Sensibilité de l’oreille et pondération

D’un point de vue physiologique, la sensibilité de l’oreille varie en fonction de la fréquence. L’oreille est beaucoup moins sensible aux basses fréquences, comprises entre 20 et 400 Hz, qu’aux fréquences moyennes et aiguës, qui correspondent à celles de la parole.

Des courbes appelées courbes d’égale sensation ou égale gêne ont été normalisées au plan international (ISO R 1996) et national (norme AFNOR NF S 31-010). Selon ces courbes, un bruit de 98 dB dans l’octave de 31,5 Hz produit la même sensation sonore qu’un bruit de 65 dB dans l’octave de 1 000 Hz. A mesure que le niveau augmente, les courbes tendent à s’aplatir, ce qui donne une "moins grande" sensibilité à niveau très élevé. C’est en raison de cette différence de sensibilité que l’on introduit une courbe de pondération physiologique "A". Les décibels physiques (dB) deviennent alors des décibels "physiologiques" (dB(A)). Ce sont ceux que l’on utilise pour apprécier la gêne ressentie par les personnes, l’exposition d’un salarié au bruit ou l’isolement d’une cloison, d’une fenêtre.
En principe, seuls les sons de faible intensité (en dessous de 55 dB) sont pondérés A, puisque la pondération A est basée sur la courbe de 40 phones1. Aujourd’hui cette pondération est toutefois appliquée indépendamment de l’intensité des sons.
La pondération A est de loin la plus utilisée pour caractériser les bruits de l’environnement (transport routier, transport ferroviaire, transport aérien, bruit industriel, etc.), afin d’approcher au mieux les nuisances sonores perçues par les personnes.

Les autres types de pondérations fréquentielles (Z, B, C, D, G et U) ne seront pas décrites dans le cadre de ce cours.

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