Urbanisme et obésité

Les déplacements actifs ; de multiples bénéfices

Evoquer l’épidémie d’obésité comme un constat, sans s’attacher à décortiquer les causes qui l’ont amené nous renvoie à l’approche par les injonctions et les multiples solutions techniques. De même, il faut prendre du recul vis-à-vis des « experts » qui ont tous leurs conceptions. Lors d’une conférence, j’ai rencontré un de ces experts qui me soutenait que Paris étant une ville de reliefs, la pratique du vélo sans assistance électrique ne pourrait pas y être développée. Il faudrait qu’il visite la ville de Bogotà pour se rendre comte de l’absurdité de ses propos.
Les déplacements actifs doivent être un plaisir et non une obligation thérapeutique. Les cobénéfices par rapport aux émissions de gaz à effet de serre ne relèvent que de la stratégie gagnant-gagnant. De ce fait, il faut réfléchir globalement aux concepts de marchabilité et de cyclabilité des villes, comme préalable à l’élaboration d’un projet visant de remplacement massif du mode de déplacement automobile. L’argument sanitaire, pour incontournable qu’il soit, doit se positionner par rapport aux autres, y compris les exigences des modes de vie actuels, contraints par les besoins et obligations de l’activité économique, d’où la nécessité de raisonner par rapport aux bassins de vie.
Néanmoins, certaines données sont incontournables et il faudrait viser d’abord les déplacements courts, qui se font majoritaires en milieu urbain et qui accordent l’avantage au vélo (voir la figure 3 ci-contre), proposition logique, mais encore faut-il le faire avec les citoyens et non pour (et parfois contre) eux. Il faut aussi prendre en compte d’autres freins, souvent associés à des idées reçues. Par exemple, les commerçants se sentent menacés dès que l’on supprime l’accès aux voitures et que l’on limite les places de stationnement (redistribution de l’espace public oblige). Ce fut le cas lors de la construction du Tramway, le long des grands boulevards sud de Paris. Ils ont pu par la suite constater que la réduction du trafic automobile le long du nouveau boulevard urbain, a favoriser la fréquentation de leurs commerces, grâce aux autres modes de déplacement, tramway compris.
En tout état de cause, la promotion du vélo ne saurait se faire par des politiques des petits pas et nécessiterait aussi de revisiter l’ensemble des points de blocage qui jalonnent les parcours, que nous aborderons plus loin.

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