Des paysages aux territoires urbains

Pour comprendre la vision du territoire que nous cherchons à promouvoir ici, il faut dépasser la vision administrative, simple découpage de l’espace pour organiser l’action publique, pour le poser comme lieu de vie, avec tout ce que comporte notre quotidien. Bruno Latour, en réfléchissant sur cette spécificité, l’exprime ainsi :
Si je vous dis : « Il faut protéger la Nature », vous dites sans y penser : « Oui, oui, bien sûr » - et vous passerez à autre chose de plus important. Mais si je vous dis : « il faut défendre votre territoire ! » alors, là, vous vous mobilisez aussitôt - vous voila en route pour le front en disant : « Bien sûr, c’est naturel de se défendre, même les animaux , après tout, protègent leur territoire ». Ah tiens, c’est intéressant, il nous semble naturel de protéger son territoire, mais pas défendre la Nature.
La différence que Latour cherche à mettre en exergue est celle qui résulte de sa position : être devant la Nature, comme si on la regardait derrière notre fenêtre, ou être compris dans le territoire, pas comme simple support de notre vie, car nous en faisons partie. Notre cadre de vie n’est pas extérieur à nous ! Bien sûr, nous pouvons l’attribuer au caractère abstrait de la notion de Nature, dont nous négligeons souvent les multiples bénéfices. Un exemple instructif concerne les jardins. Je ne prendrais qu’un seul exemple, le fait que les hôpitaux, par le passé, disposaient tous des jardins, aux vertus restauratives reconnues, voire thérapeutiques, dont nous ne tenons pas compte aujourd’hui (l’Hôpital parisien Georges Pompidou, dernier cri, n’en dispose pas).
Vous trouverez d’autres éléments dispersés dans le cours sur la relation entre Nature et santé. Ils sont synthétisés dans le diaporama associé.

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