Synthèse et conclusions

Cette section, dédiée aux risques dits environnementaux, ne doit pas nous faire oublier les choix épistémologiques et méthodologiques que nous avons faits dans ce parcours. Si nous adoptons une approche relationnelle (rapports au milieu de vie) et non substantielle (l’environnement comme une chose extérieure aux humains), la notion de risque est réintroduite dans le champ social, avec la diversité des pratiques, des cultures et préférences, ce qui ouvre à des approches qui ne se limitent pas à la gestion de celui-ci.
En effet, il ne s’agirait pas seulement de savoir si un risque est maitrisé, voire maitrisable, il n’y a pas seulement lieu de savoir si on peut éviter les expositions, mais est-ce que l’activité à l’origine du risque en vaut la peine, car elle apporte des bénéfices, jugés supérieurs aux risques encourus. Ceci revient à juger de l’utilité sociale de l’activité génératrice du risque, mais alors la question pourrait relever de l’éthique et non de la science, cette dernière ne portant que sur ce qui Est et non sur ce qui Devrait être.
Il faudrait aussi se dégager de la primauté des besoins de l’économie, qui s’imposerait, y compris face à la santé des citoyens ou celle de la Planète, dérèglement climatique compris. Croissance et emplois peuvent-ils tout justifier ?

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