L’exposition des enfants aux substances chimiques

- Prévenir l’exposition est la façon la plus efficace de protéger la santé des enfants des menaces environnementales...
- Les politiques nationales devraient prendre en compte les voies d’exposition et les relations dose-réponse spécifiques aux enfants...
- Il faudrait promouvoir la recherche dans le but de mieux comprendre l’exposition et la sensibilité particulières des enfants par rapport aux menaces environnementales...
- Une meilleure prise de conscience doit être favorisée pour permettre aux familles de mieux protéger la santé de leurs enfants.

Extraits de la déclaration de 1997 des Ministres de l’Environnement du G8

La santé des enfants en tant que cible prioritaire des politiques publiques est traitée et expliquée aussi ailleurs. Rappelons que de nombreux organismes internationaux lui consacrent des programmes spécifiques (l’OMS, les Nations Unies, l’UE via l’initiative SCALE en sont des exemples). Il est logique de considérer ici les possibles conséquences sur la santé des enfants d’une contamination par les substances chimiques.

Les enfants peuvent être potentiellement exposés à environ 15000 substances chimiques (de synthèse), qui presque toutes ont été développées dans les 50 dernières années. Ceci signifie qu’en matière de développement de pathologies chroniques, qui se manifestent longtemps après le début de l’exposition, les effets sont à rechercher dans les années récentes. Il convient de rappeler aussi que les organismes en développement sont plus vulnérables aux contaminants environnementaux (chimiques mais aussi physiques) pour des raisons de comportement ou physiologiques (fenêtres particulières de susceptibilité). Parmi les pathologies en forte croissance citons l’asthme, mais aussi les cancers pédiatriques dont l’incidence est en augmentation sur les 30 dernières années (cf un article paru dans le Monde : Le nombre de cancers de l’enfant augmente (...)). La neurotoxicité (métaux-lourds, l’immunotoxicité ou les troubles de l’appareil reproductif (une des conséquences possibles de l’exposition aux perturbateurs endocriniens, des contaminants ubiquitaires) constituent des sources de préoccupation.

Il ne faudrait pas interpréter cette attention particulière accordée au groupe particulièrement sensible que sont les enfants comme une tentative d’isoler les déterminants environnementaux en tant que causes possibles de la dégradation de la santé. En fait, le point de départ est bien la préservation de la santé des enfants dans un contexte de traitement global, en tenant compte de la nature multifactorielle des principales pathologies et en allant plus loin que la vision mécanistique ou la simple recherche d’une relation de causalité. Toujours dans l’optique de faire le lien avec les décisions à caractère règlementaire, citons le cas de l’interdiction de certaines substances dans la composition de jouets pouvant être portés à la bouche par les enfants.

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