Les sources de bruit et vibrations, la propagation du bruit

« La circulation routière constitue la principale source de la pollution sonore dans l’environnement extérieur au sein de l’agglomération parisienne.
Ainsi :

- Un quart des habitants de l’agglomération parisienne (25,5%) subiraient des nuisances liées au bruit routier supérieures ou égales à 65 dB(A) selon l’indicateur journalier Lden.

- 28,1% seraient exposés à des niveaux supérieurs ou égaux à 55 dB(A) sur la période de nuit.
Au total, 17,1% de la population de l’agglomération parisienne, soit 1 724 422 personnes, seraient exposées potentiellement au-dessus de la valeur limite réglementaire de 68 dB(A) selon l’indicateur Lden et 8,5%, soit 862 701 personnes, seraient au-dessus du seuil de 62 dB(A) la nuit. »

Rapport de Bruitparif (Septembre 2015)

Les sources de bruit sont multiples et concernent tous les milieux : bruit dans l’habitat et les lieux de résidence, bruit ambiant et notamment en relation avec les différents moyens de transport, bruit en milieu de travail, bruit au cours des loisirs. A l’intérieur de chaque milieu, les principales sources de bruit peuvent être identifiées. La réglementation en matière de bruit est ainsi organisée d’une part en fonction des différents environnements dans lesquels l’individu est soumis au bruit, d’autre part autour de certaines sources de bruit bien identifiées : bruits émis par les véhicules automobiles, par certains matériels et équipements, par les avions. Les réglementations varient parfois de manière significative entre les pays.
La directive européenne 2002/49/CE impose la réalisation de cartes stratégiques du bruit et la réalisation de plans d’actions. Sur l’agglomération parisienne, l’intégralité de la cartographie du bruit a été finalisée au cours de l’année 2014.

En France, les connaissances en termes d’émissions sonores et d’exposition des populations sont très lacunaires à ce jour, à la fois en ce qui concerne l’intérieur des locaux, les lieux publics, et en milieu extérieur, en particulier durant les loisirs.
Les pratiques et comportements sont déterminants : sont ainsi particulièrement exposés les jeunes dont les pratiques d’écoute de musique amplifiée, à des niveaux sonores élevés, se sont fortement développées. Par ailleurs les émissions sonores dans les discothèques, cinémas, patinoires, piscines, centres commerciaux, présentent des niveaux très élevés. Le cas des expositions auxquelles sont soumis les enfants à l’intérieur des locaux scolaires, particulièrement dans les cantines et salles de
sport, est également problématique. Les recommandations françaises (valeurs-limites) sont en ce domaine moins exigeantes que celles de nombreux autres pays.

Les bruits émis par les différents modes de transport sont de mieux en mieux connus, mais la connaissance des expositions cumulées subies par les riverains des infrastructures est encore faible, en particulier pour les bruits ferroviaires. Il n’existe à ce jour aucune norme ou réglementation en France et en Europe en matière de nuisances vibratoires dues aux transports. Des spécifications européennes d’interopérabilité qui fixeront des valeurs-limites pour les émissions sonores des matériels roulants sont attendues au cours des prochaines années. Dans le domaine des bruits aériens, les données de l’ACNUSA pour la région francilienne publiées en 2003 sont nuancées : selon les zones concernées, le bilan résultant de la réorganisation des couloirs aériens est favorable ou non, et si le nombre d’habitants survolés en dessous de 3000 m a diminué, la situation se serait dégradée en ce qui concerne les survols à basse altitude (moins de 1000 m), les plus gênants. Avec la Directive européenne 2002/49/CE du 25 juin (...), le bruit autour des aéroports devient le plus surveillé. En revanche, les connaissances de l’exposition des voyageurs à l’intérieur des modes de transports, ponctuelles, sont très faibles.

En matière de bruits dans l’environnement dus aux activités industrielles, la réglementation, en partie issue de la loi n°92-1444 de 1992, a été complétée au cours de la deuxième moitié de la décennie 1990. Actuellement en cours de révision, cette réglementation impose des méthodes de mesure des bruits et fixe des niveaux maximum d’émergence (en dB(A)).

En milieu de travail, la déclaration des surdités professionnelles, dont les cas déclarés diminuent au cours des dernières années, est indéniablement sous-évaluée. La réglementation s’appuie sur deux indicateurs de niveau de risque : un descripteur énergétique qui représente l’exposition moyenne du travailleur au cours d’une journée, exprimé en dB(A) ; un descripteur de pression acoustique de crête, correspondant à la valeur maximale de niveau de bruit, exprimé en dB, reçu au cours d’une journée de travail. La directive européenne 2003/10/CE, transposée en 2006 a abaissé les seuils d’action en milieu professionnel.

La propagation du bruit dans l’environnement varie fortement en fonction de paramètres topographiques et météorologiques. Les différents moyens existants de protection physique contre le bruit (écrans acoustiques, isolation des bâtiments) présentent une efficacité variable.

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