Les rayonnements ultraviolets

Les rayons ultraviolets (UV) sont des rayonnement appartenant au spectre électromagnétique, dont la longueur d’onde se situe entre celle de la lumière visible et celle des rayons X. Ils sont de trois types en commençant par les plus énergétiques :
- UVC, arrêtés en totalité par l’ozone stratosphérique,
- UVB, représentant 1-5% des UV atteignant la surface de la terre,
- UVA, moins filtrés et auxquels nous sommes exposés dès le lever du soleil.

Sur le plan biologique, les UV provoquent des coups de soleil de degré variable, selon l’exposition. A ce type d’effets aigüs, s’ajoutent les impacts sur les cellules du derme (vieillissement prématuré avec altération de la composition en fibres et hyperfonctionnement des mélanocytes) apparaissant 20-30 ans plus tard. Mais c’est bien entendu leur caractère carcinogène qui constitue le plus grand danger. Les UV sont responsables de modifications chimiques spécifiques au niveau de l’ADN, différentes des cassures induites par les rayonnements ionisants. Ces modifications provoquent la déformation locale de la double hélice et influencent la transcription et la réplication. A terme, elles sont participent à l’émergence de clones cancéreux. Leur élimination met en jeu un système enzymatique de réparation qui s’appelle réparation par excision de nucléotide qui est totalement défaillant chez les enfants de la lune (la maladie porte le nom de Xeroderma pigmentosum).

La dose reçue s’exprime en DES (Dose standard érythémale) qui est une mesure qui équivaut à une exposition efficace de 100 J.m-2. La sensibilité dépend du phototype. Mais, certaines populations, comme les enfants dont le système pigmentaire est immature, sont particulièrement sensibles. D’autres sont soumis à des expositions intenses (agriculteurs ou soudeurs à l’arc électrique par exemple).

Deux formes de cancers cutanés sont imputables aux UV, en fonction du type cellulaire dont dérive la lésion. Les mélanomes, une des tumeurs dont l’incidence augmente le plus (6% d’augmentation entre 1978 et 2000 chez l’homme en France) et les carcinomes, dont on s’attend aussi à une augmentation, en particulier chez les sujets âgés.

La multiplication des cabines de bronzage est de ce point de vue préoccupante. Le risque de cancers cutanés hors mélanomes a été estimé en fonction du nombre de séances sur 10 ans. Il s’étale entre 3% pour 10 séances, jusqu’à 173% pour 300 séances. La volonté européenne d’introduction de normes plus contraignantes se heurte à des résistances.

Une intensification de la communication sur la dangerosité de l’exposition aux UV est souhaitable. Les campagnes de prévention et de dépistage ont contribué à l’information du public, mais l’effet est insuffisant, notamment pour réduire l’exposition des enfants.

Poser une question

Voir en ligne : Voir aussi : Bronzage et effets sanitaires liés aux rayonnements ultraviolets

info portfolio

GIF - 13 ko
SPIP3  Mise à jour : le 30 octobre 2020 | Chartes | Mentions légales | A propos