Question sur : Usines d’incinération d’ordures ménagères : risques et acceptabilité En réponse à :

Sujet : Usines d’incinération d’ordures ménagères : risques et acceptabilité

R�pondu le mardi 8 juin 2010 par Malergue Christelle

L’exemple de l’étude sur l’incinérateur de Besançon montre la difficulté à valider le modèle de dispersion des polluants mis en oeuvre pour la zone Sud Ouest : si l’on confronte le modèle aux mesures, cela ne correspond pas, à la différence de la zone Nord-Est. Il est donc difficile d’établir clairement et de façon fiable le lien entre l’exposition et les cas de cancers détectés dans cette zone.
D’une façon générale, le lien entre la pollution dûe aux incinérateurs et les pathologies développées est difficile à établir.

De plus, les incinérateurs ont énormément évolué en terme de technologies de traitement des fumées , de lavage des fumées, d’efficacité de combustion ce qui a pour conséquence que s’ils respectent es normes en vigueur, les incinérateurs actuels sont nettement moins polluants qu’il y a 20 ou 30 ans...

Or des cas tels celui de Gilly sur Isère montrant une exposition aux dioxines, y compris dans le lait maternel par exemple, a alerté et inquiété la population. Les doses mesurées étaient bien supérieures aux doses en zones non exposées.
On connaît la nocivité des dioxines, on a plus de mal à établir les doses dangereuses.
Différents problèmes autour d’anciens incinérateurs ont contribué à ce qu’ils aient mauvaise presse.
La conséquence est que la population se méfie des incinérateurs et leur attribue une certaine nocivité, elle perçoit un risque sanitaire.
Il existe bien des cas de pathologies voire de malformations plus importantes à proximité de certains incinérateurs installés de longue date, ou d’anciens incinérateurs pas aux normes.
On peut penser qu’il y a une corrélation entre les deux.

Du coup, l’installation d’un nouvel incinérateur, même moderne, n’est pas forcément bien perçue, ce que montre l’analyse économique du D4E qui évalue entre 310 000 et 420 000 euros le coût des nuisances perçues par la proximité avec un incinérateur ou encore le coût de l’acceptation d’un incinérateur près de chez soi...
Ce qui frappe quand même dans les résultats de cette étude économique est que ceux qui acceptent le mieux la présence de l’incinérateur sont ses voisins les plus proches...bien que théoriquement plus exposés au panache de fumées. Cela est peut-être à rapprocher du fait qu’ils ont eu une meilleure connaissance ou une meilleure information que les autres quant aux effets de l’incinérateur.


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