Question sur : Usines d’incinération d’ordures ménagères : risques et acceptabilité En réponse à :

Sujet : Usines d’incinération d’ordures ménagères : risques et acceptabilité

R�pondu le mardi 8 janvier 2013 par Houssin Veronique

Il faut noter en premier lieu, que l’étude D4E, et le cas de Fos sur Mer se base en grande partie voire totalement sur le ressenti de la population, ce qui est donc globalement subjectif. Cela peut se rapporter au cas de multi-exposition de la commune de Champlan qui présentait différents types de ressentis, souvent influencés par le projet de vie de chaque individu. Cette notion de subjectivité a un rôle important dans le cadre des incinérateurs et des effets des dioxines.
A la différence du cas de Besançon, qui se base sur une étude épidémiologique et des échantillons de sols et des tests sur des denrées alimentaires locales.

La méconnaissance des tenants et des aboutissants d’un projet d’usine d’incinération par la population amène au phénomène NIMBY. A savoir, moins je connais, plus j’ai peur et donc moins je le veux près de chez moi. Ceci même si la personne sera usager de l’installation en question.

L’ancienneté de l’installation ou sa mise aux normes fait également une grande différence, en effet dans le cadre de l’étude D4E, l’installation est aux normes et anticipe d’ailleurs sur les futures normes. La population se sent alors plus sécurisée que si l’installation est plus ancienne.

Le lieu d’installation est également important. Le cadre de l’étude effectuée par D4E, étant un « site péri-urbain et peu conflictuel, avec une installation moderne qui a anticipé les nouvelles normes européennes », c’est une différence notable avec le cas de Fos s/mer, dans lequel le projet s’intègrerait dans une zone industrielle et portuaire qui est déjà soumis à de multiples pollutions.

La communication avec la population est primordiale, et ce dès le début du projet, qu’il s’agisse d’une installation ou d’une mise aux normes. C’est un des écueils du dossier de Fos s/ mer (enquête publique).

Il faut que les peurs des populations puissent être entendues et surtout trouvent des réponses, ne pas laisser sans information. En communiquant, avec les riverains des installations ou futures installations, les peurs ressenties pourraient être atténuées, et les solutions de réduction de l’exposition (si exposition il y a)présentées.


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