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Sujet : Pollution du Rhône au PCB

R�pondu le dimanche 19 août 2012 par Rakotonirina MTayda

Nous avons 2 cas de pollution dont la gravité touche le milieu aquatique ainsi que la santé publique. L’accident de Bâle a été fort et immédiat dans les impacts et les conséquences. Tandis que la pollution du Rhône provient de déversement progressif de PCB dont les résultats résident dans la forte concentration de ce polluant chimique industriel dans le fleuve impliquant des conséquences alarmantes ayant pu être retardés, voire même évités.

La notion de temps et d’instant a joué vraisemblablement un rôle important dans les 2 cas, mais pas dans le même sens. L’impact de l’incendie de Sandoz s’est fait ressentir immédiatement par le déversement des biocides dans le Rhin et s’est tout de suite suivi par l’empoisonnement et la mort de la quasi-totalité de la faune piscicole du fleuve. Cette indicateur qu’à représenter le nombre/le taux de mortalité de la faune piscicole ainsi que le taux de biocides présent dans l’eau (colorés par les marqueurs rouges des biocides), à provoquer la prise de conscience direct de la pollution et de ces conséquences par toute la population et les médias des pays limitrophes du fleuve et à participer incontestablement à la résolution rapide du problème par les autorités publiques. Les objectifs ont été établis pour être atteint à court terme et surtout pour éviter une catastrophe sanitaire.
Pour la pollution du Rhône, bien que la première pollution ait été répertoriée depuis 1985 aucune mesure draconienne n’a été prise pour réduire graduellement les concentrations déversées par les usines de décontamination. Les rapports du WWF et du CEMAGREF informe d’une interdiction de pêcher, le taux de contamination retrouvé dans les poissons ainsi que celle détecter dans les sédiments étant largement supérieur à la dose fixé par l’OMS.
Le taux de contamination au PCB détectable dès le départ dans les poissons et les sédiments est un indicateur qui aurait dû avertir les autorités, surtout que les concentrations sont fortes et que les mouvements des crues étendent la pollution. Contrairement au cas de Bâle, la contamination n’a pas causé de perte en termes de mortalité piscicole, mais il y a eu un cas d’intoxication dans la population chinoise. Il y a une incohérence totale vis-à-vis de l’inaction des pouvoirs publics qui laisse à penser que sans véritable et grande catastrophe écologique ou sanitaire il n’y a pas lieu de prendre cette pollution au sérieux.
Effectivement l’accident du Rhin a concerné plusieurs pays limitrophes, des craintes liées à une intoxication alimentaire et le spectacle morbide d’un fleuve empoisonné et intoxiqué, ceux qui n’a laissé aucune place à la passivité de la part des autorités, de la pression des médias et des populations. Pour le Rhône aucune incidence visible et gravissime dans l’instant n’a intéressé et n’est considéré à sa juste gravité par les autorités. En effet, les pêcheurs sont les seuls victimes économiques pour le moment, les poissons ne sont pas encore morts d’empoisonnement et il n’y a pas eu assez de victimes d’intoxication alimentaire. Lorsque ce sera le cas, le regret ne viendra qu’après car les conséquences risque d’être beaucoup plus dramatiques et couteux. En peu de temps le cas de Bâle a été réglé dès la source (modification de la méthode de stockage, registre des risques, législation sur les rejets, traitement de dépollution des sols, décontamination du fleuve, ect….). C’est ce qui attendra surement le cas du Rhône.


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