Définition du problème

Une tentative de synthèse de cette partie générale

Dans les quelques pages qui précèdent, nous avons voulu déconstruire certaines affirmations qui sont proposées comme incontournables et poser le problème de manière globale (nous aborderons le cas de la ville comme système ailleurs) et se questionner sur le changement de modèle, de paradigme. Si nous avons esquissé quelques pistes, il nous reste encore du chemin à parcourir, ce que nous ferons au travers des multiples sections qui constituent ce module.
Les deux schémas ci-contre, tentent de montrer le chemin parcouru. D’une vision purement linéaire et déterministe des impacts de l’environnement sur la santé, nous passons à une vision plus systémique, en prêtant attention aux mots (leur sens compte, car un logement ne devient pas automatiquement le chez-soi rêvé et un territoire n’est pas toujours pensé comme un bassin de vie) et en introduisant les nécessaires feedbacks, ceux qui représentent l’action, en retour, au travers des pratiques citoyennes, le sens que les citoyens leur donnent, ce qui présuppose un certain degré d’appropriation.
En mettant de côté la démarche cartésienne qui appelle au découpage du problème en sous-parties qu’il serait possible de résoudre et les croyances béhavioristes (l’humain est un automate qui réagit aux stimuli de son environnement), en remettant l’humain au sein de son environnement de vie [1], nous pouvons désormais viser le principe, mis en exergue par l’architecte - urbaniste Patrick Bouchain, la haute qualité humaine et non seulement la haute qualité environnementale des technocrates.
Les humains ne font pas que subir (ou bénéficier) de leurs environnements. Ils les modifient, par leur occupation et usages, tout en leur donnant du sens. Ils détournent les lieux et objets (une borne incendie n’est pas faite pour s’asseoir et un trottoir n’est pas automatiquement une aire de jeux), ils y découvrent des bénéfices, de la présence de la nature ou de l’eau, en particulier en cas d’épisode de chaleur intense. Loin de moi toute considération que ce changement d’approche se fera facilement. Il faut avoir la curiosité de rechercher des projets innovants, ici et ailleurs, prendre connaissance d’expérimentations et de leur évaluation, au moins à moyen terme et les exemples abondent.
Jean-Jacques Rousseau disait que : « Si c’est les maisons qui font la ville, c’est les habitants qui font la cité ».

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Notes

[1Il n’est pas possible d’imaginer une situation où l’environnement est extérieur à nous car, dans tous les cas, nous sommes dedans

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