Les fabricants de SDHI assurent que ces fongicides inhibent spécifiquement l’activité de l’enzyme succinate déshydrogénase dans les moisissures, tandis que les chercheurs ont découvert que le mode d’action de ces fongicides bloque le processus respiratoire des cellules des champignons en agissant sur cet enzyme.
C’est pourquoi les chercheurs de l’INSERM et du CNRS et de l’INRA tirent la sonnette d’alarme car selon leurs travaux ces fongicides SDHI bloquent également l’enzyme humaine, ce qui peut avoir comme conséquence l’apparition d’encéphalopathies sévères et même de certains cancers du rein ou du système digestif, cela incite à revoir la toxicologie réglementaire de ce produit phytosanitaire en termes de VTR en se référant aux connaissances récentes sur la dangerosité prouvée de ce produit toxique malgré que l’ANSES concluait en 2019 à l’absence d’alerte sanitaire conduisant au retrait des autorisations de mise sur marché de ces fongicides.
Des tests d’évaluation règlementaire ont été faits sur ces fongicides avant leur mise sur le marché pour garantir que ces produits ne poseront pas de risques majeurs, ce qui n’est pas le cas avec les nouvelles connaissances sur ces produits phytosanitaires. Donc ; l’autorisation de mise sur le marché doit être réévaluée en prenant en compte les nouvelles révélations des experts sur les SDHI et de ce fait établir le niveau de dangerosité correcte.
En attendant qu’une nouvelle perspective remis en place les mesures de gestion, il est nécessaire de prendre en compte des mesures préventives en limitant ces pesticides par les agriculteurs afin de minimiser les dommages pour la santé (alimentation biologique) et l’environnement.