Critères cytologiques de malignité

Les anomalies génétiques responsables de la transformation maligne se répercutent sur l’apparence de la cellule cancéreuse. Idéalement il devrait être possible de faire le diagnostic de malignité sur une seule cellule. En pratique ceci s’avère difficile voire dangereux. En effet, la lésion maligne possède malgré tout une architecture (plus ou moins différenciée) et présente des relations avec les tissus normaux voisins. Si les caractéristiques architecturales tissulaires sont importantes pour le diagnostic, il n’empêche que dans de nombreuses situations on est amené à se déterminer par rapport à l’aspect des cellules. Parmi les caractéristiques les plus discriminantes [1] on retiendra :
- L’aspect du noyau et sa forme
- Sa position qui est un facteur de différenciation
- Le pléomorphisme nucléaire (en particulier les variations de taille)
- Les caractéristiques de la chromatine
- Le nucléole proéminent
- Le haut rapport nucléocytoplasmique

L’utilisation de l’ensemble des ces paramètres permet non seulement d’obtenir un diagnostic, mais parfois aussi d’établir des scores cytopronostiques. Notons aussi que ces critères ne fournissent que des indications indirectes concernant l’agressivité d’une lésion (vitesse de prolifération, potentiel métastatique).

2 Messages de forum

  • S’il est admis que le diagnostic précoce est une étape essentielle pour le traitement du cancer, je pense tout de même que les cancers n’ont pas la même vitesse de prolifération-cellules cancéreuses- N’existe t-il pas des cancers silencieux très difficiles à détecter ? si oui, comment procède t-on ? ne se base-ton toujours pas sur les premiers signes cliniques ? si oui, n’est-ce pas un peu tard ??

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    • Critères cytologiques de malignité 24 mai 2011 17:54, par Yorghos Remvikos

      En moyenne, un cancer agressif présente à la fois une prolifération élevée et une capacité métastatique accrue. C’est ceux que l’on appellera de haut grade cytologique. Bien sûr il y a des cas spéciaux. Par exemple les cancers de la prostate sont plus indolents et de ce fait leur diagnostic se fait rarement à un stade précoce, malgré les dosages de PSA généralisés. En conséquence, la prévention ne devrait pas viser seulement le diagnostic précoce mais tenir compte des déterminants, c’est-à-dire empêcher la transformation maligne grâce à une moindre exposition aux facteurs de risque.

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Notes

[1Elles sont ici citées pour mémoire, il ne s’agit pas de les retenir dans le cadre de ce cours

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Etalement cytologique mammaire
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