Recherche bibliographique

Il vous est proposé d’initier par vous même une recherche bibliographique au sujet des causes environnementales possibles des cancers du sein. Pour ce faire l’outil a utiliser est PubMed, dont le lien vous est fourni en bas de page. Cette base de données est la plus riche et la plus structurée, mais elle a clairement une orientation médicale.

Pour commencer la recherche il faut mettre des mots clés dans le champs de recherche, en anglais bien sûr. Vous commencerez par “breast neoplasms environmental causes”. Par la suite vous testerez l’addition de mots comme human ou le nom d’un auteur qui vous semblera important.

Il faut se rendre compte de l’énorme quantité de littérature internationale, ce qui nous oblige à faire des sélections. Il faut reconnaître le poids des revues et constater que tous les articles ne sont pas accessibles en texte intégral, sauf si on dispose d’un abonnement.

Le but est d’arriver à vous faire un avis sur la question avant de procéder à la lecture d’extraits de l’expertise collective de l’INSERM de 2008. A la fin vous pouvez lire une revue plus “militante” sur la question (document joint). Votre travail consistera à répondre à la question suivante : Quel est l’argument le plus probant selon vous en faveur d’une part environnementale dans la genèse des cancers du sein ? Quelle est sa principale faiblesse (s’il y en a) ?

12 Messages de forum

  • Dans les pays développés où les études sont plus avancés le cancer du sein devient de plus en plus fréquent chez la femme, surtout ces dernières années l’incidence du cancer de sein n’a cessé d’augmenter il faut noter durant les 20 dernières années il y a eu une extension progressive du dépistage dans la population.
    Les facteurs de risque actuellement connus sont :
    L’Existence de Cancers du sein chez les parents proches,
    L’Age des premières règles,
    La Nulliparité (pas d’enfants),
    La Ménopause tardive,
    L’impact de l’alimentation sous forme de phytoœstrogènes et
    Le lien entre exposition au DDT, l’âge au moment de l’exposition et le cancer du sein.

    - Il est admis de nos jours que le cancer du sein peut avoir une origine génétique et une origine environnementale, l’identification des cancérogènes dans l’environnement repose généralement sur la mise en évidence d’une relation causale entre l’exposition à un agent et l’apparution du cancer chez le sujet exposé. La part effective de l’environnement reste très variable selon les différentes estimations, mais ceci dépend principalement de la définition que l’on donne aux facteurs environnementaux qui sont parfois divergents. On peut ainsi distinguer :
    l’environnement chimique comme les pesticides et la dioxine ;
    l’environnement physique comme les rayonnements ionisants, les radiations UV, le radon ;
    les infections virales ou bactériennes qui sont aussi à l’origine de plusieurs types de cancers.

    Les approches expérimentales pour identifier les cancérogènes ont joué un rôle essentiel jusqu’aux années 1960. Par la suite, il était admis que les résultats épidémiologiques étaient suffisants pour fournir par eux-mêmes la preuve d’une relation causale. Plus tard, les résultats épidémiologiques ont été considérés comme la seule preuve acceptable d’une association causale. Mais le délai peut être long entre l’exposition et la survenue de la maladie.
    Le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a identifié jusqu’en 2002, 87 agents ou expositions comme cancérogènes sur la base de résultats épidémiologiques (processus industriels, produits chimiques ou mélanges en milieu professionnel, médicaments, habitudes culturelles, agents biologiques). Établie sur des données épidémiologiques et expérimentales combinées, une liste complémentaire de 63 produits chimiques ou mélanges était proposée comme agents probablement cancérogènes et 234 produits étaient considérés comme possiblement cancérogènes pour l’homme. La prévention primaire pour le cancer doit associer la réduction du nombre de cancérogènes auxquels l’homme est exposé et la réduction des niveaux d’exposition. L’étude de la contamination par l’environnement doit tenir compte de plusieurs facteurs. La contamination peut se faire par ingestion, inhalation ou par voie transdermique. En ce qui concerne les contaminants chimiques, une bonne connaissance de leur distribution dans l’environnement, des voies de contamination et des propriétés cinétiques et dynamiques dans l’organisme est nécessaire pour définir leur toxicité réelle. Car de multiples facteurs environnementaux sont susceptibles d’intervenir dans la survenue d’un cancer. Il reste encore beaucoup d’incertitude sur la valeur des risques attribuables aux différents facteurs étiologiques : alimentation, exposition professionnelle, pollution.
    Bien que pour certains chercheurs, l’origine d’une majorité de cancers comme le cancer du sein pourrait s’expliquée par les comportements et le style de vie. Cette vision minimise le rôle joué par les agents environnementaux qu’ils soient ou non des facteurs d’exposition professionnelle, et pour lesquels une relation causale est d’ores et déjà mise en évidence. Il est généralement admis que 50 % des cancers pourraient être évités si les connaissances étiologiques étaient appliquées. Le risque attribuable dépend, en particulier, de la force de l’association entre le facteur d’exposition et le cancer et de la prévalence de ce facteur dans la population.
    La susceptibilité génétique individuelle peut aussi moduler les effets de l’environnement. Le rôle du polymorphisme de certains gènes impliqués dans l’activation ou la détoxication des cancérogènes est maintenant bien connu. De même, les polymorphismes des gènes codant pour la réparation de l’ADN, les récepteurs, les homologues d’oncogènes ou suppresseurs de tumeur peut aussi affecter la susceptibilité à l’exposition environnementale et rendre compte du risque par une grande variété de processus.
    En résumé, les origines des cancers de sein doivent être examinées en tenant compte de l’interaction entre les facteurs génétiques et les facteurs environnementaux, et pour ces derniers entre les différents éléments qui composent de notre environnement.

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  • Recherche bibliographique 28 juin 2011 13:16

    Reponse envoyée par mail ce jour meme.

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  • Recherche bibliographique 30 juin 2011 22:40

    Recherche bibliographique : La Part de l’Environnement dans le Cancer de Sein

    Le cancer du sein est une tumeur maligne de la glande mammaire. Autrement dit, c’est un cancer qui naît dans les unités cellulaires dont la fonction est de sécréter le lait, les unités ducto-lobulaires du sein, essentiellement chez la femme (le cancer du sein survient 200 fois moins souvent chez l’homme, qui possède lui aussi des seins, bien qu’atrophiés).Ce cancer est le plus fréquent chez la femme, avec 89 cas pour 100 000 (CECILE., 2005).
    Le cancer du sein est provoqué par une combinaison de facteurs hormonaux, génétiques, liés au style de vie et « environnementaux ». Il s’agit de facteurs présents dans notre environnement, c’est-à-dire dans le monde qui nous entoure, et dont on pense qu’ils sont responsables de la proportion inexpliquée (50%) de cas de plus en plus grave (Wikipédia). Des recherches sur des jumelles en Scandinavie ont montré que seuls 27% des cancers du sein enregistrés pourraient s’expliquer par des facteurs génétiques et que 73% du risque, par conséquent, était dû à des facteurs environnementaux. Les auteurs de l’étude ont affirmé que leurs découvertes « indiquent que l’environnement joue le rôle principal dans la genèse du cancer du sein » (Lichtenstein P., et al., 2000).
    Ainsi, certains produits chimiques présents dans notre environnement ont des propriétés perturbatrices de l’œstrogène, comme :
    • Plusieurs autres pesticides comme certains insecticides pyréthroïdes et le méthoxychlore ;
    • Les polychlorobiphényles (PCBPC) ;
    • Les dioxines ;
    • Le DDT ;
    • Le bisphénol A (BPA) ;
    • Les parabens ;
    • Les filtres UV, par exemple la benzophénone et le 4-MBC ;
    • Les alkylphénols (notamment le nonylphénol (NP) et l’octylphénol (OP)).

    L’Endocrine Society, dans une déclaration rédigée par des experts internationaux, souligne le parallélisme entre l’augmentation de l’incidence du cancer du sein depuis les 50 dernières années et la prolifération de produits chimiques de synthèse ayant une action œstrogénique ou cancérogène. Ces produits innombrables (les plus connus étant le DES, le DDT, le Bisphénol A et les dioxines), de sources variées (pesticides, produits chimiques industriels, plastiques et plastifiants, carburants et autres produits chimiques omniprésents dans l’environnement), sont une source d’inquiétude importante pour les endocrinologues (Diamanti-Kandarakis et al., 2009)
    Pour Andreas Kortenkamp, responsable du service de toxicologie de l’université de Londres, qui étudie cette question depuis plusieurs années, l’environnement joue un rôle déterminant dans la hausse des cas constatés. Le rapport de ce dernier, cite une recherche scandinave qui établit à 27 % le risque de cancer lié à des facteurs génétiques et à 67 % celui de l’environnement. Le cas de migrants japonais aux Etats-Unis est également versé au dossier. Alors que l’incidence du cancer du sein est faible au Japon, la population nipponne émigrée atteint progressivement le taux moyen observé aux Etats-Unis. Parmi les produits les plus dangereux figurent les œstrogènes. Cette hormone, liée à l’ovulation, est déjà un facteur de risque à l’état naturel puisque l’on observe, explique Andreas Kortenkamp, que l’apparition précoce des règles et l’arrivée tardive de la ménopause augmentent l’incidence de la maladie. La pilule contraceptive, qui contient de telles hormones, augmente légèrement le risque (mais celui-ci s’amenuise dans les années qui suivent l’arrêt de la pilule). Les traitements contre la ménopause sont aussi pointés du doigt.
    Nous pouvons également faire référence à un environnement chimique mal évalué.
    De nombreuses substances chimiques, très présentes dans notre environnement, sont mises en accusation. Des insecticides, notamment, font partie de la liste. Le DDT est en tête. Il n’est plus utilisé en France mais ses sous-produits se promènent encore dans la nature donc dans les aliments. Le rapport cite également les pyréthroïdes et le méthoxychlore, qui agissent sur les récepteurs à l’œstrogène. La liste est longue et comprend, entre autres : les conservateurs, les anti-oxydants, les produits anti-UV des crèmes solaires, les alkylphénols que l’on trouve dans de nombreux produits (encres, détergents, peintures, plastiques). Le rapport explique également l’inquiétant effet cocktail. Différents produits peuvent additionner leurs effets (Davis S et al., 2001).

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  • Recherche bibliographique 31 décembre 2011 16:45

    TD envoyé ce jour par mail.

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  • Recherche bibliographique 6 février 2013 07:03

    Bonjour Monsieur le professeur

    Mon TD a été envoyé par e-mail

    Merci

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  • Recherche bibliographique 1er mars 2014 20:56

    Mon TD est envoyé par mail

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  • Recherche bibliographique 3 mars 2014 11:52

    Pendant que je parcourais la littérature, j’ai pu lire que le cancer du sein a augmenté de 63% entre 1978 et 2000 dans les pays développés, ce qui n’est pas le cas dans les pays en développement d’Afrique et même d’Asie. Ma question est, est-ce que des études de la dimension de celles qui ont conduit à faire ce constact ont-elles été menées en Afrique pour arriver à la conclusion que le cancer du sein ne se developpe pas autant que dans les pays développés ? ou encore est ce que cette différence n’est elle pas aussi un peu due au fait qu’en Afrique , l’espérance de vie est assez basse ( aidée par les famines, les guerres, les épidémies, les maladies infectueuses...), les gens ne vivent pas assez longtemps pour expérimenter les conséquences du développement d’un cancer ( l’espérance de vie de 1990 à 1995 étant de 72,6 et 75,8 respectivement pour l’Europe et l’Amérique du nord , contre seulement 51,7 pour l’Afrique) ?

    Merci.

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    • Recherche bibliographique 3 mars 2014 12:32, par Yorghos Remvikos

      Votre question est très intéressante et est au cœur de la problématique cancer - maladie de société. Il y a bien sûr le vieillissement, mais il y a surtout d’autres facteurs de risque, dont les valeurs sont plus favorables en Afrique : l’âge aux premières règles (plus tardif en Afrique), l’âge à la première naissance (plus précoce en Afrique), l’âge à la ménopause (probablement plus précoce en Afrique), associé à la corpulence (l’obésité est un facteur aggravant). La question alimentaire est ici sous-jacente.
      Souvenez-vous que les femmes japonaises font peu de cancers du sein, en revanche, leur risque rattrape celui des femmes occidentales, à la première génération des migrants (nées dans un pays développé).

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  • Recherche bibliographique 31 janvier 2016 19:06

    Réponse envoyée par mail

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  • Recherche bibliographique 15 août 2016 20:24

    Bonsoir Professeur
    Moi j’ai un petit problème avec ce TD. Doit-on fournir une recherche bibliographique au sujet des causes environnementales possibles des cancers du sein.

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  • Recherche bibliographique 11 janvier 2017 10:43

    Quel est l’argument le plus probant selon vous en faveur d’une part environnementale dans la genèse des cancers du sein ? Quelle est sa principale faiblesse (s’il y en a) ?

    Le milieu naturel considéré comme base primaire du cadre de vie du point de vue environnementale demeure un milieu de culture de toute les agressions d’origine environnementale cause en grande partie par les externalité émanant de l’oeuvre humaine tel que la pollution sur toutes ses dimensions
    Les incidences émanant de la corruption ou de la dépravation de l’environnement induisent dans la plus part des cas des pathologies maligne, bénignes et dans certains cas le cancer des seins
    La recherche bibliographique nous a mieux édifier sur les aboutissant de ces externalités a travers plusieurs dimensions

    - Dimension Eau
    L’exposition au Sélénium (Se) dans l’eau (Vinceti et al.) Le suivi réalisé a Regio Emilia en Italie entre 1986 et 2016 sur un groupe moins expose de 100,000 habitants a permis de constater une mortalité faible du cancer du sein chez les femmes pendant la 1ere période de suivi. Une augmentation de la mortalité due au cancer de sein a été observée dans une moindre mesure avec l’étude étendue sur les sujets exposes au sélénium inorganique dans l’eau de consommation
    - Dimension Air : Cancer incidence in Priolo, Sicily : A spacial approach for estimation of industrialial air pollution impact. Fazzo L et al.
    Une étude sur l’impact des polluants industriels dans l’air dans la région Sicilienne de Priolo en Italie montre une incidence de cancer plus élevé dans la région industrialisée par rapport a la population provinciale et particulièrement un excès enregistre parmi les genres de cancer de poumon, de la vessie et du SEIN ainsi que par la mélanome cutanée et la mésothélium pleural
    - Dimension spacio-temporelle : Spatiotemporal co-existance of femele thyroid and breast cancers in Hangzou, China. Fe X et. al
    Une étude concluante a montre la co-existence spatio-temporelle des cancers de la thyroïde et celui de sein
    Une autre étude a été conduite sur le risque de développer un cancer de sein ou du colorectal en association avec les revenus et la localisation des sujets investigues au Texas (Risk of developing breast and colorectal cancer in association with Outcomes and geographic location in Texas, A rétrospective cohort study Liu Z et al.)
    Cette étude a montre que les personnes vivant avec un revenue élevé sont sujettent a une prévalence du cancer de sein accrue et un risque du cancer de colorectal décroissant
    L’analyse spatiale montre aussi que les sujets exposes a moins de risque de de cancer de sein sont localises au long de la frontière Sud-Ouest des Etats Unis/Mexique dans l’Etat de Texas
    A toutes ces dimensions , il faut rajouter plusieurs telle que les radiations nucléaires qui toutes sont des parts environnementales dans la genèse du cancer de sein

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  • Recherche bibliographique 18 janvier 2018 15:15

    TD envoyé ce jour par mail.

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