Question sur : Les modèles d’exposition En réponse à :

Sujet : Les modèles d’exposition

R�pondu le lundi 24 janvier 2011 par Malergue Christelle

1) A quel autre aspect abordé dans le cours d’épidémiologie vous font penser les modèles d’exposition ?

Pour renseigner assez précisément l’exposition, on a vu précédemment qu’on pouvait établir , via des questionnaires, pour les individus exposés des budgets espace-temps et pour un groupe ou une population on a vu qu’on pouvait établir des scénaris d’exposition, en fonction de certains comportements-types, plus ou moins représentatifs. On a vu aussi que l’évaluation des risques et donc les mesures de gestion faisaient appel à toutes ces notions.
Effectivement, les budgets espace temps et les scénaris d’expositions sont une première approche des déterminants de l’exposition et de la variabilité inter-groupe (dû par exemple à la différence d’activité ou de lieu de travail), inter individuelle (d’un individu à l’autre, dû par exemple aux conditions de travail ou à la mobilité entre postes de travail) et intra individuelle (au cours du temps pour une même personne).


2) Quelle type de relation peut-on établir entre ces modèles et l’exposition ou dans d’autres circonstances avec leur conséquences, c’est-à-dire le développement d’une maladie ?

Ces modèles représentent le plus précisément possible la réalité de l’exposition . On peut donc chercher à corréler directement les résultats de ces modèles avec le développement de pathologies chez les personnes exposées.

En effet, comme dit plus haut dans les textes, « la compréhension complète des déterminants de la variabilité de l’exposition permet la meilleure planification des campagnes de mesures et permet de mieux interpréter les résultats, en évitant les biais (source de variabilité négligée). »
« Rappelons que les erreurs aléatoires des mesures d’exposition ramènent les mesures du risque vers l’unité (risque relatif, “odds ratio”, coefficient de régression), c’est-à-dire vers l’absence
d’association. Pourtant la variabilité intra-individuelle peut contribuer significativement à l’erreur de mesure globale (facteur d’incertitude) et le rapport entre les variabilités inter- et intra-individuelle peut être une cause directe de l’atténuation du risque mesuré. Dans de nombreuses études le facteur intra-individuel est négligé et des relations de cause à effet peuvent être manquées (études constituant des faux négatifs). »

Au final, l’utilisation correcte de ces modèles va donner une vraie fiabilité à l’étude, en minimisant les incertitudes, les biais, les faux négatifs donc en réussissant à classer au mieux les individus dans les groupes d’expositions (exposé/non exposé au minimum).
On a vu aussi dans les cours qu’en épidémiologie il ne faut utiliser que des données valides. On ne peut rien conclure si on utilise des données non valides.

Finalement, ce TD ramène à l’introduction qui a été faite sur l’expologie dans le cours d’épidémiologie avancée. C’est une nouvelle science de l’exposition, et un outil utile pour les études épidémiologiques et finalement pour l’évaluation des risques en santé environnementale.
Ainsi elle complète la connaissance précise des sources et la connaissance précise des matrices environnementales dans le schéma d’évaluation des risques.


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