Le cancer du sein dans l’expertise collective de l’INSERM de 2008

Suite à la parution du rapport commandité par les Académies des Sciences et de Médecine sur le lien entre cancer et environnement, ses conclusions un peu “tendancieuses” qui ont suscité des débats et protestations, l’AFSSET (maintenant ANSES) a demandé à l’INSERM une expertise collective complète. Vous pouvez lire les arguments de l’AFSSET dans le premier document joint.

L’expertise a été rendu au cours de 2008 dans une salle comble. Les conclusions ont été jugé équilibrées, même si la formulation reste prudente. Les conclusions du rapport des Académies et son “moins de 1% des cancers sont attribués à l’environnement” devenait anecdotique.

Le communiqué de presse, qui représente une synthèse de l’expertise vous est fourni en deuxième document joint. Pour les plus courageux, vous pouvez télécharger le rapport complet (10 Mo) sur le site de l’INSERM, à l’aide du lien en bas de page. Pour mémoire, seule la lecture du chapitre Cancers du sein est recommandée dans le cadre de ce TD.

3 Messages de forum

  • Le cancer est une maladie caractérisée par une prolifération cellulaire anormale au sein d’un tissu normal de l’organisme. Ces cellules dérivent toutes d’un même clone, cellule initiatrice du cancer qui a acquis certaines caractéristiques lui permettant de se diviser indéfiniment et de pouvoir former des métastases. Le cancer du sein est une maladie multifactorielle. Ainsi, plusieurs facteurs environnementaux entrent en jeux dans l’apparition des tumeurs.
    Nous pouvons citer entre autres ceux relatifs à notre environnement immédiat (mode de vie) :
    Les graisses animales riches en aromatase permettent la synthèse d’estradiol qui est un élément hautement cancérigène.
    la prise d’alcool qui peut être aggravé par le tabac. En effet, les conséquences du tabac sont multiples. Outre l’intoxication par des substances chimiques, l’action hyperprolactinémiante de la nicotine joue un rôle prépondérant en entrainant une galactorrhée chez la femme.
    L’usage abusif de graisses animales
    Le déficit en phyto-estrogènes
    L’utilisation des produits cosmétiques (crèmes, déodorants, shampiongs, parfum) dont les effets peuvent migrer sur les parties mammaires
    Les substances chimiques lipophiles (PCB, PBDE..) dont leur accumulation pose problèmes

    Les pesticides utilisés dans l’agriculture et qui se retrouve dans le milieu aquatique constituent entre autres xénobiotiques des facteurs majeurs de cancers hormono-dépendants.
    Les perturbateurs endocriniens comme l’hormone de croissance bovine présente dans le lait de vache, ou certains plastiques, carburants ou produits pharmaceutiques stimulent la croissance cellulaire. Le lait de vache contient de l’IGF, une hormone stimulatrice des glandes mammaires et favorise le développement de cancers du sein. Les facteurs de croissance contenus dans le lait de la vache ne sont pas faits adaptés à l’alimentation des nourrissons.
    Autres facteurs importants, l’environnement physique comme les rayonnements ionisants, lesradiations UV, le radon ; les infections virales ou bactériennes qui sont aussi à l’origine de plusieurs types de cancers. Ce sont là autant de facteurs qui démontrent la part de l’environnement dans l’apparition du cancer du sein.
    En définitive, la part effective de l’environnement reste très variable selon les différentes estimations, mais ceci dépend principalement de la définition que l’on donne aux facteurs environnementaux qui sont parfois divergents. Aussi, la toxicité et l’écotoxicité des substances qui font notre environnement ne nous sont pas connues dans la majorité des cas d’où l’importance des recherches

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  • Quel est l’argument le plus probant selon vous en faveur d’une part environnementale dans la genèse des cancers du sein ?
    Selon la literature française, on constate une augmentation de l’incidence des cancers depuis une vingtaine d’années. L’augmentation du taux d’incidence remonte aux annees 1980.

    Des facteurs présents dans l’environnement general ont fait la preuve de leur cancérogénicité comme le tabagisme passif, l’arsenic , l’amiante, certains métaux, hydrocarbures polycycliques aromatiques, le benzène, radiations ionisantes dont le radon…). La liste des facteurs incriminés est longue et présente une grande diversité. Le cancer du sein a-t-il une composante environnementale.
    Les experts de l’INSERM ont analysé les données de la littérature internationale sur les neuf cancers (les cancers du poumon, les mésothéliomes, les hémopathies malignes, les tumeurs cérébrales, les cancers du sein, de l’ovaire, du testicule, de la prostate et de la thyroïde) et considéré comme facteurs environnementaux les agents physiques, chimiques ou biologiques présents dans l’atmosphère, l’eau, les sols ou l’alimentation dont l’exposition est subie et non générée par des comportements individuels.
    Ainsi, contrairement au tabagisme actif c’est le tabagisme passif qui est indexé dans cette expertise. Cette etude prend en compte aussi bien les facteurs de l’environnement général mais aussi ceux présents dans l’environnement professionnel.

    Le cancer du sein est generalement dû aux radiations ionisantes (exposition externe rayons X ou gamma), au tabagisme passif, aux pesticides, aux dioxines, aux polychlorobiphenyle, aux hydrocarbures polycycliques aromatiques, au benzene, aux solvants.

    Donc l’impact d’un facteur environnemental sur le risque de cancer dépend à la fois de son lien avec ce cancer et de la prévalence d’exposition à ce facteur dans la population. D’ou, un facteur
    environnemental conférant une augmentation même faible ou modérée du risque de cancer aura un impact élevé si ce facteur est très répandu dans la population générale. Par contre , un facteur
    cancérogène même fort aura un impact peu faible si très peu de personnes y sont exposées.

    Qu’à cela ne tienne l’évaluation de l’impact des facteurs environnementaux reste limitée dans beaucoup de cas, compte tenu d’un manque ou d’une insuffisance de données permettant de quantifier les expositions sur l’ensemble de la vie des populations exposées et de préciser les co-expositions. En matière de santé publique , l’évaluation des effets des expositions chroniques à de faibles doses doit encore évoluer.

    Quelle est sa principale faiblesse (s’il y en a) ?
    Le cancer du sein demeure le cancer le plus fréquent chez la femme. Le nombre de nouveaux cas
    pour l’année 2005 a été estimé à 49 814, soit un taux d’incidence parmi les plus forts en Europe. Le taux d’incidence du cancer du sein a augmenté de 2,4 % en moyenne par an sur la période 1980-2005.
    Mais dans l’élévation de l’incidence du cancer du sein, il est difficile de quantifier la part due à l’évolution des facteurs de risque environnementaux ou comportementaux et l’extension de la pratique du dépistage individuel et organisé.

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  • Le cancer de sein demeure le cancer le plus prévalent chez les femmes en France. Il résulte de l’altération des gènes a l’origine de l’oncogenese mammaire. Ces altérations ou lésions correspondent a une prolifération des cellules.
    Plusieurs facteurs entravant sont a l’origine du cancer notamment le bien-être, l’age et les facteurs environnementaux
    L’environnement considéré comme soubassement du mieux-être et le cadre de vie de l’être humain pourraient être partiellement responsable de l’augmentation constate de certains cancer notamment celui des sein
    Cette induction environnementale est observée dans des situations de modification de équilibre environnemental que ça soit a travers la technologie pour le développement ou l’adéquation du cadre de vie humain avec les avances technologiques
    Le contexte extensif de l’agriculture a sa part de contribution dans des situations d’exposition professionnelles aux pesticides. Des études sur les populations agricoles ont décelé l’implication des pesticides dans les cancers de sein.
    Le milieu naturel compose de l’eau, l’air et le sol demeure le récepteur de ces catalyseurs environnementaux induisant la survenue des cancers de sein
    L’eau de part sa composition chimique est assujettie a différents niveau de pollution d’origine exogène qui est dans la plus part des cas humaines mais aussi d’origine geogenique résultant des apports des polluants géologiques. L’excès du Sélénium ou de l’arsenic dans l’eau qu’ils soient d’origines industrielle ou humaine contribue d’une part a la survenue du cancer de sein chez les femmes.
    Le milieu sol qui représente le filtre environnemental reçoit des doses ou concentrations des polluants chimiques d’origine industrielle qui dans le cas de l’arsenic contribue a la pollution et aura sans doute comme corollaire la survenue de cancers tel que le cancer de sein chez les femmes.
    Les émissions industrielles toxique contenant des toxines jugées carcinogène sont aussi une part environnementale dans les survenue de cancer de sein.

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Voir en ligne : Accès vers le téléchargement de l’expertise sur Cancers et Environnement, 2008

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