Evaluation des risques en utilisant les SIG

Définition 1. La gestion du risque toxicologique est un processus d’identification, de sélection, de mise en oeuvre et d’évaluation des actions de réduction du risque toxicologique pour la santé humaine. Le but est d’intégrer de manière scientifiquement valable et économiquement efficiente les actions de réduction ou de prévention du risque toxicologique en considérant les aspects sociaux, culturels, éthiques, politiques et légaux (La Direction des communications du ministère de la Santé et des Services sociaux, 2002).

Définition 2. L’évaluation du risque toxicologique est un processus qualitatif et quantitatif qui vise à déterminer la probabilité qu’une exposition à un ou des agresseurs environnementaux, produise des effets néfastes sur la santé humaine.

L’évaluation du risque toxicologique doit inclure et documenter les quatre étapes suivantes : 1. l’identification du danger ; 2. la caractérisation toxicologique ; 3. l’estimation de l’exposition ; 4. l’estimation du risque.

La procédure classique implique que l’on franchisse en détail les quatre grandes étapes de l’évaluation du risque toxicologique, particulièrement celle de la caractérisation toxicologique où la relation dose-réponse est établie. Cette procédure suppose un exigeant travail d’évaluation de la documentation scientifique et de prises de décisions quant aux méthodes de calcul et d’extrapolation (La Direction des communications du ministère de la Santé et des Services sociaux, 2002).

Les systèmes d’information de santé et environnement, fondés sur les SIG, peuvent être utiles dans les étapes différentes d’évaluation des risques (l’estimation de l’exposition, la cartographie des maladies, l’estimation du risque, l’estimation du nombre de personnes à risque). L’utilisateur doit connaitre les points forts et les faiblesses de cette approche.

Un des principaux avantages de l’utilisation du SIG pour l’évaluation de l’exposition est de pouvoir modéliser l’exposition individuelle sans consommer beaucoup de temps et sans trop dépenser.

Les techniques associées aux SIG peuvent être utilisées pour estimer le nombre de cas attendus dans une population potentiellement exposée à la pollution atmosphérique et produire des estimations du nombre de personnes exposées à certains niveaux de pollution de l’air, en combinant les modèles de dispersion avec les données démographiques.

Les cartes de maladies peuvent être utiles dans l’évaluation des risques en définissant un modèle de référence de la maladie qui pourrait être suivie par une cartographie continue de l’occurrence de la maladie pour explorer les changements potentiels dans les caractéristiques des maladies au fil du temps. La cartographie des maladies est de plus en plus utilisée pour décrire les variations de la maladie (le plus souvent pour le cancer) entre les régions (Buntinx et al., 2003, Jarup et al., 2002).

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P.-S.

Références :

1. Buntinx F, Geys H., Lousbergh D., Broeders G., Cloes E., Dhollander D., et al. (2003). Geographical differences in cancer incidence in the Belgian province of Limburg. Eur J Cancer 39:2058–2072.

2. Jarup L., Best N., Toledano M.B., Wakefield J., Elliott P. (2002). Geographical epidemiology of prostate cancer in Great Britain. Int J Cancer 97:695–699.

3. La Direction des communications du ministère de la Santé et des Services sociaux. Gouvernement du Québec. (2002). Principes directeurs d’évaluation du risque toxicologique pour la santé humaine de nature environnementale. Québec.

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