Le cas des légionelloses

En France, la légionellose est une maladie à déclaration obligatoire depuis 1987 [*] : les cas sont signalés par les médecins ou les biologistes aux DDASS, puis à l’InVS. Le Centre National de Référence pour la légionellose transmet également à l’InVS les résultats des prélèvements qu’il reçoit. Cependant, le nombre de cas déclarés est resté très faible jusqu’au renforcement du dispositif de surveillance épidémiologique [1].

Les facteurs de risque sont identifiables lorsque des cas groupés surviennent dans une zone géographique limitée et sur une période courte (principe du cluster). Il est alors possible de retrouver la source de la contamination , en recoupant les lieux de fréquentation par les individus malades. A l’inverse, lorsque les cas sont sporadiques - la plupart du temps - c’est-à-dire survenant dans des lieux et à des moments différents, il est très difficile de retrouver l’origine de la contamination.

C’est ainsi qu’en 2004, sur les 1202 cas déclarés, une exposition à risque a été rapportée dans les jours qui ont précédé la maladie pour seulement 38% des cas. Il s’agissait :
- pour 18%, d’un voyage avec séjour dans un hôtel, camping ou autre lieu ;
- pour 8%, d’une probable exposition à une tour aéroréfrigérante, confirmée pour 18 cas seulement (épidémie de janvier 2004 dans le Pas-de-Calais) ;
- pour 6%, de la fréquentation d’un hôpital ;
- pour 5%, d’un séjour en maison de retraite ;
- pour 1%, d’un séjour en station thermale.

Pour les 62% des cas restants, l’origine de la contamination reste inconnue.

Les actions préventives consistent essentiellement à limiter les possibilités d’exposition aux légionelles :
- en réduisant au maximum les conditions favorables à leur prolifération dans les installations à risque ;
- en limitant leur diffusion sous forme d’aérosols.

Ainsi la prévention intervient lors de la conception et de la réalisation des installations à risque mais également lors de leur fonctionnement et de leur entretien. En ce qui concerne les établissements de santé et thermaux, les mesures sont spécifiques.

Poser une question

P.-S.

Les légionelles sont des bactéries qui vivent en milieux hydriques non salés à une température optimale entre 25 et 45 °C. L’homme s’infecte en inhalant un aérosol d’eau contaminée. La dose minimale et la durée d’exposition nécessaires restent encore inconnues.

Notes

[*Les figures ci-contre sont issues du BEH 26/2006 de l’InVS

[1Le nombre de cas déclarés est passé de 206 en 1997 (pour 33 décès) à 1202 en 2004 (pour 138 décès)

info portfolio

GIF - 5.2 ko
Incidence 1988-2005
GIF - 8.4 ko
répartition par âge et sexe
GIF - 9.8 ko
Distribution mensulle en 2005
SPIP3  Mise à jour : le 29 septembre 2020 | Chartes | Mentions légales | A propos