Définition du problème

Bien-être dans son cadre de vie

Avec la définition de la santé comme complet bien-être, on aurait pu s’attendre à de nouvelles approches qui exploreraient ce qui fait bien-être dans son environnement quotidien, ce qui nécessiterait de réfléchir à tout ce que peut apporter un cadre de vie. La Santé publique s’est montrée incapable de dépasser les limites qu’elle s’était elle-même posées, reposant sur l’identification des facteurs de risque, généralement un par un, et conduisant à des mesures de gestion des sources. Cette priorité, accordée aux facteurs de risque reconnus, conforte aussi la fixation sur les données probantes, en négligeant l’enfermement produit par le cadrage étroit du sujet.
Pourtant, les sciences humaines et sociales, anthropologie, sociologie, psychologie de l’environnement, apportent aussi d’autres éclairages, en particulier, sur comment les citoyens conceptualisent leurs environnements de vie, la diversité de leurs priorités et finalement les arbitrages qu’ils peuvent faire dans des situations précises. Si l’on juge par la surprise de la découverte qu’il est possible de privilégier l’accès à de la verdure, quitte à s’exposer au bruit des avions, comme ce fut le cas à Champlan, nous avons encore beaucoup à apprendre sur ce qui fait bien-être dans son cadre de vie.
Pour dépasser ces limitations, qui conduisent à une conception de la relation entre urbanisme et santé, limitée aux paramètres physiques habituels, pollution atmosphérique, bruit ou, éventuellement, les ilots de chaleur urbains, nous devrions revenir au cadre de vie et pas seulement rester aux conceptions du passé, celles qui peuvent être tenues pour responsables de la situation actuelle. Nous arrivons, inéluctablement, face au choix qui consisterait à réformer, par des ajustements, la ville et ses quartiers, tels que nous les connaissons aujourd’hui, sans disposer d’une vision de ce que serait la ville idéale, en réponse à l’ensemble des enjeux, cohésion sociale et équité, prospérité, cadre de vie respectueux de la santé, mais aussi tout ce qui pourrait permettre de contribuer aux problématiques globales, comme le dérèglement climatique et l’érosion de la biodiversité.
En accordant toute l’importance au local, que nous avons aussi défini comme le(s) lieu(x) susceptible(s) d’augmenter le bien-être et d’apporter aussi du sens aux choix et pratiques de la population, nous nous inscrivons dans des finalités qui conjuguent, inclusivité, soutenabilité, résilience et, bien sûr, bien-être. Il faut abandonner les démarches sectorielles qui se focalisent sur un enjeu, comme, énergie, transport, logement, etc. et, surtout, étendre notre investigation aux paramètres plus subjectifs, ceux qui affectent l’attachement au lieu, si on veut contribuer à un changement de paradigme, comme essaye de démontrer la figure ci-contre (nous y reviendrons).

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Deux schémas d’aménagement
Sur la gauche nous avons le schéma qui privilégie les approches séparées (chaque secteur évolue avec sa logique), alors que sur la droite nous avons le modèle de la ville compacte, où tout est pris en compte simultanément. Attention, nous reviendrons sur l’automatisme qui consiste à assimiler, ville compacte et ville dense.

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Deux schémas d’aménagement
Sur la gauche nous avons le schéma qui privilégie les approches séparées (chaque secteur évolue avec sa logique), alors que sur la droite nous avons le modèle de la ville compacte, où tout est pris en compte simultanément. Attention, nous reviendrons sur l’automatisme qui consiste à assimiler, ville compacte et ville dense.
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