Association et causalité (Chlordécone)

Une corrélation statistique n’est pas forcément synonyme de causalité. Pour démontrer l’existence d’un lien de cause à effet entre le paramètre mesuré (facteur d’exposition) et la survenue d’un problème de santé (facteur de résultat), il faut pouvoir disposer d’autres arguments, à commencer par des données sur le mode d’action de la substance. Ces données sont fournies par les études toxicologiques.
Dans cette étude, l’exposition au chlordécone apparaît bien comme un facteur de risque associé à une probabilité plus élevée de survenue d’un cancer de la prostate. Les auteurs de l’étude rappellent que dans une étude de type cas-témoin, l’approche est nécessairement rétrospective ce qui peut conduire à de nombreux biais (difficultés à établir avec certitude la réalité et l’ampleur d’une exposition notamment). Néanmoins, au regard des données toxicologiques, de la classification de la substance comme cancérogène probable, mais aussi compte tenu des forces inhérentes à l’étude elle-même (taux de participation élevée, facilité à identifier les situations de présence ou d’absence de maladie, etc.) renforcent les conclusions de l’étude sur le plan étiologique.
Notons que par prudence, les auteurs soulignent que l’approche relève plus du jugement d’expert que d’une démonstration.

L’article mentionne les limites classiques des études épidémiologiques en matière d’étiologie, c’est à dire de démonstration d’un lien de causalité. Rappelez la différence entre association statistique et causalité, et commentez les arguments en faveur d’une causalité forte dans cette étude.

9 Messages de forum

  • La distinction entre association statistique et lien de causalité est très nette. L’association statistique renvoie en réalité à une association d’un facteur de risque et la survenue éventuelle d’une pathologie. Ainsi l’étude de Karuprostate n’a amené des preuves formelles de du chlordécone sur la survenu du cancer de la prostate comme dans une causalité.
    Cependant malgré l’existence des biais, les connaissances sur la toxicité de la substance et la prise en considération de nombreux facteurs de confusion a limité les possibles erreurs dans l’estimation des mesures d’associations statistique.

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  • Une corrélation est un lien statistique, sans qu’on se demande quelle variable agit sur l’autre. Une causalité est un lien qui affirme qu’une variable agit sur une autre, dans notre étude l’association statique tant a expliquer qu’un facteur de risque est associe à la survenue éventuelle d’une pathologie ajoute a sa l’étude de karuprostate n’a pas donnée des preuves formelles du chlordécone sur la survenu du cancer de la prostate comme dans une causalité.

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  • L’article mentionne les limites classiques des études épidémiologiques en matière d’étiologie, c’est à dire, la démonstration d’un lien de causalité. L’association statique, ou couramment dite "tests statiques" permettent de savoir si la différence que l’on observe entre deux( ou plusieurs) groupes peut être due uniquement au simple hasard de cet échantillonnage ; ou si au contraire, le hasard ne lui permet pas à lui seul d’expliquer une différence aussi importante (différence statiquement significative dans ce cas). En effet, un lien statique ne signifie forcement un lien de causalité ; une interprétation causale est en particulier impossible dans les études observationnelles. La causalité ne peut être affirmée, que dans des études expérimentales comparatives randomisées et bien menées. En suite, je considère, comme vous nous avez déjà répondu "dans la réponse type sur les conflits d’intérêts : Pour une pathologie grave et souvent mortelle comme le cancer, l’argument n’a aucune valeur. disons-le, d’une façons rationnelle et objective, aux Antilles, tous les éléments nécessaires sont disponible pour interdire la substance, confirmés par plusieurs études, particulièrement, l’étude Publiée le 20 mars 2018 dans la revue International, Journal of Cancer (une nouvelle étude associant chercheurs de l’INSERM et cliniciens du CHU de la Guadeloupe renforce les connaissances sur la cancérogénicité du chlordécone), est-ce le problème, est que le processus n’est pas encore mûr, pour y trancher dans cette crise ? mes assises théoriques et mes connaissances ne permettent pas d’y apporter de commentaires, après la consultations de cette étude ! Mais pas que, évoquer seulement le volet scientifique me parait rédhibitoire. Aux Antilles, on peut exclure les lobbies qui font avancer leurs intérêts, et l’état qui est toujours en retrait par rapport à l’intérêt des personnes. En résumé, les arguments en faveur d’une causalité forte est sans valeur.

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  • Association et causalité (Chlordécone) 19 décembre 2020 05:51

    L’association traduit l’incidence d’une maladie avec l’existence d’un facteur de risque ; la causalité quant à elle représente la principale part de responsabilité d’un facteur de risque dans le déclenchement d’une maladie.

    Les données statistiques relevées dans cette études démontrent qu’il y a une très forte association entre l’exposition à la chlordécone et le cancer de la prostate ; ce qui n’éloigne pas le lien de causalité. En effet, d’un point de vue étiologique, la pertinence des données ayant permis de confirmer l’association traduit, à travers des paramètres spécifiques (marqueurs de risques ou autre) une forte degré de causalité.

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  • Une corrélation est un lien statistique, sans qu’on se demande quelle variable agit sur l’autre. Une causalité est un lien qui affirme qu’une variable agit sur une autre Une corrélation statistique n’est donc pas nécessairement une causalité. Le lien de causalité se définit comme le lien de cause à effet entre le fait générateur de responsabilité et le dommage dont il est demandé réparation. Pour déterminer si un facteur d’exposition cause la survenue d’un problème de sante par exemple, il faut donc connaître toutes les autres causes de ce problème : en d’autres termes, il faut connaître les causes et arguments du résultat pour déterminer quelles sont les causes. Ainsi, les théories probabilistes de la causalité ne permettent pas à elles seules de commencer à acquérir des connaissances causales. Il nous faut des données et des études toxicologie menées. Dans cette étude, l’exposition au chlordécone est un facteur de risque associé à la survenue d’un cancer de la prostate puisque cette substance est bien connue d’être cancérigène en outre cette étude rétrospective s’appuie sur des données toxicologiques collectes ce qui argumente cette présence de lien de causalité forte entre l’exposition ai chlordécone et la survenue du cancer de prostate dans cette étude, en outre on peut remarquer les critères de Hill qui sont présente dans cette étude et qui conditionne le lien de causalité.

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  • La corrélation statistique ne veut pas forcément signifier une causalité. Cette dernière est déterminée entre une variable endogène et une variable exogène en obtenant des données sur le mode d’action des variables.
    Dans cette étude, l’exposition au chlordécone apparaît bien comme un facteur de risque associé à une probabilité plus élevée de survenue d’un cancer de la prostate. Une approche rétrospective qui génère des biais est nécessairement employé dans le cadre d’une étude de type cas-témoin. Selon les auteurs, l’approche est plus un avis d’expert qu’une démonstration même si néanmoins des observations renforcent les conclusions de l’étude.

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  • La différence entre association statistique et causalité est dans une étude épidémiologique,une corrélation statistique n’est pas forcément synonyme de causalité. en effet,
    pour démonter un lien de cause à effet entre le facteur d’exposition et l’apparition d’une pathologie aiguë ou chronique par exemple, il est important d’avoir au préalable des arguments sur les données et sur le mode d’action de la substance. et donc consulté des études toxicologique qui fournissent ces données.
    Dans le cas de l’étude du chlordécone, le facteur de risque ici présenté est l’exposition. A ce niveau précis, il y’a un risque probablement élevée de survenue d’un cancer de la prostate

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  • Dans cet article nous pouvons souligné les grandes difficultés de démonstration des auteurs. Le fait que les études en épidémiologie sont de nature potentiellement affectées par des biais. Les facteurs de corrélation ne sont pas toujours de facteurs de causalités. Il faut faut tenu compte des facteurs de l’exposition. Dans le cas du Chlordécone aux Antilles le facteur de risque de la prostate avait une probabilité très élevée.

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  • l’etude en question a bien montré une corrélation entre l’exposition a la chlordécone et l’augmentation des cancer de prostate.
    beaucoup de critères dans cette étude ont rendu plausible le lien de causalité entre le facteur et la pathologie a savoir/
    - le taux de participation de la population ( échantillon grand).
    - l’exposition chronique environnemental démontré car la durée d’exposition médiane a été de 30 ans .associés a des faits empirique a savoir les expériences et les essais cliniques réalisés sur les espèces animales in vivo et in vitro qui renseigne sur le mode d’action cellulaire de la substance notamment son effet cancérigène vient appuyer la causalité.
    cependant un point subsiste , seuls les populations résidant a hopewell aux états unis et la population des antilles semblent avoir été contaminés avec cette substance, se qui rend les choses difficile notamment en matière reproductibilité pour l’estimation des associations observés.

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