Le radon : gaz radioactif présent dans certains environnements

Les modes d’exposition aux rayonnements

Selon la manière dont les rayonnements atteignent l’organisme, on distingue deux modes d’exposition : externe ou interne :
- L’exposition externe de l’homme aux rayonnements provoque une irradiation externe. Elle a lieu lorsque celui-ci se trouve exposé à des sources de rayonnements qui lui sont extérieures (substances radioactives sous forme de nuage ou de dépôt sur le sol, sources à usage industriel ou médical...).
- L’exposition interne (contamination interne) est possible lorsque des substances radioactives se trouvent à l’intérieur de l’organisme. Celles-ci provoquent une irradiation interne. Elles ont pu pénétrer par inhalation (c’est le cas du radon), par ingestion (I125 par exemple), par blessure de la peau, et se distribuent ensuite dans l’organisme (ou se concentre dans un tissu cible). On parle alors de contamination interne. Celle-ci ne cesse que lorsque les substances radioactives ont disparu de l’organisme après un temps plus ou moins long par élimination naturelle et décroissance radioactive ou par traitement.

Ce gaz radioactif incolore et inodore provient de la désintégration du radium, l’élément de départ de la chaîne étant l’uranium. Ce dernier n’est pas un élément rare dans la croûte terrestre et est plus abondant dans les roches des massifs anciens (roches volcaniques par exemple). Il est reconnu comme un cancérogène pulmonaire certain.

Ces produits de désintégration, également radioactifs s’associent aux poussières véhiculées par l’air que nous respirons. Ils émettent des particules alpha et ne produisent des effets que très localement, dans les tissus mous (ceux du poumon par exemple). Comme dans d’autres cas d’expositions chroniques, le cancer du poumon dû au radon se développe avec un temps de latence de 20-30 ans.

Le radon représente un risque professionnel identifié dans les mines d’uranium. Toutes les études épidémiologiques conduites dans les mines ont montré l’effet cancérigène du radon pour le poumon, un effet qui augmente avec l’exposition cumulée. La prévention du risque repose aujourd’hui essentiellement sur la ventilation des galeries souterraines.

Dans l’habitat, la principale source provient des émanations des terrains sous-jacents, éventuellement des matériaux de construction. Les concentrations les plus élevées sont généralement associées aux roches granitiques, à certaines roches volcaniques et à certains schistes. En conséquence, il y a de grandes disparités à l’échelle de la France, avec des concentrations plus fortes en Bretagne, dans les Vosges, les Alpes oue en Corse. Vous trouverez plus d’informations sur le site fourni en bas de la page.

A proximité des mines d’uranium, de filons uranifères ou de phosphates, l’exposition peut être très élevée surtout quand les résidus miniers uranifères sont utilisés comme matériaux de construction. Leur emploi n’a été réservé aux remblais routiers qu’à partir de 1983. Selon les estimations de l’IRSN [1] 6,5% des habitats français présentent des niveaux de radon compris entre 200 et 400 Bq.m-3 (2% présentent plus de 400), pour une moyenne nationale autour de 63 Bq.m-3. Aux niveaux d’exposition rencontrés en population générale, on estime que le radon est la deuxième source de cancers du poumon (environ 13% des 25 000 cas de cancers du poumon annuels). Ce risque augmenterait, selon les études épidémiologiques, de 16% pour chaque exposition incrémentale de 100 Bq.m-3.

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Notes

[1Institut de radioprotection et de sureté nucléiare

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