Question sur : la manière de considérer l’environnement en tant que bien économique « non rival » et « non-exclusif », source de clivages au sein de l’économie de l’environnement Question sur : la manière de considérer l’environnement en tant que bien économique « non rival » et « non-exclusif », source de clivages au sein de l’économie de l’environnement En réponse à :

Sujet : la manière de considérer l’environnement en tant que bien économique « non rival » et « non-exclusif », source de clivages au sein de l’économie de l’environnement

R�pondu le vendredi 30 décembre 2011 par Laurent Dalmas

La théorie néo-classique considère que, si toutes les hypothèses du base du modèle sont respectées (concurrence pure et parfaite, biens homogènes, prix observables partout, au même moment, instantanément, individus "rationnels" etc.), les marchés seront tous en équilibre, le prix constituant un bon signal permettant d’égaliser, à tout niveau, les offres et les demandes des biens. Donc, dans ce cas, les interventions extérieures n’auraient aucun intérêt : au mieux, elles seraient neutres, au pire déstabilisatrices.

Mais, justement, il a bien fallu considérer que les hypothèses ne sont pas toujours respectées (monopole, prix inobservables, individus non rationnels etc.), je dirai même rarement : les marchés arriveraient bien, dans ce cas, à des équilibres, mais ils seraient sous-optimaux pour la collectivité. L’Etat peut alors intervenir (plutôt sur le plan réglementaire, pour permettre de retrouver les hypothèses de base). il n’en reste pas moins que la théorie néo-classique initiale ne parle que de biens privés et ne faisait pas de distinction entre ces biens (qui a fallu, a contrario, caractériser de "privés") et des biens "publics" ; pour ces derniers, leur caractéristique de biens "collectifs" les éloignent des canons habituels, et le prix de marché ne peut constituer le seul signal, puisqu’il pourrait exclure de leur consommation des individus qui en ont autant besoin que les autres ou ils pourraient accélérer leur épuisement (dans une qualité définie).

C’est justement ici cette caractéristique de "biens publics" ou "collectifs" qui ouvre une nouvelle voie de l’économie néo-classique ("économie publique", qui ne remet donc pas fondamentalement en cause la théorie néo-classique, puisqu’elle en constitue bien son fondement). Ici, comme dans le cas de biens privés où les hypothèses ne seraient pas respectées, des interventions, de l’État par exemple (à partir où il serait garant du bien-être collectif), permettraient de rétablir l’équilibre sur le marché, ainsi de garantir une bonne utilisation d’un bien public devenu rare et à tous de continuer à en profiter.


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