Comment qualifier le travail vis à vis de la population et ses spécificités ?

Il semble évident que les éléments étaient réunis dès 1997 (au moins) pour une intervention rapide. La communication avec des populations de tradition orale aurait dû adopter des formes plus appropriées que de simples consignes écrites. La dimension du risque aurait mérité des mesures radicales (envisager de les déplacer provisoirement ?) et des moyens de limiter le risque comme de fixer l’amiante (badigeon ou peinture) [1].

Le véritable suivi des populations a débuté en 2001. Par ailleurs, les tribus concernées ont reçu des consignes écrites pour se protéger (adopter des comportements moins risqués). De plus la destruction des habitats à risque ont réellement eu lieu en 2005. Que pensez-vous de l’action publique ? Qu’auriez-vous préconiser comme mesures pour améliorer la sécurité des populations ?

151 Messages de forum

  • En 1991, on observe une prévalence élevée de décès par cancers de poumons de 5 a 10 fois plus élevée que celui des pays industrialisés et en 1994, la relation entre exposition au tremolite et les cancers de poumon est établit et confirmée par une campagne de métrologie en 1998.
    Curieusement, ce n’est qu’en 2001 que le suivi de la population débute et la destruction des habitats a risque n’a lieu qu’en 2005 soit 7 ans après les études métrologiques. même si le texte ne nous dit pas comment ces populations sont recasées (avant, progressivement ou après), nous pouvons juger l’action publique très lente et inefficace.
    Les mesures que nous préconisons pour améliorer la sécurité des populations sont :
    - Information et éducation de la population en même temps qu’une campagne de dépistage systématique de cancer de poumon sur l’ensemble des populations dès 1994.Cette approche présente les avantages suivants : - Établir facilement la corrélation entre la prévalence de ce cancer avec les différentes résultats métrologiques de 1998. - Elle constituera un argument solide pour convaincre la population a risque a changer leur mode de construction et certains comportement a risque. ce qui va également faciliter leur consentement pour le destruction des habitats a risque.
    - En 1999, tout en continuant a mettre l’accent sur l’éducation et l’information, un plan global de construction de nouveaux habitats et de protections des sites de tremolites doit être mis en plan avec la participation de la population.

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  • 1- Le suivi des populations aurait du commencer plus tôt ;
    2- Les consignes écrites sont insuffisantes. Il aurait fallu de réelles campagnes de sensibilisation avec des séances publiques avec la mise à contribution des associations, des ONG et autres organisations de la société civile ;
    3- Les permis de construire peuvent déjà intégrer des dispositions pour empêcher l’usage de trémonite sur les nouveaux bâtiments pour cela, il fallait légiférer plus tôt ;
    4- Intégrer des mesures coercitives pour l’interdiction de l’usage de trémolite ;
    5- La destruction des habitats à risque pouvait démarrer plus tôt sous le contrôle des autorités compétentes.

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  • L’action publique menée n’as pas pris en compte tous les aspects devant donner lieu à des conclusions claires et objectives ; on a l’impression que les autorités ont voulu tout simplement faire une étude pilote pour calmer les inquiétudes des populations. On ne comprend pas pourquoi le suivi des populations peut débuter en 2001, mais les facteurs de risque (habitations faites de trémolite) sont détruites en 2005 et ce par les populations. Les mesures à prendre doivent être à la fois immédiates et à long terme. Parmi les mesures, nous pouvons proposer :

    > Organiser les campagnes d’information du public sur les mesures à prendre et y associer toutes les parties prenantes (si possible les responsables des associations communautaires) ; au cours de cette campagne, les aspirations des populations devront être prises en compte et la procédure bien élucidée avec un accent sur l’objectivité et la santé des populations ;

    > Identification et quantification des différents risques ou facteurs de risque (habitation constituées de Pö, anciennes maisons détruites etc... ;

    >la délimitation des zones à risque (cartographie fine des sources potentielles d’expansion de trémolite telles activités humaines, déplacements des voitures...) et cartographie des sols contenant l’amiante ;

    > protéger rapidement les personnes exposées et les prendre en charge. Les travaux publics ne cessent pas et chaque fois qu’on fait une route, on augmente le risque ;

    > Délocalisation des population (avec interdiction formelle de jouer ou mener autre activités dans les zones contenant l’amiante) et décontamination par les autorités des zones à risque ; La lettre écrite ne suffit pas pour convaincre les populations, ce sont les autorités qui devraient prendre toutes les mesures nécessaires pour procéder à cette opération.

    > Mise sur pied d’un comité pilote de contrôle et d’application des décisions. Déjà, les spécialistes locaux devraient être associés à l’étude afin de pouvoir cerner certains contours du problème. Dans le cas de cette étude, on constate que 114 constructions ont été auto détruites, ce qui témoigne de la non élimination des facteurs à risque.

    >en fin de compte, le risque devra être évalué pour des personnes exposées et non exposées et cette démarche devra prendre en compte : identification du danger, caractérisation de l’exposition (population exposée, évaluation des niveaux d’exposition), évaluation de la relation dose-réponse, estimation quantitative du risque.

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  • Le véritable suivi des populations a débuté en 2001, alors que les éléments étaient connus dès 1997 après la publication de l’enquête épidémiologique réalisée par l’INSERM , donc un retard de l’action publique est assez clair.
    Les consignes écrites reçues par les habitants ne sont pas suffisantes, il devait y avoir en plus une communication orale avec eux et un suivi pour s’assurer de l’engagement par ces consignes. Ce retard de la part de l’action publique peut être dû aux intérêts des industriels qui veulent continuer l’utilisation de l’amiante.

    Certaines mesures devaient être prises pour améliorer la sécurité des populations comme un déplacement provisoire de la population, l’utilisation de certains moyens pour fixer l’amiante comme par l’intermédiaire de peinture ou de badigeon pour limiter le risque. Aussi penser à substituer l’amiante pour arrêter tout risque dans l’avenir. Interdire l’installation de nouvels habitats dans la zone concernée. Dévier les routes des zones où la trémolite est présente. Mettre une prise en charge aux personnes à risque pour faire un diagnostic précoce.

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  • On peut s’étonner de la lenteur de l’action publique, et du traitement très « administratif » de la gestion des risques (écrire des consignes). Cela démontre les difficultés qu’a l’administration à établir des actions de promotion de la santé efficace, notamment auprès des minorités ethniques. Cependant, je pense que le signal sanitaire a été correctement appréhendé et investigué, les difficultés étant plutôt de mon avis imputables aux gestionnaires du risque.

    Une mesure forte aurait été de débloquer des fonds et de lancer un appel d’offres pour la destruction des maisons avec des chantiers strictement encadrés, ainsi que des conditions d’indemnisation et de relogement acceptables.

    On aurait également pu former des « correspondants amiante » dans les tribus concernées, interlocuteurs privilégiés pour les administrations et pour les populations, qui auraient été spécifiquement formés, seraient rémunérés et qui seraient en capacité de délivrer aide et conseil au quotidien.

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  • L’usage de l’amiante n’est interdit, en France, que depuis le 1er janvier 1997, par le décret n° 96-1133 du 24 décembre 1996 relatif à l’interdiction de l’amiante, pris en application du code du travail et du code de la consommation. Son article premier dispose notamment que :
    - au titre de la protection des travailleurs, sont interdites la fabrication, la transformation, la vente, l’importation, la mise sur le marché national et la cession à quelque titre que ce soit de toutes variétés de fibres d’amiante, que ces substances soient ou non incorporées dans des matériaux, produits ou dispositifs ;
    - au titre de la protection des consommateurs, sont interdites la fabrication, l’importation, la mise sur le marché national, l’exportation, la détention en vue de la vente, l’offre, la vente et la cession à quelque titre que ce soit de toutes variétés de fibres d’amiante et de tout produit en contenant.

    A titre exceptionnel et temporaire, des dérogations ont été accordées, jusqu’au 1er janvier 2002, pour certains usages existants du chrysotile, dès lors qu’il n’existe aucun substitut qui, d’une part, présente, en l’état actuel des connaissances, un risque moindre pour la santé des travailleurs, d’autre part, donne toutes les garanties techniques de sécurité correspondant à la finalité de l’utilisation. Une liste limitative de ces usages est établie par arrêté du même jour. L’exception à l’interdiction demeure pour la vente des véhicules d’occasion jusqu’à la fin 2003. Les entreprises bénéficiant de ces dérogations devaient se déclarer auprès du ministère du travail afin d’évaluer, année après année, le bien-fondé des dérogations.
    La France se donnait quatre ans pour se débarrasser définitivement de l’amiante. En 1996, elle utilisait environ 35.000 tonnes d’amiante. Ce chiffre est tombé à 200 tonnes en 1997, 50 tonnes en 1998, puis 12 tonnes en 1999.
    En revanche, la France a continué d’importer de l’amiante jusqu’en 2002. Cette année-là, les statistiques d’Eurostat montrent que certains pays européens avaient importé des quantités parfois non négligeables d’amiante : l’Allemagne (200 tonnes), la Grèce (1.900 tonnes), l’Espagne (3.060 tonnes), le Portugal (7.130 tonnes).
    ce qu’il faut préconiser, il faut pour les autorités faire une évaluation des produits utilisés dans les structures et se doter de structure pour évaluer de façon générale les produits afin de parer tout danger.

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  • L’action publique peut se décliner de plusieurs façons. Elle peut être préventive ou corrective, voire dans certains cas simplement palliatif. L’action entreprise par l’état pour réduire le risque est lente est sans effet immédiat. On note une absence de maitrise de problème par le pouvoir public donc une intervention inefficace. Des erreurs d’appréciation, des controverses, mais aussi parfois une méconnaissance des risques peuvent expliquer l’action des pouvoirs publics insuffisante.
    On aura préconisé comme mesures pour améliorer la sécurité des populations la mise en place d’une campagne d’information visant à supprimer définitivement l’usage du pö et précisant la conduite à tenir vis à vis des habitations déjà recouvertes de pö dans l’attente de la mise en place de mesures correctrices à venir, s’impose immédiatement. Cette campagne d’information doit s’accompagner d’une éducation sanitaire visant au contrôle des facteurs de risque associés aux maladies respiratoires.
    Il apparaît indispensable de procéder dès maintenant au dépoussiérage complet interne des habitations. Cette première phase doit être confiée à un personnel formé afin d’éviter le recours à des pratiques individuelles qui pourraient aboutir à l’opposé de l’effet recherché.
    Ce dépoussiérage des maisons pourrait, dans l’attente des expérimentations, s’accompagner du recouvrement des murs par de la peinture
    Détruire l’habitat à risque doit être également envisagée. Outre le fait, que cette mesure constitue une solution définitive au risque d’exposition lié à l’habitat aussi, déplacer la population sur un nouveau sité avec de maisons nouvellement construites en tenant compte du problème actuel et la prise en charge médicale de tous les sujets atteints.

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  • L’action publique, peut être qualifie du laxiste.
    En plus des recommandations de 1994, pour améliorer la sécurité de la population je préconise les points suivant :
    - Après l’évaluation, le déplacement de hautes autorités concernées dans les lieux à risque pour informer et communiquer (avec la langue locale) les résultats à la population ce qui fera un événement mémorable.
    - Enseignement dans les écoles (en cours de géologie et sciences naturelles) de la roche de la trémolite et ses conséquences sur la santé. Elargir l’information au media.
    - Introduire la peinture et la chaux pour peindre les murs(les données gratuitement si possible).
    - Recensement exhaustive des zones à risque, assistance de la population afin de ne pas entreprendre la décontamination seule.
    Recensement de la population vulnérable, une assistance médicale permanente et une campagne de dépistage radiologique systématique pour un diagnostic précoce.
    Suivie de hautes autorités du processus de gestion en se rendant dans les zones concernées et contact permanent avec la population pour veiller sur le bon déroulement de la décontamination.

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  • L’action publique a été considérablement lente. Sachant que les risques ont été observés dès 1991 (avec une prévalence élevée de décès par cancers de poumons de 5 a 10 fois plus élevée que celui des pays industrialisés) et qu’assez d’éléments étaient regroupés pour agir en 1997, certaines mesures auraient dû être prises comme :
    1-Informer la population à travers des sensibilisations "orales" en plus des "écrits" afin d’augmenter le nombre de population aviser sur les risques du trémolite
    2-Prendre des mesures de sécurité dès l’obtention des résultats métrologiques de 1998 sur les bâtiments à risque en déplaçant provisoirement la population résidente pour y faire une analyse approfondie des risques. Certaines mesures aussi aurait pu être prise pour limiter l’exposition des personnes en contact avec la trémolite (port d’appareils de protection respiratoire, une meilleure gestion des déchets pour la manutention, le transport, l’entreposage et le stockage des substances à risques…).

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  • L’action du Comité Permanent à trop durée avant sa mise en œuvre,

    Le Comité Permanent Amiante devrait déjà à partir de 1995 :
    déplacer les personnes habitant les zones ou habitat contaminés ; procéder à la destruction dans les règles requises les sites dangereux ; porter à l’échelle les activités de sensibilisation avec l’implication des bénéficiaires ; prohiber la fréquentation des sites déclarés à risque pour les populations ; faire un suivi médical réel des personnes ayant habités ces sites afin de détecter au plus tôt les éventuels cas et les prendre en charge.

    Les consignes écrites ne sont pas indiquées pour cette lutte surtout que dans les tribus concernées plusieurs ne savent pas lire.

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  • Le rapport de 1994 recommandait des mesures pour informer les populations, décontaminer l’habitat, mettre en place des mesures sanitaires et améliorer les connaissances. Même si en 1994, le risque lié à l’exposition dans l’habitat était reconnu, il a fallu attendre quelques années pour mettre en place des mesures efficaces allant jusqu’à la destruction de l’habitat. Cependant des précautions pour le désamiantage n’ont pas toujours été prises et parfois ce sont les habitants eux même qui ont détruit leurs habitats sans aucune précaution.
    Mais l’action publique c’est limitée à l’habitat et au risque lié au pô appliqué sr les maisons, et n’a pris de mesures face au risque environnemental. La contamination par l’amiante est également due aux pistes non bitumées ou émise par les mines de nickel.
    La prise en compte de cette exposition nécessite de mieux connaître les sources avec par exemple une cartographie des sites amiantifères. Les sites amiantifères mis à nu pourraient être recouverts ou re-végétalisés afin de limiter la remise en suspension de l’amiante.
    Il semble important aussi de mieux informer l’ensemble de la population ; pas seulement les habitants mais aussi les collectivités et les entreprises afin que les nouveaux chantiers soient entrepris en connaissance des risques liés à l’amiante environnementale.

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  • Les pouvoirs publiques ont réagi efficacement à travers un ensemble de mesures qui ont été préconisées, des études et expérimentations pour comprendre l’origine des cancers. Nous remarquons la lenteur des pouvoirs publiques dans la prise de décision , car les risques liés à l’exposition à la Trémolite sont établit en 1994 et c’est en 2001 que débute le véritable suivi des populations.
    Pour améliorer la sécurité des populations, je préconise le délogement de cette population vers des zones sans risques si cela est possible. Pour sa mise en œuvre,toute nouvelle construction devrait se faire dans une zone plus sécurisée et en respect des recommandations. Organiser des discussions avec la population sur l’acceptabilité des mesures conservatoires. Réévaluer régulièrement les mesures et problèmes qu’elles posent , rechercher les solutions alternatives. afin de vérifier sa mise en œuvre.
    Interdire la pratique de l’agriculture ou toutes autres activités qui engendrerait le retournement des sols.
    Mettre en œuvre un plan d’action qui définit les priorités et les objectifs et les évalués chaque année.

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  • L’action publique certes tardive comporte des mesures essentielles pour une gestion efficace de ce risque. Je pense qu’une prise en compte urgente des recommandations issues du rapport de 1994 permettra en mon sens une gestion efficace car ces recommandations couvrent tous les secteurs concernés par la gestion de ses risques. Cependant, j’ai noté quelques manquements en ce concerne la gestion à court terme de cette problématique : Il s’agit premièrement de la réactivité tardive (près de 7ans d’attente de 1994 à 2001) face à l’ampleur d’un risque dont les conséquences ne fait plus aucun doute. ces sept années signifient pour la population sept années d’exposition supplémentaire ; et quel conséquence si nous savions que la durée d’exposition est essentielle pour le développement des mesotheliomes. la preuve est que cent quatorze (114) habitats ont été détruits par les populations elles même avant 2001.Deuxièmement, je pense que pour une situation ainsi préoccupant, la méthode de sensibilisation par la transmission de consignes écrites aux tribus a été inadéquate. En effet les populations peuvent ne pas comprendre les consignes, interpréter autrement ces consignes ou sous-estimer l’ampleur de la situation. Il fallait donc une forte campagne de sensibilisation de proximité, ce qui permettrait une forte implication des acteurs concernés(les différents tribus) pour la gestion du risque : fournir donc à cette population les informations issues des études en insistant surtout sur les conséquences de l‘exposition qui ne seront manifestes qu’à long terme par des rencontres entre les spécialistes et les communautés, des témoignages de personnes déjà malades, des émissions radiodiffusées et télévisuelles. Dans l’immédiat insister sur les mesures élémentaires pouvant réduire l’exposition aux fibres d’amiante telles que l’humidification des sols avant tout balayage et adopter des comportement ( salir moins) qui permettent de diminuer la fréquence des balayages ; insister également les conséquences du tabagisme et son influence sur le développement d’autres types de cancers (Même si les résultats confirme une association avec la bronchite chronique chez les femmes, il faut être prudent avec ses informations car les hommes peuvent ne pas se sentir concerné). Il est également tres nécessaire de couvrir les murs des habitats à risque par la peinture comme indiques dans le rapport et envisager la destruction des habitats par des professionnels. Cela suppose que les questions de relogement sont réglées avant. Pour conclure, je pense que les expositions en milieu professionnels devraient être des cas d’école, du moins pour susciter des actions publiques urgentes si nous savions que le niveau d’expositions de ses tribus est largement au dessus de l’exposition en milieu professionnel.

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  • pour améliorer la sécurité de la population, j’aurai préconisé une délocalisation de la population exposée. l’interdiction des destructions personnelles des habitations, mais une destruction contrôlée par des personnes formées et qualifiées à cet effet.

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  • L’action publique dans le cadre de la gestion du risque lié au trémolite à notre avis est insuffisante et a été mal déclinée. Elle a consisté beaucoup plus à une démarche palliative alors qu’elle aurait pu être beaucoup plus préventive et correctrice du fait du danger.
    A notre sens les actions suivantes auraient dues être mises en œuvre :
    -  La démolition des maisons recouvertes de pö aurait due intervenir très tôt afin de limités les dommages sanitaires y liés
    -  Un cahier de charge pour les constructions dans les régions nord devrait être instauré, interdisant l’utilisation du pö et un comité de suivi devrait être mis en place
    -  Un dépistage systématique de la population exposée devrait être mis en place au lieu d’un dépistage à la demande
    -  La mise en place d’un centre de contrôle de la qualité de l’air intérieur dans les régions exposées telles celles du nord et aussi des populations exposées
    -  Des restrictions des espaces fumeurs sur le territoire

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  • La lenteur et la faiblesse des mesures de gestion de la crise apparaissent ahurissantes en regard du niveau de risque encouru (cf question précédente) : trois ans entre l’alerte sanitaire et l’identification de la source environnementale, quatre ans encore avant la finalisation des enquêtes épidémiologiques, et encore sept ans avant la destruction des habitats à risque. On est frappé par l’inadéquation des recommandations formulées en 1994 avec la réalité du terrain et l’urgence de la situation, ce qui est souligné par les remarques qui ponctuent plusieurs points du rapport, et probablement imputable à une méconnaissance du mode de vie du peuple kanak : on se doute du peu d’effet qu’ont pu avoir les campagnes d’information sur des populations pour lesquelles le poids des traditions est sans doute très fort, quant à la lenteur de mise en route de la destruction des habitats à risque elle a conduit à sa réalisation par certains des habitants concernés dans des conditions d’exposition maximale. La seule mesure apte à soustraire les populations à l’exposition aux fibres de trémolite aurait été le recensement et l’évacuation des logements à risque avant leur destruction encadrée, dans des délais les plus courts possibles, et avec un accompagnement plus marqué de la part des pouvoirs publics pour anticiper les inévitables problèmes de déracinement et du relogement des personnes concernées.

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  • Il y a eu une lenteur de la part des pouvoirs publics à prendre les mesures efficaces pour protéger la population. Un taux de décès environ 5 à 10 fois plus élevé que celui observé dans les populations des pays industrialisés a été observé en 1991. Seulement en 1993 qu’une étude épidémiologique a été engagée pour tester cette hypothèse. C’est au cours de cette même année que l’hypothèse d’exposition à des fibres de trémolite a été avancée, puis confirmée en 1994.

    Attendre 10 ans, suite à la première alerte, pour commencer un véritable suivi de la population et 14 ans pour agir sur les sources immédiates est tout simplement un comportement irresponsable de la part des pouvoirs publics.

    L’ignorance et le manque d’organisation de la société civile pourrait être aussi des éléments à ne pas négliger. Des consignes écrites sont aussi insuffisantes dans de tel contexte. Il faudrait :

    1- Dans un court délai (3 à 6 mois), après la première alerte, enclencher une étude (dépistage) pour cibler la population affectée et enrichir les connaissances sur le problème.

    2- Mettre en place une structure de prise en charge des individus affectés qui permettra de mieux poursuivre l’étude.

    3- En cas d’identification de territoires à population non affectée, envisager le déplacement des gens vivant dans des zones affectées vers des régions non atteintes.

    4- Une fois la cause définie, prendre des mesures pour agir sur les sources et répertorier les territoires à risque. Dans ce cas, la décision de détruire les maisons ou dans un premier temps, adopter des mesures palliatives comme de recouvrir les murs d’une couche de peinture.

    5- Prendre des mesures pour la formation d’un personnel spécialisé pour faire face au problème.
    6- Envisager des méthodes et moyens de décontamination.

    7- Parallèlement, la population doit être associée dans les démarches et mesures à prendre et mettre en place une structure d’information, de sensibilisation et d’éducation sur les causes, les sources, les mécanismes d’exposition et de contamination et la gravité du problème.

    8- Mettre en place une structure de communication avec le public en relation avec le problème.

    9- Définir une structure règlementaire pour des mesures préventives et correctives, notamment pour l’aménagement du territoire et la prise en charge des personnes affectées.

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  • Dans le cadre de cette évaluation des risques, l’action publique a été lente a réagir par rapport aux effets dévastateurs de la trémolite sur la santé des populations puisque à la base les données ont déja été biaisées par le CPA, en circonstances pareilles il aurait été préconisé de délocaliser la population vers des habitats moins risqué et de commencer la destruction des domiciles à risque à l’immédiat, permettant ainsi aux victimes de reconstruire plus rapidement

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  • On peut tout d’abord souligner le décalage entre la situation en métropole (amiante interdite en 1997) et celle de Nouvelle-Calédonie (interdiction en 2007), sans doute du en partie par le statut d’autonomie des TOM. Ajouté à cela la complexité de l’organisation politique et administrative calédonienne qui peut bloquer ou ralentir la prise de décision, ainsi que le manque de moyens financiers et humains pour faire appliquer les réglementations et les mesures sanitaires.
    Concernant les mesures prises auprès des populations locales, les consignes écrites devraient prendre en compte les spécificités socio-culturelles mélanésiennes (ethnie la plus représentée dans les populations exposées) et être envisagées en bilingue : en français (langue officielle) et en langue maternelle.

    Les travaux d’une géographe de la santé, Marie-Anne Houchot, vivant depuis plus de 25 ans en Nouvelle-Calédonie, sont très intéressants sur ce sujet. Elle s’est intéressée à l’exposition aux poussières d’amiante dans les tribus mélanésiennes de la vallée de Hienghène (sur la côte Est) et s’est attelée à travailler sur la prévention de l’exposition à la « terre blanche » (le Pö) avec les femmes des tribus qui ont collaboré à la conception d’un document compréhensible par les populations locales (réalisation d’une BD bilingue avec illustration de scènes de la vie quotidienne et textes écrits par les femmes elles-mêmes, avec des tournures et des phrases conservées telles qu’elles)
    — > Sa conclusion : pas de prévention sans adhésion des populations !

    Selon cette géographe : le gouvernement néo-calédonien n’a toujours pas pris (en 2009) la mesure de l’enjeu sanitaire du risque environnemental : aucune politique d’envergure visant à remédier ou à prévenir le risque n’a été proposée…

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  • En 1997-98, les autorités avaient suffisamment de données d’exposition, d’informations scientifiques sur le risque qualitatif et quantitatif de l’exposition au pô, ainsi que des préconisations détaillées d’actions à mettre en place (ex rapport de 1994). Donc on constate un certain délai de réaction pour protéger la population. On peut s’étonner de cette lenteur pour une gestion qui se serait faite à un niveau local/régional.

    L’évaluation de l’exposition et du risque semblent pourtant indiscutables ...
    ex "La fraction étiologique, c’est à dire la part de mésothéliomes attribuables dans la population exposée à la trémolite, est de 98%. Le risque attribuable, c’est à dire la part de mésothéliomes attribuables à cette exposition dans la population de la Nouvelle Calédonie, est de 91%. "

    Le fait que l’exposition se trouve dans le domaine privé et familial a peut-être ralenti la prise de décisions publiques (en effet, la législation française concerne l’exposition professionnelle ou dans les lieux publics).

    Enfin, existe-t-il un problème d’intégration/de connaissance des populations canaques ? En effet, les consignes sont écrites, et non orales, le suivi sanitaire est passif...(on attend les questions de la population)

    Les consignes semblent peu efficaces, reposant sur le comportement de la population plus que sur des mesures de protection radicales, du style recouvrir de peinture les murs, détruire certains habitats pour en refaire d’autres ne présentant pas de danger ...

    Enfin, on constate que le risque est toujours présent , les populations étant encore exposées ou détruisant elles mêmes les habitats ...

    Les autorités auraient pu mettre en oeuvre des mesures techniques, de rénovation/destruction/reconstruction beaucoup plus encadrées, par des professionnels, en s’appuyant sur les exigences requises par la législation en milieu professionnel. Cela aurait constitué une mesure de précaution efficace.

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  • La prise en compte de la population a été négligée : spécificité dans la compréhension plus ou moins bonne de la langue (consignes écrites !!!), l’éloignement et parfois l’isolement des populations (problème d’accès à l’information, d’accès aux soins ou au dépistage…), la prise en compte des croyances et des traditions (même atténuées elles restent encore présentes dans certaines tribus), lenteur dans l’action publique envisagée et pas d’action active (10 ans avant prise de réelles mesures de suivi, dépistage sur la base du volontariat, …),
    L’autodestruction de certains habitats sans mesures de prévention montre bien que l’info passée ne l’était pas de manière judicieuse (inadaptée ou incomprise).

    Il me semble déjà important que la prise en charge de ce problème se fasse directement in situ, par des personnes compétentes (médecins, personnels de santé publique) autonomes dans la gestion du problème. Le risque de faire participer des organismes sanitaires en gestion paritaire de France est de retrouver la même inertie et les mêmes blocages que dans les problèmes de gestion de l’amiante professionnelle.

    On peut aussi faire passer les informations par des référents issus de la population concernée. Ils auraient ainsi connaissances des modes de vie, des habitudes des populations, de la langue et être plus surs que l’information passe correctement et qu’elle est comprise. La réaction aurait aussi dû être plus rapide car 10 ans d’attente sans action réelle est absurde. Une étude des sites, des habitations et des populations aurait déjà pu se faire dès les soupçons afin de mettre en oeuvre des mesures de protection et de suivi de la population plus adaptées...

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  • L’action publique dans la gestion du risque a été assez lente. La suspicion a émergé depuis 1991 avec le constat d’excès de décès dû au mésothéliome de plus 5 à 10 fois comparé au niveau des pays industrialisé. Il faut informer et sensibiliser la population à ne plus utiliser la trémolite pour revêtir les habitats. Du moment où les études ont indiqué une exposition dépassant le seuil de 800 à7800 fois avec 7000 personne exposé pour 45 000 habitants, pour améliorer la sécurité des populations, il faut mettre en place un plan d’urgence de construction de nouveau site et déplacement des populations.

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  • Le rôle de tout pouvoir public c’est, de garantir la sécurité des populations en tout lieu et à tout moment. Un tel sujet est à prendre en compte dans les priorités de l’action publique dès la saisine, afin de faciliter la gestion de l’opération, qui, il faut le souligner constitue un processus devant impliquer l’ensemble des acteurs.

    Les missions de la DASS et l’enquête épidémiologique de l’INSERM sont des dispositions initiales prises par le pouvoir public afin de mieux comprendre le problème, d’analyser le risques majeurs pour la population et de pouvoir faciliter la prise de décisions.

    Les mesures prises par les autorités locale(note écrite), les différents comités (CPA), ont permis de réduire le risque au sein de la population.
    Par ailleurs, l’action publique a beaucoup tardé avant d’être mise en route. Notons que, de 1994 à 2001 ou même 2005 périodes à laquelle l’action publique a véritablement commencé, il y a eu beaucoup de victimes qui pourraient être limité si les décisions étaient prises à temps et mises en exécution.
    Il aurait fallu dès les premières heures impliquer la société civile à toutes les étapes du processus d’évaluation et de gestion du risque, car de leur participation dépendent leur niveau de compréhension de l’enjeu, l’acceptation des résultats de l’étude et des perspectives.
    Leur implication permettrait de prendre en compte leurs attentes, craintes, de mieux formuler ou reformuler les questions ainsi que les interventions.
    Leur contribution dans l’évaluation et la gestion des risques est capitale, car ils favorisent les contacts, organisent les groupes d’échanges, améliorent la compréhension par rapport aux questions à poser, limitent certains biais et établis la confiance avec les équipes d’experts.
    Pour ce cas précis de gestion de risque leur contribution pourrait sensiblement améliorer la situation à travers : l’assimilation des résultats des études et missions, la prise de conscience sur les risques et le rôle de relais dans la communication par rapport aux différents résultats et comités/commissions mis en place au plan information, prise en charge médicale, psychologique et apport cognitif par rapport à la connaissance précise des niveaux d’exposition aux fibres de trémolite des différentes sources d’émission mises en évidence dans cette région la Nouvelle-Calédonie .

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  • L’action n’a pas étais efficace dans la gestion du risque, pour plusieurs raison :
    Il est passé beaucoup de temps entre 1994 et 2001, c’est-à-dire entre la mission et le début du suivi des populations. Plusieurs personnes habitant dans les maisons contaminées ont eu le temps de s’exposer d’avantager aux fibres de a trémolites et de développer des cancers.
    Les populations n’on pas était bien informer ou bien encadré dans la gestion du risque, car elles avaient toujours des comportements à risque en 2000 (114 constructions ont été « autodétruites »)
    Sachant que :
    • les dangers associés à l’exposition à la trémolite via l’habitat recouvert de pö sont des pathologies graves (mésothéliomes et cancers bronchiques) de pronostic sévère et d’évolution rapide ;
    • les risques associés sont bien caractérisés par les études métrologiques et épidémiologiques qui ont été menées localement. Ils sont supérieurs à ceux observés en milieu professionnel dans les pays industrialisés ;
    • au vu des connaissances scientifiques actuelles, la causalité entre l’exposition à la trémolite et ces dangers est indiscutable ;
    • la source d’exposition est bien identifiée. Il s’agit de l’habitat recouvert de pö qui contribue majoritairement à l’exposition des populations à ce facteur de risque ;
    il aurait fallu aux autorités de faire une campagne de proximité pour plus informer les populations sur les risques ensuite proposer de les délocaliser afin de pouvoir détruire les maisons dans le respect des règles de sécurité

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  • Devant la situation, on peut dire que l’action publique a fait de son mieux mais s’est limité pendant quelques années dans la prévention. Un renforcement de la sensibilisation non seulement au niveau des consignes écrites mais aussi au niveau audio-visuel permettra à la population de connaître plus sur les risques. Cette mesure sera accompagnée d’un changement de d’habitat pour les personnes plus exposée en attendant les procédés de désamiantage.

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  • Dans cadre de la gestion des problèmes de Trémolite (pö) et des cancers respiratoires en Nouvelle Calédonie, l’action publique au lieu d’être préventive a été plutôt palliative. Les actions préventives ne sont que faiblement perçues.
    Dans la mesure où il n’existe pas à ce jour de solutions techniques efficaces connues concernant la décontamination des bâtiments, immédiatement transposables dans le contexte de la Nouvelle-Calédonie il fallait pour améliorer la sécurité des populations, à mon avis organiser une campagne de sensibilisation sur les risque liés à l’exposition aux fibres d’amiante et envisager à moyen terme le déplacement et le relogement des personnes vivants dans les habitations contaminés vers les zones à moindre risque.

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  • nous pensons que l’action publique a été tardive car la certitude d’une pollution a l’amiante était déjà établis en 1994 et il a fallu attendre 2001 pour qu’on ait des consignes et 2005 pour voir la démolition de certains habitations à risque.
    Vu le taux de pollution, nous aurions préconiser la démolition pure et simple de toutes les maisons a risques avec traitement des déchets issus de cette démolition ou dans une moindre mesure le recouvrement des murs par de la peinture spéciales qui fixe les particules ou fibres d’amiantes pour éviter leurs dispersion dans l’air.

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  • Le pouvoir public a été un laxiste sur les bords. Les mesures auraient dues être apportées très tôt car les signaux précoces justifiaient une intervention drastique qui n’est venue que tardivement. Ceci fait qu’il subsiste un risque résiduel important jusqu’à nos jours. Les recommandations de 1994 auraient dues être prises en compte et déclinées pour aborder le problème et tenter de le résoudre. Nous aurions préconisé l’information et la sensibilisation de la population, l’implication de toutes les parties intéressées aux recherches avec un rendu explicatif des résultats, la décontamination et/ou destruction des habitats à risque et le relogement des individus concernés, la prise en charge des malades et la surveillance de tout indicateur de risque

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  • Une participation plus active des parties prenantes de la socite caledonienne aurait avoir un role positif pour la communication de risque avec la population, cela peut aider dans la suivie et l’evaluation d’efficacite et efficence des mesures de prevention adopte. Je preconise que des individus vulnerables (ex. femmes fumeuses), sont depistees plus regulierement par un radiographie des peumons, plus assurer un alternative safe aux habitants ; un produit d’isolement sans risque.

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  • Qualification du travail vis-à-vis des populations et ses spécificités culturelles.
    Dans la nature, certains éléments tels que l’eau, les plantes, les roches etc…peuvent s’avérer très dangereux pour l’homme et les animaux. Ils peuvent constituer de véritables poisons.
    C’est le cas par exemple de cette variété d’amphibole (amiante) dont les fibres respirables occasionnent des maladies respiratoires chroniques et des cancers de type aigu. C’est une roche utilisée en Nouvelle Calédonie pour recouvrir les murs des maisons d’habitations qui en ait à la base. Mais que les populations Mélanésiennes ont utilisé à cette fin en ignorant les graves conséquences que les fibres de cette roche fatale pouvaient avoir sur leur santé. Après une étude menée par l’INSERM (U88), il est établi un lien entre les cas de cancers observé dans ce village, d’un taux 5 à 10 fois plus élevé que celui observé dans les populations des pays industrialisés et l’exposition à cette roche. C’est ainsi que des recommandations ont été faites, des actions concrètes menées afin de minimiser l’impact de cette roche sur la santé des populations. Parmi les actions menées on a assisté à la destruction pure et simple des maisons recouvertes d’amiante. Il s’agit de savoir si cette décision extrême ne porte pas gravement atteinte aux habitudes culturelles de cette population.
    Questions de recherche :
    1. Quelles sont les bases culturelles ayant suscité l’utilisation du pö pour l’embellissement des habitations ? En d’autres termes, comment parvenir à minimiser les impacts de cette pollution sans toutefois porter atteinte aux habitudes socioculturelles des populations ?
    2. N’y a-t-il pas des mesures palliatives ?
    3. Y a-t-il une alternative autre que celle de la destruction des maisons recouvertes de pö ?
    Vu la particularité de ce problème et de son caractère assez complexe, la question n’est pas très aisée à aborder. Néanmoins il faut rappeler, d’après le texte soumis à notre analyse, que jusqu’à ce jour, il n’existe pas encore de techniques appropriées permettant la décontamination sans destruction des maisons enduites de pö. Même si les études sont encours. Les autres méthodes de décontaminations utilisées n’ont pas été satisfaisantes.
    Doit-on procéder au déguerpissement des lieux affectés en omettant les habitudes culturelles des populations utilisatrices du pö ?
    La question reste posée. Cette méthode n’est –elle pas encore pire que la destruction ?
    Quoiqu’il en soit, le déguerpissement ou la destruction doit être accompagné des mesures d’accompagnement permettant de trouver avec la participation es populations concernées d’autres nouvelles méthodes de reconstruction de leur habitat qui leur convient. Mais nous passons que le plus difficile à faire serait de parvenir à convaincre la population de se défaire de toute utilisation ultérieur de cette roche.
    Si ce pari est gagné, on aura avancé d’un pas, car faut –il encore le souligner les dommages causés par ces roches sont irréversibles. L’adoption des mesures préventives fermes doit-elles être sacrifier sous l’hôtel des pratiques culturelles et laisser la population mourir ?
    Les décisions en matières d’environnement doivent être fermes et prises avec la participation des acteurs communautaires concernés et accompagnées des actions de promotion, de formation et de communication afin d’accroître les connaissances habitants de la localité concernée sur les dangers environnementaux et éclairer les consciences.
    Les pouvoirs publics et les toutes les parties prenantes aux mesures de protection des populations doivent davantage partager les expériences vécues en matières nouvelles construction et de nouveaux types d’habitats beaucoup plus écologique et susceptibles de garantir un environnement sain et un meilleur cadre de vie aux populations bénéficiaires.

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  • L’action publique est normale et justifiée puisqu’elle a en charge la protection de la population. Pour améliorer la sécurité des populations, la première mesure aurait été une action de sensibilisation des différentes tribus sur les effets du pô. En suite, il faut :
    Inventorier les sites naturels et les anciens sites industriels de trémolite ;
    Identification exhaustive des maisons recouvertes de pô ;
    La décontamination des habitations ou leur destruction, l’aide aux populations pour la reconstruction des maisons ;
    Conduire des études épidémiologiques pour connaître l’ampleur des populations exposées à la trémolite par une campagne de dépistage radiologique sur les maladies respiratoires ;
    Mettre en place des mesures de prise en charge des personnes infectées

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  • L’action publique a tant bien que mal essayé de protéger la population, mais on peut les reprocher le fait de prendre du retard dans l’intervention. Il ya un attentisme de la part de l’action publique (5 ans avant de prendre la décision de détruire des habitats à risque). Il aurait été plus intéressant de détruire les habitats contaminés mais en consensus avec les populations concernées.

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  • Le constat alarmant mettant en cause l’habitat date de 1994. 6 ans se sont écoulés avant que le suivi de la population soit mis en place, 11 ans avant la destruction des habitats à risque.
    Devant l’ampleur du problème (15% de la population très fortement exposée), on ne peut que s’interroger sur le manque de réactivité (et c’est peu dire !) des pouvoirs publics : manque de moyens ? d’organisation ? populations concernées peu "prioritaires" ?

    D’autre part, l’envoi de consignes écrites aux populations des tribus semble inadapté à leur mode de vie et leur culture : ces populations ont peut être des traditions orales plutôt qu’écrites, une partie ne sait peut être pas lire. Des consignes écrites venant de l’administration "caldoche" risquent de ne pas être prises en compte.
    Il aurait été plus efficace d’envoyer sur place dans les tribus exposées des équipes (si possibles de membres d’origine kanak) afin d’expliquer les risques et les mesures à prendre ; mesures qui doivent être adaptées aux modes de vie, facilement compréhensibles et à mettre en œuvre.

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  • Déjà depuis 1991 U88 de l’INSERM notifiait un excès de décès par mésothéliome en faveur d’une exposition d’origine environnementale. En 1997 les craintes étaient confirmées par les résultats des enquêtes épidémiologiques par l’INSERM et de ce fait les pouvoirs publics auraient dû à partir de cette date entamer une intervention énergique.
    On parle de tribus donc à priori de communication orale aussi il aurait fallu adapté le mode de communication par rapport à ce contexte plutôt que de manière systématique distribuer des consignes écrites.
    Par rapport à la destruction des habitats à risque qui n’a véritablement commence qu’en 2005 et vu la dangerosité de l’exposition des actions correctives radicales auraient dû être menées plutôt que du genre relocalisation des populations et sinon trouver des solutions palliatives pour limiter le risque en immobilisant l’amiante par la peinture

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  • je pense que l ’action publique est lente puisque la certitude d’une pollution a l’amiante est etablie en 1994 et il a fallu attendre 2001 pourqu’il y ait des consignes et 2005 pour voir la demolition de certains habitations a risque .Il est passe a peu pres 7 ans entre la mission et le debut de suivi des populations et 11 ans entre la mission et l’execution (destruction des habitations ) .
    plusieurs personnes habitants dans les maisons contaminees ont eu le temps de s’exposer d’avantage aux amiantes et de developper des cancers. Il aurait fallu des les premiers heures impliquer la societe civile à toutes les etapes du processus d’evaluation et de gestion du risque.
    pour améliorer la sécurité des populations : il faut decontaminer les habitations ou leur detruire . - introduire la peinture et la chaux pour peindre les murs . - aider les populations pour la reconstruction des maisons (relogement ) .- mettre en place des mesures de prise en charge des personnes infectees .- surveiller tout indicateur de risque .- organiseer une campagne de proximite pour plus informer les populations sur les risques . - enseigner dans l ’ecole sur la roche tremolite et ses consequences sur la sante (elargir l’information au media ) .

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  • I.L’action publique s’est prescrite dans un cadre légal et réglementaire. Les autorités ont basé toutes leurs actions sur des données scientifiques ; toutes les décisions prises ont été menées dans le seul souci de l’amélioration des conditions de vie des populations exposées.
    En général l’action publique a été coordonnée de fort belle manière en passant par :
    - recherche de données scientifiques
    - analyse et évaluation du risque
    - communication sur le risque
    - prise en charge du risque
    La mise en œuvre des décisions prises s’est faite parfois avec une extrême lenteur laissant subsister l’exposition aux fibres de trémolite.
    Aussi, l’application des décisions n’a pas toujours eu l’obédience escomptée et les autorités n’ont pas appliqué la rigueur dans la gestion de ces risques preuve faite par la destruction d’habitats non décontaminés.

    II.Mesures d’amélioration de la sécurité des populations

    - Associer les populations à la prise des décisions les concernant afin qu’elles puissent les accepter assez facilement
    - Il faut des mesures législatives visant à supprimer l’usage du pö (interdiction de la vente de ce produit et de son utilisation pour quelque usage que ce soit)
    - Donner un délai aux populations pour la destruction de tous les habitats recouverts de pö
    - Trouver des mesures d’accompagnement pour les populations dont les habitats sont concernés par la destruction
    . accompagnement psychologique
    . accompagnement financier
    - Mettre en place une structure chargée du contrôle de l’effectivité de toutes les mesures prises précédemment afin de ne plus laisser se pérenniser le risque

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  • L’action publique a été draconienne.
    J’aurais proposé simplement une simple interdiction d’utilisation des fibres de trémolite

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  • Les actions entreprises on été bien bénéfiques pour une gestion sanitaire mais elles semblent insuffisantes car au delà de la sensibilisation et la destruction des habitations il faut ;
    -  mettre en place des mesures sanitaires par, la mise en place d’un système passif de prise en charge médicale, consistant à répondre à la demande spontanée des patients, et sensibiliser le personnel de santé sur le sujet,
    -  accompagner la population dans la destruction des habitations par des mécanismes de décontamination avant la destruction,
    -  prévoir des décharges contrôlées pour les déchets de démolition des habitations,
    -  instaurer un système de contrôle et de surveillance sanitaire

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  • Des mesures réglementaires doivent être adoptées pour les expositions actives, mêmes celles dites « passives » rencontrées dans les bâtiments. La trémolite étant carcinogène, elle doit être interdit une fois découvert(principe de précaution). Les pouvoirs publics, qui avaient en charge la sécurité sanitaire, n’ont pas été capables de mettre en place, à cette époque, des organismes qui auraient pu améliorer la gestion. Par ailleurs, le retard accumulé en matière de connaissance de la toxicité de l’amiante tient aussi. Nous croyons que l’État n’a pas pris des décisions conséquentes. Ne pas interdire l’usage de « pô » c’est condamner tout un peuple dans le cancer, ceci doit être punis. Nous préconisons d’agir au plus vite(principe de précaution) : interdire tout usage de trimolite, cependant des étapes non négligeables sont à respecter.
    Informer la population exposée ;
    Décontaminer l’habitat si cela est possible, au cas contraire ;
    détruire tous les habitats et envoyer les populations vers les zones saines
    Améliorer les connaissances des chercheurs et des parties prenantes, mettre à leur disposition les documents et les recherches leur permettant de maîtriser l’exposition à laquelle ils ont à faire
    Mettre en place des mesures sanitaires ; la mise en place d’un système passif de prise en charge médicale, consistant à répondre à la demande spontanée des patients.
    Ces mesures doivent se faire de commun accord avec la population, les parties prenantes, l’État et toutes autres organismes

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  • L’action publique nous parait insuffisante.
    Mesures préconisées :
    - La mise en place d’une campagne d’information visant à supprimer définitivement l’usage du pö et précisant la conduite à tenir vis à vis des habitations déjà recouvertes de pö dans l’attente de la mise en place de mesures correctrices à venir, s’impose immédiatement(Informer la population exposée).
    - L’identification exhaustive des habitations recouvertes de pö constitue le préalable indispensable à la mise en oeuvre de mesures de réduction d’exposition(Décontaminer l’habitat)
    - Mettre en place des mesures sanitaires(Sur le plan sanitaire, la mise en place d’un système passif de prise en charge médicale, consistant à répondre à la demande spontanée des patients, constitue dans l’immédiat la solution la plus appropriée)
    - Améliorer les connaissances(il est indispensable de réaliser des campagnes de métrologie reposant sur un plan d’échantillonnage dans les différents milieux : prélèvements à l’intérieur de l’habitat en l’absence d’activités et lors d’activités quotidiennes normales, prélèvements ambiants extérieurs, etc

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  • Questions de recherche :
    1. Quelles sont les bases culturelles ayant suscité l’utilisation du pö pour l’embellissement des habitations ? En d’autres termes, comment parvenir à minimiser les impacts de cette pollution sans toutefois porter atteinte aux habitudes socioculturelles des populations ?
    2. N’y a-t-il pas des mesures palliatives ?
    3. Y a-t-il une alternative autre que celle de la destruction des maisons recouvertes de pö ?
    Cette étude qui nous a été soumise révèle la notion du principe de précaution qui est un principe de gestion prudente des risques incertains qui impose de définir des mesures immédiates de protection de l’environnement ou de la santé, sans attendre la preuve scientifique. C’est un principe d’action responsable qui permet l’équilibre entre l’utopie d’un risque zéro et celle d’un progrès insouciant des dangers qu’il comporte. Il est important de souligner ici la différence entre la prévention, qui prévoit la gestion de risques connus de la précaution, qui prévoit celle de risques incertains (probables ou plausibles).
    Action publique : La mise en œuvre d’une politique globale en matière de préservation et de valorisation de l’environnement correspond à un engagement volontaire fort, et maintenant de longue date, des pouvoirs publics. Elle distingue deux aspects dudit principe : d’abord, « la décision politique d’intervenir ou de ne pas intervenir », et ensuite, la décision déterminant « comment agir, c’est-à-dire par quelles mesures résultant de l’application du principe de précaution ». Elle explique subséquemment que le recours au principe de précaution présuppose tant l’identification des effets négatifs potentiels résultant d’un phénomène, produit ou procédé, que l’évaluation scientifique du risque qui « en raison de l’insuffisance des données, de leur caractère non concluant ou encore leur imprécision, ne permet pas d’évaluer avec une certitude suffisante le risque en question ».
    « Un principe général qui doit être notamment pris en compte dans les domaines de la protection de l’environnement et de la santé humaine, animale ou végétale, le principe de précaution concerne le plus souvent les situations dans lesquelles les autorités nationales sont habilitées à prendre des mesures afin de prévenir la survenance de certains risques malgré l’absence de preuve scientifique indubitable sur l’existence d’un lien de causalité certain avec l’ampleur du dommage potentiel ». En somme, le principe de précaution consiste à affirmer qu’il vaut mieux pécher par excès de prudence (« mieux vaut prévenir que guérir »). Dans cette logique, certaines mesures de sécurité peuvent être nécessaires avant d’obtenir la preuve concrète d’un dommage. En d’autres termes, le défaut de preuve scientifique d’un lien de causalité irréfutable entre cause et dommages potentiels sur l’environnement ou la santé humaine ne saurait être considéré comme un obstacle à l’adoption de normes de sécurité préventives. Le présent article s’efforcera d’exposer la montée en puissance, à la fois en droit international et en droit européen, du principe de précaution comme instrument de régulation des échanges. Les actions en faveur de la décontamination des habitats pollués à l’amiante ne forment en effet pas un bloc isolé, sans prolongement au sein de nos autres politiques. D’une part, la mise en valeur de l’environnement s’intègre pleinement au sein des actions de développement local, en concourant à renforcer l’attractivité du Territoire polluées par les habitations dont les enduits sont construites à base de fibres d’amiante, par l’offre d’un cadre de vie agréable, permettant de bénéficier d’une véritable situation de ville à la campagne, Le principe de précaution, interprétations et conséquences pour la gestion des risques dans un tel cas doit être appliqué car des doutes et des inquiétudes demeures sur les autres qualités de fibres d’amiante jusqu’alors non inventoriées comme susceptibles de causer des cancers D’autre part, les différents secteurs d’activité de l’action publique s’imprègnent progressivement des méthodes développées en matière d’environnement ; il en va ainsi dans le secteur des constructions, où le contrat-collèges s’appuie sur une démarche HQE.
    Mesures pour améliorer la sécurité des populations : Le suivi de la destruction des habitats des populations victimes de mésothéliomes de fibres d’amiante doit se faire avec une attention plus soutenue et ce, sur plusieurs niveaux d’observation de sorte à améliorer la connaissance des dangers que présentent l’utilisation de tels matériaux de construction encore mal connu et qui portent gravement atteinte à la santé humaine et environnementale au fil des temps. Une expertise judiciaire n’est pas à écartée. Elle doit être réalisée dans les meilleures conditions d’information de la population, en particulier des sinistrés. Elle passe en premier lieu par la définition d’un programme de démolition et de reconstruction à réaliser avec toutes les parties prenantes impliquées au programme en tenant compte de l’avancement des expertises. Cette expertise doit être réalisée dans les meilleures conditions par l’inapplication du Principe d’inaction, frein à toute innovation qui s’opposerait au principe de précaution qui en cause un principe de droit pourtant inscrit dans la constitution française. L’europe a pris position et a publié une communication en 2000, sensée fournir les conditions de son évocation et de sa mise en œuvre.
    Il s’agit également de mettre en place les conditions de la poursuite de l’action publique sur l’ensemble des habitations présentant des risques, en tenant compte notamment de la mise en place d’une politique foncière à grande échelle, en vue d’assurer la gestion durable et la protection des dites habitations , tout en recherchant l’amélioration de la connaissance du danger, la restauration des habitats à risque, et l’application des principes du ralentissement dynamique.
    Les protections des habitations locales, achevées ou non, et toutes celles encore à l’état de projet, devront être reprises dans une redéfinition complète faisant preuve d’une intégration plus satisfaisante que le projet de l’ancien maître d’œuvre en charge de ce type d’habitat anciens. La reprise complète de ces habitats, une fois engagée la remise en service des nouveaux habitats, permettra d’atteindre l’achèvement de l’opération de restauration et de maîtrise des diverses sources de pollution des habitations anciennes construites avec des matériaux présentant des risques sanitaires sur la santé humaine.
    Enfin, sans lien avec le contentieux sur les habitations, un nouveau contentieux sera ouvert.
    Les décideurs doivent éviter que ce principe de gestion prudente des risques ne soit dénaturé en un illusoire et trompeur principe d’abstention systématique. Loin d’être une règle d’inaction, ce principe tend au contraire à substituer au dicton « dans le doute, abstiens-toi », l’impératif « dans le doute, mets tout en œuvre pour agir ». Ce principe marque donc un engagement éminemment politique exercé dans des conditions d’incertitude scientifique.
    La mise en œuvre du principe de précaution vise à améliorer la santé publique et à rassurer le public en montrant que tout ce qui peut être fait est fait, en contexte d’incertitudes. Simple et on ne peut plus légitime, le principe de précaution soulève des difficultés liées à son niveau d’application.
    Aussi souvent invoqué que contesté ces dernières années, il n’est aujourd’hui toujours pas stabilisé ni dans son statut juridique, ni dans son application et il lui est parfois même reproché d’avoir des conséquences négatives sur la santé publique.
    Si l’on considère les budgets de santé par exemple, certains peuvent être mobilisés pour lutter contre des risques hypothétiques, souvent extrêmement faibles, alors que la lutte contre des risques plus graves et bien établis (accidents de la route, tabagisme, obésité, habitats et sites pollués) reste insuffisamment nuancée.
    Vu la particularité de ce problème et de son caractère assez complexe, la question n’est pas très aisée à aborder. Néanmoins il faut rappeler, d’après le texte soumis à notre analyse, que jusqu’à ce jour, il n’existe pas encore de techniques appropriées permettant la décontamination sans destruction des maisons enduites de pö. Même si les études sont encours. Les autres méthodes de décontaminations utilisées n’ont pas été satisfaisantes.
    Doit-on procéder au déguerpissement des lieux affectés en omettant les habitudes culturelles des populations utilisatrices du pö ?
    La question reste posée. Cette méthode n’est –elle pas encore pire que la destruction ?
    Quoiqu’il en soit, le déguerpissement ou la destruction doit être accompagné des mesures d’accompagnement permettant de trouver avec la participation es populations concernées d’autres nouvelles méthodes de reconstruction de leur habitat qui leur convient. Mais nous passons que le plus difficile à faire serait de parvenir à convaincre la population de se défaire de toute utilisation ultérieur de cette roche.
    Si ce pari est gagné, on aura avancé d’un pas, car faut –il encore le souligner les dommages causés par ces roches sont irréversibles. L’adoption des mesures préventives fermes doit-elles être sacrifier sous l’hôtel des pratiques culturelles et laisser la population mourir ?
    Les décisions en matières d’environnement doivent être fermes et prises avec la participation des acteurs communautaires concernés et accompagnées des actions de promotion, de formation et de communication afin d’accroître les connaissances habitants de la localité concernée sur les dangers environnementaux et éclairer les consciences.
    Les pouvoirs publics et les toutes les parties prenantes aux mesures de protection des populations doivent davantage partager les expériences vécues en matières nouvelles construction et de nouveaux types d’habitats beaucoup plus écologique et susceptibles de garantir un environnement sain et un meilleur cadre de vie aux populations bénéficiaire.

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  • Un retard considérable a été noté dans les actions des pouvoirs publiques sur plusieurs points essentiels. Ces actions aurait du débuter en 1994 dès que les menaces avaient été détectées, mais pas en 2001, afin de minimiser les dégâts.

    Les Directives que nous aurions préconisées sont, entre autres ;

     Le suivi des populations, il aurait du commencer plutôt par une évaluation des risques pour les personnes exposées et non exposées et cette démarche devrait prendre en compte : identification du danger, caractérisation de l’exposition (population exposée, évaluation des niveaux d’exposition), évaluation de la relation dose-réponse, estimation quantitative du risque ;

     Les consignes écrites, ces consignes semblent ne pas être efficaces, il aurait été plus pertinent d’organiser les campagnes d’information du public sur les mesures à prendre et y associer toutes les parties prenantes ;

     La prise des mesures coercitives pour l’interdiction de l’usage de trémolite ;

     La destruction des habitats à risque ;

     La Délocalisation des populations et décontamination par les autorités des zones à risque.

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  • L’action publique n’a pas été immédiate car depuis 1997, les résultats de l’enquête épidémiologique étaient déjà publiés et confirmait le lien entre l’exposition à la trémolite et l’apparition des maladies (91% de cas de mésothéliomes attribuables à cette exposition et 50% de cas de cancer de poumons attribuables chez les femmes). En plus, le fait de partager des consignes écrites aux populations pour se protéger n’est pas le meilleur moyen de communication car exclus les analphabètes. Comme mesures pour améliorer la sécurité des populations, le badigeonnage des murs avec de la peinture aurait pu être une mesure immédiate pour fixer l’amiante, la communication orale (via les médias, les ONG, la radio etc.) aurait aussi pu être envisagé.

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  • L’action publique a souffert de grand retard dans la prise de décision.
    Ce qui a abouti à une inefficacité de la réponse apportée ;
    Normalement, les consignes claires et précises devraient venir immédiatement :-informer et communiquer avec les collectivtés sur les risques encourus ;
    - évacuer les riverains,
    - mettre en place un centre de prise en charge médical des riverains
    - interdire d’accès les sites de grandes concentrations,
    - re-végétaliser ou recouvrir les sites amiantifères ;
    - prendre des dispositions pour étudier périodiquement la qualité de l’air du milieu de vie

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  • Les autorités se sont réveillées tard car dès 94, on disposait d’éléments suffisamment graves pour envisager des mesures rapides. Plusieurs mesures auraient pu contribuer à réduire le risque :

    - mener des campagnes de sensibilisation auprès du public en privilégiant l’oral sur les consignes écrites moins accessibles aux populations

    - délimiter les zones à risques et mener une cartographie fine des sols et des zones d’exposition

    - reloger temporairement les populations les plus exposées dans des villages jugés moins à risque

    - mener des opérations de contrôle impliquant les populations locales pour éviter par exemple les auto-destructions de maisons.

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  • Dans cette affaire, les pouvoirs publics ont réagis beaucoup trop tardivement. En effet, le suivi des populations n’a réellement commencé qu’au début des années 2000 et la destruction des habitats comportant des risques n’a eu lieu quand 2005. Cela semble surprenant quand on sait que les résultats alarmant des études et enquêtes menées ont été publiés dès 1997. Pourquoi l’Etat n’a-t’il pas réagi tout de suite ? Les pouvoirs pulbics ont clairement négligé cette affaire, avec toutes les conséquences que cela a pu entrainer pour les populations touchées. Des mesures auraient du être appliquées dès la révélation des résultats, en voici quelques exemples :
    - déplacer les familles pour les éloigner des zones à risques et les reloger provisoirement dans des lieux adéquats
    - entamer la décontamination et/ou la déstruction totale des habitats touchés
    - délimiter ces zones à risques et y interdire l’accès
    - mieux comuniquer avec les populations et ne pas se contenter de leur faire part des risques par écrit

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  • Étant donné qu’il n’y a pas de techniques adéquates actuellement pour décontaminer les habitations,il urge de détruire les habitations recouvertes de po en concertation avec la population et construire de nouvelles maisons sans trémolite.
    Éviter les expositions de la populations aux sols contenant de l’amiante.
    Mettre sur pied d’un suivi médical des populations exposées à la trémolite.
    Mener des campagnes d’éducation et de sensibilisation des populations sur les comportements à tenir pour préserver leur santé.

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  • On est frappé par la lenteur de la mise en œuvre d’actions protectrices devant un problème aussi aigu de santé publique, alors que l’action publique a été assez rapidement déclenchée.


    Entre le premier signal indiquant un excès de décès par mésothéliome et les premières mesures réellement efficaces (destruction des habitats à risque) il s’est écoulé 14 ans. Et il semble qu’il reste encore des habitats à risque …


    Les premières recommandations sont pour certaines inadaptées : consignes écrites (alors que les tribus kanak sont sans doute incomplètement alphabétisées) ; abstinence tabagique etc. Le dépoussiérage apparaît comme une solution très temporaire, inefficace sur le long terme. La solution de destruction des habitats à risque figure bien dans le rapport et est jugée peu onéreuse, pourtant elle ne sera pas mise en œuvre avant des années. Le choix d’un système passif de surveillance médicale apparaît très choquant (même si un diagnostic précoce ne modifiera pas le pronostic, il est important de diagnostiquer, informer et prendre en charge les malades). Il a de plus pour but affiché de répondre aux inquiétudes suscitées par la campagne d’information.


    Des mesures plus efficaces auraient dû être très rapidement mises en œuvre pour soustraire la population à une atmosphère riche en fibres d’amiante. On aurait pu envisager une action communautaire (implication de la population dès le début). Pour faire chuter le niveau de fibres domestiques, il existe peu d’alternatives :


    -  soit recouvrir le pö de matériau de type « placoplâtre » (avec des joints étanches) : cela aurait évité le désamiantage, très délicat et risqué ; mais le problème n’aurait pas été résolu et aurait ressurgi avec le vieillissement de l’habitat ;


    -  soit désamianter précautionneusement et démolir de la façon la plus exhaustive possible les habitations recouvertes de pö (à enfouir), puis reconstruire dans le même quartier pour reloger les habitants ; le problème de l’exposition domestique aurait alors été définitivement réglé, à condition de mener des campagnes d’information.


    Il faut aussi abaisser l’exposition extérieure à l’amiante (recensement des terrains riches en trémolite, plan d’aménagement comprenant un plan de prévention des risques liés à l’amiante…).

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  • L’action publique peu être qualifiée de sensée, prise après un temps de réflexion assez suffisant pour ne pas commettre les erreurs d’une décision improviste prise dans l’urgence. Cet action vise, selon les connaissances, les moyens techniques et financiers de l’époque, a réduire le risque au plus bas niveau possible.
    Une solution que j’apporte au problème préconise de couvrir les murs intérieur des maisons contaminées par du papier peints. Cette solution limite la contamination de l’air intérieur par les fibres d’amiante. En plus c’est une solution prompte et non onéreuse.

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  • Les recommandations du rapport de mission en 1994 proposant l’information de la population, l’action sur la source d’exposition l’habitat, la mise en place de mesures sanitaires et l’amélioration des connaissances pour une gestion future plus ciblée, couvrent tout ce qui pourrait être envisagé dans des circonstances de risque présent et élevé et de moyens limités (fonds et techniques envisageables).

    Cependant, ces mesures reflètent une gestion du risque de mentalité de pays développé faite par des décideurs provenant eux aussi de pays développés. Il aurait fallu procéder parallèlement à une recherche socio-culturelle pour mieux connaitre la population à risque. Ceci aurait conduit éventuellement à un ajustement des mesures envisagées au contexte local, chose qui aurait permis des meilleurs résultats (une grande partie de la population n’a pas suivi les recommandations ; 114 constructions autodétruites sans aucune mesure de protection).

    Tout d’abord il est contestable d’utiliser le langage écrit (consignes) pour protéger des populations de tribus dans lesquelles domine la tradition du langage oral transmis de génération en génération, ou existent 28 dialectes et ou probablement dominent les analphabètes. Par ailleurs, dans toutes les communautés et encore plus dans les communautés fermées, il n’est pas facile de changer des traditions, relatives aux modes de construction (interdire le po ou le recouvrir par de la peinture) à l’environnement (déplacement du village) aux comportements (tabagisme) à la religion (attitudes envers le risque de mourir).

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  • L’action publique a été tres lente. Pour ameliorer la sécurite de la population je proposerai
    - la relocalisation immediate de la population concernée et la destruction immediate des habitats recouverts de pö tout en prenant des mesures adéquates quant a la gestion des débris des maisons ;
    - et protection des sites d’affleurement des trémolites.

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  • Les actions publiques preconisées sont des actions strategiques qui se concrétisent au niveau opérationnel et qui font appel à un certaisn nombre de données qui ont été collectées auprès de la population et du milieu.
    Cependant,il n’est pas evident "d’imposer "à une population des mesures pour se protéger sans l’impliquer concretement à la prise de décision afin de garntir sa fiabilioté et son acceptation.
    Les consignes écrites en matiere de protection sont des données tracées auquelles la population peut accepter comme refuser de les appliquer.
    On note alors que les comportements à risque manifesté malgré les compagnes d’informations montrent que ces individus ne sont pas réellment conscients du risque auquel ils sont exposés ou bien refusent de l’admettre,s’ajoute à cela les autodistructions des construction sans mesure de protection,chose qui les expose davantage à la contamination.
    Je crois qu’il aurait été préferable non seulement d’informer ,mais d’eduquer oralement la population à travers des compagnes de communication qui visent le changement de leur comportement,car quelque soit les informations partagées,si cette population continu à se comporter de la meme facon,le risque d’exposition aux fibres de trémolite.
    la realisation des etudes et d’enquetes plus specialisées et ciblée auraient degagées plus de resultats concrets qui auraient aidé a degager autres politiques publiques plus efficaces.

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  • L’enquête réalisée en 2000 montre l’« autodestruction » de 114 constructions par la population, sans aucune mesure de protection peut être perçu comme insensé et irréfléchie. Et étant donné les incertitudes observées sur la faisabilité et l’efficacité de différentes solutions possibles. Les populations n’avait d’autre choix que d’appliquer leur propre solution qu’il jugé facile sans en mesurer les conséquences. Cette enquête montre également que, malgré les campagnes d’information qui ont été réalisées, des comportements à risque persistent.

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  • Le suivi a été mise en place tardivement, 7 ans après les recommandations du rapport de 1994, les premières destructions sont arrivées encore 4 ans plus tard cela fait de nombreuses contaminations supplémentaires après la mise en évidence du risque.
    De plus des recommandations écrites pour des tribus où la tradition orale est prédominante n’ont certainement pas eu l’écho espéré.
    L’action publique a été très longue à se mettre en place et pas de la façon la plus efficace.
    Une campagne d’information orale aurait certainement été plus efficace mais aurait demandé un investissement humain supérieur.
    De plus, il aurait été souhaitable de commencer les destructions dès la détection des risques encourus ou au moins le relogement des habitants concernés avec condamnation des habitats contaminés.

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  • L’action publique a réagi extrêmement tardivement, soit 8 ans après les premières constatations du risque encouru par les populations locales exposées aux fibres de trémolite. En effet, la cause des cancers primitifs de la plèvre qui avaient suscité des interrogations, a très vite été identifiée. Par contre, une fois le risque identifié, les actions publiques ont tardé à se mettre en route.

    De plus, ces actions ne semblent pas vraiment adaptées à la population locale. En effet, lors du bilan, il est apparu que des comportements à risque persistaient et ceci malgré des campagnes d’informations. Vraisemblablement les consignes écrites ne sont pas adaptées. Rappelons que nous sommes ici en présence d’une population tribale plus enclin aux échanges verbaux et peut être même ayant son propre dialecte.

    Je pense que l’action publique a été négligente dans un premier temps et défaillante par la suite. Mes actions auraient été :
    - informer la population du risque et vérifier que la population a bien perçu le risque encouru,
    - nommer dans le village un responsable qui, au besoin, aurait redonné les consignes de sécurité, en insistant bien sur le risque des pratiques individuelles de décontamination des habitations.

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  • Le travail vis à vis de cette population à risque est dérisoire, sans entrer dans l’historique des différentes pathologies dont soufre cette population, le signal a été lancé beaucoup tard. Malgré ce retard, la préoccupation n’a pas été immédiate, il a fallu quatre ans de plus encore pour appliquer des mesures que l’on peut qualifiées de fiables. Peut-être une question de diminuer le coût (car quelques uns ont détruis eux-mêmes des habitats).
    Face à une telle situation, il serait préférable de faire un diagnostic afin de connaitre les sites les plus exposés et, organiser un plan de délocalisation de la population, pour au moins le temps de réhabiliter le(s) site(s) si de telles mesures sont adaptées. L’Etat pourrait lancer un projet de logement de qualité pour tous (les provinces les plus touchés) et réaménager les provinces. Sensibiliser la population sur les méfaits du tabac mais encore les inciter à abandonner de fumer par des mesures strictes (taxes).

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  • tout d’abord on peut remarquer le retard pris par les autorités publiques pour agir .
    Tout en estimant que les solutions proposés restent insuffisantes.
    communication avec les parties intéressés ( avec une implication des ONG ) sur le terrain par des réunions ,exposé,avec participation aux prises de décision semblerait plus transparente et par conséquent plus convaincante

    mettre en application des lois et instances qui controlent et régissent le secteur de construction

    identification par des cartographies des zones à risques

    La destruction des habitats peut également etre étudié sans exposé l’entourage à des poussiéres probablement contaminés .

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  • En ce qui concerne l’action publique, elle est à retardement, malheureusement comme dans bon nombre de cas. Sur le suivi des populations il faudra attendre prés de 7 ans pour que les recommandations soient appliquées, et 11 ans pour que les habitats à risque soient détruits alors même que le rapport précisé « Outre le fait, que cette mesure constitue une solution définitive au risque d’exposition lié à l’habitat, elle ne présente pas de difficultés techniques majeures et son coût n’est pas forcément rédhibitoire ».

    Pour améliorer la sécurité des populations, plusieurs mesures auraient pu être prises :

    -  Démolition immédiate des bâtiments (projection d’eau pour éviter des envols de poussières), évacuation des déchets
    -  Mise en place de solutions d’hébergements provisoires (algeco par exemple)
    -  neutralisation des affleurements naturels par béton projeté
    -  fourniture de masques papier P3 pour les opérations de nettoyage
    -  mise en place d’un réseau de surveillance environnemental (plaquettes de dépôt)

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  • L’action publique est d’une part beaucoup trop tardive à mon avis car les premières données épidémiologiques sont déjà connues depuis 1997 et alerte largement sur la grande ampleur des risques sanitaires. De plus, les consignes écrites adressées à la population n’est pas du tout le meilleur outil pour informer et éduquer la population pour réduire les comportements à risque. Il aurait été mieux d’organiser des réunions au niveau communal et de permettre un échange avec la population à travers des sessions de questions-réponses, des autodestructions sans protection aurait sûrement été évitées.

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  • L’action publique entreprise pour la réduction et la surveillance de l’exposition à la trémolite est louable. Cette action a consisté en général à la mise en place de la législation imposant, sauf impossibilité technique, de décontaminer les bâtiments recouverts d’amiante avant leur destruction, cette décontamination pourrait alors reposer sur le procédé le plus simple à mettre en œuvre. En tout état de cause, cette solution aura nécessité d’établir avec les populations concernées un consensus sur le type de reconstruction, et devrait être intégrée dans un programme de développement de l’habitat ». Spécifiquement, cela a consisté :
    1) premier lieu à information, éducation et sensibilisation sur le danger de l’exposition à la trémolite et visant au contrôle des facteurs de risque associés aux maladies respiratoire (comme la TBC et autres) ;
    2) la décontamination de l’habitat et le dépoussiérage complet interne des habitations ; (y compris la destruction des maisons dont le matériel est amianté comme le badigeon de pö)
    3) définir des protocoles de prise en charge, tant sur le plan exploratoire que sur le plan thérapeutique ;
    Toute fois, en plus de ces mesures visant l’amélioration de la sécurité de la population, je déplacerais la population vers les zones plus sécurisées, dépourvues de roches amiantées par ce que vue le taux d’exposition. Presque toutes les maisons construites (698 sur 905 constructions recensées sont des habitats à risque) sont à risque.

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  • Le véritable suivi des populations a débuté en 2001, alors que les éléments étaient connus dès 1997 après la publication de l’enquête épidémiologique réalisée par l’INSERM , donc un retard de l’action publique est assez clair.
    Parmi les mesures, on peut proposer :

    > Organiser les campagnes d’information du public sur les mesures à prendre.

    > Identification et quantification des différents risques .

    >la délimitation des zones à risque (cartographie fine des sources potentielles d’expansion de trémolite telles activités humaines, déplacements des voitures...) et cartographie des sols contenant l’amiante ;

    > agir rapidement pour protéger les personnes à risque.

    > cette démarche devra prendre en compte : identification du danger, caractérisation de l’exposition, évaluation de la relation dose-réponse, estimation quantitative du risque.

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  • Une action publique telle que renseignée dans l’énoncé ne peut que produire des résultats insuffisants car elle a été fondée sur une approche Top-down. En effet, le panel de consignes dictées aux tribus pour se protéger s’est fait sans les associer. De ce fait la sensibilisation quant à la réduction voire l’élimination de l’usage du pö comme revêtement mural en construction s’avérait déjà infructueuse. De plus, la campagne d’information menée par les autorités devait s’accompagner d’une éducation sanitaire préliminaire associant l’ensemble des communautés villageoises dans le contrôle des facteurs de risques associés aux maladies respiratoires. En particulier le rôle du tabagisme doit être mis en avant et son contrôle doit être une priorité afin que les mesures de réduction de risque concernant l’exposition aux fibres de trémolite soient efficientes. Pour parvenir à cela les autorités du moment devaient aussi avoir une approche « down to top » c’est-à-dire recueillir les avis des populations cibles et permettre une gestion intégrée de la crise sanitaire causée par le pö dans leur région.
    Les mesures possibles préconisées pour améliorer la sécurité des populations devaient être l’ensemble des mesures relatives à la protection des populations utilisatrices du pö comme mesure de protection des habitations villageoises. Il serait donc important d’adopter des mesures correctrices de l’usage de la Trémolite ou pö soit par son remplacement par une autre matière soit par abandon de celle-ci. Par ailleurs, de façon pratique, l’identification exhaustive des habitations recouvertes de pö constitue le préalable indispensable à la mise en œuvre de mesures de réduction d’exposition… . Du fait de l’absence d’expérience concernant les mesures de réduction de risque vis à vis d’une exposition aux fibres de trémolite, il n’existe pas à ce jour de solutions techniques efficaces connues concernant la décontamination des bâtiments, immédiatement transposables dans le contexte de la Nouvelle-Calédonie. Les différentes solutions existantes devront être testées d’un point de vue de leur faisabilité, mais aussi en terme d’efficacité quant à la réduction des niveaux de concentrations des fibres de trémolite à l’intérieur de l’habitat. L’étude de ces différentes solutions, de même que leur mise en œuvre ultérieure, doit s’appuyer au maximum sur les compétences et les ressources locales. Quelle que soit la solution qui sera adoptée, il apparaît indispensable de procéder dès maintenant au dépoussiérage complet interne des habitations. Cette première phase doit être confiée à un personnel formé afin d’éviter le recours à des pratiques individuelles qui pourraient aboutir à l’opposé de l’effet recherché. Ce dépoussiérage des maisons pourrait, dans l’attente des expérimentations, s’accompagner du recouvrement des murs par de la peinture. Une assistance financière devrait permettre aux populations d’acquérir la peinture à un faible coût sinon gratuitement et les personnes vivant de l’usage du pö comme revêtement mural, devraient être impliquées (moyennant intéressement bien sûr) dans la peinture des maisons dépoussiérées. Etant donné les incertitudes actuelles sur la faisabilité et l’efficacité des différentes solutions possibles, la solution consistant à détruire l’habitat à risque doit être également envisagée. Outre le fait, que cette mesure constitue une solution définitive au risque d’exposition lié à l’habitat, elle ne présente pas de difficultés techniques majeures, hormis le déguerpissement des populations et la limitation de la propagation des poussières dans les zones de destruction, et son coût n’est pas forcément rédhibitoire. La législation actuelle imposant, sauf impossibilité technique, de décontaminer les bâtiments recouverts d’amiante avant leur destruction, cette décontamination pourrait alors reposer sur le procédé le plus simple à mettre en œuvre. En tout état de cause, cette solution nécessitera d’établir avec les populations concernées un consensus sur le type de reconstruction, et devrait être intégrée dans un programme de développement de l’habitat.
    Sur le plan sanitaire, la mise en place d’un système passif de prise en charge médicale, consistant à répondre à la demande spontanée des patients, constitue dans l’immédiat la solution la plus appropriée. Une information des professionnels de santé concernant les problèmes de santé liés à une exposition aux fibres de trémolite doit donc être rapidement mise en place. Ce système permettra de répondre aux inquiétudes à venir de la population exposée, suscitées par les campagnes d’information et d’éducation sanitaire. Elle nécessite au préalable de définir des protocoles de prise en charge, tant sur le plan exploratoire que sur le plan thérapeutique, ce qui nécessite la mise en place d’une coordination entre les différents services de santé. De plus, une telle démarche est susceptible, par rapport à la situation actuelle, d’améliorer la précocité diagnostique des cancers respiratoires (Commentaire : dont on connait l’inefficacité) Il sera donc nécessaire de rediscuter les protocoles actuels de prise en charge de ces patients. Concernant cet aspect, il revient aux spécialistes locaux d’organiser et de mettre en place une réflexion appropriée en collaboration avec les différentes équipes médicales ». En termes de bénéfice individuel attendu, les cancers respiratoires ne se prêtent pas actuellement à un dépistage systématique de la population. Cependant, d’un point de vue de santé publique, la réalisation d’une campagne de dépistage radiologique permettrait d’identifier les sujets présentant d’autres pathologies pulmonaires (tuberculose, bronchite chronique, emphysème etc.) pour lesquelles un dépistage précoce est utile, et d’orienter ainsi les personnes vers les structures de soins appropriées. Mais surtout, un tel dépistage permettrait d’estimer, dans cette population, la probabilité de cancer broncho-pulmonaire (et a fortiori de mésothéliome) dans la population. Un tel dépistage pourrait ainsi permettre d’identifier, au sein de la population exposée, une sous population présentant un risque élevé et de cibler l’éducation sanitaire auprès de ces sujets.
    Afin de connaître précisément les niveaux d’exposition aux fibres de trémolite des différentes sources d’émission mises en évidence en Nouvelle-Calédonie, il est indispensable de réaliser des campagnes de métrologie reposant sur un plan d’échantillonnage dans les différents milieux : prélèvements à l’intérieur de l’habitat en l’absence d’activités et lors d’activités quotidiennes normales, prélèvements ambiants extérieurs, etc.
    Pour finir, je préconise que des approches concertées de gestion de cette crise soient mises en œuvre pour qu’elle soit résorbée de manière efficiente.

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  • L’action publique a été laxiste avec le problème, les premiers résultats ayant confirmé un risque considérable, l’utilisation des outils plus forts s’imposait pour faire comprendre à la population la magnitude du problème, avant de mettre en place des solutions d’envergure. L’évidence d’un telle impact sanitaire, auriez dû être suffisamment parlant pour vouloir aller encore plus loin de l’information (toujours limité à l’interprétation de la population) ou des recommandations en peu maigres dans le fond (probablement faute de connaissances). Cependant, l’exposition étant considérable car à l’intérieur des maisons et bâtiments divers, les études et les mesures ont manqué de rigueur. En effet, même s’il y a un processus derrière chaque action à suivre, l’évolution du sujet autant que les efforts et les actions doivent converger dans l’aboutissement de solutions réelles, correspondants à la population spécifiquement affecté.
    La recherche de la compréhension du problème ne doit pas servir comme excuse pour minimiser sa complexité, ou à l’inverse, cette complexité ne doit pas empêcher les acteurs publics d’agir.

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  • L’action publique a été laxiste avec le problème, les premiers résultats ayant confirmé un risque considérable, l’utilisation des outils plus forts s’imposé pour faire comprendre à la population la magnitude du problème, avant de mettre en place des solutions d’envergure. L’évidence d’un telle impact sanitaire, auriez dû être suffisamment parlant pour vouloir aller encore plus loin de l’information (toujours limité à l’interprétation de la population) ou des recommandations en peu maigres dans le fond (probablement faute de connaissances). Cependant, l’exposition étant considérable car à l’intérieur des maisons et bâtiments divers, les études et les mesures ont manqué de rigueur. En effet, même s’il y a un processus derrière chaque action à suivre, l’évolution du sujet autant que les efforts et les actions doivent converger dans l’aboutissement de solutions réelles, correspondants à la population spécifiquement affecté.
    La recherche de la compréhension du problème ne doit pas servir comme excuse pour minimiser sa complexité, ou à l’inverse, cette complexité ne doit pas empêcher les acteurs publics d’agir.
    Quoi faire donc pour améliorer la sécurité de la population ?
    En attendant de solutions techniques confirmées, l’information doit s’accompagner de la formation pour servir comme véritable outil pour la population. Cette stratégie est double gagnante car d’une part elle permet d’avancer vers des solutionnes tangibles (comme la minimisation de risques d’exposition) et d’une autre, d’améliorer la confiance de la population envers les acteurs publics, en la rassurant vis-à-vis du danger encouru.
    Mais parallèlement, après d’avoir étudié les voies d’exposition, l’analyse de faisabilité et les moyens pour mettre en place différents actions, il faudrait aussi penser aux spécificités culturelles de la population, commercialisation du produit mis en cause (interdiction), enjeux socio-économiques des actions envisagées et l’échelle temporelle de l’évolution du problème, de manière à pouvoir envisager des solutions proactives performantes, grâce auxquelles, chaque action entreprise soit une garantie de résultats à courte, moyen et long terme.

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  • L’action publique a été lente, certainement à cause des travaux scientifiques qui n’ont pas maitrisé la corrélation exposition-maladie à temps.

    Quant à ce qui concerne l’efficacité, la destruction des habitations à risque et la communication pour la prévention de l’exposition sont certes logiques et adaptées, mais on pouvait ajouter à cela les mesures de l’utilisation de cette roche en offrant une alternative de construction utilisant des matériaux de construction autre que cette roche et mettre sur pied un programme enfouissement de la roche exposée à la nature et aux yeux des populations qui l’utilisent.

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  • Je considère que l’action publique a été tardive, insuffisante
    tardive parce avant même la sortie des résultats du rapport de 1994 le danger était connu, il a fallut plus d’une décennie pour agir
    insuffisante parce que les messages écrits n’atteignent pas tout le monde.Mise à part l’incertitude que toute les population sache lire et interpréter les messages écrits, on n’est pas sûr que les moyens logistiques permettraient que les écrits atteignent tout le monde. Face à un problème pareil de grande envergure, je me dit qu’il faillait non seulement utiliser les messages écrits mais aussi diversifier les canaux de médiatisation et de sensibilisation /mobilisation
    je trouve aussi que le principe de précaution n’a pas été appliqué depuis la période où on s’était rendu compte que le danger était là.

    J’aurais préconisé :
    - de mener immédiatement des campagnes d’information, de sensibilisation, de mobilisation pour endiguer le phénomène d’usage du pô en précisant clairement la conduite à tenir parce que enfin de compte le changement de comportement est un processus.
    - Faire des séances itératives d’éducation sanitaire visant à supprimer les risques associés comme le tabagisme
    - Prise en charge médicale des cas
    - Dépistage de toute la population suivi de tous les cas suspects
    - Substituer le pô par autre matériaux de construction
    - Envisager d’autres modes de construction n’utilisant pas ce matériaux
    - Envisager l’évacuation des population dans une autre localité indemne d’amiante
    - Couvrir le pavement des maisons par du matériaux ne contenant pas de l’amiante (importé si non disponible dans le pays)
    - Rigueur dans l’ Hygiène de l’habitat
    - port permanent des masques surtout lors des balayages, nettoyage, et propreté des objet ménager
    - -etc...

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  • L’action publique a été trop lente dans la prise des décisions en faveur de la santé sachant l’ampleur de l’exposition et le nombre particulièrement élevé des cas de cancers, en particulier le mésothélium. Au lieu de simples instructions écrites, la communication avec la population concernée de tradition orale pouvait se faire sous une autre forme. Les mesures que l’on aurait préconisé pour améliorer la sécurité des populations sont l’interdiction de l’utilisation du pö en expliquant clairement à la population le danger qu’il représente, et la destruction rapide des habitats à risque et le relogement des habitants sur d’autres cites non exposés.

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  • la gestion de ce risque à l’exposition au trémolite doit commencer par l’information et la sensibilisation qui consiste à expliquer à la popûlation de la dangérosité de la pierre pour la santé. Une importance majaure doit être mise sur la lutte contre le tabagisme comme facteur de risque au développement du cancer. Cette sensibilisation ne pas facile à faire car il s’agit d’habitat traditionnel et c’est pas aisé d’abandonner la tradition.
    La décontamination seule d’habitat ne suffit pas car la métrologie a montré que malgré le dépoussierage et la peinture le taux des fibres de trémolite depasser l’exposition en milieu professionnel.
    La destruction de l’habitat reste la méthode appropriée mais cela doit être encadré par une législation comme pour le désamiantage des navires par des sociétés spécialisées.Une déstruction non encadrée est une autre source d’exposition et de contamination.
    Les mésure sanitaires faits des campagnes radiologiques sont pas facile à mettre en place. Il serait plus aisé de faire une étude épidemiologique permettant d’identifier les zones d’exposition, les populations exposées et les populations à risque. Cette étude nous permettra de mettre en place de programme de surveillance de cancer bronchopulmonaire et le mésotheliome. Avec cette étude épidémiologique nous arriverons à déterminer la cartographie des cancers et déterminer les zones à risque interdites à la construction et a l’extraction des matériels de construction.Un autre aspect pas le moindre consistera à déterminer la saison ou l’exposition au fibrse est importante entre la sison pluvieuse et la saison sèche.
    l

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  • l’action publique n’est pas rapide car les elements se reunissent des 1997et La communication avec des populations ne se réalise a travers de simples consignes écrites mais aussi par des traduction orale et l’action publique
    on peut estimer la La dimension du risque a travers des mesures radicales (envisager de les déplacer provisoirement ?) et de limiter le risque comme de fixer l’amiante (badigeon ou peinture)

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  • L’action publique a réagit en urgence par la mise en place d’actions immédiates mais les mesures prises étaient insuffisantes.

    Les mesures préconisées sont :

    Cesser ou réduire les activités en zones productives, notamment les lieux accessibles au public et les lieux privatifs (décision définitive ou temporaire en l‘attente de mesures) Déplacer les sites sensibles situés sur les zones à risque (aires de jeu, bâtiments d‘enseignement, sites d‘activité sportive…).

    sensibiliser les personnes sur les gestes simples permettant de réduire les risques et d‘élaborer des documents techniques de portée générale :
    -  fiches d‘information pour la population générale : rappel du risque, description des présentations des sols et roches amiantées, démarche en cas de suspicion d‘amiante, instructions visant à réduire le risque au quotidien avec exemples illustrés,
    -  fiches de sensibilisation pour les mairies et administrations locales,
    -  Remontée des constats sur les affleurements établis par les populations ou lors de visites de services techniques ou de travaux,
    -  rédaction de procédures générales de réduction des risques et procédures déclinées en fonction des particularités locales établies à partir d‘une cartographie des affleurements à l‘échelle cadastrale,
    -  fiches techniques pour les travaux d‘aménagement (travaux publics, mines, carrières),
    -  création d‘un site internet dédié et régulièrement mis à jour, rassemblant les fiches d‘information et de procédures techniques, ainsi que les données cartographiques, les analyses de sols et de pollution de l‘atmosphère, les travaux réalisés,

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  • En 1997, les résultats de l’enquête épidémiologique réalisée par l’INSERM sont publiés. Ils permettent d’estimer les risques relatifs associés à l’exposition au pö et d’estimer la part de cancers qui lui est attribuable. Cette enquête n’a pas été suivie d’une action publique, le véritable suivi des populations a débuté en 2001, donc un retard de l’action publique est assez clair. Les consignes écrites reçues par les habitants ne sont pas suffisantes, il devait y avoir en plus une communication orale avec eux (les tribus sont des société de tradition orale), et un suivi pour s’assurer de l’engagement par ces consignes.

    Face à l’ampleur du risque, Certaines mesures devaient être prises pour améliorer la sécurité des populations comme un déplacement provisoire de la population (La démolition des maisons recouvertes de pö aurait due intervenir très tôt afin de limités les dommages sanitaires y liés ), l’utilisation de certains moyens pour fixer l’amiante comme par l’intermédiaire de peinture ou de badigeon pour limiter le risque. Aussi penser à substituer l’amiante pour arrêter tout risque dans l’avenir. Interdire l’installation de nouveaux habitats dans la zone concernée. Dévier les routes des zones où la trémolite est présente. La prise en charge des personnes atteintes.

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  • L’action publique manque une approche sociologique de la gestion de cette problématique environnementale. Car le taux n’analphabétisme dans les tribus semble être élevé, ce qui peut constituer une limite pour l’application des consignes écrites. La lenteur d’une action publique peut être une cause d’élévation du nombre de cancer déclaré même si la causalité était établie depuis 1998.
    La destruction des habitats à risque a pris du retard, si retard est justifié par une sensibilisation de la population pour qu’elle soit réceptive à cette action peut être bien, mais 7 ans me semble un peu trop pour ça.
    Considérant ces insuffisances, il est souhaitable d’associer une étude sociologique pour voir s’il n’ya pas une tradition ou croyance liées à l’utilisation de la trémolite. Dans ce cas, une vaste campagne de sensibilisation est nécessaire pour un changement de comportement.

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  • La première des mesures, dès lors que l’exposition était connue avec quasi-certitude, aurait été de limiter cette dernière en relogeant les familles habitant dans les habitations recouvertes de pô.
    En parallèle, identifier tous les sites d’affleurement naturels de trémolite et adopter des mesures de gestion pour soit "nettoyer" ces sites soit les interdire.

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  • L’action publique ici est vraiment inquiétante. Il est ahurissant qu’un fléau ayant débuté et observé en 1990, avéré en 1994 soit traité qu’en 2001. Quant il s’agit de risque sanitaire aussi important, causant des cas de mortalité et de morbidité dans tout les classes d’âges et cela de façon continu sous forme d’intoxication , l’inaction et la passivité devient inhumain.
    Les autorités auraient dues dés le départ évacuer les habitats recouverts de pö, mettre les population en quarantaine dans un endroit commun afin de les traiter, les exminer et les soigner. Dans le même temps interdir législativement l’utilisation du pö sous peine d’amende ; organiser un programme de détruction de ces habitats avec toutes les normes de sécurité existantes afin de réduire les émissions de trémolites causées par les destruction et mener des campagnes de sensibilisation auprés de tout publique.

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  • Des Compagnes etaient faites pour informer les gens et la population expose aux risques et ameliorer les conaissances d’autres actions etaient faites comme decontaminer les habitats et Mettre en place des mesures sanitaires des 1994 pour diminuer les risques. la population a bien repondu et la situation s’est evoluee pour diminuer le risque . mais ily avait un risque residuel. une etude par la DPASS-Nord en 1997, l’enquête réalisée en 2000 montre que 114 constructions ont été « autodétruites » par la population, sans aucune mesure de protection.
    Comme mesure de precaution couvrant les murs par la peinture c’est cette 1ere phase.la solution consistant à détruire l’habitat à risque doit être également envisagée car il n’ya pas de technique de decontamination des habitats de tremolite avant de la detruire jusqu’q maintenant

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  • Nous pouvons dire que la gestion du risque s’est fait tardivement et dans une certaine forme de légèreté car comment pouvons nous comprendre qu’une population qui n’est pas capable de mesurer le risque carcinogène du pö reçoivent des consignes écrites pour se protéger. Toutes les mesures de gestion du risque doivent consister à limiter l’exposition en fournissant les éléments de prudence élémentaire quand cette même population est en mesure d’assurer sa sécurité or dans cet exemple, ce n’était pas le cas. Les mesures qu’il fallait prendre devait consister à des contraintes réglementaires comme par exemple les obliger à abandonner leurs logements et les reloger dans l’urgence et procéder à la réhabilitation ou destruction de ces logements.

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  • On peut faire un parallèle la lenteur à passer à l’action en Nouvelle Calédonie (premier suivi en 2001, destruction des habitats à risque en 2005) et le même genre d’inertie opéré en France et qui avait retardé l’interdiction de l’amiante.
    Ce qui est discutable c’est donc avant tout les moyens insuffisants mis en oeuvre pour protéger les populations et le temps de latence avant de mettre en place les mesures.
    La source d’exposition était parfaitement connue et les logements insalubres étaient facilement identifiables. Les niveaux de risques mesurés étaient considérables. Dans ce contexte, la destruction des habitations contaminées et le relogement des populations aurait dû intervenir bien plus tôt.
    Par ailleurs les consignes de sécurité pour se protéger (adoption de comportements moins risqués) en attendant une mesure plus radicale paraissent grotesques tant la pollution à laquelle était exposée les populations était importante et qu’il était impossible de s’en protéger.
    On peut également faire l’hypothèse que ces populations mélanésiennes vivant dans des cases n’avaient pas autant de moyen pour comprendre les enjeux, se prémunir contre la pollution, et adopter des comportements moins risqués que des populations moins sensibles. Une approche plus spécifique et protectrice de ces tribus aurait été nécessaire dans le sens de l’application d’une certaine justice environnementale.

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  • Comment qualifier le travail vis à vis de la population et ses spécificités ?
    Le véritable suivi des populations a débuté en 2001. Par ailleurs, les tribus concernées ont reçu des consignes écrites pour se protéger (adopter des comportements moins risqués). De plus la destruction des habitats à risque a réellement eu lieu en 2005. Que pensez-vous de l’action publique ? Qu’auriez-vous préconisé comme mesures pour améliorer la sécurité des populations ?

    L’action publique a été longue, en effet dès 1991 on a connaissance d’une exposition d’origine environnementale à des fibres d’amiante. Ce n’est qu’en 1993, que la première étude est menée, soit deux ans après.
    Les recommandations de 1994, n’ont semble t’il pas porté leurs fruits puisque des habitants ont détruits eux mêmes leurs habitations sans mesures de précaution. Comme indiqué dans le bilan, environ 60 cancers sont attribuables à la trémolite entre 1991 et 2000. Ce qui indique que les mesures n’étaient pas suffisantes ou mal dirigés.
    Concernant les campagnes d’informations, les consignes écrites, celles-ci ont elles été explicitées ou uniquement distribuées ? En effet, nous ne connaissons pas le niveau de lecture des populations concernées. Ces populations ont commencées à utiliser le Pö afin d’améliorer l’aspect de leurs habitations. Elles n’ont peut être pas compris pourquoi maintenant il ne fallait plus l’utiliser car c’est rentrer dans les usages. De simples recommandations écrites ne sont pas suffisantes, il faut les accompagner de transmission orale, voire sous forme de pictogramme. Après avoir rencontré et discuté avec le « chef » du village, j’aurai proposé des réunions dans les villages afin de partager avec les habitants les informations et de répondre à leurs interrogations.
    Les recommandations faites ne semblent pas avoir pris en compte les différences culturelles et le fonctionnement des populations autochtones.
    Les résultats des études métrologiques et épidémiologiques ont montrés que les risques observés étaient supérieurs aux risques professionnels des pays industrialisés. Aux vues de ces résultats, il fallait à minima et très rapidement mettre à disposition de la population des mesures de sécurité au moins équivalente à celle des professionnels soumis aux mêmes risques.

    Il aurait fallut commencer la destruction des habitats à risque dès les résultats de 1994, même si les résultats comportaient des biais. En effet on ne peut faire des campagnes présentant les risques liés à l’exposition au Pö, ce qui doit amener la population à faire plus attention et donc à comprendre que le risque est important et en même temps ne pas mettre en place de solutions rapides. Ceci a amené la population à détruire elle-même des habitations sans protection et donc augmenter les risques d’exposition.
    Si la destruction n’était pas possible, du fait du cout de reconstruction par la collectivité ou du refus des populations alors il fallait mettre en place des campagnes de travaux. Aider les populations, les suivre dans cette démarche, ne pas les laisser se débrouiller uniquement avec des consignes.
    La mesure la plus performante aurait été la dépollution des habitats, même sans destruction, cela aurait permis d’éviter un nombre de cancer non négligeable. La solution de la pose de peinture sur les surfaces enduites de PÖ pourrait diminuer l’exposition, mais les fibres risques de réapparaitre si celle ci s’abime.

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  • L’action publique suppose que les populations sont capables de gérer elles mêmes les risques en respectant les instructions. Mais la perception des populations du risque est différente et sa réaction face au risque ne se caractérise que s’il est associé à un danger imminent. Or dans le cas des maladies cancérigènes le temps de latence est trop long.

    Pour améliorer la sécurité des populations on aurait préconisé les mesures suivantes :
    • Informer la population de la situation et du risque encouru pour gagner sa collaboration,
    • Décontamination des milieux à risque et si nécessaire démolition des bâtiments,
    • Supprimer les sources de contamination issue des dépôts de débris,
    • Entamer des études pour caractériser les dangers liés à l’exposition environnementale.

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  • L’action publique est tardive si l’on considère que la première alerte a été lancée en 1991. Mais le véritable suivi des populations a démarré 10 ans après et l’action de démolition des habitats à risque 15 ans après.

    A défaut d’un relogement de la population dans des zones hors risques, ou pourrait préconiser la fourniture gratuite de peinture à eau aux populations, le pavage des cours et des chambres et le bitumage des pistes ; tout cela pour réduire la poussière qui est source de contamination.

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  • Les risques ont été observés dès 1991 avec un nombre élevé de décès par cancers de poumons de 5 à 10 fois plus élevée que celui des pays industrialisés, et la destruction des habitats à risque ont réellement eu lieu en 2005. Donc l’action publique a été lente car elle aurait du commencer plus tôt. Pour améliorer la sécurité des populations certaines mesures peuvent être prises comme :
    _ Informer et sensibiliser la population a risque par différentes moyennes (des écrits, sensibilisation orale et faire aussi des campagnes de sensibilisation avec les associations et les différentes organisations de la société civile).
    Démolir les maisons recouvertes de pö afin de limités les dommages sanitaires y liés.
    Faire un dépistage de toutes les populations exposées et non pas d’un dépistage à la demande.
    Interdire l utilisation du trémolite dans la construction des habitats et faire des comites de suivi.

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  • L’action publique à mon avis est appropriée dans cette situation, bien que palliative. On aurait pu penser à faire recouvrir les murs des habitations par du papier (du papier peint par exemple, ce serait bien aussi pour l’esthétique) en attendant de trouver un produit qui pourrait neutraliser ces fibres d’amiantes, les figer, de la peinture par exemple. Préconiser l’aération des habitations afin de renouveler constamment l’air intérieur, éviter le confinement. Parce qu’envisager la destruction massive des habitations serait significativement lourd sur le plan économique, et en plus cela augmenterait le risque que ces fibres se retrouvent dans l’environnement par les vents.

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  • L’action publique a été considérablement lente. Sachant que les risques ont été observés dès 1991 (avec une prévalence élevée de décès par cancers de poumons de 5 a 10 fois plus élevée que celui des pays industrialisés) et qu’assez d’éléments étaient regroupés pour agir en 1997, certaines mesures auraient dû être prises comme : 1-Informer la population à travers des sensibilisations "orales" en plus des "écrits" afin d’augmenter le nombre de population aviser sur les risques du trémolite 2-Prendre des mesures de sécurité dès l’obtention des résultats métrologiques de 1998 sur les bâtiments à risque en déplaçant provisoirement la population résidente pour y faire une analyse approfondie des risques. Certaines mesures aussi aurait pu être prise pour limiter l’exposition des personnes en contact avec la trémolite (port d’appareils de protection respiratoire, une meilleure gestion des déchets pour la manutention, le transport, l’entreposage et le stockage des substances à risques…).

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  • L’action publique n’a pas été prompte si bien que le phénomène a perduré dans le temps., elle a été tardive et discontinue. Pour améliorer la sécurité des populations, je préconise les actions suivantes :
    - penser à transformer les consignes ( pour les comportements moins risqués) en textes réglementaires suivis de sanctions,
    - mettre en place une coordination de tous les acteurs intervenant danse le domaine pour une harmonisation des actions,
    - impliquer les populations dans la prise des actions,
    - faire une sensibilisation plus dense autour de la question avec des moyens les plus efficaces pour atteindre tout le monde jusqu’au plus bas de la chaine,
    - délocaliser les populations exposées dans une zone exempte de ce genre de pollution,
    - aider les populations dans la construction de nouveaux logements ( dédommagement, prêt de construction)
    - interdire l’utilisation de tout produit contenant de trémolite dans les constructions,
    - interdire la mise sur le marché de ces produits,
    - mettre en place un réseau de surveillance sanitaire pour la détection précoce des pathologies liées à ce genre d’exposition,
    - mettre en place certaines règles sur les sites de carrière d’expliotation des roches contenant de trémolite, etc

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  • Il y a eu une lenteur voire une inertie de l’autorité publique comme d’habitude dans ce genre de dossier.
    Il conviendrait :
    dés 1994 les études ont montré des niveaux d’exposition 800 à 7800 plus élevés que le seuil d’action : il fallait agir à ce temps
    - mener une forte compagne de sensibilisation des communautés
    interdire l’usage du pö dans l’enduit des maisons
    adopter le principe de précaution quant aux fibres courtes aussi ( leur devenir n’a pas été discuté alors que les récentes études les ont aussi incriminées : une étude de leur contribution aux cas de cas doit être récatualisée)

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  • L’action publique de gestion de ce risque a tenté de mettre en oeuvre des mesures préventives essentiellement mais elles semblent quelque peu mal à propos pour certaines, par rapport au contexte socio culturel. En effet, donner des consignes "écrites" à des tribus pour amener des changements de comportement suppose que soit bien établie qu sein de ces tribus, une grande culture écrite(en langue locale ou officielle), ce qui ne semble pas être le cas en Nouvelle Calédonie en 2001.
    La destruction des habitats à risque suppose un relogement des familles dans des conditions meilleures et respectant leurs us et coutumes.
    Pour améliorer durablement la sécurité des populations dans ce cas il est possible de passer par des campagnes de sensibilisation, impliquant les leaders d’opinion au sein des tribus. Il s’agit d’impliquer les populations dans la gestion de leur santé en leur expliquant, démonstration à l’appui les risque et moyens de protection(identification et destruction des habitats à risque).
    Proposer des alternatives au badigeon à l’amiante, pour cela il faut comprendre les besoins(esthétique ou étanchéité) auxquels répondent les anciennes pratiques à l’amiante et proposer d’autres matériaux moins polluants.
    Un plan de destruction des anciens habitats peut etre envisagé à long terme assorti d’un plan de construction de nouveaux logements plus respectueux de la santé humaine, en collaboration avec la population toujours.

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  • L’action publique était plus ou moins acceptable. La mise en place d’une campagne d’information (informer la population exposée) visant à supprimer définitivement l’usage de l’amiante et précisant la conduite à tenir vis à vis des habitations (décontaminer l’habitat) déjà recouvertes d’amiante dans l’attente de la mise en place de mesures correctrices à venir, s’impose immédiatement. Cette campagne d’information doit s’accompagner d’une éducation sanitaire (mis en place de mesures sanitaires) visant au contrôle des facteurs de risque associés aux maladies respiratoires. En particulier le rôle du tabagisme doit être mis en avant et son contrôle doit être une priorité afin que les mesures de réduction de risque concernant l’exposition aux fibres de trémolite soient efficientes. Enfin, des exemplaires « papier » des rapports d’étude ont été envoyés à la commune pour une mise à la disposition du public (amélioration des connaissances).

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  • - Le suivi des populations aurait dû commencer plus tôt ;
    - Les consignes écrites sont insuffisantes. Il aurait fallu de réelles campagnes de sensibilisation avec des séances publiques avec la mise à contribution des associations, des ONG et autres organisations de la société civile ;
    - Les permis de construire peuvent déjà intégrer des dispositions pour empêcher l’usage de trémonite sur les nouveaux bâtiments pour cela, il fallait légiférer plus tôt ;
    - Intégrer des mesures coercitives pour l’interdiction de l’usage de trémolite ;
    - La destruction des habitats à risque pouvait démarrer plus tôt sous le contrôle des autorités compétentes.

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  • L’étude épidémiologique coordonnée par l’Unité 88 de l’INSERM a été jugé plein de biais et approximations ; il serait nécessaire de renforcer l’enquête pour donner des estimations sur les risques relatifs des cancers de la plèvre et du poumon en fonction de l’exposition à la trémolite selon les différentes sources d’exposition.

    Cette démarche permettrait de déterminer les zones à risque et les soumettre à des travaux de désamiantage, ou transférer la population dans une autre zone pendant la période nécessaire à la remise en état du territoire.

    C’est très important d’identifier toutes les sources de trémolite, afin de pouvoir planifier un Plan d’Aménagement du Territoire et considérer, ainsi, le risque environnemental dans sa complexité.
    Le recensement effectué en 2000 sur les constructions à risque démontre que, malgré les informations et le conseils donnés, certains comportement à risque persistent ; des habitants continuent à vivre dans des locaux contaminés et 114 personnes ont autodétruit leur maison, sans aucune mesure de précaution.

    A ce propos, il faut être conscients du fait que c’est très long et parfois difficile de changer les habitudes d’une population et de faire comprendre le risque réel auquel ils sont soumis, surtout où il y a des origines tribales comme dans ce cas. La communication doit résulter simple, compréhensible et efficace du point de vu du résultat. Enfin, il faut qu’elle soit adaptée au groupe spécifique d’écouteurs qui devront mettre en pratique les conseils reçus.

    Outre la source la principale de trémolite qui est représentée par les murs de pö, il faut considérer les autres sources : les anciennes constructions dans les villages, les déchets de construction en dehors des villages et les zones d’effleurement naturel.

    Une autre solution serait de poser une couche de peinture sur les murs des habitations contaminées.

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  • Selon moi dès que l’autorité dispose de données suffisament fiable sur lanocivité d’un produit les action en direction de la population doivent être rapide et efficace. pouquoi remettre des consignes écrites aux populations sachant que d’autre peuvent ne pas pouvoir déchiffrer l’information. la communication pour le chagement de comportement commande d’opter pour le canal à large spectre et accessible à la population. j’aurais préconisé qu’on déplace la population sur un site sécurisé et que l’on traite les habitats en vu de neutraliser l’amiante avant leur démolition.

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  • On peut voir dans le texte qu’en 1997 on avait les éléments pour intervenir efficacement et rapidement. Pourquoi attendre autant d’années ?
    Il ne faut pas oublier aussi que nous sommes en présence de ’tribu" et leur mode de communication n’est très certainement pas l’écrit, pourquoi ne pas avoir réalisé des réunions publiques ?
    On était en présence d’un risque plus que majeur, nous aurions pu mettre en place des relogements avant les travaux de sécurisation ce qui aurait permis de mettre la population à l’abri du danger.
    Mais des moyens plus simple pouvaient être mis en place pour fixer les fibres ainsi celles ci ne se disperseraient pas dans l’air, par l’intermédiaire du pö. A l’intérieur des habitations une couche de peinture , et a l’extérieur comme on peut le lire dans a fin du document, du badigeon qui respecterait les couleurs locale des maisons. Ces 2 "petites" choses auraient permis une protection assez simple et facile a mettre en œuvre.
    il a y eux des loupés dans cette gestion , quelque chose qui ne devrait pas arriver !!

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  • On peut déduire que :
    • la source d’exposition est l’habitat recouvert de pö qui contribue, de ce fait, à l’exposition des populations à ce facteur de risque ;
    • les risques associés sont bien caractérisés par les études épidémiologiques qui ont été menées localement. Ils sont supérieurs à ceux observés en milieu professionnel dans les pays industrialisés ;
    • la causalité entre l’exposition à la trémolite et ces dangers est indiscutable au vu des connaissances actuelles ;
    • les dangers associés à l’exposition à la trémolite via l’habitat sont des pathologies graves (cancers) ;
    Donc, je crois qu’il aurait fallu aux autorités de faire une campagne de proximité pour plus informer les populations sur les risques encourus pour ensuite proposer de les délocaliser afin de pouvoir détruire les maisons dans le respect des règles de sécurité et du code de l’environnement.

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  • L’action publique n’a pas été bien menée en ce sens que la protection de la population n’a pas été spontanée. Des comités formés des représentants de la population, de l’administration, des environnementalistes, des services sociaux et médicaux, etc. auraient été mis sur pied pour sensibiliser, la population sur les risques d’exposition au pö et sussi assister financièrement la population pour sa relocation dans des endroits sains. Pour ne pas laisser la population détruire elle-même les maisons à risque et s’exposer encore davantage, une société spécialisée aurait été financée pour prendre en charge la destruction des habitations à risque ou de leur traitement aux autres produits.
    En conclusion, disons qu’il il faut mener les activités suivantes :
    - la sensibilisation, l’implication et l’accompagnement des populations.
    C’est-à-dire contribuer à l’information des personnes à risque ; inciter à diminuer ou supprimer les facteurs de risque associés, notamment, le tabagisme ;
    -  la mise en place d’un processus de solidarité nationale vis à vis des
    victimes ou de leur famille ;
    -  l’amélioration de la prise en charge médicale des maladies respiratoires (tuberculose, bronchite chronique, asthme, emphysème, dilatation des bronches etc.).
    -  la surveillance épidémiologique

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  • l’action publique publique est de nature préventive. cette destruction est destinée à detruire les firbres de po afin de garder sain les habitats.
    nous preconisons de proceder à une information ; une decontamination, une mise en place de mesures sanitaires et l ;amelioration des connaissances par l’organisation des campagnes de metrologie.

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  • Nous pensons que l’action publique s’est manifestée tardivement depuis que des liens ont été établis entre l’exposition aux fibres de trimolite et l’apparition des cancers depuis 1994.
    Pour améliorer la santé des populations nous aurions suivi les même recommandations : informer le public, décontaminer les habitats, mettre en place des mesures sanitaires d’appuis aux populations et améliorer les connaissances en intensifiant les recherches scientifiques.

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  • Nous pensons que l’action publique s’est manifestée tardivement depuis que des liens ont été établis entre l’exposition aux fibres de trémolite et l’apparition des cancers depuis 1994.
    Pour améliorer la santé des populations nous aurions suivi les même recommandations : informer le public, décontaminer les habitats, mettre en place des mesures sanitaires d’appuis aux populations et améliorer les connaissances en intensifiant les recherches scientifiques.

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  • L’action publique a été très lente entre les conclusions du rapport de 1994 qui évoquait le lien entre l’augmentation du nombre de cancer des poumons et la présence de l’amiante environnemental utilisé par la population locale dans leur habitation, et le suivi véritable des populations en 2001.
    Il aurait été plus utile de recaser les habitants dans un autre site non contaminé par l’amiante. De même, en plus des consignes écrites aux populations, il aurait fallut mettre en place un comité ou une cellule de suivi afin de s’assurer de leur application effective par la population.

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  • A mon avis, le suivi des populations aurait dû commencer très tôt.Les consignes écrites pour se protéger ne sont pas suffisantes au niveau de tribus.Le fait de changer le comportement d’une population et de conscientiser le risque auquel ils sont soumis demandent une campagne d’informations simple, claire, concise et efficace.La sensibilisation doit s’accompagner d’une réunion publique de tous les secteurs d’activités ainsi que chaque entité civile ensuite apporter aussi une éducation sanitaire afin d’adopter des comportements moins risqués.Il est important de mettre en œuvre une loi régissant l’usage de trémolite pour enrayer l’utilisation de celle-ci sur les bâtiments.

    La destruction des habitats à risque devrait être sous contrôle des professionnels compétents afin d’éviter les risque lié à la contamination.

    J’aurais préconiser d’interdire l’utilisation de trémolite sur toute construction.Mettre une couche de peinture à l’intérieur et à l’extérieur des habitations.Mettre en place un programme de surveillance et considérer les autres sources potentielles de trémolite (site d’anciennes construction au cœur des villages, les déchets de construction aux alentours des villages et les zones d’affleurements naturels).

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  • Encore une fois, les actions publiques sont beaucoup trop lentes par rapport à l’ampleur de ce désastre sanitaire. Pourquoi les actions publiques n’ont-elles pas été menées en 1997, lors des études épidémiologiques ? Par ailleurs, pourquoi communiquer par écrit à des populations appartenant à des tribus qui communiquent souvent oralement ? Sont-elles suffisamment éduquées ?

    En conclusion, j’aurais agi plus rapidement dès 1997, en détruisant les maisons à risques, j’aurais communiquer oralement, comme la tradition des populations locales.

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  • L’action publique a été trop lente. En effet, de nombreux éléments étaient connus dès 1997 et une action publique rapide aurait pu démarrer.
    Par ailleurs, des consignes écrites n’étaient probablement pas le meilleur moyen en terme de communication pour une population habituée à une communication "orale".
    Comme mesures immédiates pour améliorer la sécurité des populations et à titre de précaution, on aurait pu envisager de recouvrir les murs avec un revêtement qui empêchait la dispersion des fibres d’amiante voire délocaliser les populations.

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  • Personnellement, j’aurai proposé un relogement temporaire pendant la durée des travaux de dépollution et une aide aux propriétaire de bâtiments publics pour que les travaux soient faits de manière immédiate.

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  • Les mesures entretenues étaient inadaptées à la situation sur le plan sanitaire, environnementale et même culturelle. en effet, les consignes écrites ne correspondent pas aux modes de communication de a population à tradition orale et l’état de l’environnement exigé des solutions radicales comme le déplacement de la population et la limite de l’amiante.

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  • L’action publique qui préconise la sensibilisation des populations (éducation au développement durable et la prévention des risques), le conseil pour le changement de comportement (et les choix de vie sécurisants) et les mesures de déguerpissements des populations sont effectivement des solutions envisageables en fonction de certaines considérations ou situation.
    Cependant, ces solutions comportent des inconvénients, notamment lorsqu’il faut déplacer les populations dont certaines ont tendance à résister (pour de multiples raisons telle la proximité des activités exercées) ; d’autres essayent d’imposer les conditions généralement incompatibles avec les moyens prévus par les politiques. Il en résulte donc un problème politique, social et voire économique.
    Toutefois, d’autres mesures peuvent également constituer des solutions viables pour ces types de risques. L’action politique peut prendre des mesures de sécurité des populations en amont pour prévenir, pendant pour réduire le risque présent et en aval par des mesures correctrices visant à gérer le risque constaté. Ces mesures aux plans urbanisme, sanitaire et environnemental peuvent porter respectivement sur :
    • La planification urbaine et d’occupation du sol par la localisation des décharges et STEP loin des habitations.
    • La détermination des seuils ou valeurs limites des pollutions dans la gestion des déchets.
    • La promotion des études (épidémiologiques, environnementales, etc) permettant l’évaluation des risques liés aux substances, la constitution des bases de données statistiques, son accessibilité et son actualisation régulière.
    • L’extension du réseau sanitaire ou actions médicales à proximité des zones à risques (dépistage systématique, prise en charge et assistance médico-sanitaire des cas révélés).
    • La prise des mesures d’hygiène et salubrité pour un environnement de vie et de travail des populations sain.
    • La promotion ou l’incitation à l’adoption pour les Industries utilisant les technologies propres, les Energies renouvelables, etc.
    • La détermination des normes environnementales et une réglementation visant la prévention des risques sanitaires et environnementaux opposable à tous, le contrôle de la mise en œuvre et le respect des textes.

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  • l’action publique était satisfaisante, toutefois, il faudrait interdire l’exploitation de la trémolite en trouvant une substitution pour la construction.

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  • Il apparaît que le temps d’exécution des mesures d’informations et protection des habitants victimes ou potentiellement victimes ne reflète pas l’ampleur de la situation sanitaire. Près de 10 ans ont été nécessaires pour mettre en place un véritable suivi des populations. La spécificité du régime administratif de la Nouvelle Calédonie peut en être une des explications (bine que non justifiable), mais il semble surtout que l’analyse initiale comporte nombre important de gaps. Au-delà des manques d’information et mesure d’exposition, l’inappropriation des mesures de 1994 soit à la hauteur du manque de considération de la prise en compte des usagers comme victime mais aussi comme population spécifique, pour laquelle une approche sociologique et anthropologique (écrit –oral entre autres) aurait pu susciter des synergies complémentaires. L’implication en amont des communautés, le rôle joué par les acteurs sociaux et culturels influents aurait pu permettre un approche moins « centrale » moins top down, pouvant en aval s’avérer utile pour la diffusion de messages préventifs, explication de mesures d’action protectrices de décontamination, dépoussiérage ou destruction. Si la prise en compte de variables culturels est avéré (approche sanitaire réduction de risque en limitant la consommation de tabac) il est réduit à un variable et non pas à une approche holistique du lien entre, utilisation de l’espace environnemental (extraction, routes de circulation), traditions sociales (vie en intérieur pour les femmes, type d’habitat), et approche médicale. La mise en place d’un système passif de dépistage de pathologies associées à l’inhalation des poussières d’amiantes semble aussi dans un autre registre limiter la possibilité d’impliquer les populations dans l’étude et la meilleure connaissance d’une problématique sanitaire, pouvant en partie être régulée.

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  • L’action publique non seulement a démarrée un peu plus tard mais aussi n’était pas suffisante.
    Il ne s’agit pas de faire des recommandations visant :
    - informer la population
    - decontaminer l’habitat
    - mettre en places des mesures sanitaires
    - améliorer les connaissances ;
    qui sont mon sens insuffisantes car la situation de la nouvelle Calédonie est est extrêmement grave car l’exposition est liée au milieu et la culture des peuples de cette zone à faire usage de la roche po dans leur construction.
    A mon sens il aurait fallu décontaminer les milieux, voire déplacer les populations dans d’autres zones à titre de mesures compensatoires ou d’atténuation en vu de dépolluer la zone.

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  • On constate un certain laxisme de la part de l’action publique, une mauvaise gestion de la communication .Bien que dejà en 1994 l ’action publique avait connaissance des risques liés à l’exposition, des actions concrètes ne sont venues que plutard (2001).Je préconiserai :
    Mise en place d’une meilleur communication,

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  • L’action publique est intervenue en retard et les mesures d’accompagnements en faveurs des populations sont restées insuffisantes ou inexistantes tant au niveau de la santé que dans l’amélioration des connaissances
    Selon nous, il fallait réinstaller les populations sur des sites non contaminés. Les populations devraient demander des mesures d’accompagnements à l’état sur le plan financier afin de construire d’autres maisons. Sur le plan sanitaire cela peut se traduire par la subvention des campagnes de dépistages et l’achat des produits pour les soins des maladies issues de l’exposition comme le cancer

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  • Face au danger que présentait l’utilisation du pô, et après ce qu’ont révélées les études métrologique et épidémiologique quant à son rapport direct avec l’apparition de cancers respiratoires, l’action publique a tardé à agir. En effet, l’hypothèse du rapport causal entre cancers et l’utilisation de pô pour blanchir les murs de habitations a été avancé dès 1993, soit 8 ans avant la mise en place du véritable suivi des populations et 12 ans avant l’amorce de la destruction des habitats à risques. Bien sûr, ce n’était là que les prémices de l’enquête de terrain, que des approfondissements sont venus confirmés les années suivantes. Il n’en reste pas moins qu’étant donné la dangerosité élevée qui plus est avérée de l’amiante sur la santé humaine des actions préventives auraient pu être engagées plus tôt.
    L’étude s’est faite dans un terrain bien particulier, au près de tribus kanaks, reposant sur mode de vie traditionnel ancestral et riche en symbolisme (dont l’utilisation de la roche métamorphique incriminée). Une immersion dans cette culture aurait peut être contribué à trouver une alternative au pô voire à faire mieux passer le message de sensibilisation. Notons que d’après le texte, bien avant la campagne de sensibilisation, plusieurs communes ont continué à utiliser le même procédé. Or pour qu’un changement réel soit amorcé dans les habitudes d’une population, il doit émerger d’elle, une approche participative de la population locale aurait peut être eu des résultats plus rapides.

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  • L’action publique devrait en plus des consignes écrites consister en une campagne médiatique (télévision et radio communautaire) et une campagne de proximité (le porte à porte, réunion municipale) pour la diffusion des mesures de protection. Pour améliorer la sécurité des populations, une politique de décontamination des lieux doit être mise en place dès les premiers signes (en 1994) et elle doit être précédée d’une relocalisation de ces populations dans une zone saine à titre de précaution et du moins à titre temporaire.

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  • Je ne connais pas le taux d’alphabétisation dans les "tribus" mais je pense que la diffusion de consignes écrites n’est pas le meilleur moyen de communication. Les pouvoirs publiques auraient dû réalisé des réunions d’informations et de sensibilisation dans tous les villages concernés.
    L’action publique a été (une nouvelle fois) inefficace et inefficiente. Une décennie s’est écoulée avant la suppression du danger (destruction des habitations) alors que si cela avait été fait dès la publication du rapport en 1994, le coût de la destruction et du relogement aurait été le même et on aurait épargné une décennie d’exposition et donc de prise en charge de la maladie. Au final le GBD est bien supérieur que si une action avait été mise en place dès 1994. Et éthiquement l’action publique est indéfendable.

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  • En 1994, une mission coordonnée par le Réseau National de Santé Publique confirme l’existence d’une exposition aux fibres de trémolite d’origine environnementale liée aux activités humaine. Le véritable suivi des populations a débuté en 2001. Une lenteur de l’action publique est constatée. L’intervention devrait être plus rapide dès la confirmation en 1994. De plus, les consignes écrites pour se protéger ne suffisent pas.
    En plus des consignes écrites, il fallait y associer des campagnes de sensibilisation, les causeries, des séances de projection de films sur les conséquences liées à l’exposition aux fibres d’amiantes etc. afin que la population ait une plus grande vision des risques encourus. A côté de cela, des moyens de protection efficace devraient être mis à la disposition des populations pour limiter les risques

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  • L’action publique n’est pas très présent.
    Pour améliorer la sécurité des populations il fallait libérer toute les maisons potentiellement contaminé.

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  • La réaction de l’action publique a été un peu tardive, depuis 1997 il y avait assez d’informations pour une intervention rapide. Pour améliorer la sécurité des populations il faut mettre l’accent sur l’information et la sensibilisation de la population, l’implication de la population aux recherches , un rendu explicatif des résultats, la décontamination ou la destruction des habitats à risque et le relogement des individus concernés dans des zones sécurisées.

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  • Je pense qu’il y a un retard sur le début du suivi des populations. Les résultats étaient publiés en 1997 et que l’action publique n’a commencé qu’en 2001. A mon avis, on aurait dû prendre déjà des mesures dès que les résultats ont été publiés. On aurait dû stopper l’utilisation et la manipulation de la roche po ainsi que envisager de déplacer le plus tôt possible les habitants dans les locaux contaminés jusqu’à ce que des techniques de décontamination soient trouvés.

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  • - on aurait pu entamer plutôt le suivi des populations, les consignes écrites étant insuffisantes. On aurait du réellement organiser les séances de sensibilisation publique et mettre à contribution les ONGs, les Association et autres organisation de la société civile.
    - Les permis de construire peuvent déjà intégrer des dispositions pour empêcher l’usage de trémonite sur les nouveaux bâtiments pour cela, il fallait légiférer plus tôt ;
    - Intégrer des mesures coercitives pour l’interdiction de l’usage de trémolite ;
    - La destruction des habitats à risque pouvait démarrer plus tôt sous le contrôle des autorités compétentes.

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  • - on aurait pu entamer plutôt le suivi des populations, les consignes écrites étant insuffisantes. On aurait du réellement organiser les séances de sensibilisation publique et mettre à contribution les ONGs, les Association et autres organisation de la société civile.
    - Les permis de construire peuvent déjà intégrer des dispositions pour empêcher l’usage de trémonite sur les nouveaux bâtiments pour cela, il fallait légiférer plus tôt ;
    - Intégrer des mesures coercitives pour l’interdiction de l’usage de trémolite ;
    - La destruction des habitats à risque pouvait démarrer plus tôt sous le contrôle des autorités compétentes.

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  • Nous pensons que l’action publique fut tardive. En effet, des suspicions ont été faites par l’Unité 88 de l’INSERM depuis 1991 quant aux risques de cancers respiratoires dus au trémolite, puis cela a été confirmé en 1994 par le Réseau National de Santé Publique ; alors que les autorités n’ont réagi qu’à partir de 2001.
    Dès la suspicion de l’apparition de la pathologie, les autorités auraient dû mettre en œuvre des dispositions d’information et de surveillance sanitaire de la population concernée.

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  • Le vrai suivi des populations a débuté en 2001, alors que les éléments étaient connus dès 1997 après la publication de l’enquête épidémiologique établit pour une intervention rapide.Un retard de l’action publique est assez clair dans ce cas. La communication avec des populations de tradition orale aurait dû adopter des formes plus appropriées que de simples consignes écrites. La dimension du risque aurait mérité des mesures scientifiques et des moyens de limiter le risque comme de fixer l’amiante

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  • Il aurait fallu expliquer les dangers (de façon claire, orale, par des gens locaux idéalement, en qui les habitants ont confiance) et minimiser les accès aux sources naturelles dès que l’exposition et ses effets potentiels ont été identifiés. Le délai de réaction des instances publiques a été relativement rapide au niveau sanitaire (identification des sources, diagnostic d’exposition), mais les mesures pour faire diminuer l’exposition ont été beaucoup plus longues à être mise en place. On aurait pu envisager de déplacer les populations le temps de fixer ou retirer le pö (ex. : peinture par des agents formés), ou pendant l’isolement des gisements naturels (ex. : remblaiement).
    L’accompagnement de la population touchée a été probablement insuffisant, tant par les méthodes utilisées, que par l’ampleur des moyens mis en place. Le fait que des habitants aient détruit des habitats, sans même se protéger montre la mauvaise communication qui a été effectuée. La destruction des habitations contaminées aurait dû être faîte de manière organisée, par des services de l’état ou, idéalement, délégué à des associations locales (avec des moyens de protection suffisant et une formation permettant de répondre aux questions de la population).

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  • La réaction de la santé publique a été très lente. En effet, des risques réels ont été mis en évidence suite à la mission de 1994 et le suivi des populations s’est effectué à partir de 2001 tandis que la la destruction des habitats à risque ont réellement eu lieu en 2005.

    On peut également dire que l’action, en plus d’être lente, n’est pas la meilleur qui soit. Au lieu de distribuer des consignes écrites pour se protéger aux différentes tribus qui n’ont au final que peu d’impact car ne sont pas lues…, il aurait été préférable si possible de faire une « réunion » où l’on expliquerait les dangers, les consignes, etc , et où il y aurait une interaction (ex : question –réponse) avec un « représentant » de chaque tribu qui sensibiliserait par la suite sa tribu. Ainsi cette communication serait plus efficace.

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  • L’action publique est arrivée en retard. Du moment où l’investigation du Réseau National de Santé Publique à confirmé l’existence d’une exposition aux fibres de trémolite d’origine environnementale et que les niveaux d’exposition dans les habitats recouverts de po étaient plus elevés que ceux du milieu professionnelle de 800 à 7800 fois, on devrait mettre en place immédiatement certaines mesures avant de poursuivre l’investigation. Ce sont :
    - l’information des habitants des risques d’exposition et des dispositions pour minimiser l’exposition s’il en existe et si elles sont connues
    - la mise à disposition des mesures de protection
    - l’attribution de logement temporaire pour les habitants ayant recouvert leur maison de po (les exposés)
    - la prise des mesure sanitaires : le dépistage et la prise en charge des cas

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  • Il est probablement certain que ces tributs n’aient pas un niveau de formation élevé pour pouvoir comprendre ces consignes écrites. Ceci met en doute l’efficacité de ces mesures. D’autres voies notamment orales et visuelles auraient dues êtres utilisées puisqu’elles correspondent à la tradition dans ces milieux.
    Le temps mis pour suivre les populations est trop long vue le degré d’exposition et le nombre de personnes exposées. Des mesures pourraient être prises dans l’immédiat. On pouvait par exemple évacuer la population le temps de trouver une solution définitive.

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  • Malgré l’alerte lancée dans le rapport de la mission coordonnée par le Réseau National de Santé Publique en 1994 et les recommandations associées, les actions mises en place ont été extrêmement tardive (2001 pour le suivi des populations et 2005 pour la destruction des habitats à risques). Cela conduit à s’interroger sur les intérêts en jeux et notamment sur l’existence de lobbying industriel.
    Les recommandations du rapport de 1994 me semblent judicieuses au regard du peu de connaissances que j’ai de la situation, mais il convient de se questionner sur leur adaptabilité au contexte des populations exposées. Par exemple, les modalités campagne d’information ont-elles été adaptées à la culture, au mode de vie et au taux d’alphabétisation des tribus concernées ?

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  • Le premier principe de prevention preconize la suppression du danger. C’est le choix fait par les autorités ce qui me semble tout à fait correcte. D’autre part, cela devrait commencer par la sensibilisation des population et la communication de proximité sur le risque lié à l’exposition à te telles fibres. C’est là un mallon clé de la lute contre ce risqué, la prise de conscience individuelle.

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  • Auparavant, l’action publique avait préconisé des actions dans une courte durée. Les dispositifs ne semblaient pas à la hauteur de la protection des habitants.
    Les mesures préconisées sont tout d’abord l’adaptation appropriée de la science du langage envers la population en référence à leur culture. Ensuite, une construction d’accueil provisoire pour les habitants est nécessaire pour leur donne un environnement saine et d’identifier l’amiante présente sur le fond pour circonscrire le risque.

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  • Nous remarquons qu’il y a un retard cruel de la part des pouvoirs publics du fait que les données sur l’exposition étaient acquises depuis 1994 de même que les recommandations dans le rapport de mission, sans oublier la confirmation de l’ampleur du risque par les résultats de l’enquête épidémiologique publiés en 1997 par l’INSERM. Nous pouvons souligner également une inadéquation de la méthode de communication avec les tribus concernées (consignes écrites).

    Par conséquent, pour améliorer la sécurité des populations, en attendant la destruction des habitats, nous aurions préconisé une communication effective par dialogue en organisant des conférences et des campagnes de sensibilisation sur le grand risque d’exposition et les comportements à adopter. Il serait également utile, dans la mesure du possible, de procéder à un déplacement temporaire des populations à risque en attendant les meilleurs solutions. Une interdiction rigoureuse et stricte accompagnée de suivi devrait être appliquée à tout contact avec la trémolite (pö).

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  • Nous constatons ici que l’action publique est lente voir tardive donc une mauvaise gestion de la communication .Bien que déjà en 1994 l ’action publique avait connaissance des risques liés à l’exposition, des actions concrètes ne sont venues que plus tard (2001 et 2005). Afin d’améliorer la sécurité de la population je préconiserai la mise en place d’une bonne stratégie de communication,les mesures de préventions(désinfection, dépollution des habitats et logements publics, privé) et de prophylaxie(surveillances, dépistage, soins etc.). Procéder à la prise en charge des personnes malades ou vulnérable, mètres en place des systèmes d’alerte pour les zone à haute risque( Province du Nord par exemple), bref une meilleur réactivité de l’action publique.

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  • L’action publique a été un peu tardive. En 1997 et 1998, les données sur l’exposition au pö sont connues. Normalement, à cette année-là, des actions devraient être entreprises. Or c’est 7 ans après que la décision pour la destruction des habitats a été prise. La communication avec les populations basée sur des consignes écrites n’est pas adaptée. Il aurait fallu des campagnes de sensibilisation avec des séances publiques et doit s’accompagner d’une éducation sanitaire visant au contrôle des facteurs de risque associés aux maladies respiratoires. Enfin, face aux risques, les mesures et des moyens robuste doit être employés.

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  • « Pour améliorer la sécurité des populations, je préconiserai qu’a priori les résultats issue de l’enquête de la DPASS soient exposes a la population avec tous les indices de risque et les mesures palliatives a court et long terme. Cela a travers la mise en place d’une unité de coordination des efforts conjoint dans la gestion des risque lie a la tremolite et au po qui travaillera sur les mesures sécuritaires irrévocable dans le processus et la destruction des habitats identifiés comme a risque »

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  • On ne peut que qualifier de tardive cette action. En effet, toutes les hypothèses ainsi que la publication des résultats de l’enquête épidémiologique réalisée par l’INSERM (en 1997) avaient posé les bases d’une action publique imminente. Si par précaution, on peut intervenir même en l’absence des preuves scientifiques à fortiori devant l’évidence des tels résultats ? Cette inaction est condamnable.
    Non seulement cette action publique a été tardive mais elle a aussi été à mon sens inefficace car elle ne prend en compte ni les paramètres sociocultures de la population, ni la gravité du risque telle que présentée.

    Mes propositions :

    A. Dans des telles populations les consignes pouvaient leur être communiquées non simplement par écrit mais à travers des vraies campagnes de sensibilisation (de bouche à l’oreille) avec formation des petits comités locaux de suivis.

    B. Devant la gravité de la situation (un risque si important et des dépassement de seuil considérablement élevé), on pouvait envisager des actions plus radicale du genre déplacement des populations et démolition des habitats bien attendu après une campagne d’explication à la population.

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  • Les éléments étaient réunis en 1997 pour faire une intervention rapide dans ce cas, on constate donc un retard de l’action publique. Les consignes écrites reçues par les habitants ne sont pas suffisantes, il devrait y avoir une communication orale et un suivi pour assurer l’engagement de ces consignes.
    Certaines mesures devraient être prises comme un déplacement provisoire de la population dans un autre endroit non affecté et l’utilisation de certains moyens pour fixer l’amiante comme la peinture.

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  • probable il est certain que les éléments étaient réunis en 1997 pour une réaction immédiate. La communication verbale allait être plus souhaitable d’instructions écrites simples. La taille du risque méritait des mesures appropriées afin de circonscrire les effets émanant.

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  • En rapport avec le niveau de connaissance sur ce type d’amiante à cette période l’action publique bien qu’appropriée me semble tardive. En plus la recherche sur les sources naturelles d’amiante ne doit pas se cantonner à le Nouvelle Calédonie du sud. on devait plutôt généraliser l’échantillonnage.

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  • Le suivi des populations a débuté en 2001 alors qu’une étude menée par l’INSERM en 1991 avait mis en évidence un excès de décès par mésothéliome dans la population mélanésienne de Nouvelle-Calédonie, avec un taux de décès environ 5 à 10 fois plus élevé que celui des populations des pays industrialisés. La mise en œuvre d’actions aurait dû commencer beaucoup plus précocement pour assurer la sécurité des populations.
    Les habitants ont reçu des consignes écrites pour se protéger mais cette situation catastrophique aurait probablement nécessité de se déplacer pour expliquer les mesures de protection en face à face, afin qu’elles soient mieux comprises et plus efficaces.
    La destruction des habitats a eu lieu en 2005 mais, durant ces années de latence, la population aurait pu être protégée par des mesures de dépoussiérage complet interne des habitats ainsi que l’application de peinture sur les murs en attendant la destruction, associées au relogement des habitants exposés dans des maisons sans pö.

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  • Les pouvoirs publics avaient suffisamment d’éléments sur la situation dés 1997 et donc d’agir et prendre des mesures pour intervenir sur celle-ci depuis cette année et ne pas attendre 4 années pour enfin rédiger de simples consignes écrites.

    Par ailleurs,les pouvoirs publics auraient pus opter pour une communication orale qui elle favorise le contact direct et une bonne compréhension des messages que plutôt de promulguer de simples consignes écrites qui restent parfois non comprises de tous et non accessibles au plus grand nombre.

    De même, la nature et le contexte de ce risque nécessitaient de prendre des mesures de fonds, permettant de réduire le risque à la source comme : proposer des solutions de un relogement provisoire pour les populations exposées, prescrire des procédés techniques, permettant ainsi de fixer l’amiante et limiter ainsi ses effets indésirables sur la santé des populations….

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  • Il paraît évident qu’une perte de temps précieuse a été fatale à un grand nombre d’habitants. Les mesures préconisées dès 1997 auraient dues être mises en place immédiatement, d’autant que l’urgence consistait à peindre les murs pour éviter un contact direct. Le relogement pour cause de destruction des habitations auraient pu se faire dans un second temps. Par ailleurs, les mesures de protection (port de masque pour la démolition des maisons, arrêt du tabac...) auraient également pu être dispensées par voie de communication de manière très rapide.
    Les commentaires laissent supposer la regrettable légèreté avec laquelle le dossier a été suivi.

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  • Entre 1991, date des premières observations et 1994, date de la première alerte matérialisée par la publication du rapport de l’INSERM, à 2001, il s’est écoulé 10 ans avant la mise en œuvre d’une action publique de suivi des populations à risques (15% de la population soumis à un risque 800-7800 fois le seuil proposé par le comité permanent amiante, le CPA). De plus les populations ont reçus des consignes écrites.
    Les délais de réaction semblent trop longs ; de plus les consignes écrites semblent inadaptés à ce contexte de populations majoritairement rurales et analphabètes.
    Tout ceci témoigne de la faible réactivité de l’action publique dans la mise en œuvre des activités de gestion des risques et de communication en matière de risques. Ceci peut être lié à des problèmes de sous-estimation des risques, de priorisation des interventions, d’une certaine inertie administrative et peut être aussi de l’éloignement géographique de la région qui limite le bénéfice des actions sociales.
    En matière de communication, le choix de canaux devait s’orienter vers des messages audiovisuels en dialectes locales, des sketchs, des séances de sensibilisation de proximité, des causeries débats…pour plus d’impacts.

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  • Entre 1991, date des premières observations et 1994, date de la première alerte matérialisée par la publication du rapport de l’INSERM, à 2001, il s’est écoulé 10 ans avant la mise en œuvre d’une action publique de suivi des populations à risques (15% de la population soumis à un risque 800-7800 fois le seuil proposé par le comité permanent amiante, le CPA). De plus les populations ont reçus des consignes écrites.
    Les délais de réaction semblent trop longs ; de plus les consignes écrites semblent inadaptés à ce contexte de populations majoritairement rurales et analphabètes.
    Tout ceci témoigne de la faible réactivité de l’action publique dans la mise en œuvre des activités de gestion des risques et de communication en matière de risques. Ceci peut être lié à des problèmes de sous-estimation des risques, de priorisation des interventions, d’une certaine inertie administrative et peut être aussi de l’éloignement géographique de la région qui limite le bénéfice des actions sociales.
    En matière de communication, le choix de canaux devait s’orienter vers des messages audiovisuels en dialectes locales, des sketchs, des séances de sensibilisation de proximité, des causeries débats…pour plus d’impacts.

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  • Entre 1991, date des premières observations et 1994, date de la première alerte matérialisée par la publication du rapport de l’INSERM, à 2001, il s’est écoulé 10 ans avant la mise en œuvre d’une action publique de suivi des populations à risques (15% de la population soumis à un risque 800-7800 fois le seuil proposé par le comité permanent amiante, le CPA). De plus les populations ont reçus des consignes écrites.
    Les délais de réaction semblent trop longs ; de plus les consignes écrites semblent inadaptés à ce contexte de populations majoritairement rurales et analphabètes.
    Tout ceci témoigne de la faible réactivité de l’action publique dans la mise en œuvre des activités de gestion des risques et de communication en matière de risques. Ceci peut être lié à des problèmes de sous-estimation des risques, de priorisation des interventions, d’une certaine inertie administrative et peut être aussi de l’éloignement géographique de la région qui limite le bénéfice des actions sociales.
    En matière de communication, le choix de canaux devait s’orienter vers des messages audiovisuels en dialectes locales, des sketchs, des séances de sensibilisation de proximité, des causeries débats…pour plus d’impacts.

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  • Entre 1991, date des premières observations et 1994, date de la première alerte matérialisée par la publication du rapport de l’INSERM, à 2001, il s’est écoulé 10 ans avant la mise en œuvre d’une action publique de suivi des populations à risques (15% de la population soumis à un risque 800-7800 fois le seuil proposé par le comité permanent amiante, le CPA). De plus les populations ont reçus des consignes écrites.
    Les délais de réaction semblent trop longs ; de plus les consignes écrites semblent inadaptés à ce contexte de populations majoritairement rurales et analphabètes.
    Tout ceci témoigne de la faible réactivité de l’action publique dans la mise en œuvre des activités de gestion des risques et de communication en matière de risques. Ceci peut être lié à des problèmes de sous-estimation des risques, de priorisation des interventions, d’une certaine inertie administrative et peut être aussi de l’éloignement géographique de la région qui limite le bénéfice des actions sociales.
    En matière de communication, le choix de canaux devait s’orienter vers des messages audiovisuels en dialectes locales, des sketchs, des séances de sensibilisation de proximité, des causeries débats…pour plus d’impacts.

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  • Entre 1991, date des premières observations et 1994, date de la première alerte matérialisée par la publication du rapport de l’INSERM, il s’est écoulé 10 ans avant la mise en œuvre d’une action publique de suivi des populations à risques (15% de la population soumis à un risque 800-7800 fois le seuil proposé par le comité permanent amiante, le CPA). De plus les populations ont reçus des consignes écrites.
    Les délais de réaction semblent trop longs ; de plus les consignes écrites semblent inadaptés à ce contexte de populations majoritairement rurales et analphabètes.
    Tout ceci témoigne de la faible réactivité de l’action publique dans la mise en œuvre des activités de gestion des risques et de communication en matière de risques. Ceci peut être lié à des problèmes de sous-estimation des risques, de priorisation des interventions, d’une certaine inertie administrative et peut être aussi de l’éloignement géographique de la région qui limite le bénéfice des actions sociales.
    En matière de communication, le choix de canaux devait s’orienter vers des messages audiovisuels en dialectes locales, des sketchs, des séances de sensibilisation de proximité, des causeries débats…pour plus d’impacts.

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  • Nous pensons que les autorites devraient prendre le temps d’analyser la situation avant de prendre la decision de detruire les habitats a risque.

    Nous aurions preconiser de faire un inventaire des risques et un classement de ces risques pour avoir les donnees necessaires qui permettraient de prendre les bonnes decisions qui vont dans le sens de l’amelioration de la santé de la population.

    Nous aurions, aussi dans le cadre de la gestion de ce risque,preconiser une politique d’education et de sensibilisation de la population a tous les niveaux dans le but de changer les comportements.

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  • L’action publique a été mal coordonnée en ce sens qu’elle a d’abord consisté à demander aux populations elles mêmes par consignes écrites de se protéger sans mesures d’accompagnement d’éducation et de suivi.En plus les maisons n’étaient pas les seules sources de contamination les populations pouvaient toucher les roches et elles étaient visibles sous leurs yeux.Donc il y avait d’autres sources de contamination qu’il fallait prendre en compte dans l’action publique.
    Cependant pour améliorer la sécurité des populations nous préconiserions l’identification de toutes les sources de contamination dans la zone et l’élimination complète de la substance dans toute la zone si cela est laborieux il faut procéder à un déguerpissement de la population de la zone et les réinstaller ailleurs.Car l’air respiré dans cette zone est probablement pollué avec cette substance en question.

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  • L’action publique a été très mauvaise : retard de l’action, puisque les habitats sont détruits des années plus tard après la mise en évidence du danger qu’il présente, l’inadaptation et l’incomplétude de la communication aux populations exposées, qui si elles avaient été mieux informées, auraient pu d’une manière ou d’une autre se prémunir de certains risques. Des mesures plus appropriées auraient par exemple pu comprendre une évacuation immédiate des populations de leurs habitats, un suivi plus précoce, la mobilisation de divers acteurs locaux : représentants de la population, associations locales, ONG, pour venir en aide aux populations et participer à la communication.

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  • A mon avis, les éléments de preuve du degré d’impact étaient déjà réunis mais l’action publique a trainé et même jusqu’à son intervention, elle reste inefficace, compte tenu des mesures adoptées (consignes écrites) alors que les populations peuvent ne pas apercevoir le risque à travers ce moyen de sensibilisation.
    Il aurait été important de faire des sensibilisations de masse dans les langues locales et même deplacer les populations de la zone à risque.

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  • Le temps tellement long mis par l’action publique à prendre une décision à saper son crédit surtout que les données étaient disponibles en 1997.Il s’y ajoute que la méthode utilisée pour la communication n’était pas appropriée, sans compter l’absence de mesures drastiques pour le désamiantage ou la fixation de l’amiante

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  • La méthode de communication utilisée dans la gestion de ce risque est de loin inappropriée vue le danger que représente ce matériaux pour la santé humaine . Dans la situation que se trouve la zone on devrait procéder au moins a une évacuation provisoire.

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  • Les résultats de l’enquête épidémiologique ont été publiés en 1997, l’action publique aurait donc pu être beaucoup plus rapide.

    De plus, étant donné le niveau de risque, les mesures de gestion aurait dû être plus radicales. La transmission d’informations écrites à des tribus parait inappropriée, les informations auraient dû être données à l’oral. La destruction des habitations aurait dû commencer immédiatement, et le recouvrement des murs par des enduits et peintures systématique.

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  • L’action publique a été tardive. Dès 1991 déjà, l’on observe des niveaux élevés de prévalence de cancer, situation qui devait inciter les pouvoirs publics à prendre des mesures qui s’imposent. La relation exposition métrologie-cancer est établit en 1998 et ce n’est qu’en 2001 que les premières actions de suivi auprès des populations sont menées. Et même, ce n’est qu’en 2005 que les actions répressives sont conduites par les populations elles-mêmes. Tout ceci montre le laxisme des pouvoirs publics dans la prise en compte de cette problématique sanitaire.
    Comme mesures, nous pouvons suggérer :
    1- L’organisation des campagnes d’Information, d’éducation et de sensibilisation, couplées à des dépistages systématiques du cancer du poumon ;
    2- Assurer la protection systématiques des sites de trémolites et empêcher leur accès aux populations ;
    3- Mettre sur pied un comité de suivi et d’application des actions de prévention et de soins
    4- Prendre en charge toutes les personnes exposées

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  • Les consignes écrites sont insuffisantes, et la destruction des habitats a commencé tardivement. Il aurait fallut organiser une véritable campagne de communication en utilisant les masses média pour informer les mesures à prendre.Ensuite, dépister les habitants sur le cancer des poumons afin de pouvoir prendre rapidement en charge les personnes atteintes.Enfin, élaborer une loi interdisant l’utilisation de trémolite.

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Notes

[1mesures suggérées par un médecin exerçant en Nouvelle Calédonie à l’époque

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