Question sur : Politiques environnementales : justifications et extension du champ d’application à la santé Question sur : Politiques environnementales : justifications et extension du champ d’application à la santé En réponse à :

Sujet : Politiques environnementales : justifications et extension du champ d’application à la santé

R�pondu le mercredi 10 avril 2013 par Laurent Dalmas

Il est difficile de répondre à votre question dans le cadre de cette page (ce qui doit être le cas). Je vais essayer de synthétiser, en faisant le lien avec ce que vous avez déjà lu et ce que vous allez lire ensuite.

En économie, les marchés doivent être en équilibres : ceux des facteurs -capital, travail, ressource- (qui servent à produire), ceux des biens ou services produits (pour consommation finale). Sinon, en situation habituelle, le prix — qui est censé être observé par tout le monde — joue le rôle d’un signal. Par exemple : si mon bonbon préféré n’est plus produit en quantité suffisante pour satisfaire mon désir de le consommer (et celui des autres), l’offre devient inférieure à la demande, et la pression de cette dernière doit se traduire par une augmentation de son prix (traduisant ainsi l’apparition d’une rareté, c’est-à-dire une offre devant inférieure à la demande) etc. et vice-versa.

Deux applications en économie de l’environnement et des ressources naturelles (et un peu de la santé, donc) :

- les biens que nous achetons ont un prix qui prend en compte dans leur production le prix (coût) des facteurs qui ont été utilisés pour les fabriquer. Pour autant, si cela crée de la pollution,et que celle-ci n’a pas de prix (elle ne s’échange pas sur un marché !), il y a in fine un déséquilibre, puisque le prix du bien ne prend pas tous les coûts en compte. Le prix de vente du produit est alors en fait trop bas, pousse à la consommation, et renforce la pollution et les effets qu’elle induit (sur la santé notamment). Il faut en fait se rendre compte de l’existence de ce déséquilibre, donc que le prix n’est pas le bon. Comment connaître ce "prix" de la pollution ? Comme il n’y a pas de marché, cela est au départ impossible. Il va donc y exister des méthodes qui permettent de "créer" un prix (ou un "coût" de la pollution). D’où la suite du cours...

- il existe des ressources naturelles sans prix, car on les considère par exemple comme étant libres (l’air, l’eau dans certains cas). Dans ce cas, elles sont utilisées dans la production de biens et le prix, encore une fois, sera sous-estimé. Si la demande augmente (d’autant plus si le prix est faible), l’offre suit, d’autant plus si leur coût réel n’est pas pris en compte dans les coûts de production totaux. La ressource sera de plus en plus exploitée, sans qu’on voit qu’elle devienne économiquement rare. Elle peut également devenir qualitativement rare, parce qu’elle doit être utilisée sous une certaines forme ("pure") et que les productions diverses leur fait perdre leur caractéristique de "pures". Là encore, s’il n’y pas de marché pour ces ressources, il n’y aura a priori pas de prix...

Les déséquilibres, sur les marchés, doivent se traduire par une modification du prix, de manière à rétablir l’équilibre. Encore faut-il qu’il y a ait un marché, et que tous les coûts soient vraiment pris en compte.


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