Autour de la relation de causalité et du devoir de précaution

Nous avons eu l’occasion d’apprécier les difficultés pour mettre en évidence une corrélation en épidémiologie. Tout ce qui tourne autour du lien causal renforce cette relation. Nous pourrions l’évaluer sous forme de niveau de preuves en faveur de l’existence d’un risque. La question qui se pose alors est : “A partir de quel niveau de preuve doit-on décider d’agir pour prévenir le risque ?”

Nous reconnaissons là la frontière entre l’action sur un risque avéré (et quantifié) qui rentre dans le cadre de la prévention et la précaution qui consiste à agir en anticipation, sur la base d’un risque, possible, probable, plausible, craint, incertain...

Dans l’article dont il vous est ici proposé la lecture, l’auteur analyse toute une série de facteurs qui interfèrent classiquement avec l’action, en retardant la “reconnaissance” officielle du risque. La discussion n’est pas exhaustive et ne représente qu’un point de vue. Néanmoins, certaines observations, comme le discours autour des critères de Bradford Hill ou encore la qualité des connaissances (la nature dynamique des manques de connaissances), méritent d’être retenues.

Poser une question

SPIP3  Mise à jour : le 16 décembre 2017 | Chartes | Mentions légales | A propos