Développement et effondrement des civilisations

Dans la période contemporaine le discours catastrophiste et la collapsologie connaissent un grand succès. Comme d’habitudes, notre incapacité à bien prendre en compte l’histoire nous fait penser que la période que nous vivons est pour ainsi dire unique et qu’il n’y a pas d’enseignements à chercher dans les trajectoires du passé.
De plus, les croyances et préjugés (passés comme présents) ont influencé notre manière d’étudier et d’interpréter les séquences historiques, en laissant de côté des forces majeurs qui facilitent l’émergence des civilisations et qui peuvent précipiter aussi leur destruction. Nous ferons intervenir ici, d’une part l’évolution du climat, pour lequel de nouvelles manières de l’étudier ont susciter l’élaboration de nouvelles théories et de nouvelles causalités : d’autre part les germes, des prédateurs capables d’attaquer l’humanité de l’intérieur, responsables de grands maux, les pandémies (actualité oblige), elles-mêmes capables d’influencer les trajectoires civilisationnelles.
Nous prendrons l’exemple de Rome, dont le rayonnement et la puissance s’étalent sur quelques 1000 ans et dont le territoire, d’un seul tenant, a atteint une dimension exceptionnelle, surtout pour une société prémoderne, aux moyens de transport et de communication limités, basés sur les seules forces humaine et animale.

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