Il est probable que l’ancienne norme de 500 ppm reposait sur des seuils perçus comme sûrs sans preuve solide, faute de données sur les effets chroniques (seuls effets aigus à court terme pris en considération)
L’évolution des connaissances scientifiques sur la toxicité et cancérogénicité du CV (Viola et al.1971, Creech and Johnson 1974 ; Creech and Makk 1975 ; Maltoni 1974, 1975 ; Maltoni et al. 1974) des études démontrant que le chlorure de vinyle était un cancérogène puissant associé à des cancers rares comme l’angiosarcome du foie ont considérablement modifié la perception du risque (Risque à long terme)
Des progrès dans les méthodologies d’évaluation des risques et dans les études épidémiologiques, les tests sur animaux (Viola et al.1971) et les analyses dose-réponse (Maltoni 1974) ont permis de mieux relier les faibles niveaux d’exposition à des risques graves.
La prise de conscience des risques professionnels et l’émergence du principe de précaution (années 70) ont contribué à une approche plus prudente des risques de cancer professionnel et ont conduit à fixer des normes plus strictes pour protéger les ouvriers.
Pression publique : Le public n’apprit le risque mortel dû au CV qu’au début de 1974, par les journaux ; ceux-ci relataient la mort de trois ouvriers de l’usine B.F.