Question sur : Usines d’incinération d’ordures ménagères : risques et acceptabilité En réponse à :

Sujet : Usines d’incinération d’ordures ménagères : risques et acceptabilité

R�pondu le mardi 2 février 2016 par Daguet Isabelle

Le rejet des dioxines par les UIOM correspond à une exposition à de faibles doses environnementales et la preuve n’est pas encore faite de leur responsabilité dans la survenue de cancers.
Les connaissances actuelles sur le risque sanitaire lié à l’exposition à la dioxine via les rejets d’UIOM comportent de nombreuses zones d’ombre et de nombreuses incertitudes : une étude épidémiologique réalisée à Besançon a permis d’établir une association significative entre l’exposition environnementale à la dioxine et la survenue de lymphomes malins non Hodgkiniens mais pas de lien de causalité. La principale voie d’exposition de la population serait la voie alimentaire mais une évaluation du risque sanitaire reste nécessaire.
Parallèlement à ce manque de connaissances, une étude d’évaluation des nuisances ressenties et de l’acceptation sociale liées à la présence d’une UIOM a permis de montrer l’existence d’une différence interindividuelle de perception du risque selon la proximité du lieu de résidence ou les croyances personnelles sur le sujet. Une surestimation des nuisances apparaît avec l’éloignement de l’incinérateur alors que les proches riverains, en grande majorité, ne perçoivent pas ou peu de nuisances et même 2/3 d’entre eux y voient la production d’avantages. C’est le lourd passif d’une image négative des incinérateurs ainsi qu’une méconnaissance des réglementations et normes en vigueur appliquées dans les incinérateurs modernes qui prend le pas.
La perception d’un risque lié à l’exposition aux rejets d’UIOM a conduit les habitants de Fos sur Mer et des communes voisines à mener des attaques sur tous les fronts pour empêcher l’implantation d’un incinérateur dans une zone déjà surexposée à la pollution atmosphérique avec des dépassements réguliers des seuils de SO2, PM10, O3 et benzène. Le manque de connaissances sur les risques sanitaires, les incertitudes, une surestimation des nuisances par une population déjà surexposée à la pollution atmosphérique et l’expression du syndrome NIMBY (Not in my Backyard) ont mené à cette situation de conflit. Les opposants à l’implantation de l’incinérateur estiment ne pas avoir été suffisamment écoutés. Ils font appel à la démocratie participative qui tient compte de l’avis des riverains. Un manque de communication dès le début de l’étude de projet entre les riverains et les décideurs publics a conduit à l’incompréhension, l’insatisfaction et le rejet des riverains.


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