Que sait-on des cancers de l’enfant ?

Comme dans tous les pays industrialisés, environ 1 enfant sur 500 est atteint d’un cancer avant 15 ans. Avec 10,5 millions d’enfants de moins de 15 ans en France, on compte 1500 nouveaux cas par an dont la moitié avant 6 ans. Les cancers les plus fréquents sont les leucémies, les tumeurs cérébrales, les tumeurs rénales et les tumeurs osseuses. Notons tout de même, que les cancers pédiatriques sont souvent, pour un même organe, d’un type différent, touchant des populations cellulaires particulières (neuroblastomes, nephroblastome, hépatoblastome, etc.) qui présentent une activité proliférative importante à ce stade de la vie. Ces données nous conduisent à soulever deux points importants :
- Le délais entre l’exposition et l’apparition des cancers est nécessairement plus court par rapport aux adultes chez qui plusieurs décennies peuvent s’écouler avant l’apparition du cancer ;
- Le nombre d’événements (altérations génétiques) nécessaires pour l’émergence d’un clone cancéreux est moindre, ce qui nous amène à considérer que les enfants pourraient être plus sensibles aux facteurs cancérigènes que les adultes.

En réalité, le nombre de cas étant dans l’ensemble faible et malgré les recherches intensives, seule l’exposition aux radiations ionisantes a une responsabilité démontrée, D’autres corrélations aussi suggèrent une augmentation du risque (par exemple il a été récemment publié une augmentation du risque de développer une leucémie avec l’exposition aux pesticides domestiques). Quelques publications ont aussi rapporté une augmentation des anomalies génétiques (cassures chromosomiques) en fonction des expositions pendant la grossesse (pollution atmosphérique par exemple).

Sur le plan européen, il a été publié en 2004 une augmentation de l’incidence des cancers de l’enfant-(Le nombre de cancers de l’enfant augmente (...)) sur la période de 1970 à 1990 pour toutes les classes d’âge. Même si l’hétérogénéité des registres exploités dans cette étude incite à la prudence, les enfants sont au centre d’initiatives internationales (traités dans les cours d’initiation : CEHAPE, SCALE). En France, les données d’incidence ne sont disponibles que depuis 1990 et il n’est pas observé d’augmentation sur la période 1990-1999. Pour autant, le signal d’alarme est tiré (Un signal préoccupant : le nombre des cancers (...)) par certains et plusieurs études épidémiologiques sont consacrées à l’environnement des nouveaux-nés, mais pas nécessairement centrées sur l’étude des cancers.

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