Soutenabilité et bien-être

Qu’avons nous appris du passé et quel regard vers l’avenir ?

Les courants hygiénistes (dans leur diversité), qui se sont développés tout au long du XIXème siècle, nous ont légué un héritage. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Le mouvement en faveur des cités-jardins persiste-t-il aujourd’hui sous une forme ou une autre [1] ? Les enjeux se sont multiplié, créant de nouveaux défis, mais leur prise en compte du bien-être devrait nous inspirer. La quête pour la ville soutenable domine les démarches du présent, mais le développement durable a différents visages. Comment comparer, Paris, New York ou des villes dans les pays en voie de développement ?. Les différents héritages et les spécificités culturelles, génèrent un brouillage des priorités et font que l’aménagement urbain s’apparente à une problème pernicieux [2], dont la définition même est disputée.
Si une certaine prise de conscience nous amène aussi à anticiper l’avenir et imaginer la ville de demain comme résiliante, nous restons, le plus souvent, prisonnier des tendances actuelles, comme le font les projections du GIEC, au travers de scénarios hypothétiques, qualifiés de tendanciels. Mais, les changements nécessaires porteront sur le système et non sur certains aspects privilégiés par telle ou telle profession ou spécialité et ceux-ci sont à l’œuvre déjà. Peu de spécialistes s’inscrivent dans des trajectoires dynamiques et envisagent le changement au travers de catégories analytiques statiques, prégnantes dans la littérature sur les freins ou les éléments facilitateurs du changement [3]. Les transitions du passé montrent à quel point elles reprennent de multiples innovations, qui peuvent évoluer de manière plus ou moins indépendante, avec une convergence contingente, à un moment donné et qui poussent dans le sens du réarrangement du système. L’exemple de la figure ci-contre devrait nous alerté.
Si nous posons le bien-être, la soutenabilité et la résilience, comme finalités incontournables de notre action, un dernier point doit être évoqué et celui-ci repose sur le modèle de société, rarement inclus dans les débats technocratiques. Sans faire de commentaire de nature politique, rappelons que le modèle économique dominant, qui s’est imposé à la Société comme seul possible, soit le capitalisme mondialisé, est responsable des problèmes auxquels nous faisons face aujourd’hui. Continuer donc à le considérer comme incontournable, outre le fait qu’il dépossède une bonne partie de la population du contrôle de leur vie, il est aussi la cause de la montée des inégalités, elles-mêmes responsables de la fracturation de nos sociétés. N’est-ce pas nécessite de les atténuer ? La figure n° 2 montre une évolution continue de ses inégalités, ce qui fait aujourd’hui que l’accès au travail n’offre plus une voie de sortie de la pauvreté. De ce fait, une nouvelle finalité s’ajoute aux précédentes, l’inclusivité, qui doit être comprise comme offrant des opportunités à tout un chacun, de participer aux décisions et de bénéficier, collectivement, des nouvelles opportunités créées.

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Notes

[1Le cas des écoquartiers peut en être une illustration, mais à condition de réintégrer le bien-être

[2Le wicked problème mentionné dans le cours introductif

[3La littérature anglo-saxonne les nomment Drivers and Barriers

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La transition globale en matière de consommation d’énergies fossiles, dépend d’un ensemble de transitions socio-techniques, dont seulement une partie est indiquée sur le graphique
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Il y a désormais au Royaume Uni plus de gens disposant d’un emploi et qui sont en dessous du seuil de pauvreté, que de chômeurs et retraités combinés (sous entendu en dessous du même seuil)

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La transition globale en matière de consommation d’énergies fossiles, dépend d’un ensemble de transitions socio-techniques, dont seulement une partie est indiquée sur le graphique
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Il y a désormais au Royaume Uni plus de gens disposant d’un emploi et qui sont en dessous du seuil de pauvreté, que de chômeurs et retraités combinés (sous entendu en dessous du même seuil)
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