurs, chose pleinement exprimée par le syndrome du Nimby (« Not in my backyard ») -littéralement « pas dans mon jardin » qui plane sur tout projet d’implantation d’une nouvelle UIOM.

    Dans ce cadre, le ministère chargé de l’environnement a décidé d’élaborer une étude intitulée « Consentement local à payer et localisation d’un incinérateur. » dont l’objectif est l’évaluer des nuisances ressenties par la population du fait de l’existence d’un incinérateur. Les résultats de l’étude ont été étonnants, en effet : Plus l’incinérateur est loin et moins les gens le connaissent, plus l’imaginaire prend le pas en surestimant l’importance des nuisances. Un constat qui confirme bien le lourd passif dont souffrent les incinérateurs en termes d’image.

    Par ailleurs, malgré ces controverses, le pouvoir public en l’occurrence le Ministère de l’environnement, ne doit pas rejeter les craintes des riverains, si ces derniers n’ont pas les connaissances scientifiques requises pour évaluer le risque sanitaire, ils demeurent les seuls à vivre quotidiennement proche de ces usines. Leurs remarques doivent être prises en compte et l’installation de toute nouvelle UIOM devra faire l’objet d’une gestion intégrée du risque et être ainsi accompagné par la participation des riverains, leur sensibilisation et par une étude sociologique.

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  • Présentation des dioxines :
    Les dioxines font partie des hydrocarbures aromatiques polycliques chlorés :
    - PCDD (polychlorodibenzo-p-dioxines)
    - PCDF (polychlorodibenzofuranes)
    - BCP-DL (nouvelles molécules polychlorobiphenyles) : dioxin-like
    Le congénère le plus toxique est la dioxine SEVESO, soit le 2,3,7,8 TCDD. Il est reconnu cancérigène par l’OMS depuis 1997.
    Les dioxines ont une faible biodégradabilité et une forte attraction pour les graisses, c’est pourquoi il s’accumule dans la chaîne alimentaire (surtout les viandes).
    Les voies de contamination peuvent être directes (inhalation ou contact cutané) ou indirecte, par voie alimentaire.
    Elles contaminent l’eau (par érosion et air), l’atmosphère et le sol (10 cm en surface), sous forme de particules. Elles se détruisent à très haute température : ainsi, les incinérateurs (ordures ménagères) et la métallurgie produisent 50% des émissions.

    Impact sanitaire :
    Certaines études tendent à prouver une relation entre les dioxines et l’apparition de cancer. Cependant, les quantités de contamination sont faibles et tendent à diminuer (émission divisée par 4 depuis 10 ans). Toutefois, le niveau moyen d’exposition est de 1 à 3 pg TEQ/kg/j. Les dioxines sont cependant à l’origine d’une accumulation dans l’écosystème.

    Réglementation :
    Bien que des normes ont été mises en place pour les nouveaux incinérateurs, la question des sites pollués par les anciens n’est toujours pas réglée.
    Par précaution, des valeurs réglementaires concernant les viandes établissent des valeurs seuils de contamination par espèces.

    Perception sociale :
    D’après l’étude D4E, les incinérateurs sont une image négative. Moins les gens le connaissent, plus l’imaginaire prend le pas en surestimant l’importance des nuisances. Ce qui nous amène au syndrome de Nimby : les gens n’en veulent pas à côté de chez eux. Nous pouvons dresser ce constat en ce qui concerne l’implantation de l’incinérateur de Fos sur Mer : une véritable guerre juridique entre la population et l’état est en cours. Cependant, avec certainement plus de concertation avec le public, l’implantation de cet incinérateur aurait pu mieux se passer.
    En effet, l’étude D4E peut surprendre en révélant que les nuisances liées à l’implantation d’un nouvel incinérateur aux normes peuvent se monnayer auprès de 65% des riverains. Une explication de son fonctionnement auprès des femmes et des personnes âgées permettrait de rassurer ces tranches de la population et éviterait que l’imaginaire prenne le pas en surestimant l’importance des nuisances.

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  • La gestion des déchets est un problème auquel de nombreuses communes sont confrontées au quotidien ! La question est simple : « comment éliminer tous les déchets ? » En particulier, les déchets ménagés ? Afin de résoudre ce problème, de nombreux incinérateurs ont été construits ! Cependant, ceux-ci produisent des fumées toxiques contenant des dioxines dont la persistance dans l’environnement peut causer, à long terme, des effets néfastes sur la santé des populations résidant à proximité.
    Nous sommes donc confrontés à un dilemme sérieux : la contamination de l’environnement par les dioxines, la santé des populations vivant à proximité, le socio-économique et la politique locale. Ceci reflète bien le problème de construction d’incinérateurs à Fos-sur-Mer où les opposants à leur construction sont soutenus par la Mairie…

    Si l’on se réfère à l’enquête de la « D4E » et au document de l’Institut de Veille Sanitaire français (InVS) , On peut tirer les conclusions suivantes :
    • D’après l’enquête de la « D4E :

    o Le terme NIMBY a toute son importance puisque d’après l’enquête D4E , les gens sont prêts à payer bien davantage afin d’éviter des nuisances que pour supprimer des nuisances déjà subies,
    o En termes de nuisances proprement dites, mise à part la pollution de l’air, 80% des riverains se montrent incapables de citer spontanément une nuisance quelconque. Mais plus l’incinérateur est loin et moins les gens le connaissent, plus l’imaginaire prend le pas pour caractériser l’importance de ces nuisances, ce qui conduit le plus souvent à surévaluer leur nocivité et gravité -------> on apprend rien en termes d’impacts sanitaires !
    o Est-ce que ce type d’enquête est bien approprié pour demander l’avis de la population locale alors que l’on sait très bien qu’elle est d’office opposée à toute implantation d’incinérateur ?

    • D’après le document de l’Institut de Veille Sanitaire français (InVS) :
    o Les impacts sanitaires dus aux émissions des incinérateurs sont difficiles à identifier (expositions multiples et à faibles doses, effets non spécifiques et multifactoriels dont certains sont chroniques et à latence longue, des risques faibles, quand ils existent),
    o Les analyses des études existantes ont montré de nombreux biais dont les conséquences sur les résultats peuvent être de deux ordres : les biais différentiels et biais non différentiels qui peuvent avoir des conséquences sur les résultats (absence de description des caractéristiques des incinérateurs, absence de description des autres sources polluantes dans la ou les zones d’études, caractérisation de l’exposition par la simple mesure de la distance et donc l’absence de prise en compte des données de vent et des autres voies d’exposition comme la consommation de produits locaux qui peut s’avérer déterminante dans le cas des dioxines, délai d’exposition sous estimé pour les cancers de l’adulte …)
    o A l’avenir, il faut préconiser une étude associant une étude d’incidence puis une étude analytique, le choix du type d’incidence des effets sanitaires( morbidité), la définition de la période d’exposition, les études multi-centriques (études dans plusieurs zones géographique), le renforcement des méthodes (affiner la mesure de l’exposition dans le temps et l’espace, la maîtrise des facteurs de confusion, choisir les outils statistiques adaptés…) --------> meilleure « vision » de l’impact sanitaire des émissions dues aux incinérateurs.

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  • A l’instar d’autres projets, on sait que toute implantation d’un incinérateur se heurte à de fortes résistances des populations locales (syndrome « Nimby ») souvent soutenues par le pourvoir politique lié à son électorat immédiat. Le syndrome « Nimby » est l’acronyme de l’expression « Not In My BackYard », qui signifie « pas dans mon arrière-cour ».

    Dans un premier temps, je pense qu’il est nécessaire de résumer brièvement les contextes de l’enquête de la « D4E » et du document de l’Institut de Veille Sanitaire français (InVS).

    Le rapport de la « D4E » évoque la théorie de l’économie de l’environnement qui préconise d’internaliser les externalités, c’est-à-dire de faire supporter aux agents économiques le coût externe de la pollution qu’ils génèrent. Partant de cette idée, le cadre de l’étude a été fixé de la manière suivante :
    1) analyser la perception par les riverains des nuisances (par nuisances, il faut comprendre dans le cadre de cette étude qu’il s’agit des désagréments locaux tels que le bruit, les odeurs, le trafic et non pas la pollution atmosphérique) générées par un incinérateur,
    2) évaluer financièrement les nuisances subies par les riverains d’un incinérateur,
    3) apporter un éclairage économique sur les manifestations du syndrome « Nimby » associé à l’implantation d’un incinérateur.

    Pour répondre à ces points, une enquête téléphonique a été organisée. L’enquête s’est déroulée sur la première quinzaine du mois d’avril 2005 : 843 personnes ont été interrogées sur base d’un questionne « type » d’une durée moyenne de 17 minutes.

    La question de savoir ce qui est valorisé par cette étude n’est pas évidente. L’objectif initial était de valoriser les seules nuisances définies, c’est-à-dire les désagréments causés aux riverains. Or, il est illusoire de penser que les effets sanitaires liés aux émissions atmosphériques ne pèsent pas dans la balance lors des réponses formulées par les personnes interrogées.

    L’enquête nous apprend qu’en termes de nuisances proprement dites, mise à part la pollution de l’air, 80% des riverains se montrent incapables de citer spontanément une nuisance quelconque. Mais plus l’incinérateur est loin et moins les gens le connaissent, plus l’imaginaire prend le pas pour caractériser l’importance de ces nuisances, ce qui conduit le plus souvent à surévaluer leur nocivité et gravité.

    L’analyse économique de l’enquête permet d’estimer qu’un dédommagement moyen compris entre 68 et 85 €/ménage/an est jugé suffisant pour compenser les nuisances subies. Inversement, les ménages sont en moyenne prêts à contribuer entre 40 et 54 €/an, s’ils ont en échange l’assurance de la disparition des nuisances par fermeture de l’incinérateur. Cette contribution monte à 135 – 175 € s’il s’agit de déplacer un projet d’implantation initialement prévu à proximité. L’écart entre ces données chiffrées montre l’importance, du point de vue économique, du syndrome « Nimby » : on est prêt à payer bien davantage pour éviter de subir des nuisances, que pour supprimer des nuisances déjà subies !

    En ce qui concerne le document de l’InVS, il constitue une identification des effets sanitaires par une première recherche bibliographiques établie sur la base du rapport de la Société Française de Santé Publique (SFSP) et d’une recherche fournie par le Réseau Santé Déchets (RSD) au travers de trois approches : toxicologique, épidémiologique, évaluation de risques.
    Les effets sanitaires potentiels identifiés sont les suivants :
    - les cancers : de l’adulte et de l’enfant, tumeurs solides et hémopathies malignes (ex. : foie, tissus mous, peau),
    - les effets sur la reproduction (ex. : leucémies, lymphomes non hodgkiniens).

    L’InVS a donc réalisé une revue des connaissances sur le sujet qui tire la conclusion suivante : « les études épidémiologiques conduites ne permettent pas de trancher en matière d’effets et de risques encourus par les populations résidant autour de ces installations. Les quelques augmentations du risque de pathologies, cancéreuses ou non, qui ont pu être mises en évidence, demeurent modérées et ne peuvent être attribuées de façon certaine aux émissions d’un incinérateur ».

    Les analyses des études existantes ont montré de nombreux biais dont les conséquences sur les résultats peuvent être de deux ordres : les biais différentiels et biais non différentiels qui peuvent avoir des conséquences sur les résultats (absence de description des caractéristiques des incinérateurs, absence de description des autres sources polluantes dans la ou les zones d’études, caractérisation de l’exposition par la simple mesure de la distance et donc l’absence de prise en compte des données de vent et des autres voies d’exposition comme la consommation de produits locaux qui peut s’avérer déterminante dans le cas des dioxines, délai d’exposition sous estimé pour les cancers de l’adulte …)
    En conclusion, le rapport D4E avait l’objectif à l’aide d’un questionnaire d’évaluer financièrement les désagréments locaux tels que le bruit, les odeurs, le trafic et non pas la pollution atmosphérique.
    L’enquête traduit la perception d’une population par rapport à un incinérateur c’est-à-dire la gène ressentie par les personnes interrogées. Il en ressort néanmoins que les gens sont prêts à payer bien davantage pour éviter de subir des nuisances que pour supprimer les nuisances déjà subies => déplacer le problème ailleurs (syndrome Nimby).
    Le document de l’InVS met quant à lui en évidence les limites des études : expositions multiples et à faibles doses, effets non spécifiques et multifactoriels dont certains sont chroniques, à latence longue et quand ils existent, des risques faibles. On sait qu’il est difficile d’évaluer l’impact sanitaire d’un incinérateur en terme notamment de pollution atmosphérique. Il faut connaître la diffusion de la fumée tributaire de la forme et taille de la cheminée, les flux et la concentration des polluants, la direction des vents dominants, la topographie du paysage environnant, la nature des sols, etc.
    Par conséquent et en termes de méthodes, une stratégie comportant 2 phases successives est proposée : la première de type « étude d’incidence » permettant de mesurer l’incidence dans deux populations et la seconde de type analytique recourant le plus souvent à une étude épidémiologique « cas-témoin ».
    Un protocole multicentrique est recommandé pour augmenter la puissance des études. Ces études permettraient également, en multipliant les zones (plusieurs populations d’incinérateurs différents), d’augmenter la probabilité d’avoir des expositions contrastées.
    Les évaluations des risques attribuables aux incinérateurs devraient porter une attention particulière sur les particules, le plomb, le mercure, les dioxines et furanes du fait de leur toxicité et de leur persistance dans l’environnement.
    Certains points sont à approfondir : contrôle des facteurs de confusion, amélioration des mesures d’exposition, choix des outils statistiques.

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  • GRANDES LIGNES :

    - Dans toute étude il est important d’associer les cibles primaires que sont les riverains des si

    - Qu’une plate forme de dialogue permanent sous développer afin de donner des reponses aux préoccupations des riverains des sites incriminés.

    - Que le protocole de recherche prenne en compte les les préoccupations des populations riveraines.

    - Que l’effet cocktail des nuisance soit considérer afin de répondre aux inquiétudes des populations.
    - La mise en application des nouvelles directives européennes (D4E), les riverains acceptent de plus en plus les UIOM et trouvent même d’ailleurs que les incinérateurs peuvent générer des avantages

    - Les populations résidents près des sites perçoivent mieux les nuisances que celles qui habitent loin des structures incriminées(Syndromle de NIMBY).

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  • Le syndrome de NIMBY(not in my back yard) s’exprime sur l’implantation d’une nouvelle UIOM.En effet,des conflits environnementaux reposent sur le refus des riverains de voir s’installer un projet d’incinérateur.Les populations considèrent que les incinérateur engendrent du trafic,éventuellement des odeurs et des rejets.Mais d’après l’étude de D4E, un incinérateur aux normes peut ne pas représenter beaucoup de nuisances voire même être bénéfique pour les populations voisines.Cependant,dans le cas de l’implantation d’un nouvel équipement,les populations pensent en premier l’impact sanitaire.Les populations ne souhaitent pas l’implantation de ce nouvel équipement, et que cette installation apporte des images négatifs pour leur ville.
    Par contre l’acceptation d’une installation déjà construite,que chacun a son avis,il y a ceux qui ne supportent pas l’incinérateur et ceux qui la supportent.Nous admettons que les incinérateurs sont des sources des dioxines.Pourtant,la connaissance sur les dioxines est encore insuffisant au niveau de la population.Comme l’exemple de Besançon,les populations disposent peu d’information sur l’impact à des faibles doses générées par les dioxines ; seulement quelques recommandation ainsi que les informations venant de l’InVS, de l’AFSSA.

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  • Usines d’incinération d’ordures ménagères (UIOM) : risques et acceptabilité
    Le syndrome NIMBY consiste en une attitude d’opposition d’une population locale vis-à-vis d’un projet lorsque celui-ci est susceptible d’entraîner certaines nuisances ou modifications, réelles ou supposées, du cadre de vie.
    Le déclin de la confiance des citoyens envers les autorités gouvernementales, mais également à l’encontre des scientifiques, est un fait avéré depuis quelques décennies. Cette tendance est due à la combinaison de nombreux facteurs dont les plus importants semblent être la montée de la corruption et la prise de conscience des erreurs commises par le passé.

    Les projets affectés par le syndrome possèdent des caractéristiques communes. Tout d’abord, ils sont perçus comme localement dangereux ou du moins comme générateurs de nuisances (bruit pour un aéroport, odeur pour un incinérateur, esthétique et bruit pour un parc éolien ou encore peur dans le cas d’une prison). De plus, ils satisfont un besoin public ou une demande privée d’origine en partie non locale. Enfin, il s’agit en général d’équipements de dimension importante et leur implantation nécessite très souvent des expropriations ainsi que des destructions de l’environnement naturel. Les réactions d’opposition, poussées à leur paroxysme, peuvent générer des conséquences néfastes pour le bien-être général des citoyens en matière d’environnement, les victoires des militants NIMBY « ici » pouvant provoquer ou aggraver les problèmes « ailleurs ».

    Une étude d’imprégnation par les dioxines des populations vivant à proximité d’usines d’incinération d’ordures ménagères (Novembre 2006, InVS) a permis de dégager des constatations.

    Le fait de résider dans la zone du panache peut exposer à la pollution de l’incinérateur par inhalation et/ou par ingestion de produits locaux. Une possible relation pouvant être présente uniquement chez les consommateurs de produits locaux, l’étude a été approfondie chez ces consommateurs : “autoconsommateurs” (consommant leurs propres productions) et consommateurs des produits de voisinage.

    Il n’a pas été mis en évidence de contamination des riverains des incinérateurs par l’inhalation.

    L’impact de l’incinérateur via la contamination par ingestion est étudiée en explorant l’influence de la consommation de produits locaux en fonction de la zone d’exposition, mais aussi en fonction du type de consommateur : agriculteurs autoconsommateurs, particuliers autoconsommateurs de produits animaux et végétaux, particuliers autoconsommateurs seulement de produits végétaux, particuliers consommant des produits du voisinage et particuliers ou agriculteurs non autoconsommateurs.
    En fait, l’imprégnation des résidents de la zone exposée n’est statistiquement supérieure à celle des personnes résidant en zone non exposée que pour les agriculteurs consommateurs de produits locaux. Ces derniers ont une imprégnation plus élevée que tous les autres groupes exposés.
    En zone exposée, l’imprégnation moyenne des particuliers autoconsommateurs uniquement de végétaux ne diffère pas de celle des non autoconsommateurs de produits locaux. Par contre, l’imprégnation moyenne des particuliers autoconsommateurs de produits animaux et de végétaux est statistiquement supérieure à celle des particuliers autoconsommateurs seulement de produits végétaux, et également à celle des non autoconsommateurs de produits locaux.

    Pour les riverains des incinérateurs récents, l’imprégnation des particuliers autoconsommateurs de produits animaux et végétaux est similaire à celle des particuliers non autoconsommateurs (respectivement de 25,8 et 25,0 pg TEQ total/g de MG). En revanche, il existe une différence marquée pour les incinérateurs anciens (33,4 et 28,6 pg TEQ total/g de MG) statistiquement significative.

    Donc, d’une part, une augmentation de l’imprégnation par les dioxines et PCB-DL avec la consommation de lipides d’origine locale est observée même dans des zones éloignées de tout incinérateur. D’autre part, l’augmentation plus marquée chez les autoconsommateurs résidant au voisinage de l’incinérateur est cohérente avec les données de plus forte contamination des aliments produits autour des UIOM anciennes et relevées sur plusieurs sites de l’étude.

    Les différences d’imprégnation observées entre les 8 sites d’étude semblent plus être le fait d’une variation géographique du site d’étude que de l’impact de l’UIOM, puisque l’imprégnation moyenne est semblable, que le lieu de résidence soit à proximité ou éloigné d’une UIOM. 

    En guise de conclusion, notons que les études épidémiologiques conduites jusqu’à présent ne permettent pas de trancher en matière d’effets et de risques encourus par les populations résidant autour de ces installations. Les quelques augmentations du risque de pathologies, cancéreuses ou non, qui ont pu être mises en évidence, demeurent modérées et ne peuvent être attribuées de façon certaine aux émissions d’un incinérateur.

    Pour réduire les risques et permettre l’acceptabilité des usines d’incinération d’ordures ménagères (UIOM), les recommandations suivantes sont à formuler :
    -  L’implication de tous les partenaires dont les services de l’Etat (préfecture, DDASS, DRIRE), les représentants de la population, les élus locaux, etc. dans le choix des sites des usines d’incinération pour éviter surtout le syndrome NIMBY. Ainsi des réunions de sensibilisation et d’information, de concertation doivent être organisées pour que les différents partenaires s’imprègnent de la même manière de ces projets.
    -  Des études préalables des sites des usines doivent être menées par des experts en la matière chaque fois que de besoin (avant l’installation des usines, durant leur fonctionnement et après leur fermeture).
    -  Les pouvoirs publics doivent mettre en place des plans d’urgence pour identifier, consigner et détruire les aliments impropres à la consommation.
    -  La mise en place des services de surveillance sanitaire pour la population environnante des sites des usines d’incinération.
    -  La prévention collective consiste à réduire l’exposition de la population aux facteurs de risques environnementaux lorsqu’ils sont connus, par exemple en édictant des normes alimentaires ou environnementales.
    -  La surveillance de la population exposée en cas de suspicion d’incident, tant du point de vue de l’exposition (mesure des taux de contaminant dans le sang ou le lait maternel) que des effets (par exemple surveillance clinique pour déceler des signes d’effets nocifs sur la santé).

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  • Les différents cas cités ici font référence à la notion de représentation sociale du risque. L’émission des polluants revêt une dimension visuelle très explicite et cristallise la majorité des débats sur les perceptions, analyses, et information du risque. Le cas des dioxines de part sa complexité et un chargé historique comme Seveso demeure un cas à part.

    Dans le cas de Besançon, si bien l’alerte sanitaire est réelle (présence vérifiée de dioxines et conséquences pathologiques avec l’apparition des lymphomes non-hodgkiniens, la part d’incertitude laissée par le manque de connaissance quant conséquence d’exposition chronique et le rapport aux faibles doses. L’apport scientifiques et l’étude épidémiologique visant à mettre ces conclusions en avant sont aussi limitées et peut jouer un rôle prépondérant dans la représentation collective.

    La mise en place des perspectives économiques comme présentée dans le cas de l’étude D4E, les perceptions individuelles et collectives sont aussi prépondérantes. La France premier utilisateur d’incinérateurs se retrouve dans une relation publique complexe entre élus, citoyens lambda et citoyens/riverains potentiellement exposés,
    L’étude cherche en mesurant le niveau de connaissance des habitants et le niveau d’acceptation de nouvelles infrastructures visibles à mettre en perspective les liens hiérarchique de ce type de décision. Le consentement à payer mis en avant pour établir une activité dans une zone peu conflictuelle peut tout aussi bien s’avérer aussi approprié dans des zones moins ouvertes ou plus hostiles à l’implémentation d’une possible source de risque pour la population.

    Le concept ou syndrome NIMBY se décline de plusieurs manières. Généralement les individus sont au devant des décideurs et le poids social peut inverser la dynamique de décision si les citoyens, ne sont pas concernés, informés ou impliqués. L’accès à l’information (par un caractère obligatoire des entreprises publiques et privées) pour les riverains sur les risques possibles (les études développées depuis le développement de la santé environnementale notamment) est un axe majeur de la mise en place des politiques publiques locales. Sommes-nous prêts à assumer l’exposition aux risques pour permettre une politique de gestion environnementale comme par exemple substituer la décharge archaïque d’Entressen par une usine dégageant des émissions visibles et connues contaminantes ?? En général non ! pourtant l’appréciation économique du coût de l’exposition (compensation dérisoire pour tolérer une implémentation de UIOM près d’une zone résidentielle montre l’ambiguïté des démarches d’implémentation des Plan de santé publique Environnementale imbriqués avec des plan urbanismes, industriels, économiques quand c’est le cas !

    C’est souvent en milieu périurbain et rural le cœur des batailles électorales, où élus locaux mettent en avant les intérêts des riverains électeurs car la gestion des collectivités territoriales supérieures peuvent mettre en avant différents (bien que parfois complémentaires) plans de développement de plans englobant plusieurs réalités locales et intégrant les directives nationales décentralisées de gestion de l’environnement.

    Entre enjeux politiques et préoccupation environnementale, sociale ou économique, l’approche intégrée de la santé environnementale fait face toujours aux limitations de l’information (diffusée et reçue)et de la science au devant de nouveaux éléments complexe des expositions. L’accumulation de rejets toxiques combinés aux dégradations des sols, de cours et réservoir d’eaux salées et douces, de l’air, mais aussi l’avancée constante de connaissance quant aux niveaux d’expositions et d’effets sont autant d’élément à prendre en compte et sans cesse questionner.
    Le cas de Besançon reflète nombre de cas similaire pour lesquels le risque connus (par évidence scientifique ou assimilation de connaissance d’exposition similaire) a priori considéré et les études épidémiologiques ou toxicologiques sont le fruit d’alerte a priori. L’exposition chronique à faible dose demeure encore pour les décideurs mais aussi pour les scientifiques et les cadres juridiques un domaine peu développé. La pression est importante sur les « responsables » des potentielles émissions toxiques, car une exposition avérée sur une population « cible » ne le sera peut être pas ailleurs ceci étant dû à de multiples facteurs. Pourtant pour le citoyen, le risque existe de la même manière que pour les experts légaux et scientifiques, la notion de « jurisprudence » implique la prise en compte de tous els cas de figures. Le principe de précaution, la définition même des VTR et la permanent recherche et mise en perspective de plusieurs cas de figures similaires sont indispensables.

    Dans tous les cas de figures, la prévention et l’anticipation demeurent les axes majeurs de la considération de différentes parties impliquées dans la mise en place de structure potentiellement à risque et, en parallèle, des politiques locale environnementales.
    Dans ce cadre l’InVS, établissement public, placé sous la tutelle du ministère chargé de la Santé, l’Institut de veille sanitaire (InVS) réunit les missions de surveillance, de vigilance et d’alerte dans tous les domaines de la santé publique, et contribue dans la recherche et l’information à répondre aux nouveaux défis révélés par les crises sanitaires récentes et les risques émergents. Le message de conciliation et d’information spécifique doit arriver au cœur des foyers. Cette démarche politique (obligatoire mais stratégique doit aussi conforter l’idée que malgré tous les risques déjà connus, les politiques veillent.

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  • (Doc d’une page maximum)
    L’incinération reste en France une filière prioritaire d’élimination des ordures ménagères, avec l’un des parcs d’usines le plus important de l’Union européenne. Les ressources de ce TD permettent de se rendre compte des nombreuses controverses et des conflits relatifs à la perception des risques sanitaires dus à l’exposition aux substances des usines d’incinération d’ordures ménagères.
    Comme conclusion à tirer de ces documents, nous relevons que la première controverse identifiée porte sur les rejets de l’incinérateur et la survenue de lymphomes non-hodgkiniens. L’article sur « Les rejets de l’incinérateur de Besançon et la survenue de lymphomes non-hodgkiniens » relève l’inexistence de la preuve de la dangerosité dans la survenue de cancers des affections chroniques aux dioxines, alors que cette substance est considérées comme cancérigène par l’OMS depuis 1997. De l’étude menée par l’équipe composée de l’université de Franche-Comté, le SERF et le LBE autour de l’incinérateur de Besançon, il transparait cette absence de certitude sur la survenue de lymphomes malins non hodgkiniens ; qui sera atténué par une modélisation prenant en compte certains paramètres de la circulation des molécules dans l’air. L’autre étude qui ne conforte pas de manière péremptoire l’hypothèse d’une association entre l’exposition environnementale à la dioxine et la survenue de lymphomes malins non hodgkiniens est l’article 2 relatif aux travaux du Laboratoire CARSO-LSEHL (Lyon). Ce dernier s’est appesanti sur le caractère encore inconnu de la voie principale de contamination des riverains (directe par inhalation ou contact cutané et indirecte par la consommation de denrées alimentaires). Autre polémique, l’InVS (Institut de veille sanitaire), affirme l’influence d’exposition environnementale faible et prolongée à des agents chimiques, sur la fréquence des cancers. En d’autres termes, il est démontré une relation entre l’exposition aux fumées d’incinérateurs d’ordures ménagères et l’incidence de plusieurs cancers.
    Pour les derniers articles relativement à l’acceptabilité des risques issus de l’exposition aux fumées d’incinérateurs d’ordures ménagères, l’article sur le « Contexte de présentation et acceptation sociale : Evaluer les nuisances locales d’un incinérateur », relatif à l’enquête de la Direction des études économiques et de l’évaluation environnementale (D4E) du ministère chargé de l’environnement, fait ressortir un paradoxe où les riverains ou résidents à proximité immédiate d’un UIOM pensent qu’il est moins dangereux pour la santé, alors que les personnes qui vivent loin pensent que l’UIOM génère des nuisances. Dans l’article « Fos-sur-Mer : les anti-incinérateurs contre-attaquent », il est question de contestation de tout projet d’implantation d’UIOM, qui se heurte donc aux résistances par le syndrome NIMBY (Not In My BackYard). En effet, il relève les conflits entre autorités locales et populations ou leurs représentants ; mieux encore entre pro et anti-incinérateurs. Ce texte est également illustrateur des contestations provenant de l’absence d’une étude formelle apportant la preuve incontestable de risques liés à la pollution atmosphérique et la santé des populations dues à ces incinérateurs d’ordures ménagères.
    Le constat à faire porte sur les difficultés méthodologiques que justifient la qualité et la démarche des études et enquêtes menées, et qui sont amplifiées par le type de communication, la méconnaissance des nuisances potentielles, la qualité des interlocuteurs, l’indécision des autorités, etc. Il s’en suit une confusion dans l’établissement direct du lien entre exposition et pathologie. Cette situation met en exergue les limites de l’information des populations en générale et des autorités locales, aussi bien quant au fonctionnement d’un UIOM, que pour les résultats des études menées. Elle interpelle également les experts et les chercheurs, qui devraient apporter aux décideurs politiques des preuves concrètes sur la dose-réponse grâce à l’analyse, la mesure, la modélisation, l’estimation etc. afin que des décisions adéquates soient prises.

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  • En partant du contexte économique actuelle et surtout des résultats de l’enquête de la direction des études économiques et de l’évaluation environnemental D4E,on peut constater qu’avec la mise en application des nouvelles directives europennes,les riverains sont de plus en plus nombreux á avoir un regard autre sur les UIOM qui pourraient gener des avantages en matiere de l’emploi.paradoxalement,le cas de fos sur mer qui tend vers ce qui fût le cas á Champlan, montre bien que cette acceptabilité des riverains peut bien varier d’une région á l’autre.cette difference de vison de la chose pourrait être liée non seulement á la culture mais aussi et surtout de l’histoire de chaque region.Ce qui pourrait en outre expliquer le fait que les personnes âgees de plus de 50 ans soient majoritaire á être prête á payer pour un éventuel déplacement de l’UIOM.cette classe de population ayant certainement encore en memoire les dernieres catastrophes industrielles et aussi des études retrospectives tellesque celles menées par les équipes de Besançon suite au développement de la maladie de lymphome malin non hodgkinien qui en témoignent l’image des incinérateurs.ce qui pourrait dans une certaine mesure ,favoriser le developpement des idees conduisant aux phenomenes de NIMBY.Dans le même ordre d’idée,il faut aussi noter que cette tranche de polution est aussi celle qui posséde déja une certaine stabilité dans la vie comme par un exemple un emploi ou un habitat stable contrairement á celle plus jeune qui ,vue sur cet angle la ,peut être plus flexible et voir ainsi l’avenir autrement.

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  • Le conflit de Fos-sur-Mer est un conflit pour l’installation d’un incinérateur d’ordures ménagères qui oppose la préfecture et l’Intercommunalité. Les représentants de la mairie évoquent le risque de pollution déjà observé avec de dioxyde de soufre, les particules PM-10, l’ozone et le benzène sur le site où on cherche à implanter l’incinérateur. Par contre la préfecture soutient l’intérêt général. Cette controverse montre la différence d’appréciation qu’ont les acteurs sur l’exposition et les risques environnementaux sur la santé. Les anti-incinérateurs soutiennent que l’avis des riverains doit être pris en compte dans la décision de toute implantation d’incinérateurs. Cette controverse a été soulevée pour l’usine d’incinérateur d’ordures ménagères dans le cadre du syndrome de NYMBY pour l’acceptabilité des installations d’incinérateurs. L’étude qui a été conduite, visait à évaluer les nuisances perçues à proximité d’un incinérateur moderne qui respecte les normes en vigueur. Les auteurs de l’étude ont estimé le coût total annuel des nuisances entre 311 000 et 420 000 euros. Ils ont insisté sur les effets de la distance et des risques sanitaires perçus. Les personnes qui vivent à proximité d’une UIOM pensent qu’elle génère moins de nuisance que celles qui en sont éloignées. La recherche de lien entre l’exposition environnementale à la dioxine émise par l’activité ancienne de l’usine et la survenue d’une forme de cancer du système lymphatique a été conduite à Besançon.. Des recherches étant menées sur les oeufs de poules, les concentrations élevées de PCDD/F dépassaient les normales. La principale source connue des volailles aux dioxines seraient liées à leur alimentation dont l’origine de la contamination serait le sol. L’étude a conclu la nécessité de conduire une évaluation du risque sanitaire.
    Le lien entre l’exposition et la survenue du lymphome non Hodgkiniens a fait l’objet d’investigation sur l’incinérateur de Besançon.Cependant bien que le TCDD a été considéré par l’OMS comme cancérigène, la preuve n’a pas été donnée de leur responsabilité dans la survenue de cancer pour des expositions à des faibles doses environnementales. L’étude cependant a été menée à partir d’une modélisation et non avec des données réelles. L’étude a conclu que le risque de développer une maladie est de 2.5 fois plus élevé pour les habitants de la zone la plus exposée que ceux de la zone la moins exposée. Cette étude prouve non seulement les difficultés méthodologiques mais aussi la difficulté d’avoir la certitude de liens directs entre l’exposition et la survenue de cancer à des faibles expositions environnementales.

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  • les PCDDs sont issus d’activités industrielles et sont sources de maladies notamment le cancer comme l’a démontré certains organismes.Par contre d’autres sources démontrent le contraire d’ou la controverse.
    dans le cas des rejets d’incinérateurs de Besançon, il a été remarqué une association entre l’exposition environnementale à la dioxine et survenue de Lymphomes Malins non Hodgkiniens.
    Quand à l’étude publiée par la D4E pour évaluer les nuisances ressenties par la population du fait d’un incinérateur, il a été conclus que plus l’incinérateur est moins les gens le connaissent.Dans la même étude il est ressortie que 80% des riverains ne sont pas capables de citer une seule nuisance.En plus 2 personnes sur 3 pensent qu’un incinérateur peut générer des avantages.
    Les anti-incinérateurs avaient eu gain de cause quand l’installation de l’ incinérateur de Fos- Sur-Mer par la suite cette décision a été cassée par le tribunal de Marseille faisant ainsi voler leur espoir
    Nul ne veut que le mal s’installe chez lui, de ce fait va falloir répondre aux besoins de gestion des déchets tout en cherchant à minimiser les risques d’ou la nécessite d’utiliser les technologies non polluants : les technologies propres.

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  • Une enquête en zone périurbaine révèle que la majorité des habitants sont favorable à l’installation d’un incinérateur à proximité de leurs concessions s’ils doivent percevoir des frais de dédommagement liés au rejet de l’incinérateur. Plus l’incinérateur est loin et plus les habitants se plaignent des impacts environnementaux (air, eau, sol) liés aux toxines qui peuvent être cancérigènes pour l’homme comme le dioxine se Seveso. Le constat est différent quand il s’agit d’installer un incinérateur en villes. Le syndrome NIMBY est appliqué : c’est le cas de la construction d’un incinérateur d’ordures ménagères sur la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer. Dans ce cas, les commanditaires du projet appuyé par l’Etat sont confrontés au refus de la population qui n’adhère pas à ce projet. La population civile quand à elle craint les impacts environnementaux qu’engendreraient l’installation d’un incinérateur. Il s’en suit une confrontation judiciaire. Les enquêtes publiques sont bâclées car les attentes des résidents ne sont pas collectées. Chaque partie est figée sur attentes et aucun compromis n’est envisageable.

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  • Des projets d’installation d’usine d’incinération d’ordures ménagères (UIOM) en France ont fait naître une vague de contestation, qualifiée de « syndrome de NIMBY », en raison des risques sur la santé et l’environnement, liés aux émissions de dioxines. La lecture des documents relatifs aux installations d’UIOM à Fos-sur-Mer et à Besançon et le rapport de l’étude de la D4E met clairement en évidence la légitimité du syndrome de NIMBY. Les conclusions que nous pouvons tirer entre la référence au syndrome NIMBY et les résultats de l’enquête de la D4E sont :
    -  Tout projet d’installation d’UIOM doit être implanté à l’issue d’une étude de l’acceptabilité sociale des populations locales conduite de façon objective. Une démarche participative devrait dès lors permettre aux pouvoirs publics de prendre en compte les préoccupations des populations et d’établir avec elles un lien durable de confiance à la définition du projet.
    -  La question de l’incinération des ordures ménagères doit être placée dans un cadre global de stratégie de gestion des déchets.
    -  La surveillance continue des émissions de dioxines est nécessaire dans un contexte de défiance des populations vis-à-vis des pouvoirs publics.
    -  Un contrôle étroit des UIOM est nécessaire dans le but de veiller au respect des normes réglementaires en vigueur en matière de rejets atmosphériques.

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  • Les dioxines sont des polluants dispersés dans l’air puis se déposent sur le sol et proviennent de l’activité industrielle. Ils sont de plusieurs formes chimiques mais le plus toxique est le 2,3,7,8 TCDD qui est démontré par l’OMS que c’est cancérigène. L’étude des scientifiques sur l’usine de Besançon avec la survenue du cancer lymphatique a permis de d’associer l’exposition environnementale à la dioxine et la survenue de lymphomes malins non hodgkins. Les scientifiques ont élaboré une étude épidémiologique par modélisation en considérant tous les paramètres influençant la diffusion dans l’atmosphère. Selon l’étude des propriétés et mécanisme des dioxines, la voie de contamination principale est l’alimentation.
    Comme la contamination directe n’est pas encore évidente, le niveau de perception du risque par la population est complexe. Tout d’abord, le syndrome de NIMBY se manifeste vis-à-vis d’une nouvelle installation. Les résultats de l’enquête de la D4E, en exprimant le risque sous forme de valeur monétaire, indiquent que la population est disposée à payer davantage pour annuler et éloigner le projet. Cependant, les dioxines émises peuvent être transportés sur de longues distances avant de retomber à la surface des sols et des milieux aquatiques. Pour le cas de Fos-sur-mer, la population s’est référée, dans leur dossier pour la justice, à la multitude de sources de pollution atmosphérique déjà existante pour exprimer leur refus concernant la nouvelle installation. Mais il est à noter que du fait de la forme particulaire prédominante des dioxines, les retombées atmosphériques des substances contaminent de façon privilégiée les sols et les végétaux plutôt que l’air. Ensuite, la population préfère accepter les risques des installations déjà en place et ne considère que les avantages et l’efficacité de celle-ci. Le résultat de D4E affirme qu’il vaut mieux être dédommagé pour les nuisances plutôt que de dépenser pour fermer l’usine.
    Pour conclure, en dépit du respect des normes établies, la population perçoit une nouvelle installation industrielle très risquée pour leur santé sans même connaître les mécanismes et les effets des substances. Un conflit est généré par la promotion de l’intérêt général par les décideurs d’une part et la protection de la santé par la population d’autre part.

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  • Les différentes conclusions d’une part pour l’Incinérateur est la méfiance des personnes n’habitant pas proche d’une usine UIOM car ils ont peur de ce qu’ils ne connaissent pas et ne voit pas (une forme de xénophobie collective sans comprendre). Mais la proposition d’un dédommagement est acceptable bizarrement plus facilement auprés de personnes contrairement à déplacer l’usine avec une participation de leur part.
    La référence du symdrôme NIMBY et les résultats de l’enquéte qualitative de la D4E montrent l’impact majeur sur la santé direct ou indirect plus que sur le bruit et ses odeurs. Une taille importante des UIOM est refusé par la populations des riverains.
    Le probléme principale est l’effet de la distance des riverains face à une usine d’incinération, plus l’usine est loin d’eux, plus ils sont méfiances et la solution d’une indemnisation financier est un leurrre pour l’acceptation de la pollution atmosphérique qui ne résous pas les problèmes des impacts sanitaires des dioxines sur l’environnement. L’argent n’est pas la solution pour améliorer sa santé car les habitants touchant une somme d’argent ne s’en servent pas pour avoir des protections contre les pollutions atmosphériques (protection individuelle par des masques ou collective dans leur habitation par une vmc avec des filtrants) ou améliorer des traitements préventives ou curations (peut être dite de confort) liées aux problèmes respiratoires.
    Mais il faut revaloriser les déchets ménagers ( trier pour le recyclage) et améliorer la technicité des incinérateurs. Par exemple,l ’orientation sera vers l’amélioration des filtres complexes à particules pour diminuer les rejets extérieurs des toxines et une information des mécanismes des incinérations pour que la populations des riverains comprenne ce systéme d’usine qui fait peur.

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  • L’image des UIOM est indéniablement liée à celui des dioxines et des risques qu’elles font pesées sur la santé. Ces risques souffrent des difficultés des études épidémiologiques à déterminer une relation dose/effet fiable en raison de la voie d’exposition par ingestion qui est donc intimement lié à la consommation individuelle, difficile à tracer. Bien que les normes soient assez strictes sur la surveillance des incinérateurs la confiance des riverains est difficile à gagner pour les nouveaux. Il est intéressant de constater que les riverains des UIOM existant ont une vision moins négatives et que l’inquiétude augmente avec la distance. La population est prête à payer bien davantage pour éviter de subir des nuisances, que pour supprimer des nuisances déjà subies. Le devoir de pédagogie, de transparence et d’implication des populations est donc primordiale pour l’installation et la gestion de ce type d’installation.

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  • Selon les études présentées, les principaux dangers concernant les UIOMs sont liés aux dioxines. De nombreuses études font état d’un risque carcinogène de ces substances, bien que les effets des faibles doses restent mal connus. En effet, la plupart des études significatives chez l’homme impliquent des dosages largement supérieurs (ex. : Seveso, Viêt Nam) aux observations actuelles. Les études à faibles doses sont moins catégoriques et même contradictoires pour les effets autres que carcinogènes (ex. : effets dermatologiques, risque cardio-vasculaire). De plus, comme pour l’ensemble des études épidémiologiques, des facteurs d’incertitudes existent concernant, par exemple, la transposition animale ou les multiexpositions possibles. A faibles doses, les effets sont fortement suspectés, mais difficilement démontrables pour une substance spécifique. On pourrait aussi signaler l’impact du temps de latence, comme pour beaucoup d’effets carcinogènes, entre l’exposition et le délai d’apparition des symptômes qui ne facilite pas la mise en évidence des relations de causes à effets.
    Pour l’estimation du risque de l’UIOM de Besançon, l’étude de modélisation de la dispersion a été largement critiquée. En effet, l’utilisation d’un modèle implique des hypothèses qui représentent des cibles faciles pour des personnes ayant des idées contradictoires. De plus, les nombreux facteurs entrant en jeu et la grande variabilité de la dispersion d’une cheminée rendent le problème encore plus complexe. Les consensus peuvent donc être difficiles à trouver entre partisans et opposants à une étude de ce type. Les conséquences de ces études pouvant être importantes (ex. : financièrement, responsabilité), les moindres failles des études sont exploitées au niveau scientifique, comme au niveau juridique.
    L’étude sur l’acceptabilité de telles infrastructures propose des résultats surprenants et démontre le rôle prépondérant que joue l’information du public dans ce contexte. Ainsi, on s’aperçoit que plus l’incinérateur est loin et moins connaissent ce type d’infrastructure, plus l’acceptabilité diminue en surestimant l’importance des nuisances. Dans l’ensemble, sur ce site, on note une assez bonne acceptabilité des riverains les plus soumis aux risques. L’image négative des UIOMs est souvent basée sur des évènements anciens, ne tenant pas compte des nouvelles normes et relayé par les médias. On s’aperçoit donc que cette « communication négative » et le manque de données sans équivoque sur les effets des dioxines issues des incinérateurs ont engendré le syndrome de NIMBY, alors que les gens qui vivent proches des UIOM sont beaucoup moins catégoriques.

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  • L’incinération est un moyen de traitement les ordures. Le consentement local à payer et localisation d’un incinérateur avec ses effets corollaires restent au cœur des articles soumis à réflexion.
    La Direction des études économiques et de l’évaluation environnementale a évalué sous forme monétaire les nuisances perçues par les riverains d’une infrastructure d’incinération. L’étude a également montré que les non riverains ont une image plus négative des incinérateurs en termes de nuisances et de risque sanitaire que les riverains.
    Dans Fos-sur-Mer, un conflit politico-juridique d’implantation d’une usine d’incinération s’est installé entre la préfecture et les autorités communales. Sur fond de bataille juridique relatif à tous les aspects du projet d’implantation, les parties opposent les principes d’intérêt général et celui de subsidiarité. Le recours au plus haut sommet du système judiciaire est évoqué par les opposants à l’implantation de l’usine pour avoir gain de cause sur la base de la démocratie participative en matière de gestion des conflits environnementaux. En référence à l’article de la Direction des études économiques et de l’évaluation environnementale, les autorités communales ont une perception proche de celle des non riverains sur les nuisances et risques sanitaires. Les incinérateurs ont un lourd passif en termes d’image auprès des autorités communales.
    L’étude sur les rejets de l’incinérateur de Besançon et la survenue de lymphomes non-hodgkiniens a conforté l’hypothèse d’une association entre l’exposition environnementale à la dioxine et la survenue de lymphomes malins non hodgkiniens. La méthodologie a été complexe pour établir cette association. Après la révélation d’une augmentation significative de l’incidence des lymphomes malins non hodgkiniens aux alentours de l’incinérateur, un modèle de diffusion atmosphérique de la dioxine a été construite pour mener l’étude épidémiologique. Il a été ainsi démontré que le risque de développer un lymphome malin non hodgkinien est 2,5 fois plus élevé pour les habitants de la zone la plus exposée que pour ceux de la zone la moins exposée.
    L’étude sur l’usine d’incinération des ordures ménagères de Besançon a montré un niveau de contamination élevé en PCDD/F et PCB-DL dans des œufs produits localement dans la zone la plus exposée aux retombées de dioxines en provenance de l’incinérateur d’ordures ménagères de Besançon. La voie de contamination indirecte liée à l’alimentation a été ainsi mise en cause. Au niveau des volailles, la principale source connue d’exposition aux dioxines, sauf contamination accidentelle de l’alimentation, est l’ingestion de terre contaminée. Cette contamination pourrait par ailleurs être aggravée par certaines pratiques d’élevage. Les résultats de l’étude ont conduit à la recommandation d’effectuer sans délai une évaluation du risque sanitaire. En référence à l’article de la Direction des études économiques et de l’évaluation environnementale, les deux articles sur Besançon conforteront les non riverains dans leur perception du lourd passif des incinérateurs en termes d’image. Le syndrome du Nimby plane sur tout projet d’implantation d’une nouvelle usine d’incinération.
    Le document de l’InVS propose une revue des connaissances actuelles sur les relations entre incinérateurs, dioxines et l’écosystème. Il recentre le débat sur la réalité des nuisances et du risque sanitaire des incinérateurs entre partisans et opposants à l’implantation d’un incinérateur. Dans l’état actuel des connaissances, l’impact d’une telle usine respectant les normes avec un traitement de fumées semble très faible. Une communication offensive autour du sujet auprès des populations concernées sur la base du document de l’InVS aura un impact positif sur le syndrome NIMBY.

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  • Homme est un pollueur payeur issue des conclusion suivante :
    - à Besançon, un incinérateur est plus polluant, dont les impacts sanitaires s’effectue sur une zone et la position des riverain n’est pas connu:c’est la confusion ;
    - à Fos-sur-Mer, un projet d’UIOM, dans une zone déjà soumise à des niveaux de pollution élevés, où une forte mobilisation des riverains contre le projet, soutenue par les autorités compétentes, a terminé en forme politico-judiciaire,ou l’enquête menée par le Ministère de l’environnement, dans une zone décrite comme "péri-urbaine et peu conflictuelle", révèle que la présence d’un incinérateur, performant en terme de maîtrise des rejets polluants, est plutôt bien accepté par les riverains.

    Le syndrome NIMBY semble donc s’exprimer essentiellement dans un contexte de projet d’implantation, une structure déjà existante semblant mieux tolérée avec le temps. Plusieurs remarques peuvent tempérer ces conclusions :
    - l’enquête de la D4E ne prend en compte que l’avis des gens résidant toujours autour de l’incinérateur, certains riverains ayant pu choisir de quitter cette zone, entraînant ainsi une possible décote immobilière qu’il est important de mesurer dans le cadre d’une évaluation des coûts engendrés par la présence de l’incinérateur,
    - il aurait été intéressant de mener le même genre d’enquête (type D4E) à Fos-sur-Mer, pour préciser le degré de connaissances des nuisances potentielles par les opposants,
    - on peut faire le parallèle entre la situation à Fos-sur-Mer et celle de Champlan, où, dans une zone déjà fortement dotée en installations polluantes, un projet de plus peut faire "déborder le vase",
    - la perception plutôt favorable telle qu’elle est décrite dans l’enquête de la D4E serait probablement altérée si les impacts sanitaires mis en évidence par les scientifiques à Besançon étaient confirmés et portés à la connaissance du grand public.
    En sommes le problème de dioxine est un long et difficile accouchement : la dioxine,quelle risque ?et quelle politique ?

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  • Homme est un pollueur payeur issue des conclusion suivante :
    - à Besançon, un incinérateur est plus polluant, dont les impacts sanitaires s’effectue sur une zone et la position des riverain n’est pas connu:c’est la confusion ;
    - à Fos-sur-Mer, un projet d’UIOM, dans une zone déjà soumise à des niveaux de pollution élevés, où une forte mobilisation des riverains contre le projet, soutenue par les autorités compétentes, a terminé en forme politico-judiciaire,ou l’enquête menée par le Ministère de l’environnement, dans une zone décrite comme "péri-urbaine et peu conflictuelle", révèle que la présence d’un incinérateur, performant en terme de maîtrise des rejets polluants, est plutôt bien accepté par les riverains.

    Le syndrome NIMBY semble donc s’exprimer essentiellement dans un contexte de projet d’implantation, une structure déjà existante semblant mieux tolérée avec le temps. Plusieurs remarques peuvent tempérer ces conclusions :
    - l’enquête de la D4E ne prend en compte que l’avis des gens résidant toujours autour de l’incinérateur, certains riverains ayant pu choisir de quitter cette zone, entraînant ainsi une possible décote immobilière qu’il est important de mesurer dans le cadre d’une évaluation des coûts engendrés par la présence de l’incinérateur,
    - il aurait été intéressant de mener le même genre d’enquête (type D4E) à Fos-sur-Mer, pour préciser le degré de connaissances des nuisances potentielles par les opposants,
    - on peut faire le parallèle entre la situation à Fos-sur-Mer et celle de Champlan, où, dans une zone déjà fortement dotée en installations polluantes, un projet de plus peut faire "déborder le vase",
    - la perception plutôt favorable telle qu’elle est décrite dans l’enquête de la D4E serait probablement altérée si les impacts sanitaires mis en évidence par les scientifiques à Besançon étaient confirmés et portés à la connaissance du grand public.
    En sommes le problème de dioxine est un long et difficile accouchement : la dioxine,quelle risque ?et quelle politique ?

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  • La gestion des ordures ménagères pose de véritables problèmes à la fois environnemental et social . A fos-sur-mer, l’intercommunalité Ouest Provence souhaite rendre impossible la construction d’incinérateurs d’ordures ménagères sur la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer, site précisément choisi par la Communauté urbaine de Marseille pour implanter l’incinérateur.Ce bras de fer entre opposants et ceux qui veulent de l’incinérateur dans la zone industrialo-portuaire a pris une option judiciaire. Les études faites autour de l’incinérateur de Besançon démontre que le risque de développer un lymphome malin non hodgkinien est 2,5 fois plus élevé pour les habitants de la zone la plus exposée aux dioxines que pour ceux de la zone la moins exposée. Quant à ce qui concerne le cancer, le lien avec l’exposition à de faibles doses n’a pas encore été prouvé. Les incinérateurs sont accusés de poser des problèmes en terme de qualité du paysage, car l’impact visuel notamment quand il y a des fumées est important et ils engendrent des dioxines dont on ne connaît pas bien les conséquences d’ou le syndrome du NIMBY (not in my back yard) autour des nouvelles implantations d’incinérateurs. Selon le rapport de l’INVS, dans l’état actuel des connaissances, les UIOM respectant les normes semblent avoir un impact très faible sur la santé.Les résultats de l’enquête de la direction des études économiques et de l’évaluation environnemental D4E, montre qu’avec la mise en application des nouvelles directives européennes, les riverains acceptent de plus en plus les UIOM. Il serait donc important de mettre l’accent sur la sensibilisation et d’informer suffisamment sur les récents résultats obtenus ainsi que la qualité des nouveaux incinérateurs afin de bannir les mythes qui existent chez les riverains.

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  • La zone la plus exposée (le Nord-Est) présente une topographie qui ne favorise pas l’accumulation des rejets au-dessus de la ville. Même si le lien entre l’exposition environnementale aux dioxines et le développement des lymphomes malins non hodgkiniens a été établi, la voie de contamination des riverains reste inconnue. En clair on ne peut directement soupçonner l’incinérateur d’être responsable, de part ses rejets, de la survenue de ces cancers.
    Dans l’étude de la Direction des études économiques et de l’évaluation environnementale (D4E) les populations riveraines dans leur majorité n’ont pas une perception négative d’un incinérateur aux normes dans leur environnement. Ils lui trouvent même des avantages.
    Le syndrome de NIMBY est le fait de la perception des populations due à la nocivité reconnue (à la suite d’expositions accidentelles ou professionnelles et donc à des doses élevées) des dioxines et le caractère cancérigène attribué au TCDD associé au fait que ces dioxines sont produits (même en faible quantité comme dans le cas des incinérateurs) par les incinérateurs.

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  • Selon le document d’information élaboré par l’Invs sur les dioxines et les incinérateurs, il est actuellement difficile, en l’état des connaissances actuelles, d’affirmer qu’une exposition de la population à de faibles doses, comme c’est le cas des populations résidant à proximité d’une usine d’incinération d’ordure ménagère (UIOM), n’entraine pas d’effets sur la santé.
    En effet les résultats faisant consensus sont issus d’études épidémiologiques concernant des populations exposées à de fortes doses ou bien exposées à de multiples polluants, et les études épidémiologiques portant sur des populations exposées à faibles doses ne montrent pas d’association ou bien présentent des résultats contradictoires. D’autant plus que plusieurs difficultés méthodologiques limitent la démonstration du lien de causalité entre l’exposition et la maladie.
    Ainsi, les résultats de l’étude cas-témoin réalisée à proximité de l’UIOM de Besançon, en dépit de limites méthodologiques en lien avec l’élaboration du modèle de diffusion atmosphérique de la dioxine, sont en faveur d’une association entre l’exposition environnementale à la dioxine et la survenue de lymphomes malins non hodgkiniens.
    Toutefois, ces résultats prennent en compte une exposition à la dioxine plus élevée que celle actuelle puisque l’obligation réglementaire de moyens pour limiter les émissions date de 1991 et que l’obligation de résultats (respect une valeur limite de rejet 0,1 ng I-TEQOTAN/m3 pour toutes les usines d’incinération) n’a été applicable que fin 2005, alors que la période de réalisation de l’étude épidémiologique est antérieure à 2005.

    En matière d’acceptabilité, l’exemple du projet d’incinérateur à Fos sur Mer illustre bien les questions et rejets que peut susciter parmi la population l’implantation d’une UIOM. Au-delà du débat concernant la nécessité ou non d’implanter une UIOM sur le territoire et du conflit sur le respect de la démocratie participative qui sont spécifiques au cas de Fos sur Mer, la crainte de la population vis à vis de la pollution que génère l’UIOM, d’autant plus quand elle s’ajoute à d’autres pollutions, s’oppose au principe souhaité par les autorités publiques qui veut qu’un territoire défini accepte une contrainte pour apporter un bénéfice sur un territoire plus large.
    Les auteurs d’une étude menée par la Direction des études économiques et de l’évaluation environnementale, en analysant les montants que des personnes interviewées sont prêtes à payer pour déplacer une UIOM en projet ou déjà installée, mettent en évidence « le syndrome NIMBY : on est prêt à payer bien davantage pour éviter de subir des nuisances, que pour supprimer des nuisances déjà subies ». De plus, la proportion de personnes interviewées prêtes à payer pour déplacer à 40km de chez elles un projet d’incinérateur est de 65% contre 29% de personnes prêtes à payer pour fermer l’incinérateur, le déplacer à 40 km et ainsi éliminer les nuisances subies parmi des personnes résidant déjà à proximité d’une UIOM.
    Les résultats de cette étude et l’exemple de Fos sur Mer témoignent de la motivation et de l’investissement que peut engendrer au sein d’une population donnée la lutte contre un projet générant une pollution, tandis qu’un tel projet une fois mis en place peut être mieux accepté. Cela relève encore une fois de l’importance d’une communication sincère auprès de la population lors de la mise en place d’un tel projet sur son impact environnemental et sanitaire, ainsi que la prise en compte de l’avis de la population bien en amont de la mise en place projet, c’est-à-dire de l’identification d’un problème et des différentes solutions envisageables, jusqu’au choix de la plus adaptée et à la construction du projet.

    Enfin, les considérations sur le risque et l’acceptabilité des UIOM interrogent plus largement sur la notion d’application d’un principe de précaution lorsque les connaissances scientifiques sur les impacts sanitaires sont limitées, et sur la recherche d’alternatives aux UIOM qui s’inscriraient davantage dans une dynamique de développement durable (par exemple création de centres recyclage et de production d’énergie).

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  • Tout d’abord il est important de préciser que les études épidémiologique faites sur les différents produit chimique ayant un rôle "néfaste plus ou moins important" sur la santé reste assez faible en vue de l’importance qu’elle ont pour le "bien être" de l’homme. Les dioxines sont source de nombreux problèmes de santés, mais le problèmes reste les question des études épidémiologiques sur celles-ci avec les relations doses/effets, leur modes d’expositions... Il est important d’étudier l’ensemble de tout ces facteurs. La plaquette faites par l’institut national de veille sanitaire nous apporte quelque réponse mais malheureusement ces dioxines sont nombreuses et ils est assez complexe de toutes les analyser même si cela est très important de le faire. Pour ce qui concerne l’incinérateur on peut remarquer dans l’article paru dans le journal de l’environnement sur le contexte de présentation et acceptation sociale certaines personnes sont prêtes à payer pour ne pas subir les nuisances. Il est certains que de nombreuses personnes sont prêtes à payer pour leur confort et que quasiment tout les humains souffre du syndrôme de NIMBY la différence entre les uns et les autres c’est qui sera prêt a payer le plus... On en revient alors à la question des différences social et c’est alors aux personnes ayant le moins de moyens de subir "plus" de nuisance. On remarque également que les habitant vivant déjà prés des incinérateurs sont moins effrayée par les déjà nuisances présente, surement car elle se sont accomodée (elle ont appris à vivre avec). Il serait important que les industries ai une transparence complète sur leur nuisance mais le problème est le coup des études ainsi que le temps et le manque à gagner pour ces entreprises. C’est alors au gouvernement ou à nous de trouver un moyen pour que d’abord ce ne soit pas toujours les faibles niveaux sociaux qui patissent. De plus il est important d’informer les gens comme la plaquette présenté dans les TD.

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  • Le conflit entre les riverains et les données scientifiques existent à travers plusieurs sources de production d’ un supposé polluant ou réel. Nos sociétés ont du mal à croire à des données scientifiques sous prétexte de supposer d’ intérêt en faveur du producteur. Néanmoins certains développe des psychoses sans chercher à faire un lien entre l’ effet et la source. Ce pendant une grande préoccupation développe la population d’ être au voisinage des sites potentiels, tout le monde se voit d’ être en danger sans un fondement.certes il faut reconnaître une certaine légèreté dans les études des risques,comme les enquêtes scientifiques en amont et en aval sur une source de polluants, soit pour cause économique,sociale ou d’ intérêt. sur le cas des incinérateurs certaines pathologies sont fréquentes au voisinages des sites,certaines les dioxines sont classées cancérigènes,à lorsque les incinérateurs rejettent belle et bien des dioxines. Quelle confusion ? Les études montrent qu’il n ya pas un lien formel entre les cancers et les incinérateurs et les riverains n’arrivent pas à faire une étiologie correcte, ou certains sont soucieux ou non. Pour résoudre ces problèmes il faut faire une étude d’impacts sanitaires et environnementales au préalable avant l’implantation de toute source suspecte de pollution avec l’ensemble des acteurs concernés afin de minimiser l’anxiété,le conflit souvent d’ intérêts...

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  • Les résultats de l’enquête de la D4E à Besançon au sujet de l’évaluation des nuisances locales d’un incinérateur ont montré que les riverains acceptent dans la grande majorité l’existence de l’UIOM à leur voisinage et ne la voient pas aussi nuisible comme on l’aurait cru. Pourtant, l’étude d’impact potentiel de l’usine de Besançon sur la survenue de lymphomes malins non hodgkiniens de même que l’étude de la teneur en Dioxines, furanes et PCB de type dioxine dans les œufs de poules, sous le panache de l’usine d’incinération des ordures ménagères de Besançon ont montré que les UIOM peuvent être potentiellement dangereux si on néglige leur effet. La principale voie de contamination de l’homme aux dioxines et aux substances dérivées est l’alimentation (voie orale). Or les riverains continuent par développer leurs activités agricoles et d’élevage sans tenir compte de ces réalités ; donc ce comportement des riverains est une sous-estimation du risque lié aux incinérateurs. Ils doivent être sensibilisés pour adopter des comportements responsables.

    Contrairement aux riverains, des personnes éloignées développent un comportement répulsif à l’égard des UIOM dont elles surestiment les effets ou nuisances. Nous pouvons donc conclure que << Plus l’incinérateur est loin, moins les gens le connaissent, plus l’imaginaire prend le pas en surestimant l’importance des nuisances >>. Ces derniers développent alors le syndrome du Nimby << Not in my backyard >> qui consiste à rejeter l’installation de ce que l’on juge nuisible dans son environnement proche. On préfère alors qu’il soit implanté ailleurs. C’est ce que nous pouvons constater dans le comportement des anti-incinérateur de Fos-Sur-Mer.

    Bref il faudrait une éducation, une sensibilisation et une communication claire au sujet de l’UIOM en même temps que des mesures techniques de modernisation pour minimiser les nuisances, réduire les émissions de polluants et préserver la santé des populations.

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  • Les deux études ont des fondements tout à fait différents. La première, celle de l’équipe de Besançon, est épidémiologique est se fonde sur une quantification de l’exposition (modélisation et étude cas témoins). L’InVS reconnait le recours à la modélisation, pour l’évaluation des sources émettrices, comme les incinérateurs ou industries. La deuxième, celle de la D4E est sociale est se fonde sur des déclarations des habitants.

    A ce stade on voit déjà le faible degré d’objectivité de l’étude de la D4E. En effet, non seulement les déclarations de la population sont hautement subjectives mais en plus cette enquête a été menée dans un « site péri-urbain et peu conflictuel, avec une installation moderne qui a anticipé les nouvelles normes européennes ». Il y a donc là déjà une erreur méthodologique. Une telle enquête pouvait reposer sur un échantillonnage stratifié avec comme strates plusieurs sites, différents pas leur degré de conflictualité (par rapport à l’implantation d’un tel incinérateur). Les résultats d’une telle enquête aurait été différents de ceux présenté.

    Par ailleurs, d’un point de vue plus objectif, le syndrome NIMBY, s’il peut épargner ses adeptes des odeurs des déchets ménagers, ne protège en rien contre les effets à long terme des dioxines provenant des rejets de l’incinérateur. En effet, comme souligné dans le document de l’InVS, « les dioxines émises peuvent être transportées sur de longues distances avant de retomber à la surface des sols et des milieux aquatiques ». Des tels facteurs d’expositions présentent, comme les rayonnements des antennes relais de téléphonie mobile, des scenarios extrêmement compliqué, où parfois les riverains sont moins exposés que les autres qui résident loin de la source. Le riverains subiront les gênes alors que les autres des vrais nuisances sanitaires.

    En somme, la population et même la D4E cible la gêne et peut accepter d’être payée pour la surmonter (bilan bénéfice perte comme dans la commune de Champlan) alors que l’équipe de Besançon vise à protéger la population des effets à long terme, la dioxine étant caractérisé par la stabilité chimique, la faible biodégradabilité, la bio-accumulation et une forte persistance.

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  • Dans ces cas cités plus haut les difficultés étaient liés au fait que les études n’arrivaient pas à dire avec exactitude les différentes types de de maladies qui sont liées à l’exposition.Et les données scientifiques n’étaient pas assez fiables pour certains.
    par contre les dans zones les plus exposées des cas de pathologies étaient vérifiées.
    Par ailleurs le lien entre exposition environnementale et dioxines a été établi.

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  • Le rejet des dioxines par les UIOM correspond à une exposition à de faibles doses environnementales et la preuve n’est pas encore faite de leur responsabilité dans la survenue de cancers.
    Les connaissances actuelles sur le risque sanitaire lié à l’exposition à la dioxine via les rejets d’UIOM comportent de nombreuses zones d’ombre et de nombreuses incertitudes : une étude épidémiologique réalisée à Besançon a permis d’établir une association significative entre l’exposition environnementale à la dioxine et la survenue de lymphomes malins non Hodgkiniens mais pas de lien de causalité. La principale voie d’exposition de la population serait la voie alimentaire mais une évaluation du risque sanitaire reste nécessaire.
    Parallèlement à ce manque de connaissances, une étude d’évaluation des nuisances ressenties et de l’acceptation sociale liées à la présence d’une UIOM a permis de montrer l’existence d’une différence interindividuelle de perception du risque selon la proximité du lieu de résidence ou les croyances personnelles sur le sujet. Une surestimation des nuisances apparaît avec l’éloignement de l’incinérateur alors que les proches riverains, en grande majorité, ne perçoivent pas ou peu de nuisances et même 2/3 d’entre eux y voient la production d’avantages. C’est le lourd passif d’une image négative des incinérateurs ainsi qu’une méconnaissance des réglementations et normes en vigueur appliquées dans les incinérateurs modernes qui prend le pas.
    La perception d’un risque lié à l’exposition aux rejets d’UIOM a conduit les habitants de Fos sur Mer et des communes voisines à mener des attaques sur tous les fronts pour empêcher l’implantation d’un incinérateur dans une zone déjà surexposée à la pollution atmosphérique avec des dépassements réguliers des seuils de SO2, PM10, O3 et benzène. Le manque de connaissances sur les risques sanitaires, les incertitudes, une surestimation des nuisances par une population déjà surexposée à la pollution atmosphérique et l’expression du syndrome NIMBY (Not in my Backyard) ont mené à cette situation de conflit. Les opposants à l’implantation de l’incinérateur estiment ne pas avoir été suffisamment écoutés. Ils font appel à la démocratie participative qui tient compte de l’avis des riverains. Un manque de communication dès le début de l’étude de projet entre les riverains et les décideurs publics a conduit à l’incompréhension, l’insatisfaction et le rejet des riverains.

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  • Le document de l’InVS sur les incinérateurs et les dioxines nous donne deux informations importantes. Tout d’abord, il informe du manque de connaissance concernant les effets des dioxines à faibles doses. Et il annonce les résultats des études épidémiologiques comme ne pouvant pas associer de manière certaine l’exposition des populations habitant à proximité d’UIOM à un risque sanitaire. C’est pourtant un document très complet, montrant les connaissances sur les dioxines, leur diffusion dans les milieux, leur persistance, leur relation avec les UIOM, les voies d’exposition pour l’homme et la toxicocinétique.

    A ces informations, on peut confronter les deux études faites autour de l’incinérateur de Besançon. La première est une étude épidémiologique, de type environnementale cas-témoins, qui montre une relation entre la proximité de l’habitation avec l’incinérateur et l’apparition de lymphomes non-hodgkiniens. La deuxième étude concerne la contamination des œufs de poules élevées dans des fermes dans les zones les plus exposées aux dioxines. Les résultats montrent des taux de dioxines très supérieurs aux teneurs maximales tolérées fixées par la réglementation européenne.
    Ces résultats sont basés sur estimation des expositions par modélisation. Cette modélisation peut être critiquée puisque le modèle n’a été conforté qu’en partie par les échantillonnages des sols. Cependant l’augmentation de l’incidence des lymphomes non hodgkiniens autour de l’incinérateur et la contamination des œufs ne dépendent pas de cette modélisation.

    L’enquête de la D4E est une enquête d’opinion réalisée auprès d’une population sur les nuisances ressenties par rapport à la présence d’une UIOM. L’enquête qui avait pour objectif principal de monétariser les nuisances subies, arrive à la conclusion que les nuisances sont surestimées par l’inconnu. Les personnes qui habitent plus loin de l’incinérateur pensent qu’il génère plus de nuisances que ce que perçoivent les riverains les plus proches et sont plus nombreux à penser qu’il peut être dangereux pour la santé. Le syndrome NIMBY est également pointé du doigt : les habitants sont prêts à payer davantage pour éviter de subir des nuisances que pour supprimer des nuisances déjà subies.
    On note cependant que les personnes qui pensent que l’incinérateur peut avoir des impacts négatifs sur la santé, sont celles qui refusent le plus facilement un dédommagement pour la présence de l’incinérateur, c’est à dire qu’elles ne sont pas prêtes à monnayer leur santé. Par contre ceux sont aussi celles qui acceptent la plus facilement de payer pour voir l’incinérateur disparaître.

    L’article concernant Fos-sur-Mer concerne l’opposition présente face à un projet de construction d’un incinérateur dans une zone industrielle et portuaire. La zone connaît une pollution atmosphérique importante avec des dépassements réguliers des valeurs réglementaires pour le S02, les PM10, l’O3 et le benzène. Le projet a été mené de force par l’État. Premier élément, un Plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés indiquait qu’aucune usine d’incinération n’était nécessaire pour le traitement des déchets. Deuxième élément, l’enquête publique concernant le projet a duré 5 jours, au lieu des 6 mois réglementaires. L’État dit travailler pour l’intérêt général, pour pouvoir fermer la décharge ouverte d’Entressen. En contrepartie, l’avis des riverains n’est absolument pas pris en compte, et ceux qui vont devoir subir une pollution supplémentaire sont en colère de ne pas être écoutés.

    Globalement il ressort de ces documents que la peur des effets sanitaires liés aux incinérateurs est présente, sûrement du effet des pollutions passées, et qu’elle n’est pas apaisée par l’annonce de nouveaux établissements « aux normes ». Cela d’autant plus que les effets des dioxines ne sont pas entièrement connus et que l’incertitude réside donc sur les impacts sanitaires potentiels de ces nouvelles usines. C’est dans ce contexte d’incertitude que les habitants souhaitent éloigner aux plus les potentielles sources de pollution de leurs habitations, et qu’apparaît donc le syndrome NIMBY.
    L’installation est d’autant plus mal acceptée quand celle-ci est forcée et précipitée. Les habitants ont alors le sentiment d’être les victimes d’une politique qui ne se préoccupe pas de leur santé, ni de leur bien-être.

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  • Les incinérateurs de déchets sont souvent associés aux interrogations sanitaires que soulève chez populations riveraines les dioxines.
    En effet et c’est souvent par méfiance, certaines populations sont hostiles à l’implantation de telle installation dans leur voisinage. Le Syndrome de NIMBY naît du principe de précaution tétanise ce type de population et les empêche parfois à raisonner et de penser aux bénéfices sociaux économiques et à l’intérêt que pourrait représenter l’aménagement d’un tél équipement pour la collectivité et pour la protection de l’environnement.
    Ces populations sont obsédées par le volet sanitaire mais sans chercher vraiment à comprendre comment elles pourraient êtres exposées et quels sont réellement les risques sanitaires encourus devant cette exposition. Ce pendant ces mêmes populations demandent parfois le démantèlement de telles installations et refusent aussi de participer à un quelconque financement induit par une telle opération.
    Ces situations sont complexes et posent par la suite de sérieux problèmes de gestion aux autorités publiques qui ne savent plus comment réagir face à la mobilisation des riverains et comment les convaincre des biens fondés de la présence de tels équipements.
    En effet, les pouvoirs publics décident souvent sur tout et sans associer suffisamment en amont les populations concernées, et c’est ainsi qu’on arrive à créer des incompréhensions et des interrogations autour de la légitimité et de l’innocuité des aménagements projetés.
    La solution idéale consiste à lever le doute sur les aspects des impacts sanitaires et de rassurer ainsi les riverains, en essayant de les faire contribuer aux projets en toute transparence et de les associer au plus prés à la réalisation des études sanitaires et environnementales afin qu’ils puissent exprimer leur besoins et de décider aux cotés des autorités à la définition du projet considéré.
    En fin pour conclure sur la notion de risques acceptables, on pourrait tout simplement dire que c’est plus facile de convaincre et de faire adhérer un plus grand nombre à l’aboutissement d’un projet si les choses sont faites dans la plus grande transparence....

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  • L’incinération des déchets est le symbole de notre société de consommation : nous achetons, nous jetons, nous achetons… Le déchet n’est pourtant pas la fin de vie du produit puisqu’en brûlant, les substances toxiques dégagées seront « lavées » par les pluies puis s’infiltreront dans les sols et pollueront les eaux que l’écosystème aquatique et nous-mêmes absorbons.

    Même si les méthodes d’élaboration des certaines études sont discutables ("pertinence et la justesse du modèle, fondé sur l’hypothèse qu’aucune autre source de dioxine ne venait interférer"), leurs conclusions sont édifiantes :
    - "La nocivité des dioxines n’est plus à discuter",
    - "Cette étude conforte donc l’hypothèse d’une association entre l’exposition environnementale à la dioxine et la survenue de lymphomes malins non hodgkiniens",
    - "En raison des risques potentiels ..., le niveau de contamination élevé en PCDD/F et PCB-DL dans deux échantillons de 6 œufs (...), doit conduire sans délai à une évaluation du risque sanitaire."

    Quoi qu’il en soit les déchets représentent une manne financière substantielle et les pressions pour minimiser les risques sanitaires sont multiples. A leur "décharge", les industriels ont fait un réel travail pour réduire les effets nocifs de l’incinération :
    - diminution des rejets,
    - multiplication des points de contrôle des process,
    - mises au norme des usines avec une réelle amélioration ("émissions de dioxines, toutes sources confondues, divisées par 4 en dix ans).

    Il n’empêche que l’image de la proximité d’un incinérateur reste négative pour un grand nombre. On reconnaît son utilité, on ne réduit pas sa consommation effrénée mais on ne veut pas habiter à côté d’une UIOM.
    Les péripéties autour de l’installation sur la commune de Fos-sur-Mer reflètent bien les tensions liées à l’installation d’une UIOM : décisions politiques, modification du PLU, pseudo enquête publique, réaction de la société civile.

    L’enquête D4E vient bousculer les arguments pré-cités en montrant que l’appréciation des habitants peut varier selon les intérêts propres qu’ils ont à résider près d’une UIOM. Tout d’abord les populations les plus proches ont démystifié la proximité de l’incinérateur, l’éventuel dédommagement associé au risque fluctue en fonction du niveau social et individuels des habitants (profession, âge, sexe...). 65 % n’envisagerait même pas le retrait de l’UIOM.

    Ces différents retours montrent bien la complexité de donner une tendance à un problème entre le perception des populations, les résultats d’enquêtes scientifiques sur les risques sanitaires (leur fiabilité), les intérêts par catégories institutionnelles, la nécessité réelle d’installation d’une structure.

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  • Le problème des dioxines reste très controversé du fait de la difficulté qu’il y a pour certains à interpréter ou faire comprendre ses résultats. Le Syndrome de NIMBY naît seulement par mesure de précaution, chacun ne voulant pas subir les effets ultérieurs d’une éventuelle pollution dans son voisinage. Les populations ne cherchent souvent pas à comprendre s’il y aurait un impact sur la santé, mais s’opposent seulement ; surprise est de constater que beaucoup refusent de financer son transfert d’une région à une autre. Les raisons ici ne semblent donc pas scientifiques. Les populations refusent l’implantation des incinérateurs, réclament le déplacement ou la fermeture des décharges à ciel ouvert. En somme, il est difficile pour la préfecture ou l’état de bien s’entendre avec la population, car la population refuse souvent certaines décisions même scientifiquement fondées croyant tout simplement que les décideurs ne se soucient pas de leur état de santé. Il serait tout de même intéressant pour les décideurs de conduire des études très crédibles, avec toutes les parties, afin qu’une certaine quantité de suspicions soit levée ; aussi faudrait-il que les études soient financées par l’état et non des entreprises qui ont toujours une influence directe ou indirecte sur les scientifiques. En résumé il faudrait prendre en compte les points suivants dans les études :
    associer les différentes parties lors de tout projet d’implantation ou de recherche ;
    discuter des méthodes avec les différentes parties y compris les représentants des populations ;
    tenir compte des aspirations des populations ;
    éviter l’influence que les financeurs influencent les résultats.
    Mener des études crédibles.
    Quoique les populations aient souvent des attentes pas très exprimées, ceci pourrait au moins apaiser en partie leurs préoccupations et lever les barrières de contestation.

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  • risques et acceptabilité 30 novembre 2016 16:19

    l’émission des dioxines est l’une des caractéristiques de la pollution d’origine industrielle. Dans les cas présentés dans ce TD, il est question des usines d’incinération des ordures ménagères pour lequel la FRANCE possède le plus grand parc dans l’UE.

    - Ces incinérateurs causent de grand problèmes environnementaux, contaminent l’eau, le sol ; l’air et par ricochet affectent la santé des population. A Besancon, l’alimentation constitue la principale voie de contamination, les dioxines étant liposolubles et s’accumulant dan la chaine alimentaire.

    - sur le plan méthodologique, l’investigation s’est faite suivant un protocole et a confirmé l’hypothèse de l’association entre l’exposition environnementale à la dioxine et la survenue d’une forme de cancer du système lymphatique. il y a eu une bonne participation de la population.

    - Après le rapport de la D4E, on note une situation mitigée : une population ayant le syndrome du NIMBY par lequel elle s’oppose à l’implantation des incinérateurs et le résultat du sondage montrant une situation où elle a une image positive des incinérateurs ou point d’être même incapable pour la majorité de citer une nuisance quelconque.

    - En sommes les usines d’incinération des ordures ménagères causent de grand risques environnementaux et sanitaires ; mais ils sont nécessaires dans la gestion et le traitement des déchets. pour cela nous devons appliquer les mesures individuelles et collectives de prévention contre les dioxines tel que présentés par l’InVS. les UIOM devront aussi respecter les normes.

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  • Ce TD nous propose un travail de réflexion afin d’établir des corrélations de dose–effets, mais aussi de comprendre l’effet social. Il met aussi en avant l’impact qu’ont certaines infrastructures sur l’environnement et les conséquences susceptibles sur la santé humaine.
    Tout d’abord Besançon présente un incinérateur qui est ancien, ce qui peut engendrer des nuisances en matière de pollution et donc d’émission de particules polluantes entraînant ainsi des impacts sanitaires dans les lieux étudiés. Le projet UIOM sera établi dans une zone où sont présentes déjà de fortes concentrations de pollution. Ce projet a une similitude avec celle de Champlan d’un point de vue sociologique puisque la population est tout particulièrement sensible et se mobilise pour contrer le projet, tout en ayant le soutien des autorités locales.
    Lors de l’implantion d’un éventuel projet comme celui de l’UIOM, on parlera de syndrome NIMBY (not in my back yard) qui s’exprimera par ce type de symptôme. En effet, on s’accorde que plus personne ne souhaite voir des déchets perpétuels près de chez soi, des nuisances liées à ce type de projet avec toutes les contraintes existantes ainsi que les odeurs éventuelles et les possibles risques sanitaires. Malencontreusement, les intérêts politiques et économiques sont prépondérants dans le choix de ce type de projet au lieu des intérêts sanitaires.
    La gestion des déchets est un problème de société face à une société de consommation. Lors de l’installation il faut tenir compte des aspects sociologiques, environnementaux, économiques, sanitaires sachant que nos sociétés sont sensibles aux questions environnementales et sanitaires. Le mode de communication est important lors de la prise de décision pour un projet type UIOM puisque les incinérateurs étant aux normes peuvent présenter peu de nuisances (cf étude économique de la D4E). Il peut ainsi participer au chauffage urbain par exemple. On peut comprendre la réticence de certaines populations à ce type de projet en particulier lorsqu’elles sont déjà industrialisées, des infrastructures créant des nuisances environnementales (odeur, pollution atmosphérique …). Prenons le cas d’Entressen qui a une décharge à ciel ouvert, ce qui représente une « honte » environnementale, et qui pourrait ainsi bénéficier d’un incinérateur.
    L’enquête D4E devrait ainsi prendre en compte l’avis des résidents pour l’incinérateur, des aspects économiques en matière immobilière dans le cas du projet UIMO. En autre terme, ce type d’enquête doit prendre en compte les aspects sociologiques. La nécessité de communiquer sur les impacts sanitaires d’un incinérateur aurait dû être prise en compte dans l’enquête D4E, ce qui aurait peut-être biaisé l’avis de la population qui y est favorable comme la population de Besançon. Au vue du rapport sanitaire des experts (voir le document questions /réponses de l’InVS et de l’AFSSA), on est en droit de se demander de quelles informations disposent les locaux sur les risques éventuels sur leur santé, la communication est-t’elle faite ou pour obtenir cette information doivent-ils se réunir en association de riverain ?
    Nous savons que les « doxines » désignent les PCDD,PCDF qui sont de la famille des hydrocarbures aromatiques polycycliques chlorés, les TCDD qui sont classés comme cancérigènes par l’OMS depuis 1997 et qui émanent des activités industrielles. Il y a des hypothèses où, comme les 2,3,7,8-TCDD, elles ont été considérées comme cancérigènes.
    En résumé, malgré la modernisation d’incinérateur il est difficile de prendre des décisions puisqu’il y a des décisions politiques, économiques. Le fait de peu communiquer sur les résultats avec la population peut être un frein à l’émergence d’incinérateur mais peut aussi porter préjudice aux autorités, tout particulièrement si on ne prend pas en compte les risques sanitaires. On constate qu’une collaboration entre les riverains, les autorités, les études épidémiologiques, est importante pour éviter de porter préjudice à la santé et à l’environnement.

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  • La représentation sociale du risque (perception, expression) est complexe. L’être humain est de nature suspicieuse, et toute infrastructure nouvelle (en particulier productrice d’énergie ou éliminatrice de déchets) sera susceptibles de cristaliser des angoisses et de rencontrer des réactions de type NIMBY. Ces dernières se cristallisent sur des craintes diverses : pollution sonore, dangerosité supposée, nuisance olfactive ou encore visuelle, impact sanitaire et environnemental à court, moyen et long terme (réel ou supposé).
    La problématique des déchets est particulièrement révalatrice de cette cission entre habitant et personnel d’usine. Pour les habitants, un incinérateur est une source de nuisance sanitaire, pour le personnel travaillant, les habitants sont dans un déni et refusent de voir les conséquence de la société de consomation. Qui a tort ou qui a raison ? Ce n’est pas le sujet.
    On peut là encore pointer le manque d’auto-évaluation critique et de communication. Une méconnaissance des nuisances et la mauvaise image des incinérateurs, ancrés dans l’inconscient collectif, peut expliquer les réactions des habitants, à l’opposé, un manque de concertation et de dialogue "emprisonne" l’incinérateur (et ceux qui y travaillent) dans le rôle du "méchant" qu’on ne veut pas dans son jardin. Le cas de la ville de Champlan et de l’étude de D4E en sont une parfaite illustration, mais pas seulement (exemple de st cyr ou de l’incinérateur de Besançon).
    En conclusion, l’analyse du contexte social est aussi primordiale qu’une analyse environnementale ou sanitaire dans le processus d’acceptabilité des risques.

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  • Définition au sens large : le syndrome NIMBY
    Au sens large
    , l’acronyme NIMBY, et plus précisément l’appellation « syndrome NIMBY », sert à qualifier la plupart des conflits d’implantation et ce, quel que soit le discours mobilisé par les opposants au projet. De manière générale, « l’utilité du concept NIMBY se mesure, entre autres, à l’aune de la coopération qu’il induit entre les parties ». Il convient alors de s’interroger sur l’utilisation systématique de l’acronyme NIMBY : n’est-elle pas réductrice ? ne favorise-t-elle pas l’escalade des conflits ? La réponse nous paraît être doublement
    affirmative. Insistant sur le caractère local des oppositions, le terme NIMBY revêt une forte connotation égoïste. Sous cette hypothèse, les citoyens s’opposent à un projet en raison des nuisances qu’il est susceptible de leur apporter ; ils n’en contestent pas pour autant l’utilité publique ou économique générale et, le cas échéant, ne verraient pas d’inconvénient à ce qu’un tel projet soit développé ailleurs. Le terme NIMBY, par sa formulation « Not in my backyard », est de nature conflictuelle. « Les riverains des équipements sont montrés du doigt, avec un jargon faussement scientifique réservé aux initiés, indice d’une supériorité de
    ceux qui savent contre l’égoïsme borné de quelques riverains. » Ainsi, la terminologie qualifiant les problèmes de localisation met les instigateurs du projet dans une position d’attaque susceptible de froisser les riverains et donc de faire échouer le processus de localisation. Par conséquent, l’utilisation généralisée du terme NIMBY peut être considérée
    comme réductrice et favorisant l’escalade du conflit. Aussi, nous conservons les terminologies « NIMBY » et « syndrome NIMBY » dans ce rapport pour qualifier respectivement un discours d’opposition et le problème général de localisation. Néanmoins, lors de négociations, l’utilisation de ce terme semble être à bannir.
    Depuis les années 1980, les conflits relatifs à l’implantation d’équipements risqués ou générateurs de nuisances sont récurrents et, dans la plupart des cas, les acteurs impliqués peuvent se déclarer insatisfaits : les promoteurs publics sont confrontés aux oppositions locales (dans le cadre de procédures de consultation ou, à défaut, par des actions spontanées) ; les décideurs politiques et administratifs éprouvent des difficultés à concilier les intérêts divergents ; le public, quant à lui, se sent exclu des discussions et des décisions qui concernent son cadre de vie.
    Eu égard à ce phénomène, l’objectif principal de ce rapport était d’améliorer la Compréhension de ce problème fondamental qui touche nos sociétés, mais également de présenter certains travaux, empiriques comme théoriques, réalisés par les économistes afin de limiter l’émergence de ce type de conflit. Du point de vue de l’auteur, il est clair que les procédures centralisées doivent être abandonnées pour laisser la place à des mécanismes plus décentralisés.
    Enfin une partie de ces résultats ont conduit la Direction générale de la santé à saisir l’Institut national de veille sanitaire (InVS) dans le cadre du plan national cancer 2003-2007, pour améliorer les connaissances sur le rôle des rejets atmosphériques des UIOM dans l’incidence des cancers parmi les populations riveraines. La situation de Besançon apparaît quasi-expérimentale car aucune autre source émettant ce type d’effluent n’est localement individualisable (en particulier, il n’existe pas d’industrie sidérurgique ou métallurgique). Bien que les UIOM ne soient pas considérées comme une source importante d’exposition aux dioxines (la voie alimentaire serait à l’origine, dans la population générale, de 90 % de la quantité de dioxines présente dans l’organisme), la cohérence des différents volets de cette approche éco épidémiologique renforce l’hypothèse d’une association entre l’exposition environnementale à la dioxine et la survenue de LNH dans les populations ayant résidé à proximité d’un UIOM. L’enquête nationale est venue très récemment confirmer ce lien, en particulier chez les femmes

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  • Les deux situations sont des cas de litiges environnementaux de nature différente ; d’un côté, Besançon ou les populations veulent lier l’incidence du lymphome non hodgknien aux alentours de l’incinérateur l’ expositions alimentaires généralisé aux dioxines. La construction d’un modèle sera nécessaire pour mener cette étude qui va confirmé le lien entre la survenue du lymphome hodgkinien et la proximité aux alentours de l’incinérateur de Besançon.
    Le cas Fos-sur-Mer ici nous avons d’un côté les riverains qui s’opposent farouchement a l’installation d’un incinérateur dans leur localité déjà assez pollué selon les riverains (présence d’une décharge a ciel ouvert) pour cela un bras de fer juridique avec plein de rebondissements va arriver aux niveau auprès des intenses Européennes pour arbitrage.plusieurs options de compensation seront mise sur la table mais le bras de fer préfecture versus société civil va se faire jusqu’à obtention de gain de cause.

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  • Les gens ne veulent pas d’UIOM proches de chez eux, malgré tout ils reconnaissent l’utilité d’un tel dispositif (70% dans l’enquête) et n’en ressentent pas les nuisances (80%). Ils ont une mauvaise image de l’UIOM mais surtout si ils habitent loin. Certains disent qu’un UIOM améliore la qualité de l’environnement alors que seulement 30% disent que l’air est pollué (je trouve que cela ne veut pas dire la même chose, car ils peuvent dire que l’environnement est plus propre car pas de décharge sauvage mais sans penser à l’air pollué). Idem 2 personnes sur 3 pense qu’il peut générer des avantages. Le questionnaire montre des incohérences à certaines questions qu’un face à face aurait peut être évité ? On peut aussi penser que les avis sont contradictoires dans la tête des gens sans que ce soit incohérent.
    La modélisation de Besançon montre donc un risque de 2.5 du taux de cancers lymphoides dans les zones exposées aux retombées de l’UIOM.
    Le document de l’INVS cite qu’avant la mise en place de fumées, les UIOM rejetaient des quantités importantes de dioxines, ce qui décrédibilise les pouvoirs publics et reste dans la tête des gens.
    Au paragraphe 44, on voit que ce sont surtout les expositions aiguës, mais que les expositions chroniques sont retrouvées dans certaines études, ce qui peut favoriser le Nimby.

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  • Les dioxines sont caractérisées par deux grandes catégories de molécules complexes, les polychlorodibenzofuranes (PCDF) et les polychlorodibenzodioxines (PCDD) appartenant à la famille des hydrocarbures aromatiques polycycliques chlorés (HAPC).
    Parmi les 210 molécules de dioxines, 17 d’entre elles sont les plus toxiques et sont habituellement étudiées. La 2, 3, 7,8 tétrachlorodibenzodioxine ou TCDD ou encore « dioxine Seveso » est la plus toxique.
    Des études réalisées dans différents pays ont montré une forte augmentation des émissions de dioxines après la seconde guerre mondiale, en raison du développement de l’industrie du chlore. Les émissions diminuent à compter des années 1970.
    Les principales sources de production et d’émission des dioxines sont l’incinération des déchets et la métallurgie. Au moins 50% des émissions en France émanent de ces deux sources d’origine.
    En dépit des suspicions relatives aux impacts négatifs des produits toxiques résultant de l’incinération, certains travaux d’ordre épidémiologique ne parviennent pas à trancher de manière catégorique une relation de cause à effet entre les incinérateurs et les impacts sanitaires. Il est difficile de caractériser des expositions spécifiques aux UIOM et que celles-ci sont faibles (Nouwen et al. 2001 ; Schuhmacher et al. ; 2001 ; Nessel et al. 1991).

    Bien avant que les activités industrielles ne connaissent un essor important, des dioxines étaient émises dans l’environnement puisque l’activité volcanique, les feux de forêts et certains micro-organismes produisent des dioxines. La combustion résidentielle du bois contribue également à la production de dioxines, puisqu‘elle représenterait 7,6% des émissions en France (valeur pour 2002 - source CITEPA). Nous tentons de comprendre la problématique de santé publique générée par les usines d’incinération d’ordures ménagères (UIOM) (effluents atmosphériques des incinérateurs).
    Parmi les nouveaux travaux de recherche, le Professeur J.F. Vielet son équipe publiaient dans l’American Journal of Epidemiology en juillet 2000 une recherche relative aux « agrégats de sarcomes des tissus mous (STM) et de lymphomes non hodgkiniens (LNH) autour d’une usine d’incinération d’ordures ménagères émettant des teneurs en dioxines élevées ». Les auteurs concluaient à un surplus de STM et de LNH entre 1980 et 1995 aux environs de l’usine d’incinération de Besançon, mettant dans l’atmosphère des concentrations de dioxines allant jusqu’à 16,3 ng I-TEQ/m3, sans pour autant établir de manière formelle et de lien de causalité entre les excès de cas de cancers et ces concentrations élevées. Cette publication, et les relais dont elle a bénéficié de la part d’associations opposées à l’incinération, a engendré une multiplication du nombre des saisines relatives à l’impact sanitaire des UIOM sollicitant, notamment, la mise en place d’études de même nature sur d’autres sites (in Incinérateurs et santé).
    Quant aux controverses autour des rejets des incinérateurs et des dioxines, il y’a des signaux environnemental, sanitaire et social.
    Illustrons à titre d’exemple les risques liés aux émissions industrielles le cas de l’incinérateur de Gilly-sur-Isère en France. Au cours des années 1990, on a découvert de très fortes quantités de polluants Chimiques (principalement de la dioxine) produites par une usine d’incinération de déchets ménagers d’un groupement de communes proches d’Albertville. Cette dioxine est retrouvée en quantité dans les champs limitrophes, et dans le lait des vaches élevées. Le fourrage et le lait doivent être détruits. On va chercher la dioxine dans le lait des femmes qui allaitent ; les mères sont très inquiètes. Ce fut un gros scandale. Les gestionnaires du site et les autorités publiques sont mis en procès (In semaine 6 - Toxicologie réglementaire-MOOC Environnement et Santé- Xavier Coumoul-FUN, 2016).

    Les communautés, quoique voulant se débarrasser des déchets ménagers, industriels, etc…) sont frappées par le syndrome du Nimby « Not in my backyard » -littéralement « pas dans mon jardin » en ce qui attrait a la mise en place d’infrastructures d’incinération de ces ordures. - plane sur tout projet d’implantation d’une nouvelle UIOM. Face à cette situation, le ministère Français chargé de l’environnement a décidé d’entreprendre la quantification monétaire pour les nuisances causées par les UIOM aux populations locales.

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  • Plusieurs études ont évoqué un certain nombre d’effets nocifs dû aux polluants émis lors de l’incinération, les études épidémiologiques ne permettent pas d’établir formellement une association directe entre ces effets et l’activité des incinérateurs, il est difficile de caractériser les expositions spécifiques aux dioxines et que celles-ci sont faibles [Nouwen et al. 2001 ; Schuhmacher et al. 2001 ; Nessel et al. 1991]. Ce qui fait que les riverains développent une attitude négative et révoltée pour la mise en œuvre de certaines activités en raisons de prétendus risques, nuisances ou autres inconvénients. Voila pourquoi on parle de syndrome de NIMBY.
    Certaines études d’évaluation des risques publiées concluent que : « Pour un incinérateur dont les émissions respectent les valeurs réglementaires actuelles, le risque de cancer pour les populations potentiellement les plus exposées, hors travailleurs, est inférieur au seuil d’acceptabilité pris par les instances internationales « [Boudet 2000 ; Eikmann 1995 ; Nouwen et al. 2001 ; Schuhmacher et al. 2001 ; Yoshida et al. 2000 ; ORSMIP 2001 ; Glorennec et al 2001, SFSP 1999, NRC 2000] » . par contre pour un incinérateur qui aurait fonctionné continuellement en émettant de fortes quantités de polluants, le risque de cancer (dioxines, Cd) serait bien plus élevé (de l’ordre de 10-4 ou plus pour une exposition vie entière).
    Les principales substances qui contribuent à ces risques et qui font l’objet d’une plus grande préoccupation sont les dioxines, l’arsenic, l’HCl, le mercure, le plomb, le cadmium et les particules [NRC 2000 ; SFSP 1999]. Ces études d’évaluation des risques quantifient le plus souvent les probabilités de survenue des pathologies à partir des expositions actuelles. Peu nombreuses sont celles qui prennent en compte l’exposition passée de la population. Or, les effets observés actuellement sont aussi, et principalement, liés à ces expositions passées (émissions des incinérateurs plus importantes dans le passé et latence parfois longue entre exposition et pathologie). Ceci constitue l’une des incertitudes majeures des connaissances actuelle.
    Il n’est pas toujours possible de répondre complètement aux questions posées car l’établissement d’une relation de causalité avec l’incinérateur ou un polluant particulier soulève de grandes difficultés. Enfin, les méthodes disponibles ne sont pas toujours pertinentes pour y répondre ou les conditions de mises en œuvre ne sont pas réunies. Même s’ils suscitent des insatisfactions légitimes lorsque les réponses apportées restent partielles, les résultats des études mises en place contribuent à l’amélioration des connaissances et génèrent des hypothèses sur les facteurs de risque liés à l’incinération.

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