Dans une conception « historique » de règlementation de gestion des risques de l’exposition à l’amiante, sous différentes formes, il a été démontré que la plupart des autorités publiques avaient été confronté à de nombreux manquements quant aux mesures de protection. La saisine du ministère en 2005, correspond à une évolution de gestion sanitaire et juridique des conséquences, basée sur les leçons apprises. La responsabilité juridique du ministère responsable (ce qui n’était pas défini comme tel au début des années 80) est impliquée en amont et d’une certaine mesure les conclusions sont attendues, la responsabilité scientifique de l’AFSSET s’avère prépondérante pour justifier les mesures de prévention et de surveillance de l’exécutif. Toutefois la tendance d’étendre le principe de précaution aux risques d’expositions aux FFA et FCA est en soi une avancée car cela ne correspond pas nécessairement aux courants portés par certains états exportateurs, réfutant le principe de précaution, et au contraire en expose clairement la classification cancérigène. S’il est vrai que la France n’a pas d’intérêts économique dans l’industrie dérivée de l’amiante, il est surtout remarquable que malgré le manque d’évidence scientifique (assumé et partagé dans le rapport public de l’AFSSET) les mesures conservatoires mais aussi prospectives consolident la solidité des mesures prisent jusqu’alors. Il n’y a pas de marche arrière ou de révision sinon un cadre règlementaire impliquant une recherche constante de nouvelles études de mesure d’émissions des poussières résiduelles et MCPA, de révision conservatrices de VLEP, de connaissance toxicologique (recherche dose effet), de suivi épidémiologique de patients (historique d’exposition), de renforcement des mesures de protection (équipements, gestion de l’air, élimination des vestiges de l’amiante au niveau des structures, etc..) L’aspect remarquable malgré les retards considérables et déjà source de préoccupation, réside dans la prise en compte systématique des expositions à faible dose (concentration FFA) en milieu ouvert et fermé non professionnel, ainsi que sur les sources d’exposition naturelles de réserve de minerai d’amiante, en Corse par exemple, ou Nouvelle Calédonie bien que les mesures d’action de réduction de risque ne soient pas probablement à la hauteur des niveaux de conscience et d’alerte exprimés.