Optimum collectif en présence de pollution et niveau de pollution « socialement souhaitable » (2)

Le fait que la recherche de la maximisation du bien-être collectif en présence de pollutions ne conduise pas à la disparation totale de celle-ci, propre au raisonnement de la théorie néoclassique, se retrouve également sur le graphique suivant, illustrant le fait que les dégâts marginaux s’accroissent avec la quantité échangée (Dm), tandis que les bénéfices marginaux nets (Bm) – nets dans le sens que des coûts de production comptabilisés en sont déduits – en sont une fonction décroissante. L’optimum est atteint lorsque Dm et Bm sont égaux. A l’intersection E, la quantité échangée est égale à Qe.

On voit encore, présenté d’une autre manière, que la prise en compte de l’effet externe ne conduit donc pas à éliminer toute source de nuisance, mais à en déterminer un niveau optimal (Dm=Bm). L’effort de production se justifie par conséquent aussi longtemps que chaque unité de production supplémentaire rapporte plus qu’elle n’engendre de nuisance. A l’égalité entre Dm et Bm, la quantité produite (et supposée consommée) est la plus élevée possible du point de vue de la rationalité économique. Un accroissement de la production au-delà de Qe entraine des dégâts environnementaux marginaux plus importants que les bénéfices nets marginaux. Économiquement, cet accroissement n’est plus justifié.

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