Santé environnementale et santé publique

Prévenir les maladies, mais comment ?

Si vous avez prêté attention à mes propos, depuis le début, j’ai insisté sur le fait de l’existence de causes, à différents niveaux, formant des réseaux de causalités, certaines s’avérant être des symptômes de causes en amont. Il ne suffit pas de dire que tel facteur est associé à telle maladie, sans savoir qui et comment serait exposé à un facteur que l’on prend comme fait établi. Une réflexion rapide sur les niveaux de la prévention, aujourd’hui, devrait vous convaincre. Le dépistage des cancers est présenté comme action de prévention, mais il faudrait ajouter secondaire, car elle permet le diagnostic précoce, sans éviter la maladie. Même l’éducation thérapeutique prend l’appellation de préventive (tertiaire on pourrait dire). Et la prévention primaire alors, celle qui prévient l’apparition des maladies, qui en modifie l’incidence ?
Ce que je souhaite épingler ici est la fréquente superficialité des préconisations de la santé publique, celles qui s’adressent à des causes immédiates, sous prétexte qu’elles sont évidentes et qu’elles peuvent être contrôlées par le discours injonctif (les divers interdits, p.ex.). Ne manger pas trop salé ou trop sucré, disent les spots de santé publique, mais sans aucune tentative de réglementer la teneur des aliments industriels (sel et exhausteurs de goût font partie de leur succès) ou des boissons, type sodas (jugées trop sucrées depuis de nombreuses années). Idem pour les publicités trompeuses sur les aliments prétendument allégés et leurs bénéfices sanitaires que personne n’a prouvé ! On peut aussi distiller des messages sur la conduite écologique ou la limitation des usages de la voiture, suivie d’une série, de spots plus aguichant les uns que les autres sur les derniers modèles de 4x4 urbains (un oxymore).
Je vous propose, au travers des deux listes qui figurent sur le tableau ci-contre, une première inspiration sur le sujet. Il s’agit de vous en faire une première idée, sachant que la problématique qu’elles sous-tendent, nous préoccupera tout au long du parcours. Les listes reposent sur deux philosophies très différentes. Si nous mettons de côté leur faisabilité (les propositions de la liste du bas relevant de l’humour, du sarcasme), nous pouvons argumenter que l’orientation des propositions du bas apporterait, en plus des bénéfices sanitaires, des améliorations sociales, en matière d’équité et de justice sociale, première convergence avec les considérations du développement durable. De la même façon, les actions qui réduiraient les émissions de polluants, apporteraient des améliorations en matière de santé, tout en soulageant les pressions sur les écosystèmes.

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