Les facteurs de risque en fonction du milieu : l’environnement domestique

n matière de qualité de l’air, nous avons tendance à nous focaliser sur l’air, dit extérieur, celui qui recueille les principales émissions de polluants atmosphériques. Pourtant, nous passons de 70 à 90% de notre temps (voire plus pour certaines populations sensibles comme les jeunes enfants et les personnes âgées) à l’intérieur de locaux divers (locaux d’habitation, de travail ou destinés à recevoir le public) et de moyens de transport, où nous sommes exposés à divers polluants principalement par inhalation. La distinction qui est faite ici est plutôt air intérieur versus air extérieur, la dynamique de diffusion des polluants étant différente. L’air intérieur (celui des bâtiments d’habitation ou de bureaux) fait partie de la sphère privée, il est donc nettement plus difficile à étudier. Les situations que nous pouvons rencontrer sont très diverses, liés à la période de construction, leur environnement et les modes de vie de leurs habitants.

Outre la pollution provenant de l’extérieur (poluants atmosphériques urbains en général, mais aussi radon, pollens et micro-organismes), les sources intérieurs de polluants sont :
- les appareils à combustion, les épurateurs d’air et autres équipements qui peuvent produire de l’ozone ;
- la présence et les activités humaines, tabac, bricolage, produits ménagers, acariens, moisissures, animaux de compagnie... ;

Mais aussi :
- Celles qui relèvent de l’habitat insalubre, peinture aux plomb et présence de moisissures dans les locaux humides, dont le traitement curatif ne peut être que radical ;
- Les pollutions qui résultent de l’emploi de matériaux “inappropriés” [1], ceux qui émettent du formaldéhyde (comme les panneaux agglomérés) ou ceux qui contiennent des fibres minérales (isolants).

La situation est aggravée par la tendance au confinement, du fait de la recherche d’une plus grande efficacité énergétique et les comportements individuels visant à limiter la ventilation, l’aération et les courants d’air peuvent amener à une augmentation de la pollution intérieure. C’est ainsi que des polluants multiples et variés sont parfois présents à des concentrations plus élevées qu’à l’extérieur. Les problèmes de santé liés à la dégradation de la qualité de l’air intérieur peuvent conduire à plusieurs manifestations cliniques, directement liées à l’environnement intérieur (asthme, allergies et autres maladies respiratoires), ou non spécifiques (problèmes allergiques oculaires, cutanés, ORL, manifestations inflammatoires, irritatives ou infectueuses, etc.). De plus, certains des polluants trouvés à l’intérieur sont des cancérogènes avérés (formaldéhyde) ou probables.

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Voir en ligne : Le site de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur

Notes

[1Les guillemets se justifient par la reconnaissance récente des problèmes posés

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