Question sur : Usines d’incinération d’ordures ménagères : risques et acceptabilité En réponse à :

Sujet : Usines d’incinération d’ordures ménagères : risques et acceptabilité

R�pondu le jeudi 21 février 2013 par Rasolomanana Guy De Princy

Parmi les pratiques qui peuvent être une solution pour éviter l’accumulation de ces déchets partout dans le monde les UIOM peuvent être une alternative. Pour autant, à l’instar de ce qui se passait à Fos/mer faisant l’objet de controverses à n’en plus finir, de l’enquête effectuée par leD4E qui est en contradiction au syndrome de NIMBY ( 2 personnes sur 3 ne trouvent pas d’inconvénient à l’implantation d’une UIOM ) et l’étude effectuée au Besançon sur une UIOM qui peut être sujette à de critiques malgré la preuve à peu prêt certaine de lien d’association entre cancer et UIOM on est emmené de trancher si c’est vraiment la voie préférentielle.
En effet, les points de vue divergent presque toujours entre la population « victime » des installations et du pouvoir public qui sert « l’intérêt général ». Sans revenir sur ce qui se passait à Fos/mer qui souffre surtout d’une insuffisance d’information sur l’incinérateur à mettre en place et d’une inquiétude plus ou moins justifiée de la population liée à une possible superposition de polluants dans la zone d’implantation, on peut affirmer que les incinérateurs sont sans danger si entourés de mesures de précautions plus ou moins précises.
En effet, des études montrent que même pour les travailleurs de ces usines qui bien que n’y sont présents qu’environ 40 h/ sem., il n’y a pas surplus de cas suspects de cancers liés au UIOM. En outre, seule la dioxine de Seveso est considérée comme cancérigène par l’OMS, et que l’exposition à faible dose (la plupart des expositions environnementales) ne sont pas si nocifs qu’on ne l’y pense.
Parmi les mesures de précautions, le cas de Besançon peut servir de leçon, ainsi on peut aménager les PLU pour construire les lieux d’habitations dans les zones de plus faibles expositions (ici partie sud-ouest), ou choisir le panache du cheminée vers les zones moins habitées, des pratiques d’élevages et de consommation prudentes (éloigner les volailles des zones de forte exposition,dans notre cas là où on a récolté l’échantillon d’œuf en 1 et 3 et niveau de pollution de sol moins élevé), consommation de volaille issue de ces zones espacée,
lavage bien suffisante des fruits et légumes supposés issus de la zone d’exposition).
Malgré tout, minimiser les dangers liés aux dioxines serait d’une imprudence flagrante, mais comme on est dans une société de risque comme le disait Ulrich Bech dans son livre « une autre voie de modernité » il est du devoir des décideurs de prendre les mesures appropriés (actions immédiates et/ou actions référées) en fonction des signaux de dangers issus de la population et des scientifiques, de veiller à ce que les incinérateurs respectent les normes les plus récentes en vigueurs, et de ne pas hésiter à recourir à d’autres moyens de traitements de déchets moins risqués (encouragement des compostages individuels par exemples) si les situations les permettent.
En tout état de causes, il faut toujours avoir à l’œil que presque tous les problèmes environnementaux actuels tournent autour des effets à long terme, dioxine compris, donc il est surtout du devoir de la science de fournir des données les plus fiables en matière de gestion de risque et pour le cas particulier de la dioxine son dosage dans le lipide sanguin peut-être une issue salutaire pour améliorer le problème de design toujours attribué à ces évaluations d’expositions au dioxine à l’échelle de la population.


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