SIG et dimension temporelle

Les principes de la géographie du temps sont basés sur le fait que toutes les activités humaines ont non seulement une dimension d’espace mais aussi une dimension de temps. Dans la vie quotidienne, les questions individuelles, familiales, culturelles, économiques et environnementales déterminent la durée et la direction des mouvements comprenant à la fois le comportement des ‘migrateurs‘ quotidiens ainsi que les changements de lieu à long terme et permanents (voir la figure). Selon Adams (1995), la dynamique sans cesse croissante de la mobilité spatio-temporelle est caractéristique des sociétés modernes.

Pour ces raisons aussi les processus épidémiologiques sont influencés. Chaque déclenchement de la maladie est précédé d’une certaine période d’exposition et de latence qui passe sans révéler aucun symptôme. Elle peut varier entre quelques heures ou quelques jours à plusieurs années, voire des décennies. Cela conduit inévitablement au fait que le lieu de la première manifestation de diagnostic ne coïncide pas nécessairement avec le lieu où la maladie a été acquise ou déclarée. Pour cette raison, les facteurs de risque locaux peuvent ne pas être souvent directement associés à la distribution spatiale des maladies. Une analyse doit donc considérer la migration des personnes (Schaerström, 1996).

Pour obtenir une analyse significative, les modèles de l’espace-temps doivent être développés et couvrir à la fois la migration des individus examinés et les facteurs de risque pris en considération. Ce type d’analyse est cependant difficile à réaliser en utilisant des fonctionnalités SIG actuellement disponibles, mais la technologie SIG est censée avoir le potentiel pour améliorer l’intégration de la dimension du temps qui est très importante mais reste très souvent un dilemme dans le domaine de l’épidémiologie. Aujourd’hui, il y a des chercheurs qui essayent d’intégrer la mobilité de vie des individus dans les études épidémiologiques mais c’est encore rarement utilisé.

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P.-S.

Références :

  1. Adams, P. C. 1995. A reconsideration of personal boundaries in space-time. Annals of the Association of American Geographers 85, 267 - 285.
  2. Löytönen, M. 1988. GIS, time geography and health. In. GIS and Health. (A. Gatrell, M. Löytönen, eds.), pp. 97 - 110. Taylor & Francis, London.
  3. Schaerström, A. 1996. Pathogenic path ? A time geographical approach in medical geography. Meddelanden fran Lunds Universitets Geografiska Institutioner, Avhandlingar, 125, Lund University Press, Lund.

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