Définition du problème

Critères objectifs et subjectifs, appliqués au cadre de vie, quelle complémentarité ?

Il existe une littérature abondante concernant les évaluations de la qualité environnementale du cadre de vie, selon des critères objectifs, qui montrent l’étroite corrélation avec l’état de santé. Il s’agit de tout ce qui est compris dans les ambiances physiques, qualité de l’air, paysage sonore et lots de chaleur urbains. Ces évaluations se fondent sur des mesures d’exposition à ces facteurs, éventuellement leur distribution en fonction du lieu et de la population concernée. La composition socio-démographique est souvent posée comme facteur modificateur, ce qui conduit à minorer les phénomènes de ségrégation.
Les évaluations selon des critères subjectifs reflètent la qualité perçue, la congruence entre les attentes et les ressources/nuisances de l’environnement, obtenues au travers de réponses à des enquêtes/interviews. Des corrélations ont été rapportées avec l’état de santé, ainsi que l’expression de satisfaction qui peut être rapprochée du bien-être. Ces dernières portent sur des déterminants plus proximaux, influençant le stress ou le bien-être, éventuellement les comportements (sécurité/violence, services et aménités utilisées, opportunités pour la santé : activité physique, alimentation…). Attention, car nous avons cette croyance que l’évaluation faite par la population, en lien avec leurs choix, passe par les mêmes critères que ceux utilisés par les experts, qu’ils soient des professionnels de santé publique ou des urbanistes. Les deux listes ci-contre, établie à partir de la littérature internationale, montrent que ce n’est pas toujours le cas et les aspects affectifs et relationnels sont souvent mis de côté.
En clair, les critères objectifs portent sur des aspects que les populations peuvent ne pas percevoir (ex. la qualité de l’air [1]), alors que les critères subjectifs capturent la relation au cadre de vie (y compris symbolique), que les critères objectifs peuvent ne pas refléter. Ceci devrait servir comme leçon, car l’occultation des facteurs subjectifs, est probablement à l’origine des relatifs échecs de certains projets, attribués à la non appropriation des opportunités par les habitants.
Enfin, reconnaissons que nous disposons de peu de données fines concernant les manières d’utilisation du territoire de vie, fréquentation des commerces, accès aux services publiques, mais aussi aménités, dans la diversité de préférences et priorités et non dans une approche normalisée (voir un exemple : .

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Notes

[1Il existe des travaux sociologiques qui ont porté sur cette question

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